QCM : Fondements de l’immunologie (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En médecine, que désigne l’immunité ?

L’ensemble des organes, des cellules et des molécules de défense
Un état de résistance ou de protection contre certains agents infectieux ou certaines maladies
La destruction des cellules tumorales et des cellules altérées
L’étude des organes et des cellules chargés de défendre l’organisme

Un état de résistance ou de protection contre certains agents infectieux ou certaines maladies

Explication

En médecine, l’immunité correspond à un état de résistance ou de protection contre certains agents infectieux ou certaines maladies. L’étude des défenses désigne l’immunologie, leur ensemble désigne le système immunitaire, et la destruction de cellules altérées relève d’une fonction de ce système.

2. Quelle discipline étudie le système immunitaire des êtres vivants, dont les plantes et les mammifères ?

Le système immunitaire
L’immunité
La pathologie infectieuse
L’immunologie

L’immunologie

Explication

L’immunologie est l’étude du système immunitaire des êtres vivants, notamment des plantes, des invertébrés, des insectes et des mammifères. L’immunité est un état de protection, tandis que le système immunitaire est l’ensemble des éléments de défense.

3. Pour décrire l’ensemble qui défend l’organisme contre des agresseurs internes ou externes, quels éléments faut-il inclure ?

Les organes et les cellules de défense
Les cellules et les molécules de défense
Les organes, les cellules et les molécules de défense
L’état de résistance contre des agents infectieux

Les organes, les cellules et les molécules de défense

Explication

Le système immunitaire comprend des organes, des cellules et des molécules qui défendent l’organisme contre des agresseurs internes ou externes. Les réponses qui omettent les molécules ou les organes donnent une composition incomplète; l’état de résistance définit plutôt l’immunité.

4. Un organisme doit préserver son intégrité face à un agent pathogène, à des cellules tumorales et à des cellules altérées. Quelle fonction immunitaire est en jeu ?

Défendre l’organisme contre les seuls agresseurs présents à l’extérieur
Protéger l’organisme contre les agents pathogènes sans considérer les cellules altérées
Éliminer les cellules de l’organisme pour empêcher leur transformation
Maintenir l’intégrité de l’organisme en protégeant le soi contre ces menaces

Maintenir l’intégrité de l’organisme en protégeant le soi contre ces menaces

Explication

La fonction du système immunitaire est de maintenir l’intégrité de l’organisme, notamment en protégeant le soi contre les agents pathogènes, les cellules tumorales et les cellules altérées. La limiter aux agents pathogènes ou aux menaces extérieures omet une partie de cette fonction.

5. Quelle méthode historique consistait à prévenir la variole en inhalant des croûtes desséchées de pustules ou en les introduisant dans de petites scarifications ?

La variolisation
L’observation de Thucydide
L’atténuation bactérienne
L’inoculation jennerienne

La variolisation

Explication

La variolisation cherchait à prévenir la variole par inhalation ou introduction, dans de petites scarifications, de croûtes desséchées de pustules varioliques. L’inoculation jennerienne utilisait du liquide de vaccine, tandis que l’atténuation bactérienne relève des travaux de Pasteur.

6. Des poulets reçoivent des bactéries issues d’une culture vieillie, dont la virulence a diminué. Quel effet Pasteur a-t-il observé ?

Une protection contre la variole après injection des bactéries atténuées
Une protection contre la maladie après injection des bactéries atténuées
Une maladie plus grave après injection des bactéries atténuées
La mort des poulets après injection des bactéries atténuées

Une protection contre la maladie après injection des bactéries atténuées

Explication

Pasteur a montré que le vieillissement d’une culture bactérienne affaiblissait sa virulence et que l’injection des bactéries ainsi atténuées protégeait les poulets contre la maladie. Une culture récente était associée à la maladie mortelle, et l’expérience ne portait pas sur la variole.

7. Une défense immunitaire repose sur des anticorps présents dans les fluides biologiques : de quel type d’immunité s’agit-il ?

L’immunité humorale
L’immunité cellulaire
L’immunité passive
L’immunité innée

L’immunité humorale

Explication

L’immunité humorale repose sur des molécules, notamment les anticorps, présentes dans les fluides biologiques. L’immunité cellulaire fait intervenir des cellules; l’immunité passive décrit un transfert d’anticorps, et l’immunité innée une catégorie de défense.

8. Quel chercheur a observé que des leucocytes phagocytent des micro-organismes et sont plus actifs chez les animaux immunisés ?

Emil von Behring
Metchnikoff
Edward Jenner
Louis Pasteur

Metchnikoff

Explication

Metchnikoff a observé la phagocytose par les leucocytes et leur activité accrue chez les animaux immunisés. Behring est associé au transfert d’immunité par le sérum, tandis que Pasteur et Jenner sont liés à la vaccination.

9. Lors d’une infection, quelle défense est déjà présente avant le contact, agit immédiatement et ne cible pas un pathogène particulier ?

L’immunité innée
L’immunité adaptative
La mémoire acquise
La réponse humorale

L’immunité innée

Explication

L’immunité innée est présente avant l’infection, agit immédiatement et n’est pas spécifique d’un pathogène donné. L’immunité adaptative s’acquiert après un premier contact, est spécifique et possède une cinétique lente.

10. Après une première infection, un même agent pathogène déclenche une réponse plus ample lors d’une réinfection. Quelle conclusion correspond à cette observation ?

L’immunité acquise est dépourvue de mémoire et d’amplification
L’immunité acquise présente une mémoire et une réponse amplifiée
L’immunité innée est spécifique et agit après un premier contact
L’immunité innée présente une mémoire et une réponse amplifiée

L’immunité acquise présente une mémoire et une réponse amplifiée

Explication

Dans la comparaison du cours, l’immunité acquise présente une mémoire et une réponse amplifiée après réinfection, contrairement à l’immunité innée. Attribuer ces propriétés à l’innée inverse la distinction; la spécificité, à elle seule, ne décrit pas l’amplification.

11. Une petite lésion interrompt localement le revêtement cutané. Quel mécanisme de la peau est directement compromis à cet endroit ?

Le piégeage des agents pathogènes dans le mucus
L’élimination des agents pathogènes par desquamation
L’inhibition des agents pathogènes par l’acidité locale
L’obstacle physique empêchant le passage des agents pathogènes

L’obstacle physique empêchant le passage des agents pathogènes

Explication

La continuité de la peau forme un obstacle physique au passage des agents pathogènes ; sa rupture compromet donc cette fonction. La desquamation contribue plutôt à leur élimination, tandis que le mucus et l’acidité relèvent d’autres barrières.

12. Quelle combinaison décrit les moyens par lesquels les muqueuses respiratoires, digestives et uro-génitales protègent l’organisme ?

Continuité du revêtement, écoulement des sécrétions et piégeage dans le mucus
Continuité du revêtement, acidité locale et production d’acides gras toxiques
Compétition pour les nutriments, blocage épithélial et production de substances antibiotiques
Desquamation du revêtement, écoulement des sécrétions et acidité locale

Continuité du revêtement, écoulement des sécrétions et piégeage dans le mucus

Explication

Les muqueuses protègent par la continuité de leur revêtement, l’écoulement des sécrétions et le piégeage des agents pathogènes dans le mucus. La desquamation et les acides gras sont associés à la peau, tandis que la compétition et les substances antibiotiques relèvent de la flore bactérienne.

13. Après qu’un virus a infecté une cellule, quel effet les interférons produits par cette cellule peuvent-ils provoquer dans les cellules voisines ?

L’induction d’un état antiviral général
Le déclenchement de la fièvre et de la phase aiguë
La phagocytose des micro-organismes
L’opsonisation des bactéries par des protéines de phase aiguë

L’induction d’un état antiviral général

Explication

Les interférons issus des cellules infectées par des virus induisent un état antiviral général dans les cellules voisines. La fièvre et les protéines de phase aiguë relèvent de l’interleukine-1, tandis que la phagocytose est assurée par certaines cellules immunitaires.

14. Lors d’une infection, une cytokine provoque de la fièvre et stimule la production de protéines de phase aiguë, dont certaines opsonisent les bactéries. De quelle cytokine s’agit-il ?

Les neutrophiles
Les interférons
L’interleukine-1
Le complément

L’interleukine-1

Explication

L’interleukine-1 provoque la fièvre et la production de protéines de phase aiguë, dont certaines opsonisent les bactéries. Les interférons induisent un état antiviral, le complément agit en cascade, et les neutrophiles phagocytent les micro-organismes.

15. Quelle description caractérise le complément comme facteur de défense innée ?

Un signal produit par les cellules infectées qui protège les cellules voisines des virus
Un ensemble de molécules agissant en cascade dans la défense non spécifique et l’inflammation
Un groupe de cellules qui phagocytent les agents pathogènes au site infectieux
Une cytokine qui provoque la fièvre et stimule les protéines de phase aiguë

Un ensemble de molécules agissant en cascade dans la défense non spécifique et l’inflammation

Explication

Le complément est le principal facteur humoral de défense non spécifique : ses molécules agissent par cascade enzymatique dans la reconnaissance et la destruction des pathogènes, ainsi que dans l’inflammation. La fièvre renvoie à l’interleukine-1, la phagocytose à des cellules immunitaires et l’état antiviral aux interférons.

16. Lorsqu’une réponse immunitaire protège les cellules de l’organisme tout en ciblant un agent dangereux, quelle propriété permet de distinguer ces deux éléments ?

La diversité
La mémoire immunitaire
La spécificité
L’auto-tolérance

L’auto-tolérance

Explication

L’auto-tolérance permet au système immunitaire de distinguer le soi à protéger du non-soi représentant un danger. La spécificité concerne le ciblage d’un agresseur, la mémoire le souvenir d’une rencontre et la diversité le potentiel de réponse à différents agresseurs.

17. Après avoir identifié un agresseur précis, le système immunitaire dirige sa réponse contre lui plutôt que contre un autre agent. Quelle propriété est en jeu ?

La mémoire immunitaire
La diversité
L’auto-tolérance
La spécificité

La spécificité

Explication

La spécificité correspond à une réponse dirigée contre l’agresseur identifié, et non contre un autre. L’auto-tolérance distingue le soi du non-soi, la diversité permet de répondre à des agresseurs variés et la mémoire concerne une rencontre antérieure.

18. Quelle propriété décrit le potentiel du système immunitaire à défendre l’organisme contre une infinité d’agresseurs différents, selon diverses modalités ?

La diversité
L’auto-tolérance
La mémoire immunitaire
La spécificité

La diversité

Explication

La diversité désigne le potentiel de défense contre une infinité d’agresseurs différents, selon diverses modalités. La spécificité cible un agresseur identifié, la mémoire rappelle une rencontre passée et l’auto-tolérance distingue le soi du non-soi.

19. Une personne rencontre de nouveau un agresseur déjà rencontré, et sa réponse immunitaire est alors plus rapide, plus intense et plus efficace. Quelle propriété explique ce phénomène ?

La diversité
La spécificité
La mémoire immunitaire
L’auto-tolérance

La mémoire immunitaire

Explication

La mémoire immunitaire permet au système de se souvenir d’un agresseur déjà rencontré et d’y répondre ensuite plus rapidement, plus intensément et plus efficacement. La spécificité concerne le ciblage, la diversité le potentiel contre différents agresseurs et l’auto-tolérance la distinction entre soi et non-soi.

20. En 1796, un chercheur reproduit l’expérience de Jenner : après avoir inoculé à un garçon du liquide provenant d’une pustule de vaccine, il l’expose volontairement à l’agent de la variole. Quel résultat historique cette expérience a-t-elle donné ?

Le garçon a survécu après avoir reçu un vaccin contre la rage.
Le garçon a été protégé après avoir reçu du sérum antipesteux.
Le garçon a survécu à l’exposition à l’agent de la variole.
Le garçon a développé la variole après l’exposition à son agent.

Le garçon a survécu à l’exposition à l’agent de la variole.

Explication

Après l’inoculation de liquide provenant d’une pustule de vaccine, le garçon a survécu à l’exposition volontaire à l’agent de la variole. Le développement de la variole inverse l’issue rapportée, tandis que le sérum antipesteux et le vaccin antirabique confondent cette expérience avec d’autres interventions.

21. Des animaux non immunisés contre la diphtérie reçoivent le sérum d’animaux immunisés contre cette maladie. Quel effet Behring et Kitasato ont-ils mis en évidence ?

Le sérum affaiblit directement l’agent responsable de la diphtérie.
Les animaux non immunisés transmettent leur immunité aux donneurs.
Le sérum peut transférer l’immunité aux animaux qui le reçoivent.
Les cellules des animaux immunisés transmettent l’immunité aux receveurs.

Le sérum peut transférer l’immunité aux animaux qui le reçoivent.

Explication

Les expériences ont montré que le sérum d’animaux immunisés contre la diphtérie pouvait transférer l’immunité à des animaux non immunisés. Le transfert par les cellules confond immunité humorale et cellulaire, l’affaiblissement du pathogène confond transfert et atténuation, et le transfert des receveurs aux donneurs inverse le sens observé.

22. Une barrière biochimique de l’organisme agit dans l’estomac, sur la peau et dans les larmes. Quel ensemble de moyens correspond à ces sites ?

Flore gastrique, peptides cutanés et phospholipases lacrymales
Pepsine cutanée, acidité des larmes et acides gras gastriques
Cils gastriques, lysozyme cutané et flore lacrymale
Acidité gastrique, acides gras cutanés et lysozyme lacrymal

Acidité gastrique, acides gras cutanés et lysozyme lacrymal

Explication

Les barrières biochimiques comprennent l’acidité de l’estomac, les acides gras toxiques de la peau et des enzymes comme le lysozyme présent dans les larmes. La flore bactérienne relève de la barrière écologique, tandis que les cils sont une barrière mécanique.

23. Lors d’une infection virale, une cellule immunitaire reconnaît et détruit sans spécificité une cellule infectée; quelle fonction correspond à cette action ?

La présentation antigénique des monocytes
La phagocytose des macrophages
La dégranulation des éosinophiles
La cytotoxicité des cellules Natural Killer

La cytotoxicité des cellules Natural Killer

Explication

Les cellules Natural Killer détruisent de façon non spécifique des cellules infectées par des virus et des cellules cancéreuses, contribuant à la défense antivirale et à la surveillance des tumeurs. La phagocytose caractérise les macrophages, la présentation antigénique les monocytes/macrophages et l’élimination de certains parasites les éosinophiles.

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En médecine, que désigne l’immunité ?

Un état de résistance ou de protection contre certains agents infectieux ou certaines maladies.

Qu’étudie l’immunologie chez les êtres vivants ?

Le système immunitaire des êtres vivants.

Quels éléments composent le système immunitaire ?

Des organes, des cellules et des molécules.

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