★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
En France, le cancer est devenu la première cause de mortalité et de mortalité prématurée, cette dernière désignant un décès avant 65 ans en pays industrialisé.
En 2009, la France a compté environ 530 000 décès, dont 160 000 par cancer (30 %), 140 000 par maladies cardiovasculaires (27 %) et 37 000 par morts violentes (7 %).
Compléments
L’augmentation de l’incidence est en partie liée aux progrès du dépistage et du diagnostic, notamment au dosage du PSA pour la prostate, et ne traduit donc pas uniquement une hausse des facteurs de risque.
L’incidence et la mortalité des cancers augmentent fortement à partir de 50 ans ; après 80 ans, l’incidence diminue tandis que la mortalité continue d’augmenter.
Le nombre de décès augmente avec la population, tandis que le risque standardisé peut diminuer.
★ À maîtriser
En 2012, chez la femme, les trois cancers les plus incidents étaient le sein, le côlon-rectum et le poumon, dans cet ordre.
En 2012, chez l’homme, les trois cancers les plus incidents étaient la prostate, le poumon et le côlon-rectum, dans cet ordre.
En 2012, chez la femme, les cancers du sein, du poumon et du côlon-rectum étaient les trois principales causes de décès par cancer, dans cet ordre.
En 2012, chez l’homme, les cancers du poumon, du côlon-rectum et de la prostate étaient les trois principales causes de décès par cancer, dans cet ordre.
Compléments
Chez la femme, l’incidence du cancer du poumon augmente tandis que celle du cancer du poumon chez l’homme tend à se stabiliser ou à diminuer.
L’incidence du cancer de la prostate est fortement influencée par le recours au dosage du PSA et le surdiagnostic associé.
★ À maîtriser
Compléments
Parmi les cancers de bon pronostic figurent : le cancer du testicule, les hémopathies telles que le lymphome de Hodgkin, le cancer de la thyroïde, le cancer du sein, le cancer de la prostate, le cancer de l’utérus
Le pronostic du cancer du poumon s’améliore avec l’avènement de l’immunothérapie.
La survie tend à s’améliorer pour les cancers :
Une incidence élevée ne signifie pas une mortalité élevée : prostate et poumon s’opposent.
★ À maîtriser
Le cancer résulte de l’accumulation d’altérations génétiques ou de mutations acquises dans une cellule, qui se transforme progressivement en cellule cancéreuse.
Les proto-oncogènes stimulent la croissance cellulaire et la mutation d’un seul allèle peut entraîner une activité de division excessive, tandis que les gènes suppresseurs de tumeur inhibent la croissance et nécessitent la mutation des deux allèles pour perdre leur fonction.
Un facteur de risque promoteur accélère la transformation de cellules déjà initiées, son effet apparaît dès le début de l’exposition et le risque diminue après son arrêt.
Un facteur de risque initiateur contribue à l’initiation des cellules, et le risque apparaît à distance de l’exposition puis ne diminue pas ou diminue lentement après son arrêt.
Compléments
Le promoteur accélère une cellule initiée ; l’initiateur provoque une altération durable.
★ À maîtriser
L’âge est le facteur de risque de cancer le plus important, car les mutations de l’ADN ont davantage de chances de survenir et de ne pas être réparées avec le vieillissement.
Le tabac augmente le risque de cancers :
Les souches 16 et 18 du papillomavirus humain sont responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus ; le HPV est également un facteur de risque des cancers ORL et du canal anal.
Compléments
L’alcool augmente le risque de cancers :
Les virus des hépatites augmentent le risque de cancer du foie, avec un risque plus élevé pour le HBV que pour le HCV, notamment par la chronicité de l’atteinte hépatique.
Helicobacter pylori provoque des gastrites chroniques susceptibles d’évoluer vers un cancer de l’estomac.
Tabac et alcool associés → risque accru de cancers ORL.
★ À maîtriser
Une mutation de BRCA1 ou BRCA2 augmente le risque de cancer du sein après 30 ans et de cancer de l’ovaire après 40 ans.
Les mutations de hMLH1, hMSH2 et hMSH6 peuvent provoquer un syndrome de Lynch, ou HNPCC, associé au cancer du côlon avant 50 ans et au cancer de l’endomètre.
Compléments
Une puberté précoce augmente le risque de cancers du sein et de l’endomètre, et peut-être celui de l’ovaire.
La nulliparité augmente le risque de cancers :
Une première grossesse après 35 ans augmente le risque de cancer du sein, car les cellules mammaires acquièrent leur différenciation terminale après la première grossesse.
Une ménopause après 55 ans augmente le risque de cancers du sein et de l’endomètre.
★ À maîtriser
L’obésité et le surpoids augmentent le risque de cancers de l’œsophage, du côlon-rectum, du rein, de l’endomètre et du sein chez la femme ménopausée ; le risque relatif du cancer de l’œsophage est de 2.
La sédentarité augmente le risque de cancers du sein et du côlon, indirectement par le surpoids et directement par les facteurs de croissance tels que l’IGF.
Compléments
Une alimentation riche en graisses animales saturées favorise l’obésité et augmente le risque de cancers du sein, de l’endomètre, de la prostate et du côlon.
Une alimentation pauvre en fibres, fruits et légumes frais est associée à une hausse des risques de cancers colorectaux et des voies aérodigestives supérieures, mais les enquêtes de cohorte n’ont pas confirmé l’effet préventif des facteurs nutritionnels spécifiques cités.
Les nitrosamines présentes dans les aliments fumés ou conservés par salaison augmentent le risque de cancer de l’estomac.
La consommation de viande rouge et de charcuterie n’accroît que modérément le risque de cancer colorectal, avec un risque relatif de 1,3.
Surpoids → conversion hormonale accrue après la ménopause → risque mammaire accru.
★ À maîtriser
Le tabac est la principale cause de cancer et est associé à plus de 30 % des décès par cancer chez l’homme, 10 % chez la femme et 10 à 40 % des cancers.
L’alcool est à l’origine d’environ 9 % des décès par cancer chez l’homme et 3 % chez la femme ; le tabac et l’alcool réunis causent plus d’un quart des décès par cancer en France.
Compléments
L’excès de poids et l’insuffisance d’exercice physique expliquaient, selon les estimations de 2000, 2 % des cancers chez l’homme et 5 % chez la femme.
Les expositions professionnelles étaient responsables de 4 % des cancers chez l’homme et de 0,5 % chez la femme, avec une tendance à la diminution chez l’homme.
Les traitements hormonaux de la ménopause étaient à l’origine de 2 % des décès par cancer, essentiellement du sein, et l’exposition aux rayons solaires de 1 %.
Les causes suspectées mais non démontrées comprennent : l’habitat proche de sources de pollution industrielles, l’habitat proche de dépôts de déchets ou d’incinérateurs, les expositions aux dioxines, les rayonnements non ionisants autres que les UV, les ondes électromagnétiques des téléphones portables et antennes mobiles
Les cancers peuvent se développer sans facteur exogène identifié, notamment sous l’effet du vieillissement cellulaire, et l’impact des infections, de la nutrition, des facteurs épigénétiques et des polymorphismes génétiques peut être sous-évalué.
Teste tes connaissances sur Épidémiologie et risques des cancers avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Une équipe dénombre les personnes ayant reçu un nouveau diagnostic de cancer pendant l’année 2024 ; quel indicateur mesure-t-elle ?
2. Comment les données d’incidence et de mortalité par cancer sont-elles principalement établies en France ?
Mémorisez les concepts clés de Épidémiologie et risques des cancers avec 10 flashcards interactives.
À partir de quelles sources estime-t-on l’incidence et établit-on la mortalité des cancers ?
L’incidence est estimée à partir des registres des cancers, et la mortalité à partir des certificats de décès de l’INSERM.
En France, quelle est la première cause de mortalité ?
Le cancer.
Combien de décès la France a-t-elle comptés en 2009 ?
Environ 530 000 décès.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches