QCM : Fractures ouvertes de la jambe — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la caractéristique qui définit une fracture ouverte de la jambe ?

Une fracture limitée à la métaphyse sans atteinte cutanée
Une fracture récente sans risque infectieux
Une fracture intra-articulaire sans déplacement
Une fracture avec communication cutanée exposant le foyer fracturaire

Une fracture avec communication cutanée exposant le foyer fracturaire

Explication

Une fracture ouverte comporte une communication entre la peau et le foyer fracturaire, ce qui expose à l’infection et impose une prise en charge urgente. Les autres propositions ne décrivent pas cette communication cutanée.

2. Quelle affirmation décrit le mieux l’évolution de la consolidation osseuse d’une fracture de jambe chez l’adulte ?

Elle dépend uniquement du repos, sans influence du siège de la fracture
Elle est plus rapide en diaphyse qu’en zone métaphysaire
Elle commence directement par une ossification complète dès les premiers jours
Elle suit d’abord un hématome inflammatoire, puis un cal conjonctif, puis une ossification du cal

Elle suit d’abord un hématome inflammatoire, puis un cal conjonctif, puis une ossification du cal

Explication

La consolidation se déroule en trois étapes : hématome et réaction inflammatoire, cal conjonctif, puis ossification du cal. Elle est au contraire plus rapide en zone métaphysaire qu’en diaphyse.

3. Quels sont les éléments contenus dans la loge antérieure de la jambe ?

Le triceps sural et l’artère poplitée
Quatre muscles et le paquet vasculo-nerveux tibial antérieur
Trois muscles profonds et le nerf fibulaire superficiel
Deux muscles et le nerf tibial

Quatre muscles et le paquet vasculo-nerveux tibial antérieur

Explication

La loge antérieure comprend quatre muscles et le paquet vasculo-nerveux tibial antérieur. Le nerf tibial appartient à la loge postérieure, pas à la loge antérieure.

4. Quel territoire sensitif est classiquement assuré par le nerf tibial ?

La face dorsale latérale du pied
La face plantaire du pied
La face antérieure de la jambe
Le dos du premier espace interdigital

La face plantaire du pied

Explication

Le nerf tibial a un territoire sensitif plantaire. Le dos du premier espace interdigital relève du nerf fibulaire profond, ce qui constitue un piège classique.

5. Quelle proposition correspond à une fracture tibiale complexe ?

Une fracture sans déplacement et sans fragment intermédiaire
Une fracture transverse simple avec deux fragments
Une fracture avec plus de deux fragments
Une fracture limitée à la diaphyse sans comminution

Une fracture avec plus de deux fragments

Explication

Les fractures complexes comportent plus de deux fragments, comme les fractures comminutives, bifocales ou en aile de papillon. Une fracture transverse simple ne comporte que deux fragments.

6. Quel mécanisme est le plus souvent à l’origine d’une fracture oblique longue ou spiroïde du tibia ?

Une traction musculaire isolée
Un choc uniquement compressif vertical
Une lésion par écrasement sans rotation
Un mécanisme par torsion

Un mécanisme par torsion

Explication

Les fractures obliques longues et spiroïdes proviennent souvent d’un mécanisme de torsion. Ce type de traumatisme peut aussi menacer la peau et s’accompagner d’une ouverture de dedans en dehors.

7. Quel siège représente la localisation la plus fréquente des fractures de jambe ?

La métaphyse haute
La diaphyse tibiale
La cheville
La tête de la fibula

La diaphyse tibiale

Explication

Les fractures diaphysaires représentent plus de 80 % des fractures de jambe. La métaphyse haute est surtout importante pour son risque vasculaire en cas de déplacement postérieur.

8. Quel couple siège-risque est correct pour une fracture métaphysaire basse ?

Risque principal de luxation articulaire
Consolidation rapide et menace immédiate de l’artère poplitée
Absence de complication de consolidation
Vascularisation faible et risque de pseudarthrose

Vascularisation faible et risque de pseudarthrose

Explication

Les fractures métaphysaires basses ont une vascularisation faible et peu d’insertions musculaires, ce qui favorise la pseudarthrose. La menace de l’artère poplitée concerne surtout les fractures métaphysaires hautes avec déplacement postérieur.

9. Quelle lésion des parties molles correspond à une peau décollée de ses plans profonds avec risque de nécrose par défaut de vascularisation ?

L’angulation du foyer
L’ouverture cutanée de dedans en dehors
La contusion articulaire
Le décollement cutané

Le décollement cutané

Explication

Le décollement cutané rompt les liens entre peau et aponévroses, ce qui réduit l’apport sanguin et favorise la nécrose. Ce mécanisme est distinct de la simple ouverture cutanée.

10. Dans la classification de Cauchoix et Duparc, quel type correspond à une plaie punctiforme ou peu étendue sans contusion ni décollement ?

Le type II
Le type III
Le type I
Le type V

Le type I

Explication

Le type I correspond à une petite plaie, sans contusion ni décollement, avec un risque infectieux minime. Le type III correspond au contraire à une perte de substance cutanée non suturable.

11. Lors de l’examen clinique d’une fracture de jambe, quel élément est recherché par l’inspection du membre ?

Le siège de la fracture, son déplacement et l’état cutané
La longueur des membres supérieurs et la symétrie du bassin
La densité minérale osseuse et l’âge osseux
La présence d’une arthrose du genou associée

Le siège de la fracture, son déplacement et l’état cutané

Explication

L’inspection permet d’identifier le siège de la fracture, son déplacement et l’état des parties molles. Elle ne remplace pas l’évaluation osseuse ou articulaire globale.

12. Quel signe oriente le plus vers une atteinte du nerf fibulaire commun lors du bilan clinique ?

Une abolition de la flexion plantaire et une anesthésie de la plante du pied
Une douleur isolée à la palpation du tibia sans déficit neurologique
Une perte de sensibilité du bord médial du pied avec conservation de la motricité
Une faiblesse des releveurs des orteils avec atteinte de la sensibilité de la première commissure dorsale

Une faiblesse des releveurs des orteils avec atteinte de la sensibilité de la première commissure dorsale

Explication

Le test du nerf fibulaire commun évalue les releveurs des orteils et la sensibilité de la première commissure dorsale. La flexion plantaire et la sensibilité plantaire relèvent plutôt du nerf tibial.

13. Quelle imagerie de base doit être réalisée devant une fracture de la jambe suspectée aux urgences ?

Une échographie des parties molles uniquement
Des radiographies de face et de profil du segment jambier en entier
Une scintigraphie osseuse en première intention
Une tomodensitométrie systématique du genou et de la cheville

Des radiographies de face et de profil du segment jambier en entier

Explication

L’exploration initiale repose sur des radiographies de face et de profil du segment jambier en entier. Elles doivent être réalisées hors attelle, puis l’attelle est remise après l’examen.

14. Dans les premières semaines de surveillance, quel rythme de contrôle radiographique est recommandé pour dépister un déplacement secondaire ?

Une radiographie unique à six semaines
Une radiographie annuelle jusqu’à consolidation
Un contrôle uniquement en cas de douleur
Des radiographies hebdomadaires pendant les trois premières semaines

Des radiographies hebdomadaires pendant les trois premières semaines

Explication

Le déplacement secondaire est recherché par des radiographies de contrôle hebdomadaires pendant les trois premières semaines. Ce suivi est important car le déplacement peut apparaître lors de la fonte de l’œdème.

15. Quel est le moyen principal de prévenir le déplacement secondaire pendant le traitement orthopédique ?

Un massage répété du foyer fracturaire
Une immobilisation courte de quelques jours seulement
Une mise en charge immédiate du membre
Un plâtre bien moulé, sans serrage excessif

Un plâtre bien moulé, sans serrage excessif

Explication

La prévention repose sur un plâtre bien moulé, efficace mais non compressif. Un plâtre trop serré risquerait de comprimer les tissus et de favoriser des complications.

16. Devant une complication vasculaire associée à une fracture, quelle conduite est correcte ?

Réaliser une angiographie puis attendre avant toute autre mesure
Reporter le traitement jusqu’à la consolidation osseuse
Se contenter d’une surveillance clinique sans immobilisation
Immobiliser par fixateur externe et ne pas retarder la revascularisation

Immobiliser par fixateur externe et ne pas retarder la revascularisation

Explication

L’angiographie peut aider au diagnostic vasculaire, mais elle ne doit pas retarder le geste de revascularisation ni l’immobilisation par fixateur externe. Il s’agit d’une urgence.

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Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Fractures ouvertes de la jambe.

Fracture ouverte — définition ?

Fracture avec communication cutanée expose à infection.

Consolidation osseuse — étape ?

Cicatrisation dépendant de l’hématome, périoste, sollicitations.

Syndrome des loges — mécanisme ?

Augmentation rapide du contenu dans une loge inextensible.

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