QCM : Handicap et accompagnement en ASSP — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le handicap est-il défini dans son rapport aux activités et à la participation sociale ?

Comme une différence physique entraînant automatiquement une dépendance complète dans la vie quotidienne
Comme une limitation d’activité ou une restriction de participation liée à une altération durable et à l’environnement
Comme une maladie aiguë entraînant une interruption temporaire de toute participation collective
Comme une difficulté passagère dans une activité sans rapport avec l’environnement social

Comme une limitation d’activité ou une restriction de participation liée à une altération durable et à l’environnement

Explication

Le handicap résulte d’une limitation d’activité ou d’une restriction de participation, en lien avec une altération durable et l’interaction avec l’environnement. Une difficulté passagère ne suffit pas à caractériser cette notion, car la durée et la relation avec l’environnement sont importantes.

2. Quelle distinction permet de différencier le handicap psychique du handicap cognitif ?

Le handicap psychique atteint les sens, tandis que le handicap cognitif résulte principalement d’une paralysie des membres
Le handicap psychique concerne les mouvements, tandis que le handicap cognitif touche principalement la vue et l’audition
Le handicap psychique correspond à une déficience intellectuelle sévère, tandis que le handicap cognitif concerne la posture
Le handicap psychique concerne notamment la vie relationnelle et sociale, tandis que le handicap cognitif touche la mémoire, l’attention ou le langage

Le handicap psychique concerne notamment la vie relationnelle et sociale, tandis que le handicap cognitif touche la mémoire, l’attention ou le langage

Explication

Le handicap psychique affecte notamment la vie relationnelle et sociale, alors que le handicap cognitif concerne des fonctions comme la mémoire, l’attention ou le langage. Confondre ces deux notions revient à attribuer aux fonctions cognitives les difficultés relationnelles propres au handicap psychique.

3. Quelle situation illustre le mieux un handicap moteur ?

Une personne ayant une surdité éprouve des difficultés à percevoir les sons dans son environnement
Une personne ayant une déficience intellectuelle éprouve des difficultés importantes dans plusieurs apprentissages
Une personne ayant des troubles de mémoire éprouve des difficultés à retenir une consigne nouvelle
Une personne ayant une paraplégie éprouve des difficultés à se déplacer et à maintenir certaines postures

Une personne ayant une paraplégie éprouve des difficultés à se déplacer et à maintenir certaines postures

Explication

Le handicap moteur rend difficiles les déplacements, la posture ou les mouvements, comme dans la paraplégie. La surdité relève du handicap sensoriel, tandis que les troubles de mémoire et la déficience intellectuelle renvoient à d’autres types de handicap.

4. Quelle situation correspond à une cause congénitale de handicap ?

Un accident de la circulation ayant provoqué une lésion de la moelle épinière à l’âge adulte
Un traumatisme survenu au travail ayant entraîné une limitation durable des mouvements
Une anomalie génétique présente dès la naissance ou une atteinte survenue pendant la grossesse
Une maladie apparue plusieurs années après la naissance et ayant réduit les capacités fonctionnelles

Une anomalie génétique présente dès la naissance ou une atteinte survenue pendant la grossesse

Explication

Une cause congénitale est liée à une anomalie génétique ou à une atteinte apparue pendant la grossesse ou autour de la naissance. Un accident, une maladie apparue plus tard ou un traumatisme professionnel relèvent de causes acquises.

5. Quelle conséquence du handicap peut directement concerner la vie quotidienne et la participation sociale ?

Une restriction limitée aux activités sportives sans effet possible sur la communication ou la vie sociale
Des difficultés à réaliser certains actes, à se déplacer, à communiquer ou à accéder à l’emploi
Une amélioration spontanée de l’autonomie grâce à la présence de limitations fonctionnelles durables
Une disparition automatique de toute capacité d’apprentissage et de toute relation avec l’entourage

Des difficultés à réaliser certains actes, à se déplacer, à communiquer ou à accéder à l’emploi

Explication

Le handicap peut affecter les actes de la vie quotidienne, les déplacements, la communication, la vie sociale, l’emploi et les apprentissages. Il ne supprime pas nécessairement toutes les capacités et ses conséquences ne se limitent pas aux activités sportives.

6. Quelle action relève principalement de la prévention du handicap plutôt que de sa compensation ?

Organiser un dépistage précoce afin d’identifier rapidement une difficulté et de favoriser sa prise en charge
Installer une rampe d’accès pour permettre à une personne ayant des difficultés motrices d’entrer dans un bâtiment
Fournir un fauteuil roulant adapté pour faciliter les déplacements d’une personne déjà limitée
Mettre en place une aide humaine pour accompagner une personne dans une activité devenue difficile

Organiser un dépistage précoce afin d’identifier rapidement une difficulté et de favoriser sa prise en charge

Explication

Le dépistage précoce fait partie de la prévention, avec le suivi de grossesse, la vaccination et la prévention des accidents. Une rampe, un fauteuil ou une aide humaine compensent des conséquences déjà présentes en adaptant l’environnement ou l’accompagnement.

7. Quelle pratique correspond au principe d’inclusion d’une personne en situation de handicap ?

Orienter la personne vers un lieu séparé pour éviter les difficultés liées à sa participation aux activités communes
Adapter l’environnement et les modalités de participation afin que la personne puisse prendre part à la vie sociale
Demander à la personne de s’adapter seule aux règles existantes sans modifier les espaces ni les activités
Réduire la participation sociale de la personne afin de prévenir les situations jugées trop complexes

Adapter l’environnement et les modalités de participation afin que la personne puisse prendre part à la vie sociale

Explication

L’inclusion vise la participation à la vie sociale en adaptant l’environnement aux besoins de la personne. L’orientation vers un lieu séparé ou l’absence d’aménagement maintient une mise à l’écart plutôt qu’une participation inclusive.

8. Quelle mesure favorise directement l’inclusion dans un établissement accueillant des personnes en situation de handicap ?

Remplacer l’accessibilité des lieux par une prise en charge individuelle éloignée des espaces collectifs
Privilégier la protection de la personne en réduisant son accès à l’école, à l’emploi et aux loisirs
Proposer une communication adaptée et des aides techniques tout en garantissant l’accès aux activités et en combattant les discriminations
Limiter les activités aux personnes capables de suivre les modalités habituelles sans soutien particulier

Proposer une communication adaptée et des aides techniques tout en garantissant l’accès aux activités et en combattant les discriminations

Explication

L’inclusion est favorisée par l’accessibilité, les aides humaines et techniques, la communication adaptée, l’accès aux activités et la lutte contre les discriminations. Réduire l’accès aux espaces ou aux activités produit une mise à l’écart et contredit ces facteurs favorables.

9. Quelle attitude professionnelle est la plus adaptée dans l’accompagnement d’une personne en situation de handicap ?

Décider à sa place pour la protéger, parler comme à un enfant et privilégier la rapidité de l’intervention
Respecter ses choix, soutenir son autonomie, éviter de l’infantiliser et adapter la communication à ses besoins
Se concentrer sur ses difficultés, imposer les décisions d’accompagnement et réduire ses possibilités de choix
Faire les activités à sa place afin de limiter ses efforts et utiliser une communication identique pour toutes les personnes

Respecter ses choix, soutenir son autonomie, éviter de l’infantiliser et adapter la communication à ses besoins

Explication

L’attitude professionnelle repose sur le respect des choix, le soutien de l’autonomie, l’absence d’infantilisation et une communication adaptée. Décider à la place de la personne ou faire systématiquement les activités pour elle risque de réduire son autonomie et de ne pas respecter ses choix.

10. Quel principe guide en priorité la scolarisation d’un élève handicapé ?

Une scolarisation à domicile avec des supports pédagogiques personnalisés
Une scolarisation en milieu ordinaire avec les adaptations nécessaires
Une inscription en classe ordinaire sans modification des enseignements
Une orientation vers un établissement spécialisé selon le diagnostic

Une scolarisation en milieu ordinaire avec les adaptations nécessaires

Explication

La scolarisation en milieu ordinaire constitue la priorité, avec des adaptations répondant aux besoins de l’élève. Une orientation spécialisée peut toutefois faire partie des modalités prévues lorsque la situation le justifie.

11. Quelle modalité peut être combinée à une classe ordinaire selon les besoins de l’élève handicapé ?

Une scolarisation à distance organisée indépendamment de l’équipe éducative
Une prise en charge médicale excluant la participation aux activités scolaires
Un dispositif ULIS ou un accompagnement en établissement médico-social
Un enseignement général identique sans adaptation pédagogique particulière

Un dispositif ULIS ou un accompagnement en établissement médico-social

Explication

Les modalités peuvent inclure la classe ordinaire, l’ULIS, un établissement ou service médico-social, ainsi que des combinaisons entre ces solutions. Elles sont choisies en fonction des besoins de l’élève, et non selon une formule identique pour tous.

12. Quel est le rôle principal du Projet personnalisé de scolarisation, ou PPS ?

Évaluer médicalement l’élève sans définir ses conditions de scolarisation
Organiser la scolarité de l’élève en précisant les aides et adaptations nécessaires
Remplacer le projet pédagogique de la classe par un suivi médico-social
Décider les prestations de compensation financière liées à la situation de handicap

Organiser la scolarité de l’élève en précisant les aides et adaptations nécessaires

Explication

Le PPS organise la scolarité en précisant notamment les modalités de scolarisation, les adaptations, les aides humaines, le matériel et les aménagements. Le PPC concerne plutôt les réponses générales de compensation liées au handicap.

13. Quelle intervention correspond au rôle d’un AESH tout en respectant la responsabilité de l’enseignant ?

Aider l’élève à utiliser son matériel et à participer aux activités en développant son autonomie
Concevoir les objectifs d’apprentissage et assurer seul l’enseignement de la classe
Évaluer les besoins de compensation et décider des prestations adaptées
Remplacer les professionnels médico-sociaux dans toutes les interventions spécialisées

Aider l’élève à utiliser son matériel et à participer aux activités en développant son autonomie

Explication

L’AESH facilite notamment les déplacements, l’installation, la communication, l’utilisation du matériel et la participation, en favorisant l’autonomie. L’enseignant reste responsable de l’enseignement et des apprentissages de la classe.

14. Quel ensemble de principes est affirmé par la loi du 11 février 2005 ?

La création des dispositifs ULIS, la désignation des AESH et l’organisation des équipes éducatives
L’évaluation des besoins individuels, la notification des prestations et l’orientation vers les établissements
La gestion des établissements scolaires, la formation des enseignants et le financement des manuels adaptés
L’égalité des droits et des chances, la participation, la citoyenneté, l’accessibilité et la compensation

L’égalité des droits et des chances, la participation, la citoyenneté, l’accessibilité et la compensation

Explication

La loi du 11 février 2005 affirme des principes liés aux droits, à la participation, à la citoyenneté, à l’accessibilité, à la scolarisation, à l’emploi et à la compensation. L’évaluation et les décisions individuelles relèvent d’acteurs institutionnels comme l’équipe pluridisciplinaire et la CDAPH.

15. Quelle mission relève principalement de la MDPH ?

Prendre les décisions individuelles concernant les droits, les prestations et les orientations
Assurer directement les soins, l’accompagnement quotidien et la formation professionnelle
Élaborer les apprentissages scolaires et contrôler les adaptations pédagogiques en classe
Accueillir la personne, l’informer, l’accompagner dans ses démarches et organiser l’évaluation de ses besoins

Accueillir la personne, l’informer, l’accompagner dans ses démarches et organiser l’évaluation de ses besoins

Explication

La MDPH accueille, informe, accompagne les démarches et organise l’évaluation des besoins de la personne handicapée. La CDAPH prend ensuite les décisions individuelles concernant notamment les droits, les prestations et les orientations.

16. Quelle distinction décrit correctement les rôles de l’équipe pluridisciplinaire et de la CDAPH ?

L’équipe évalue les besoins et contribue au plan de compensation, tandis que la CDAPH prend les décisions
L’équipe accompagne les démarches administratives, tandis que la CDAPH élabore les adaptations pédagogiques
L’équipe organise la scolarité, tandis que la CDAPH assure l’accompagnement quotidien de la personne
L’équipe attribue les prestations et les orientations, tandis que la CDAPH réalise l’évaluation des besoins

L’équipe évalue les besoins et contribue au plan de compensation, tandis que la CDAPH prend les décisions

Explication

L’équipe pluridisciplinaire analyse les besoins de compensation et contribue à élaborer le plan personnalisé de compensation. La CDAPH prend les décisions relatives notamment aux droits, aux prestations et aux orientations.

17. À quoi sert le Plan personnalisé de compensation, ou PPC ?

À fixer les obligations des employeurs et les conditions générales d’accès à l’emploi
À organiser les réponses qui compensent les conséquences du handicap et favorisent l’autonomie
À définir les modalités de scolarisation, les adaptations pédagogiques et les aides humaines
À accueillir les personnes, à les informer et à organiser l’évaluation de leurs besoins

À organiser les réponses qui compensent les conséquences du handicap et favorisent l’autonomie

Explication

Le PPC organise les réponses destinées à compenser les conséquences du handicap et à favoriser l’autonomie. Le PPS porte plus spécifiquement sur l’organisation de la scolarité de l’élève.

18. Quel service accompagne les enfants et les adolescents par l’éducation spécialisée, les soins, le soutien à l’autonomie et la scolarisation ?

Un service d’aide à domicile généraliste
Le SAVS
Le SESSAD
Le SAMSAH

Le SESSAD

Explication

Le SESSAD intervient auprès des enfants et des adolescents en associant éducation spécialisée, soins, soutien à l’autonomie, scolarisation et accompagnement familial. Le SAVS et le SAMSAH s’adressent aux adultes, ce qui rend ces réponses inadaptées ici.

19. Un adulte ayant besoin d’aide pour son logement, ses démarches, son emploi et ses loisirs relève principalement de quel service ?

Le SAMSAH
Le SESSAD
Le SAVS
Un établissement scolaire spécialisé

Le SAVS

Explication

Le SAVS accompagne les adultes dans l’autonomie et la vie sociale, notamment pour le logement, les démarches, l’emploi et les loisirs. Le SAMSAH pourrait être envisagé si un accompagnement médico-social et une coordination des soins étaient également nécessaires.

20. Quelle situation correspond le mieux à l’intervention du SAMSAH auprès d’un adulte ?

Un soutien scolaire centré sur les apprentissages d’un adolescent
Une aide aux loisirs sans intervention médico-sociale complémentaire
Une prise en charge limitée aux démarches administratives courantes
Un accompagnement social associé à l’accès et à la coordination des soins

Un accompagnement social associé à l’accès et à la coordination des soins

Explication

Le SAMSAH combine l’accompagnement social et médico-social, facilite l’accès aux soins, coordonne ceux-ci et contribue au maintien de l’autonomie. Le soutien scolaire relève plutôt du SESSAD, tandis qu’un accompagnement social sans dimension de soins correspond davantage au SAVS.

21. Dans quel ordre faut-il appliquer la méthode d’analyse d’une situation de handicap ?

Analyser les besoins, justifier une solution, repérer le handicap, puis proposer une adaptation
Identifier le handicap, repérer ses conséquences, analyser les besoins, proposer une adaptation, puis la justifier
Proposer une adaptation, identifier le handicap, justifier la réponse, puis analyser les besoins
Repérer les conséquences, proposer une adaptation, identifier le handicap, puis analyser les besoins

Identifier le handicap, repérer ses conséquences, analyser les besoins, proposer une adaptation, puis la justifier

Explication

La méthode commence par l’identification du handicap, puis examine ses conséquences et les besoins avant de formuler et de justifier une adaptation. Commencer par une solution ou inverser ces étapes empêche de relier correctement la proposition aux besoins repérés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 38 flashcards sur Handicap et accompagnement en ASSP.

Qu'est-ce que le handicap selon la définition donnée ?

Une limitation d’activité ou restriction de participation liée à une altération durable et à l’interaction avec l’environnement.

Quels sont les principaux types de handicap ?

Le handicap moteur, sensoriel, intellectuel, psychique, cognitif et le polyhandicap.

Quelles difficultés cause le handicap moteur ?

Il rend difficiles les déplacements, la posture ou les mouvements.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Handicap et accompagnement en ASSP.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM