QCM : Gestion des fractures pelviennes et nerfs associés — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme correspond à un cisaillement vertical du bassin ?

Un choc direct sur la crête iliaque
Une hyperflexion du genou avec torsion du bassin
Une simple compression latérale sans déplacement
Une chute d’un lieu élevé avec réception sur un pied

Une chute d’un lieu élevé avec réception sur un pied

Explication

Le cisaillement vertical est décrit comme une chute d’un lieu élevé avec réception sur un pied. Ce mécanisme s’associe à une forte instabilité verticale.

2. Quel traitement est rapporté pour une fracture stable de type C avec cisaillement vertical ?

Hamac et traction, puis repos au lit
Fixation antérieure seule comme traitement définitif
Aucune ostéosynthèse n’est indiquée
Repos au lit isolé sans réduction

Hamac et traction, puis repos au lit

Explication

Pour un type C stable, la réduction d’un cisaillement vertical est réalisée avec hamac et traction, puis repos au lit. Le type C stable peut aussi nécessiter une ostéosynthèse antérieure et postérieure, ce que ne proposent pas les autres choix.

3. Dans une fracture stable de type B, quelle stratégie peut permettre la réduction postérieure ?

Un traitement chirurgical d’emblée des deux arcs sans repère
Une ostéosynthèse postérieure seule
Un simple repos au lit sans stabilisation
Une fixation antérieure seule

Une fixation antérieure seule

Explication

Pour le type B stable, une fixation antérieure seule peut permettre la réduction postérieure. Le repos seul ne correspond pas à la stratégie décrite pour ce type de fracture.

4. Chez un polytraumatisé instable avec fracture du bassin, quelle association correspond le mieux à la prise en charge initiale urgente ?

Fixation antérieure isolée sans correction hémodynamique
Ventilation, remplissage vasculaire, transfusion et antibiothérapie
Antalgiques seuls avec radiographie de contrôle
Repos au lit, kinésithérapie et surveillance simple

Ventilation, remplissage vasculaire, transfusion et antibiothérapie

Explication

La prise en charge de l’instable repose sur une urgence extrême associant ventilation, remplissage, transfusion et antibiothérapie, avec prise en charge multidisciplinaire. Les autres propositions correspondent à des situations non prioritaires ou au traitement des fractures stables.

5. Chez le sujet jeune, quel profil de traumatisme du bassin est le plus typique ?

Une luxation bénigne sans retentissement général
Un traumatisme de haute énergie avec polytraumatisme et risque hémorragique immédiat
Un traumatisme de faible énergie avec alitement prolongé
Une atteinte isolée sans risque hémorragique

Un traumatisme de haute énergie avec polytraumatisme et risque hémorragique immédiat

Explication

Chez le sujet jeune, les fractures du bassin surviennent plus souvent après une haute énergie et s’inscrivent dans un polytraumatisme, avec risque hémorragique immédiat. Le sujet âgé est plutôt exposé à des mécanismes de faible énergie.

6. Quelle manœuvre de stabilisation est spécifiquement citée chez le polytraumatisé instable pour aider au contrôle hémorragique pelvien ?

La réduction orthopédique différée
L’emballage pelvien de Routt
La simple immobilisation par attelle du membre inférieur
La traction seule sans contention pelvienne

L’emballage pelvien de Routt

Explication

L’emballage pelvien de Routt est mentionné comme une manœuvre de stabilisation utilisée chez le polytraumatisé instable. Il s’intègre à une stratégie de contrôle hémorragique, contrairement à une traction isolée ou à un traitement différé.

7. Dans la classification de Tile, que caractérise un type C ?

Une simple atteinte des branches pubiennes sans instabilité
Une rupture complète de l’arc postérieur avec instabilité verticale
Une fracture parcellaire avec arc postérieur intact
Une rupture incomplète avec charnière verticale respectée

Une rupture complète de l’arc postérieur avec instabilité verticale

Explication

Le type C correspond à une rupture complète de l’arc postérieur avec ascension d’un ou des deux hémibassins et instabilité verticale. Le type A est au contraire stable avec arc postérieur intact.

8. Quelle attitude est recommandée en cas de suspicion de lésion urétrale postérieure associée à un traumatisme du bassin ?

Réaliser un sondage urinaire systématique
Éviter le sondage urinaire
Attendre une radiographie normale avant tout geste
Prescrire uniquement un antalgique

Éviter le sondage urinaire

Explication

Le sondage urinaire est contre-indiqué s’il existe une suspicion de lésion urétrale postérieure. Cette précaution évite d’aggraver une lésion déjà présente.

9. Quelle anomalie sensitive est classiquement associée à l’atteinte du nerf obturateur ?

Une sensibilité cutanée limitée derrière le genou
Une hypersensibilité du scrotum
Une anesthésie de la plante du pied
Une perte de sensibilité de la face latérale de la jambe

Une sensibilité cutanée limitée derrière le genou

Explication

Le nerf obturateur est associé à une petite zone de sensibilité cutanée derrière le genou. Les autres propositions correspondent à d’autres territoires nerveux.

10. Pourquoi les radiographies standards du bassin sont-elles insuffisantes à elles seules ?

Parce qu’elles remplacent l’exploration vasculaire
Parce qu’elles évaluent trop bien les parties molles
Parce qu’elles ne diagnostiquent pas correctement l’arc postérieur
Parce qu’elles suffisent à exclure tout saignement pelvien

Parce qu’elles ne diagnostiquent pas correctement l’arc postérieur

Explication

Les radiographies standards ne permettent pas de diagnostiquer correctement l’ensemble des fractures, notamment celles de l’arc postérieur. L’évaluation doit donc être complétée selon le contexte clinique.

11. Quelle affirmation correspond à la gravité épidémiologique des fractures du bassin ?

L’instabilité hémodynamique est exceptionnelle
Les fractures ouvertes sont rares et anecdotiques
La mortalité est élevée, de l’ordre de 5 à 30 %
La mortalité est nulle dans la majorité des cas

La mortalité est élevée, de l’ordre de 5 à 30 %

Explication

La mortalité associée aux fractures du bassin est rapportée entre 5 et 30 %. Une instabilité hémodynamique est aussi fréquente dans ce contexte.

12. Quel signe clinique oriente classiquement vers une fracture du bassin ?

Une raideur cervicale isolée
Une douleur avec modification du relief et attitudes vicieuses
Une fièvre d’emblée sans douleur
Une toux productive isolée

Une douleur avec modification du relief et attitudes vicieuses

Explication

Le diagnostic clinique repose sur des points douloureux, une modification du relief et des attitudes vicieuses. Ces éléments orientent vers une atteinte pelvienne traumatique.

13. Quel nerf innerve le périnée et les organes génitaux externes ?

Le nerf pudendal
Le nerf sciatique
Le nerf obturateur
Le nerf fémoral

Le nerf pudendal

Explication

Le nerf pudendal, aussi appelé nerf honteux interne, innerve le périnée et les organes génitaux externes. Le nerf obturateur est surtout lié à l’adduction de la cuisse.

14. Quel examen est indiqué en première intention devant un choc hémorragique sans cause extra-pelvienne évidente ?

Une radiographie du poignet
Un angioscanner ou une artériographie
Une échographie cervicale
Un électrocardiogramme seul

Un angioscanner ou une artériographie

Explication

En l’absence de cause extra-pelvienne évidente, un saignement pelvien actif doit être recherché par angioscanner ou artériographie en première intention. Cela permet d’identifier une atteinte vasculaire pelvienne.

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Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Gestion des fractures pelviennes et nerfs associés.

Nerf obturateur — rôle ?

Innerve la cuisse, sensibilité derrière le genou

Nerf pudendal — innerve ?

Périnée et organes génitaux externes

Fractures bassin — incidence ?

Faible, 9%

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