QCM : Épidémiologie et risques des cancers (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe dénombre les personnes ayant reçu un nouveau diagnostic de cancer pendant l’année 2024 ; quel indicateur mesure-t-elle ?

La mortalité, qui dénombre les décès survenus pendant une période donnée.
La létalité, qui mesure la proportion de cas ayant entraîné un décès pendant cette année.
La prévalence, qui dénombre les personnes ayant déjà reçu un diagnostic avant cette année.
L’incidence, qui dénombre les nouveaux cas observés pendant une période donnée.

L’incidence, qui dénombre les nouveaux cas observés pendant une période donnée.

Explication

L’incidence correspond au nombre de nouveaux cas observés au cours d’une période déterminée. La mortalité porte sur les décès, et non sur les nouveaux diagnostics.

2. Comment les données d’incidence et de mortalité par cancer sont-elles principalement établies en France ?

L’incidence est établie par les certificats de décès de l’INSERM, et la mortalité par les enquêtes auprès des patients.
L’incidence est calculée à partir des certificats de décès, et la mortalité à partir des registres des cancers.
Les deux indicateurs sont estimés à partir des dossiers hospitaliers, sans recours aux certificats de décès.
L’incidence est estimée à partir des registres des cancers, et la mortalité à partir des certificats de décès analysés par le CépiDc de l’INSERM.

L’incidence est estimée à partir des registres des cancers, et la mortalité à partir des certificats de décès analysés par le CépiDc de l’INSERM.

Explication

Les registres permettent d’estimer les nouveaux cas, tandis que les certificats de décès servent à établir la mortalité, sous l’analyse du CépiDc de l’INSERM. L’inversion de ces sources confond le suivi des nouveaux diagnostics avec celui des décès.

3. Entre 1980 et 2012, comment comparer l’évolution du nombre de nouveaux cancers à celle du risque mesuré par le taux d’incidence standardisé ?

Le nombre de nouveaux cancers a approximativement doublé, tandis que le risque standardisé a augmenté beaucoup plus modérément.
Le nombre de nouveaux cancers et le risque standardisé ont tous deux approximativement doublé.
Le nombre de nouveaux cancers a peu changé, tandis que le risque standardisé a approximativement doublé.
Le nombre de nouveaux cancers a approximativement doublé, tandis que le risque standardisé a diminué dans la même proportion.

Le nombre de nouveaux cancers a approximativement doublé, tandis que le risque standardisé a augmenté beaucoup plus modérément.

Explication

Le nombre de nouveaux cancers a progressé d’environ 100 %, mais la hausse du taux d’incidence standardisé, qui reflète le risque, a été nettement plus modérée. Assimiler la hausse du nombre brut à une hausse équivalente du risque ne tient pas compte de cette différence.

4. Entre 1980 et 2012, le nombre de décès par cancer a augmenté tandis que le taux de mortalité standardisé a baissé ; quelle interprétation convient ?

Le nombre de décès a progressé, mais le risque de décès mesuré par le taux standardisé a diminué.
Le nombre de décès a baissé, mais le risque de décès mesuré par le taux standardisé a augmenté.
Le nombre de décès et le risque de décès ont tous deux progressé au même rythme.
Le nombre de décès est resté stable, tandis que le taux standardisé a augmenté chez les deux sexes.

Le nombre de décès a progressé, mais le risque de décès mesuré par le taux standardisé a diminué.

Explication

Sur cette période, les décès ont augmenté de 10 % chez les hommes et de 20 % chez les femmes, alors que le taux standardisé, indicateur du risque, a diminué. Une hausse du nombre brut de décès n’implique donc pas une hausse du risque standardisé.

5. En 2012, quel cancer était le plus fréquent en incidence chez les hommes ?

Le cancer colorectal
Le cancer du poumon
Le cancer de la prostate
Le cancer de la vessie

Le cancer de la prostate

Explication

Le cancer de la prostate occupait le premier rang des cancers incidents chez l’homme en 2012, devant le poumon et le côlon-rectum. Le cancer du poumon était plutôt la première cause de décès par cancer chez l’homme, et non le cancer le plus fréquent en incidence.

6. Lequel de ces cancers figure parmi ceux associés à une faible survie ?

Le cancer de la thyroïde
Le cancer du testicule
Le cancer de la prostate
Le cancer du pancréas

Le cancer du pancréas

Explication

Le cancer du pancréas appartient aux localisations caractérisées par une faible survie. Le cancer de la prostate figure plutôt parmi les cancers de bon pronostic.

7. Quel est le rôle d’un facteur de risque promoteur dans le développement d’un cancer ?

Accélérer la transformation de cellules déjà initiées, avec un effet qui apparaît au début de l’exposition
Empêcher la réparation des mutations en inhibant les gènes suppresseurs de tumeur
Stimuler la croissance cellulaire en mutant nécessairement les deux allèles d’un gène suppresseur
Provoquer une altération initiale durable, dont le risque apparaît longtemps après l’exposition

Accélérer la transformation de cellules déjà initiées, avec un effet qui apparaît au début de l’exposition

Explication

Un facteur promoteur accélère la transformation de cellules déjà initiées, et son effet se manifeste dès le début de l’exposition. À l’inverse, un facteur initiateur contribue à l’altération initiale et son effet apparaît généralement à distance de l’exposition.

8. Pourquoi le vieillissement accroît-il le risque de cancer ?

Le système immunitaire cesse de reconnaître les cellules anormales après un âge donné.
Les cellules accumulent des virus cancérigènes au fil des années, indépendamment des mutations.
Les mutations de l’ADN surviennent plus souvent et sont moins bien réparées avec l’âge.
Les cellules vieillissantes produisent davantage d’hormones qui stimulent directement les tumeurs.

Les mutations de l’ADN surviennent plus souvent et sont moins bien réparées avec l’âge.

Explication

Avec le vieillissement, les mutations de l’ADN ont davantage de chances d’apparaître et de ne pas être réparées, ce qui en fait un facteur majeur de risque de cancer. La stimulation hormonale n’est pas l’explication générale mise en avant pour l’effet de l’âge.

9. Quelle comparaison distingue le mieux le syndrome de Lynch des mutations de BRCA1 ou BRCA2 quant aux cancers associés et à leur âge d’apparition ?

Le syndrome de Lynch est associé au cancer du côlon avant 50 ans et à celui de l’endomètre, tandis que BRCA1 ou BRCA2 accroît le risque de cancer du sein après 30 ans et de l’ovaire après 40 ans.
Le syndrome de Lynch est associé au cancer de l’endomètre après 55 ans, tandis que BRCA1 ou BRCA2 accroît le risque de cancer du côlon avant 50 ans et du sein après 40 ans.
Le syndrome de Lynch est associé au cancer du côlon après 50 ans et à celui de l’ovaire, tandis que BRCA1 ou BRCA2 accroît le risque de cancer du sein avant 30 ans et de l’endomètre après 40 ans.
Le syndrome de Lynch accroît le risque de cancer du sein après 30 ans et de l’ovaire après 40 ans, tandis que BRCA1 ou BRCA2 est associé au cancer du côlon avant 50 ans et de l’endomètre.

Le syndrome de Lynch est associé au cancer du côlon avant 50 ans et à celui de l’endomètre, tandis que BRCA1 ou BRCA2 accroît le risque de cancer du sein après 30 ans et de l’ovaire après 40 ans.

Explication

Le syndrome de Lynch, lié notamment à des mutations de hMLH1, hMSH2 ou hMSH6, est associé au cancer du côlon avant 50 ans et au cancer de l’endomètre. À la différence de celui-ci, BRCA1 ou BRCA2 augmente le risque de cancers du sein et de l’ovaire, avec les seuils d’âge indiqués.

10. Par quel mécanisme la sédentarité peut-elle accroître le risque de cancers du sein et du côlon ?

En favorisant le surpoids et en agissant sur des facteurs de croissance comme l’IGF
En réduisant l’exposition aux hormones après la ménopause
En provoquant des mutations héréditaires dans les gènes suppresseurs de tumeur
En augmentant directement la production de nitrosamines dans l’estomac

En favorisant le surpoids et en agissant sur des facteurs de croissance comme l’IGF

Explication

La sédentarité peut contribuer au surpoids et agir directement par des facteurs de croissance tels que l’IGF, ce qui est associé à un risque accru de cancers du sein et du côlon. Les nitrosamines concernent plutôt certains aliments fumés ou salés et le risque de cancer de l’estomac.

11. Pour évaluer l’importance relative des causes avérées de cancer en France, quelle conclusion peut-on tirer des estimations concernant le tabac et l’alcool réunis ?

Ils représentent près de la moitié des cancers chez les femmes.
Ils expliquent environ un dixième des cancers diagnostiqués.
Ils sont responsables de plus d’un quart des décès par cancer.
Ils causent moins de décès que les traitements hormonaux.

Ils sont responsables de plus d’un quart des décès par cancer.

Explication

La combinaison du tabac et de l’alcool est à l’origine de plus d’un quart des décès par cancer en France, ce qui en fait un poids majeur parmi les causes avérées. Les traitements hormonaux de la ménopause sont associés à environ 2 % des décès par cancer et ne dépassent donc pas leur contribution.

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À partir de quelles sources estime-t-on l’incidence et établit-on la mortalité des cancers ?

L’incidence est estimée à partir des registres des cancers, et la mortalité à partir des certificats de décès de l’INSERM.

En France, quelle est la première cause de mortalité ?

Le cancer.

Combien de décès la France a-t-elle comptés en 2009 ?

Environ 530 000 décès.

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