★ À maîtriser
Les formes pharmaceutiques oculaires sont administrées par voie topique, intraoculaire ou systémique.
Environ 90 % des prescriptions ophtalmiques sont topiques, principalement sous forme de collyres, et 10 % sont systémiques par voie orale ou intraveineuse.
Compléments
Topique agit en surface, intraoculaire franchit les barrières, systémique passe par l’organisme
📌 Un collyre doit être stérile, isotone aux larmes, pratiquement limpide et exempt de particules lorsqu’il s’agit d’une solution, avec un pH compris entre 6,4 et 7,8, et ne doit être ni irritant, ni caustique, ni douloureux à l’instillation.
Dissoudre, disperser, appliquer
★ À maîtriser
📌 Les collyres sont faciles à administrer mais ont un temps de contact très court, une faible biodisponibilité et nécessitent une fréquence d’administration élevée.
📌 Les pommades prolongent la libération et augmentent la biodisponibilité, mais provoquent une vision floue transitoire.
Compléments
📌 Les gels constituent un compromis entre collyres et pommades, avec un temps de résidence prolongé et moins de gêne visuelle que les pommades.
Collyre facile mais fugace, pommade durable mais floue, gel compromis
Un insert ophtalmique libère progressivement son principe actif pendant une durée déterminée à partir d’un réservoir contenu dans une matrice ou entouré de membranes contrôlant le débit.
Les injections intraoculaires franchissent les barrières conjonctivale et sclérale et diffusent dans les structures intraoculaires, mais elles présentent des risques non négligeables d’infection et de traumatisme.
Réservoir ou injection → libération prolongée ou franchissement des barrières
★ À maîtriser
Les principaux objectifs sont:
Une formulation idéale est:
Compléments
Un principe actif idéal pour l’administration oculaire possède un faible poids moléculaire, une forme non ionisée et une solubilité dans les lipides et dans l’eau, ce qui lui confère un caractère amphiphile.
La tonicité des larmes est d’environ 300 mosmol·kg⁻¹ et correspond approximativement à une solution de chlorure de sodium à 0,93 %.
Résidence et perméabilité augmentées → biodisponibilité oculaire améliorée
★ À maîtriser
📌 Les facilitateurs d’absorption comme l’EDTA et le chlorure de benzalkonium augmentent la perméabilité membranaire, mais peuvent provoquer une irritation locale ou une cytotoxicité.
Compléments
Les cyclodextrines augmentent la solubilité et la stabilité du principe actif et diminuent l’irritation locale, mais leur quantité doit être suffisante pour dissoudre le principe actif et minimale pour permettre son absorption membranaire.
Les principaux gels in situ sont:
Physicochimie, formulation, absorption
★ À maîtriser
Les effets secondaires médicamenteux sont le plus souvent précoces, bénins et transitoires, tandis que les effets aigus graves sont rares.
Les troubles visuels fonctionnels précoces comprennent la vision floue, l’éblouissement, les halos lumineux, la photophobie, la difficulté d’accommodation et plus rarement la diplopie, et sont généralement bénins et réversibles à l’arrêt du traitement.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
Les toxidermies concernent environ 1 % des patients traités par un médicament et peuvent prendre la forme d’un rash, d’une urticaire, d’un prurit, d’un érythème, d’une photosensibilité ou d’une atteinte des muqueuses.
Les principaux médicaments pourvoyeurs sont:
★ À maîtriser
La toxicité rétinienne peut provoquer une baisse de l’acuité visuelle, un œdème maculaire ou une rétinopathie toxique touchant les photorécepteurs, parfois sans symptôme aux stades précoces.
L’hydroxychloroquine et la chloroquine peuvent provoquer une rétinopathie toxique, tandis que les corticostéroïdes, le déférasirox, la déférioxamine et le fingolimod peuvent provoquer un œdème maculaire.
La prise en charge comprend: un bilan ophtalmologique avant l’initiation, une surveillance régulière pendant le traitement, la recherche d’atteintes potentiellement irréversibles
La toxicité neurologique directe peut provoquer une neuropathie optique, notamment avec l’éthambutol, l’isoniazide, le chloramphénicol, la streptomycine, le linézolide, le tacrolimus, la ciclosporine A, la vincristine, la cisplatine et la déférioxamine.
📌 Le risque de neuropathie optique est généralement dépendant de la dose et de la durée, et une baisse d’acuité visuelle, une dyschromatopsie rouge-vert ou un scotome central doivent faire évoquer le diagnostic.
Compléments
📌 L’arrêt précoce du médicament responsable d’une neuropathie optique améliore le pronostic visuel.
Toxicité rétinienne ou du nerf optique → baisse visuelle parfois irréversible
★ À maîtriser
📌 Les corticostéroïdes peuvent augmenter la pression intraoculaire et provoquer un glaucome chronique cortico-induit, tandis que la phényléphrine, l’atropine et le topiramate sont également cités parmi les médicaments responsables.
📌 Dans le glaucome à angle ouvert, le trabéculum évacue mal l’humeur aqueuse, tandis que dans le glaucome à angle fermé, l’iris bloque l’angle iridocornéen et provoque une augmentation brutale de la pression intraoculaire.
Compléments
Angle ouvert évacue mal, angle fermé bloque brutalement l’angle iridocornéen
| Critère | Collyres | Pommades | Gels |
|---|---|---|---|
| Facilité d’administration | Très élevée | Moyenne | Élevée |
| Temps de résidence | Très court | Prolongé | Prolongé |
| Biodisponibilité | Faible | Élevée | Élevée |
| Vision trouble | Faible | Importante | Faible à modérée |
| Fréquence d’administration | Élevée | Faible | Modérée |
| Structure atteinte | Effets secondaires | Médicaments ou situations cités |
|---|---|---|
| Surface oculaire | Sécheresse, irritation, conjonctivite | Antihistaminiques, antidépresseurs, bêtabloquants |
| Cornée | Dépôts, œdème, kératite | Amiodarone, hydroxychloroquine, indométhacine |
| Cristallin | Cataracte | Corticostéroïdes prolongés |
| Rétine et nerf optique | Rétinopathie, neuropathie optique | Hydroxychloroquine, éthambutol, tamoxifène |
| Pression intraoculaire | Hypertonie, glaucome | Corticostéroïdes, atropine, topiramate |
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1. Quelles sont les trois voies d’administration possibles des formes pharmaceutiques oculaires ?
2. Quelle proportion approximative des prescriptions ophtalmiques est administrée par voie topique ?
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Quelles sont les voies d'administration des formes pharmaceutiques oculaires ?
Voie topique, intraoculaire ou systémique.
Quelle proportion des prescriptions ophtalmiques est topique ?
Environ 90 %.
Sous quelle forme principale sont administrés les médicaments ophtalmiques topiques ?
Principalement sous forme de collyres.
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