QCM : Chap 1 Principales formes pharmaceutiques, challenges en formulation et effets secondaires médicamenteux au niveau oculaire — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les trois voies d’administration possibles des formes pharmaceutiques oculaires ?

Topique, intraoculaire et systémique
Intraoculaire, rectale et systémique
Topique, cutanée et intramusculaire
Systémique, nasale et intradermique

Topique, intraoculaire et systémique

Explication

Les formes pharmaceutiques oculaires peuvent être administrées localement par voie topique, directement dans l’œil par voie intraoculaire ou dans l’organisme par voie systémique. La voie topique se distingue de la voie systémique, qui passe notamment par les voies orale ou intraveineuse.

2. Quelle proportion approximative des prescriptions ophtalmiques est administrée par voie topique ?

Environ 10 %, principalement sous forme de comprimés
Environ 90 %, principalement sous forme de collyres
Environ 50 %, principalement par voie intraveineuse
Environ 75 %, principalement sous forme d’implants

Environ 90 %, principalement sous forme de collyres

Explication

Environ 90 % des prescriptions ophtalmiques relèvent de la voie topique, surtout sous forme de collyres. La voie systémique représente environ 10 % des prescriptions et utilise notamment les voies orale ou intraveineuse.

3. Quelle définition correspond à un collyre ?

Une solution aqueuse destinée à rincer l’œil sans contenir de principe actif
Une préparation semi-solide destinée à recouvrir exclusivement la peau autour de l’œil
Une poudre non stérile à appliquer sur la paupière avant sa dissolution
Une préparation stérile à instiller dans l’œil, sous forme de solution, d’émulsion ou de suspension

Une préparation stérile à instiller dans l’œil, sous forme de solution, d’émulsion ou de suspension

Explication

Un collyre est une préparation stérile, aqueuse ou huileuse, qui peut être une solution, une émulsion ou une suspension et qui contient un ou plusieurs principes actifs. Une solution de lavage sert principalement au rinçage ou au bain de l’œil, ce qui la distingue du collyre.

4. Quelle propriété est attendue d’un collyre sous forme de solution ?

Il doit être stérile, pratiquement limpide et exempt de particules
Il doit être caustique afin d’améliorer la pénétration du principe actif
Il doit avoir un pH fortement acide pour favoriser l’absorption
Il doit être hypertonique, opaque et riche en particules visibles

Il doit être stérile, pratiquement limpide et exempt de particules

Explication

Une solution ophtalmique doit être stérile, pratiquement limpide et exempte de particules, avec un pH compris entre 6,4 et 7,8 et sans effet irritant notable. L’isotonie concerne le pouvoir osmotique, tandis que la neutralité ou l’acceptabilité du pH concerne l’équilibre acido-basique.

5. Quel rôle un excipient peut-il jouer dans un collyre ?

Ajuster le pH, le pouvoir osmotique ou la viscosité et stabiliser la préparation
Transformer une préparation stérile en produit destiné à la voie intraveineuse
Provoquer une forte douleur pour signaler la présence du médicament
Remplacer le principe actif tout en augmentant volontairement l’irritation locale

Ajuster le pH, le pouvoir osmotique ou la viscosité et stabiliser la préparation

Explication

Les excipients peuvent régler le pH, le pouvoir osmotique et la viscosité, améliorer la solubilité du principe actif et stabiliser le collyre. Ils sont choisis à des concentrations qui ne provoquent pas d’irritation locale notable, contrairement à l’idée d’augmenter volontairement l’irritation.

6. Quelle caractéristique distingue les poudres destinées aux collyres ou aux solutions de lavage ?

Elles sont sèches avant administration et doivent être dissoutes ou dispersées dans un liquide approprié
Elles sont huileuses et destinées à remplacer les solutions aqueuses de lavage
Elles sont semi-solides et s’appliquent directement sur les conjonctives
Elles sont déjà liquides et peuvent être instillées sans aucune reconstitution

Elles sont sèches avant administration et doivent être dissoutes ou dispersées dans un liquide approprié

Explication

Les poudres sont des préparations sèches et stériles qui doivent être dissoutes ou dispersées dans un liquide approprié au moment de l’administration. Les collyres et les solutions de lavage se présentent, eux, sous forme liquide avant leur utilisation.

7. Quelle description correspond à une préparation ophtalmique semi-solide ?

Une solution aqueuse stérile destinée à rincer ou baigner les yeux
Une pommade, une crème ou un gel stérile appliqué sur les conjonctives
Une poudre stérile à reconstituer dans un liquide avant son administration
Une suspension liquide instillée dans l’œil après agitation du flacon

Une pommade, une crème ou un gel stérile appliqué sur les conjonctives

Explication

Les préparations semi-solides ophtalmiques sont des pommades, crèmes ou gels stériles, homogènes, appliqués sur les conjonctives et contenant un ou plusieurs principes actifs. La poudre doit d’abord être dissoute ou dispersée, tandis qu’une solution de lavage est destinée au rinçage ou au bain de l’œil.

8. Quelle caractéristique distingue principalement les collyres des pommades ophtalmiques ?

Ils forment un compromis entre une résidence prolongée et une gêne visuelle réduite.
Ils prolongent la libération, mais entraînent une vision floue transitoire.
Ils franchissent les barrières oculaires et diffusent dans les tissus profonds.
Ils sont faciles à administrer, mais restent peu longtemps sur l’œil.

Ils sont faciles à administrer, mais restent peu longtemps sur l’œil.

Explication

Les collyres sont simples à administrer, mais leur temps de contact et leur biodisponibilité sont faibles, ce qui impose des administrations répétées. La pommade se caractérise plutôt par une résidence prolongée associée à une vision floue transitoire.

9. Quel est le principal avantage des pommades ophtalmiques par rapport aux collyres ?

Elles diminuent la gêne visuelle grâce à une élimination plus rapide.
Elles prolongent la libération et augmentent la biodisponibilité du médicament.
Elles facilitent l’administration et réduisent la fréquence des applications.
Elles assurent une diffusion directe dans les structures intraoculaires.

Elles prolongent la libération et augmentent la biodisponibilité du médicament.

Explication

Les pommades augmentent le temps de résidence, prolongent la libération et améliorent ainsi la biodisponibilité. Les collyres sont plus faciles à administrer, mais ils restent moins longtemps à la surface oculaire.

10. Quelle définition correspond aux inserts ophtalmiques ?

Des injections traversant les barrières conjonctivale et sclérale vers les tissus profonds.
Des solutions liquides déposées sur l’œil pour une action rapidement éliminée.
Des matrices très fines qui adhèrent à la surface oculaire et se dissolvent progressivement.
Des préparations stériles destinées à être insérées dans le sac conjonctival.

Des préparations stériles destinées à être insérées dans le sac conjonctival.

Explication

Les inserts sont des préparations solides ou semi-solides stériles, conçues pour être placées dans le sac conjonctival afin d’agir sur l’œil. Les matrices fines et progressivement dissolvables correspondent aux films ophtalmiques.

11. Comment un insert ophtalmique contrôle-t-il généralement la libération de son principe actif ?

Un réservoir contenu dans une matrice ou entouré de membranes régule progressivement le débit.
Une solution liquide est rapidement éliminée après son dépôt sur la surface oculaire.
Une matrice adhésive se dissout progressivement sans dispositif contrôlant nécessairement le débit.
Une injection traverse les barrières oculaires pour atteindre directement les structures profondes.

Un réservoir contenu dans une matrice ou entouré de membranes régule progressivement le débit.

Explication

L’insert libère progressivement son principe actif depuis un réservoir intégré à une matrice ou entouré de membranes contrôlant le débit. La solution rapidement éliminée décrit plutôt le comportement d’un collyre.

12. Quel compromis caractérise les injections intraoculaires ?

Elles franchissent certaines barrières oculaires, mais exposent à des risques d’infection et de traumatisme.
Elles facilitent l’administration locale, mais nécessitent des applications fréquentes en raison d’un contact bref.
Elles adhèrent à la surface oculaire, mais se dissolvent progressivement en libérant leur principe actif.
Elles prolongent la résidence à la surface de l’œil, mais provoquent une vision floue transitoire.

Elles franchissent certaines barrières oculaires, mais exposent à des risques d’infection et de traumatisme.

Explication

Les injections intraoculaires permettent de franchir les barrières conjonctivale et sclérale et de diffuser dans les structures intraoculaires, au prix de risques infectieux et traumatiques. La vision floue transitoire est plutôt associée aux pommades ophtalmiques.

13. Quels objectifs sont recherchés simultanément lors du développement d’une formulation oculaire ?

Augmenter la résidence, ajuster la libération et améliorer la perméabilité membranaire.
Réduire la résidence, accélérer l’élimination et diminuer la pénétration tissulaire.
Stabiliser la formulation, augmenter sa tonicité et favoriser une administration injectable.
Accroître la viscosité, réduire la libération et limiter la perméabilité membranaire.

Augmenter la résidence, ajuster la libération et améliorer la perméabilité membranaire.

Explication

Le développement oculaire vise à prolonger le temps de résidence, à moduler la cinétique de libération et à augmenter la perméabilité membranaire. La viscosité peut contribuer à la résidence, mais elle ne résume pas les trois objectifs de formulation.

14. Quelles propriétés sont attendues d’une formulation oculaire idéale ?

Elle est fortement visqueuse, rapidement éliminée, ionisée et peu soluble.
Elle est difficile à appliquer, stable, non biodégradable et faiblement compatible.
Elle est facile à utiliser, stable, biodégradable et biocompatible.
Elle est injectable, persistante, peu dégradable et irritante pour les tissus.

Elle est facile à utiliser, stable, biodégradable et biocompatible.

Explication

Une formulation oculaire idéale doit combiner facilité d’utilisation, stabilité dans les conditions d’emploi, biodégradabilité et biocompatibilité. Une formulation irritante ou difficile à appliquer ne répond pas aux exigences de tolérance et d’usage.

15. Quelle caractéristique définit une prodrogue ?

Elle empêche la conversion enzymatique d’un principe pharmacologique.
Elle résulte uniquement de la dégradation d’un médicament actif.
Elle est déjà pleinement active au moment de son administration.
Elle est inactive ou peu active avant sa transformation dans l’organisme.

Elle est inactive ou peu active avant sa transformation dans l’organisme.

Explication

Une prodrogue est administrée sous une forme inactive ou peu active, puis convertie en principe actif par des réactions enzymatiques ou chimiques. Le principe actif, contrairement à elle, possède déjà une activité pharmacologique lors de son administration.

16. Quel énoncé décrit correctement la dipivéfrine de Propine 0,1 % par rapport à l’épinéphrine ?

C’est un ester plus lipophile qui améliore fortement sa pénétration cornéenne.
C’est un principe actif directement administré sans transformation dans l’organisme.
C’est la molécule mère qui devient moins lipophile après son passage cornéen.
C’est un excipient qui réduit la concentration intracornéenne de l’épinéphrine.

C’est un ester plus lipophile qui améliore fortement sa pénétration cornéenne.

Explication

La dipivéfrine est un ester de l’épinéphrine 600 fois plus lipophile, ce qui augmente sa perméabilité cornéenne et sa concentration intracornéenne. L’épinéphrine est la molécule mère, tandis que la dipivéfrine constitue la prodrogue.

17. Quel est le principal compromis associé à l’utilisation de l’EDTA ou du chlorure de benzalkonium comme facilitateur d’absorption ?

Une meilleure perméabilité membranaire, avec un risque d’irritation ou de cytotoxicité.
Une solubilité réduite, avec une diminution de la stabilité chimique.
Une viscosité accrue, avec un risque de précipitation du principe actif.
Une résidence oculaire écourtée, avec une diminution de la diffusion intracornéenne.

Une meilleure perméabilité membranaire, avec un risque d’irritation ou de cytotoxicité.

Explication

L’EDTA et le chlorure de benzalkonium augmentent la perméabilité membranaire, mais cette action peut s’accompagner d’une irritation locale ou d’une cytotoxicité. Les autres associations décrivent des effets qui ne correspondent pas à leur rôle de facilitateurs d’absorption.

18. Quel effet est attendu lors de l’incorporation d’un médicament dans un gel polymérique ophtalmique ?

La solubilité augmente, avec une diminution constante de l’absorption membranaire.
La transformation enzymatique s’accélère, avec une réduction de la diffusion cornéenne.
Le temps de résidence augmente grâce à la viscosité, avec un risque de vision trouble.
La perméabilité membranaire augmente, avec un risque principal de toxicité cellulaire.

Le temps de résidence augmente grâce à la viscosité, avec un risque de vision trouble.

Explication

Les gels polymériques augmentent la viscosité, le temps de résidence oculaire et la diffusion intracornéenne, avec un risque de vision trouble. L’augmentation de la perméabilité membranaire relève plutôt des facilitateurs d’absorption comme l’EDTA.

19. Dans quelles conditions un effet secondaire médicamenteux oculaire est-il défini ?

Il correspond à une réaction attendue qui confirme l’efficacité du traitement.
Il apparaît après un surdosage et correspond directement à l’effet thérapeutique recherché.
Il résulte d’une erreur de prescription et disparaît après une augmentation de la dose.
Il survient à dose adéquate et ne correspond pas à la cible thérapeutique oculaire.

Il survient à dose adéquate et ne correspond pas à la cible thérapeutique oculaire.

Explication

Un effet secondaire est une réaction non souhaitée survenant malgré l’utilisation d’une dose adéquate et ne correspondant pas à la cible thérapeutique oculaire. Une réaction liée à un surdosage relève plutôt d’une toxicité que de cette définition.

20. Quelle évolution caractérise le plus souvent les effets secondaires médicamenteux de surface oculaire ?

Ils sont tardifs, progressifs et irréversibles, tandis que les formes aiguës bénignes dominent.
Ils apparaissent après une longue exposition et s’aggravent lors de l’arrêt du traitement.
Ils sont précoces, bénins et transitoires, tandis que les formes aiguës graves restent rares.
Ils sont principalement chroniques et sévères, tandis que les manifestations précoces sont exceptionnelles.

Ils sont précoces, bénins et transitoires, tandis que les formes aiguës graves restent rares.

Explication

Les effets secondaires médicamenteux sont le plus souvent précoces, bénins et transitoires, alors que les effets aigus graves sont rares. Les atteintes tardives et chroniques correspondent davantage à certaines toxicités rétiniennes ou neurologiques.

21. Quelle situation correspond à une sécheresse oculaire médicamenteuse ?

Une réaction allergique retardée touchant la peau ou les muqueuses après la prise d’un médicament.
Une opacification progressive du cristallin provoquant des éblouissements et une vision floue.
Une lubrification insuffisante due à une altération quantitative ou qualitative du film lacrymal.
Une accumulation de dépôts sous-épithéliaux cornéens habituellement peu symptomatiques.

Une lubrification insuffisante due à une altération quantitative ou qualitative du film lacrymal.

Explication

La sécheresse oculaire résulte d’une altération de la quantité ou de la qualité du film lacrymal, ce qui réduit la lubrification de la surface oculaire. L’opacification du cristallin décrit une cataracte, et les autres propositions renvoient à d’autres effets indésirables.

22. Quel symptôme appartient aux troubles visuels fonctionnels précoces liés aux médicaments ?

La perception de halos lumineux, généralement bénigne et réversible à l’arrêt du traitement.
La perte progressive de transparence du cristallin, généralement aggravée par l’exposition lumineuse.
La formation de dépôts cornéens sous-épithéliaux, habituellement visible sans gêne fonctionnelle.
La survenue d’une réaction muqueuse retardée, généralement associée à une hypersensibilité.

La perception de halos lumineux, généralement bénigne et réversible à l’arrêt du traitement.

Explication

Les halos lumineux font partie des troubles visuels fonctionnels précoces, avec la vision floue, l’éblouissement et la photophobie, et ils sont généralement réversibles à l’arrêt du traitement. Les autres propositions décrivent respectivement une cataracte, une Cornea Verticillata et une toxidermie.

23. Qu’est-ce qu’une toxidermie ?

Une altération du film lacrymal entraînant une lubrification insuffisante de la surface oculaire.
Une accumulation de dépôts cornéens sous-épithéliaux habituellement sans retentissement visuel.
Une réaction indésirable cutanée ou muqueuse provoquée par un médicament, souvent liée à une hypersensibilité.
Une opacification progressive du cristallin provoquée par une exposition médicamenteuse prolongée.

Une réaction indésirable cutanée ou muqueuse provoquée par un médicament, souvent liée à une hypersensibilité.

Explication

Une toxidermie est une réaction indésirable de la peau ou des muqueuses provoquée par un médicament, généralement selon un mécanisme allergique ou une hypersensibilité retardée. L’opacification du cristallin correspond à une cataracte, tandis que les autres propositions décrivent des atteintes cornéenne ou lacrymale.

24. Quelle description correspond à une Cornea Verticillata ?

Une opacification du cristallin entraînant progressivement une vision floue et des éblouissements.
Des dépôts cornéens sous-épithéliaux visibles, habituellement peu symptomatiques pour le patient.
Une réaction allergique des muqueuses apparaissant après une hypersensibilité médicamenteuse retardée.
Une inflammation cornéenne aiguë provoquant généralement une douleur et une baisse visuelle marquée.

Des dépôts cornéens sous-épithéliaux visibles, habituellement peu symptomatiques pour le patient.

Explication

La Cornea Verticillata correspond principalement à des dépôts cornéens sous-épithéliaux visibles à l’examen et habituellement sans retentissement pour le patient. Elle se distingue d’une kératite, qui peut davantage altérer la vision et provoquer des symptômes cornéens.

25. Quelle modification anatomique définit une cataracte ?

Une diminution de la quantité ou de la qualité des larmes, réduisant la lubrification oculaire.
Une accumulation de dépôts sous-épithéliaux sur la cornée, habituellement peu gênante.
Une opacification progressive du cristallin normalement transparent, pouvant brouiller la vision.
Une réaction inflammatoire retardée de la peau ou des muqueuses après un médicament.

Une opacification progressive du cristallin normalement transparent, pouvant brouiller la vision.

Explication

La cataracte est une opacification progressive du cristallin, qui est normalement transparent, et peut entraîner une vision floue, des éblouissements ou une sensibilité à la lumière. Les autres propositions correspondent respectivement à une Cornea Verticillata, une sécheresse oculaire et une toxidermie.

26. Quelle classe de médicaments est principalement pourvoyeuse de cataracte lorsqu’elle est prise de façon prolongée ?

Les diurétiques prescrits pour réduire la surcharge hydrique.
Les antihistaminiques utilisés pour contrôler des manifestations allergiques.
Les facilitateurs d’absorption ajoutés à certaines formulations ophtalmiques.
Les corticostéroïdes administrés pendant une période prolongée.

Les corticostéroïdes administrés pendant une période prolongée.

Explication

Les corticostéroïdes pris de façon prolongée sont les principaux médicaments pourvoyeurs de cataracte. Les autres classes peuvent être associées à d’autres effets indésirables, mais elles ne constituent pas la principale cause médicamenteuse mentionnée ici.

27. Quelle manifestation peut révéler une toxicité rétinienne, y compris à un stade précoce où le patient ne ressent encore aucun symptôme ?

Une élévation isolée de la pression intraoculaire
Une paralysie complète des muscles oculomoteurs
Une baisse de l’acuité visuelle ou un œdème maculaire
Une douleur oculaire intense avec nausées

Une baisse de l’acuité visuelle ou un œdème maculaire

Explication

La toxicité rétinienne peut entraîner une baisse visuelle, un œdème maculaire ou une rétinopathie touchant les photorécepteurs, parfois avant l’apparition de symptômes. Une élévation isolée de la pression intraoculaire évoque plutôt une hypertonie ou un glaucome qu’une atteinte rétinienne toxique.

28. Quel médicament est principalement associé à une rétinopathie toxique plutôt qu’à un œdème maculaire médicamenteux ?

L’hydroxychloroquine
La déférioxamine
Le déférasirox
Le fingolimod

L’hydroxychloroquine

Explication

L’hydroxychloroquine, comme la chloroquine, peut provoquer une rétinopathie toxique. Le déférasirox, le fingolimod et la déférioxamine figurent parmi les médicaments associés à un œdème maculaire dans cette classification.

29. Quelle stratégie est appropriée lors de l’utilisation d’un médicament présentant un risque rétinien ?

Interrompre le suivi dès que la première évaluation est normale
Attendre l’apparition d’une baisse visuelle avant tout examen
Remplacer l’examen ophtalmologique par une mesure de la pression artérielle
Réaliser un bilan initial puis surveiller régulièrement la rétine

Réaliser un bilan initial puis surveiller régulièrement la rétine

Explication

Un bilan ophtalmologique avant le traitement et une surveillance régulière pendant toute sa durée permettent de détecter précocement une atteinte rétinienne. Attendre les symptômes est risqué, car certaines lésions peuvent rester irréversibles après l’arrêt du médicament.

30. Chez un patient traité par un médicament à risque, quelle association doit faire évoquer une neuropathie optique ?

Une diplopie intermittente, une myopie et une photophobie
Un larmoiement, un prurit et une rougeur conjonctivale
Des halos colorés, une douleur intense et des vomissements
Une baisse visuelle, une dyschromatopsie rouge-vert et un scotome central

Une baisse visuelle, une dyschromatopsie rouge-vert et un scotome central

Explication

La baisse d’acuité visuelle, l’altération de la perception rouge-vert et le scotome central sont des signes évocateurs de neuropathie optique toxique. Les halos colorés associés à une douleur et à des vomissements orientent plutôt vers une atteinte aiguë liée à la pression intraoculaire.

31. Quelle distinction décrit correctement le glaucome par rapport à l’hypertonie oculaire ?

Le glaucome atteint le nerf optique et peut altérer progressivement le champ visuel
Le glaucome se définit par une neuropathie optique toxique liée aux médicaments
Le glaucome correspond à une pression élevée sans atteinte fonctionnelle du nerf optique
Le glaucome désigne une inflammation aiguë de la rétine avec œdème maculaire

Le glaucome atteint le nerf optique et peut altérer progressivement le champ visuel

Explication

Le glaucome est une maladie du nerf optique qui entraîne progressivement une perte du champ visuel et peut conduire à la cécité. Une pression intraoculaire élevée sans atteinte caractérisée du nerf optique correspond plutôt à une hypertonie oculaire.

32. Quel traitement peut provoquer une augmentation de la pression intraoculaire et un glaucome chronique cortico-induit ?

Les antihistaminiques locaux
Les corticostéroïdes
Les antibiotiques topiques sans effet décrit sur la pression
Les larmes artificielles

Les corticostéroïdes

Explication

Les corticostéroïdes peuvent augmenter la pression intraoculaire et provoquer un glaucome chronique cortico-induit. La phényléphrine, l’atropine et le topiramate sont également cités comme médicaments responsables, tandis que les larmes artificielles ne sont pas associées à cet effet dans les données fournies.

33. Quel mécanisme distingue le glaucome à angle ouvert du glaucome à angle fermé ?

À angle ouvert, la rétine produit trop d’humeur aqueuse ; à angle fermé, le nerf optique s’inflamme
À angle ouvert, le trabéculum évacue mal l’humeur aqueuse ; à angle fermé, l’iris bloque l’angle
À angle ouvert, la cornée devient opaque ; à angle fermé, le cristallin cesse de transmettre la lumière
À angle ouvert, l’iris bloque l’angle ; à angle fermé, le trabéculum évacue mal l’humeur aqueuse

À angle ouvert, le trabéculum évacue mal l’humeur aqueuse ; à angle fermé, l’iris bloque l’angle

Explication

Dans le glaucome à angle ouvert, le drainage de l’humeur aqueuse par le trabéculum est insuffisant. Dans le glaucome à angle fermé, l’iris obstrue l’angle iridocornéen, ce qui peut provoquer une élévation brutale de la pression.

34. Quels symptômes constituent des signes d’alerte d’une atteinte aiguë liée à la pression intraoculaire ?

Un scotome central, une dyschromatopsie rouge-vert et une neuropathie optique
Un œdème maculaire, une rétinopathie toxique et une baisse visuelle lente
Une douleur oculaire intense, une baisse brutale de la vision et des halos colorés
Une baisse progressive du champ visuel sans douleur et une dyschromatopsie

Une douleur oculaire intense, une baisse brutale de la vision et des halos colorés

Explication

Une douleur oculaire intense, une baisse brutale de la vision, des halos colorés et des céphalées avec ou sans nausées ou vomissements évoquent une atteinte aiguë. La baisse progressive du champ visuel sans douleur correspond davantage à l’évolution silencieuse d’un glaucome chronique.

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Quelles sont les voies d'administration des formes pharmaceutiques oculaires ?

Voie topique, intraoculaire ou systémique.

Quelle proportion des prescriptions ophtalmiques est topique ?

Environ 90 %.

Sous quelle forme principale sont administrés les médicaments ophtalmiques topiques ?

Principalement sous forme de collyres.

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