QCM : Examen neurologique syndromique et topographique — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal du diagnostic syndromique en neurologie ?

Identifier uniquement un symptôme isolé prédominant
Rassembler les constatations de l’examen en ensembles cohérents
Confirmer d’abord une cause génétique probable
Choisir directement l’examen d’imagerie le plus sensible

Rassembler les constatations de l’examen en ensembles cohérents

Explication

Le diagnostic syndromique consiste à regrouper les signes en syndromes cohérents avant de localiser la lésion. Il ne se limite pas à une observation isolée.

2. À quoi sert le diagnostic topographique en neurologie ?

À remplacer l’examen clinique par une exploration morphologique
À déterminer la gravité fonctionnelle sans examen complémentaire
À distinguer uniquement une atteinte musculaire d’une atteinte articulaire
À localiser la lésion probable à partir du syndrome observé

À localiser la lésion probable à partir du syndrome observé

Explication

Le diagnostic topographique vise à situer la lésion probable, par exemple à la racine, dans le tronc, la moelle ou l’hémisphère. Il s’appuie sur le syndrome clinique, puis oriente les explorations.

3. Que suggère une instabilité qui s’aggrave lorsque les yeux sont fermés lors de l’épreuve de Romberg ?

Une atteinte motrice périphérique isolée
Une atteinte proprioceptive et/ou vestibulaire
Une atteinte purement pyramidale
Une atteinte cérébelleuse isolée

Une atteinte proprioceptive et/ou vestibulaire

Explication

Le signe de Romberg devient plus marqué à la fermeture des yeux, ce qui évoque une atteinte proprioceptive ou vestibulaire. Une atteinte pyramidale n’explique pas ce profil.

4. Quel résultat du pull test est considéré comme normal ?

Une chute immédiate sans pas de rattrapage
Une impossibilité de fermer les yeux
Une rotation latéralisée du tronc
Une stabilisation avec un ou deux pas vers l’arrière

Une stabilisation avec un ou deux pas vers l’arrière

Explication

Au pull test, une bonne adaptation posturale permet de se stabiliser avec un ou deux pas de compensation en arrière. Au-delà, la réponse est jugée anormale.

5. Que teste principalement la marche sur talons ?

La sensibilité profonde des membres inférieurs
L’équilibre vestibulaire en station debout
La force des muscles du cou
La motricité des loges antérolatérales des jambes

La motricité des loges antérolatérales des jambes

Explication

La marche sur talons explore surtout la motricité des loges antérolatérales de la jambe. Elle ne teste pas directement l’équilibre vestibulaire.

6. Que traduit une marche aveugle de Fukuda anormale ?

Une rotation de l’axe pendant la marche sur place
Une absence totale de ballant automatique
Une raideur cervicale douloureuse
Une marche uniquement en pas précautionneux

Une rotation de l’axe pendant la marche sur place

Explication

La marche de Fukuda se fait les yeux fermés, sur place, et une rotation droite ou gauche de l’axe est anormale. Le maintien dans l’axe est le résultat attendu.

7. Quel ensemble de signes oriente surtout vers un syndrome pyramidal au niveau du tonus ?

Une hypertonie spastique majorée par la vitesse
Une douleur articulaire à la mobilisation
Une rigidité indépendante de la vitesse
Une hypotonie isolée et stable

Une hypertonie spastique majorée par la vitesse

Explication

L’hypertonie spastique est liée à une atteinte du motoneurone central et s’accentue avec la vitesse d’étirement. La rigidité extrapyramidale, elle, n’est pas influencée par la vitesse.

8. Quelle caractéristique correspond le mieux à une hypertonie extrapyramidale ?

Une disparition lors des mouvements rapides
Une rigidité non influencée par la vitesse du mouvement
Une élasticité en lame de canif
Une augmentation limitée aux extenseurs des membres inférieurs

Une rigidité non influencée par la vitesse du mouvement

Explication

L’hypertonie extrapyramidale se manifeste par une rigidité qui ne dépend pas de la vitesse. L’élasticité en lame de canif est plutôt typique de la spasticité.

9. Dans l’examen des réflexes ostéo-tendineux, pourquoi demande-t-on au patient de se relâcher ?

Parce que cela remplace la bonne percussion du tendon
Parce que cela déclenche automatiquement le clonus
Parce que cela permet de tester la sensibilité cutanée
Parce qu’une contraction volontaire peut masquer le réflexe

Parce qu’une contraction volontaire peut masquer le réflexe

Explication

Le relâchement est indispensable car une contraction volontaire peut empêcher ou diminuer la réponse réflexe. Un ROT fiable nécessite aussi une bonne position et une percussion adaptée.

10. Quand un réflexe ostéo-tendineux peut-il être considéré comme présent avec fiabilité ?

Dès qu’il apparaît une seule fois sur un seul essai
Uniquement s’il provoque une douleur
Lorsqu’il est retrouvé de manière identique après plusieurs tentatives
Seulement s’il disparaît après sensibilisation

Lorsqu’il est retrouvé de manière identique après plusieurs tentatives

Explication

Un ROT est considéré comme présent s’il est reproductible de façon identique après 2 à 4 tentatives. Un réflexe isolé doit faire rechercher une nouvelle position d’examen.

11. Quel signe évoque le mieux un syndrome pyramidal lors de l’examen des réflexes cutanés ?

Une vivacité anormale avec diffusion à d’autres groupes musculaires
Une douleur lombaire à la percussion
Une abolition isolée des réflexes cutanés
Une fatigabilité musculaire à l’effort

Une vivacité anormale avec diffusion à d’autres groupes musculaires

Explication

Le syndrome pyramidal se traduit par une réponse réflexe exagérée avec diffusion et polycinétisme. Ce n’est pas une simple abolition réflexe.

12. À quoi correspond le polycinétisme d’un réflexe tendineux ?

À une douleur provoquée par l’étirement
À une absence complète de réponse réflexe
À plusieurs contractions successives après une seule stimulation
À une contraction volontaire volontairement freinée

À plusieurs contractions successives après une seule stimulation

Explication

Le polycinétisme désigne plusieurs contractions successives déclenchées par une seule stimulation réflexe. Il est un élément du syndrome pyramidal.

13. Quelle épreuve du champ visuel doit être réalisée œil par œil avec un regard fixe du patient ?

La mesure de l’acuité sans correction
L’examen en vision monoculaire quadrant par quadrant
La recherche d’un nystagmus en position couchée
Le test des réflexes photomoteurs

L’examen en vision monoculaire quadrant par quadrant

Explication

Le champ visuel se teste en vision monoculaire, œil par œil, avec fixation du regard. Cela permet de repérer des déficits localisés.

14. Quel déficit du champ visuel évoque une atteinte rétro-chiasmatique ?

Une hémianopsie latérale homonyme
Une cécité monoculaire totale
Un scotome central isolé
Une hémianopsie bitemporale

Une hémianopsie latérale homonyme

Explication

L’hémianopsie latérale homonyme évoque une lésion rétro-chiasmatique, comme un AVC. La bitemporalité oriente plutôt vers une atteinte chiasmatique.

15. Quel signe accompagne normalement le réflexe cornéen ?

Une occlusion palpébrale avec mouvement du globe en haut et en dehors
Une abolition de toute fermeture des paupières
Une déviation de la langue vers le côté sain
Une mydriase bilatérale immédiate

Une occlusion palpébrale avec mouvement du globe en haut et en dehors

Explication

L’attouchement cornéen déclenche une fermeture palpébrale, associée à un mouvement du globe en haut et en dehors, de type Charles Bell. C’est un élément attendu du réflexe.

16. Que faut-il rechercher à la palpation des masséters lors de l’examen des nerfs crâniens ?

Une chute du voile du palais à l’inspiration
Une asymétrie de la dilatation pupillaire
Une déviation de la luette à la phonation
Une contraction symétrique quand le patient serre les dents

Une contraction symétrique quand le patient serre les dents

Explication

Les masséters sont palpés en avant et en dessous des oreilles pendant le serrage fort des dents, et la contraction doit être symétrique. Cela participe à l’examen du V moteur.

17. Quel ensemble de signes appartient au syndrome méningé ?

Céphalées, nausées, vomissements et fièvre
Diplopie monoculaire et photophobie
Faiblesse flasque isolée d’un membre
Tremblement d’attitude et lenteur

Céphalées, nausées, vomissements et fièvre

Explication

Le syndrome méningé associe classiquement céphalées, nausées, vomissements et fièvre, avec raideur de nuque. Les autres propositions ne constituent pas ce tableau.

18. Que révèle le signe de Brudzinski ?

Une fermeture palpébrale réflexe à l’attouchement cornéen
Une douleur à l’extension des jambes après percussion du tendon
Une latéralisation de la chute en station debout
Une flexion involontaire des membres inférieurs lors de l’anteflexion de la tête

Une flexion involontaire des membres inférieurs lors de l’anteflexion de la tête

Explication

Le signe de Brudzinski apparaît lors de l’anteflexion de la tête et provoque une flexion involontaire des membres inférieurs. Il traduit une irritation méningée.

19. Quelle fonction est surtout explorée par la sensibilité lemniscale ?

Le tact fin et la proprioception
La douleur et la température
La motricité volontaire
L’équilibre oculomoteur

Le tact fin et la proprioception

Explication

La sensibilité lemniscale repose sur les grosses fibres sensitives et intervient dans le tact fin et la proprioception. La douleur et la température relèvent surtout de la voie spinothalamique.

20. Quel test explore directement la sensibilité profonde du gros orteil ?

Le sens de position avec petites amplitudes, yeux fermés
La percussion du tendon d’Achille
Le test de stéréognosie
La recherche d’un Babinski

Le sens de position avec petites amplitudes, yeux fermés

Explication

Le sens de position du gros orteil se teste en mobilisant de petites amplitudes avec les yeux fermés. C’est un test de sensibilité profonde, donc lemniscale.

21. Quel test est le plus typique pour rechercher une astéréognosie ?

La reconnaissance d’un objet par palpation à l’aveugle
La détection d’une vibration au diapason
La fermeture des yeux lors d’un contact cornéen
La perception d’une douleur à l’épingle

La reconnaissance d’un objet par palpation à l’aveugle

Explication

La stéréognosie consiste à identifier un objet par la palpation sans le voir, ce qui permet de rechercher une astéréognosie. C’est un test de sensibilité élaborée.

22. Quel phénomène appartient classiquement au syndrome pariétal ?

La cécité monoculaire
La raideur de nuque
Le clonus de la rotule
L’extinction sensitive

L’extinction sensitive

Explication

L’extinction sensitive fait partie des signes évocateurs d’une atteinte pariétale. Elle correspond à une stimulation perçue d’un seul côté alors que l’autre est négligé.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Examen neurologique syndromique et topographique.

Objectifs de l’examen neurologique

Diagnostiquer syndromes et localiser la lésion.

Diagnostic syndromique — définition ?

Regrouper les constatations en syndromes cohérents.

Diagnostic topographique — rôle ?

Localiser la lésion probable.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Examen neurologique syndromique et topographique.

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