QCM : Hématomes et compression médullaire — 72 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle structure est principalement atteinte dans l’hémiplégie typique, qui entraîne un déficit moteur d’un seul côté du corps ?

Le faisceau pyramidal d’un seul côté
Les nerfs périphériques des deux jambes
La jonction neuromusculaire des quatre membres
Les deux cordons postérieurs médullaires

Le faisceau pyramidal d’un seul côté

Explication

L’hémiplégie correspond à un déficit moteur d’un hémicorps, généralement causé par une atteinte unilatérale du faisceau pyramidal. La paraplégie concerne principalement les deux membres inférieurs et ne décrit donc pas ce tableau.

2. Quelle association sémiologique caractérise le mieux une hémiplégie flasque par rapport à une hémiplégie spasmodique ?

Une hypotonie avec des réflexes diminués et un signe de Babinski
Une hypotonie avec des réflexes vifs et une abolition du signe de Babinski
Une hypertonie avec des réflexes diminués et une abolition du signe de Babinski
Une hypertonie avec des réflexes vifs et un signe de Babinski

Une hypotonie avec des réflexes diminués et un signe de Babinski

Explication

L’hémiplégie flasque associe une hypotonie, des réflexes ostéotendineux diminués ou abolis et un signe de Babinski. L’hémiplégie spasmodique se distingue par une hypertonie et une exagération des réflexes.

3. Dans une hémiplégie flasque globale, quelle répartition de la paralysie est attendue ?

Face supérieure, racine du membre supérieur et muscles extenseurs du membre inférieur
Face inférieure, extrémité du membre supérieur et muscles raccourcisseurs du membre inférieur
Face entière, muscles proximaux du membre supérieur et muscles fléchisseurs du membre inférieur
Face inférieure, racine du membre supérieur et muscles extenseurs du membre inférieur

Face inférieure, extrémité du membre supérieur et muscles raccourcisseurs du membre inférieur

Explication

La paralysie faciale prédomine sur la moitié inférieure du visage, celle du membre supérieur sur l’extrémité et celle du membre inférieur sur les muscles raccourcisseurs. Les autres répartitions inversent ou modifient ces prédominances caractéristiques.

4. Quel tableau oriente le mieux vers une lésion corticale responsable d’une hémiplégie ?

Une paralysie bilatérale des membres inférieurs avec atteinte sphinctérienne
Une hémiplégie globale, proportionnelle et strictement motrice
Une hémiplégie avec paralysie de nerfs crâniens du côté lésé
Une paralysie partielle, brachiale ou crurale, accompagnée de signes corticaux

Une paralysie partielle, brachiale ou crurale, accompagnée de signes corticaux

Explication

Une lésion corticale provoque habituellement une hémiplégie partielle à prédominance brachiale ou crurale, accompagnée de signes comme l’aphasie ou l’hémianopsie. L’hémiplégie globale motrice pure évoque plutôt une lésion capsulaire, tandis que l’atteinte de nerfs crâniens caractérise un syndrome alterne du tronc cérébral.

5. Que mesure principalement un électroencéphalogramme réalisé avec des électrodes placées sur le cuir chevelu ?

La pression intracrânienne au cours du sommeil
L’activité électrique cérébrale
La contraction mécanique des muscles squelettiques
La vitesse de conduction des nerfs périphériques

L’activité électrique cérébrale

Explication

L’EEG enregistre l’activité électrique du cerveau à partir d’électrodes placées sur le cuir chevelu. L’étude des nerfs périphériques et des muscles relève principalement de l’ENMG.

6. Quelle description correspond à l’EEG classique ?

Une aiguille intramusculaire selon un protocole de stimulation, durant 10 minutes
Deux électrodes musculaires selon un montage moteur, durant au moins 60 minutes
Des électrodes symétriques selon le système 10-20, durant au moins 20 minutes
Des électrodes unilatérales selon un montage libre, durant moins de 5 minutes

Des électrodes symétriques selon le système 10-20, durant au moins 20 minutes

Explication

L’EEG classique utilise le système international 10-20, comporte généralement 8 à 21 électrodes et dure au minimum 20 minutes. Les autres descriptions correspondent à des techniques ou à des durées qui ne caractérisent pas l’EEG classique.

7. Comment évolue normalement le rythme alpha lorsqu’une personne ferme puis ouvre les yeux ?

Il augmente dans une seule région puis devient permanent à l’ouverture
Il augmente les yeux fermés et disparaît lors de leur ouverture
Il reste inchangé les yeux fermés et se ralentit progressivement à l’ouverture
Il disparaît les yeux fermés et augmente lors de leur ouverture

Il augmente les yeux fermés et disparaît lors de leur ouverture

Explication

Le rythme alpha, postérieur, bilatéral et synchrone, augmente lors de la fermeture des yeux et disparaît à leur ouverture. Il ne s’agit donc pas d’un rythme renforcé par l’ouverture oculaire.

8. Quelle utilisation de l’EEG est particulièrement pertinente chez le nourrisson ?

Calculer la force de contraction des muscles respiratoires
Diagnostiquer une myopathie par potentiels musculaires
Mesurer la vitesse de conduction des nerfs des membres
Évaluer la maturation cérébrale et rechercher une épilepsie

Évaluer la maturation cérébrale et rechercher une épilepsie

Explication

Chez le nourrisson, l’EEG sert notamment à évaluer la maturation cérébrale et à explorer une éventuelle épilepsie. La mesure des conductions nerveuses et l’analyse des potentiels musculaires relèvent de l’ENMG.

9. Quel est le principe de la stimulodétection en ENMG ?

Observer le cortex cérébral puis mesurer ses rythmes électriques spontanés
Dépolariser artificiellement un nerf puis recueillir une réponse nerveuse ou musculaire
Contracter volontairement un muscle puis estimer sa force mécanique
Insérer une aiguille dans un muscle puis enregistrer son activité spontanée

Dépolariser artificiellement un nerf puis recueillir une réponse nerveuse ou musculaire

Explication

La stimulodétection stimule électriquement un nerf, recueille un potentiel évoqué nerveux ou musculaire et permet de calculer les vitesses de conduction. L’enregistrement à l’aiguille analyse principalement l’activité électrique musculaire.

10. Pour calculer la vitesse de conduction motrice entre le coude et le poignet, quelle relation faut-il utiliser ?

v=d×Δtv = d \times \Delta t, avec Δt\Delta t égal à la somme des latences
v=dΔtv = \frac{d}{\Delta t}, avec Δt\Delta t égal à la différence des latences
v=Δtdv = \frac{\Delta t}{d}, avec dd égal à la latence proximale
v=d+Δtv = d + \Delta t, avec dd égal à la distance entre les électrodes

$$v = \frac{d}{\Delta t}$$, avec $$\Delta t$$ égal à la différence des latences

Explication

La vitesse de conduction se calcule par le rapport entre la distance séparant les points de stimulation et la différence entre les latences proximale et distale. Une latence isolée ne représente pas le temps de conduction sur le segment étudié.

11. Quelle valeur correspond à la limite normale attendue pour la vitesse motrice d’un nerf médian chez l’adulte ?

Une vitesse supérieure à 40 m/s
Une vitesse supérieure à 50 m/s
Une vitesse supérieure à 20 m/s
Une vitesse supérieure à 10 m/s

Une vitesse supérieure à 50 m/s

Explication

Les vitesses motrices normales des nerfs médian, cubital et radial du membre supérieur sont supérieures à 50 m/s. Le seuil de 40 m/s concerne les nerfs fibulaires du membre inférieur, tandis que les valeurs plus basses sont insuffisantes.

12. Quel profil électrophysiologique évoque principalement une atteinte de la myéline plutôt qu’une atteinte axonale primitive ?

Des vitesses de conduction ralenties avec des latences distales prolongées
Des potentiels de fibrillation au repos avec des vitesses motrices accélérées
Des amplitudes diminuées avec des vitesses relativement conservées
Des potentiels unitaires courts et polyphasiques avec une conduction normale

Des vitesses de conduction ralenties avec des latences distales prolongées

Explication

Une atteinte myélinique ralentit la conduction nerveuse et allonge les latences distales. Une atteinte axonale primitive conserve relativement les vitesses mais réduit surtout les amplitudes des potentiels d’action.

13. Quelle définition correspond le mieux au coma ?

Une absence brève de réaction avec interruption des fonctions respiratoires et circulatoires
Une altération fluctuante de la vigilance avec maintien des fonctions motrices et cognitives
Une détérioration progressive de l’intellect avec perte durable de l’autonomie
Une perte prolongée de la conscience avec abolition des fonctions de relation et conservation des fonctions végétatives

Une perte prolongée de la conscience avec abolition des fonctions de relation et conservation des fonctions végétatives

Explication

Le coma associe une perte prolongée, plus ou moins complète, de la conscience et des fonctions de relation, tandis que les fonctions végétatives peuvent être conservées. La confusion avec une détérioration cognitive progressive ne correspond pas à un état comateux.

14. Quel mécanisme explique directement la survenue d’un coma ?

Une stimulation excessive du système vestibulaire provoquant une désorientation aiguë
Une atteinte isolée du cortex moteur responsable d’une paralysie généralisée
Une dégénérescence progressive du cortex associatif entraînant une perte de mémoire
Un dysfonctionnement de la formation réticulée ascendante activatrice du tronc cérébral

Un dysfonctionnement de la formation réticulée ascendante activatrice du tronc cérébral

Explication

Le coma résulte d’un dysfonctionnement de la formation réticulée ascendante activatrice, par lésion focale ou souffrance cérébrale diffuse. Une atteinte isolée du cortex moteur explique des troubles moteurs, mais elle ne rend pas compte du mécanisme de la perte de conscience.

15. Quelle évaluation doit être réalisée systématiquement chez un patient comateux ?

Une ponction lombaire et un électroencéphalogramme
Un bilan neuropsychologique complet et une évaluation de l’autonomie
Les fonctions vitales et une glycémie capillaire
Une imagerie cérébrale avant toute mesure clinique

Les fonctions vitales et une glycémie capillaire

Explication

La priorité est l’évaluation des fonctions vitales, complétée obligatoirement par une glycémie capillaire. L’imagerie cérébrale dépend ensuite des arguments en faveur d’un coma neurologique et n’est pas l’étape systématique initiale décrite ici.

16. Quelles fonctions sont évaluées par l’échelle de Glasgow ?

L’ouverture des yeux, la réponse motrice et la réponse verbale
La respiration, la circulation et la réaction pupillaire
La mémoire, l’orientation temporo-spatiale et le langage
La vigilance, l’équilibre et les réflexes ostéo-tendineux

L’ouverture des yeux, la réponse motrice et la réponse verbale

Explication

L’échelle de Glasgow mesure l’ouverture des yeux, la réponse motrice et la réponse verbale, en retenant la meilleure réponse pour chaque rubrique. Elle ne constitue pas un bilan global de la mémoire, de l’équilibre ou des fonctions végétatives.

17. Quel élément est indispensable au diagnostic positif d’un trouble neurocognitif majeur ?

Un déclin cognitif significatif avec retentissement sur l’autonomie
Une plainte cognitive isolée sans conséquence sur la vie quotidienne
Une altération aiguë de la vigilance réversible en quelques heures
Une modification comportementale sans déclin cognitif objectivé

Un déclin cognitif significatif avec retentissement sur l’autonomie

Explication

Le diagnostic exige un déclin cognitif significatif, subjectif et objectivé, qui compromet l’autonomie, après exclusion de certaines causes concurrentes. Une plainte isolée sans retentissement correspond davantage à une situation légère qu’à un trouble neurocognitif majeur.

18. Un patient obtient 8/30 au MMSE : à quel stade évolutif ce score correspond-il ?

Au stade léger
À un stade non classable par le MMSE
Au stade modéré
Au stade sévère

Au stade sévère

Explication

Un score inférieur à 10/30 correspond au stade sévère selon les seuils indiqués. Le stade modéré se situe entre 10/30 et 19/30, tandis que le stade léger commence à 20/30.

19. Quelle distinction oppose le mieux la confusion mentale au trouble neurocognitif majeur ?

La confusion compromet durablement l’autonomie, tandis que le trouble majeur respecte habituellement son fonctionnement
La confusion est aiguë et souvent réversible, tandis que le trouble majeur est habituellement progressif et durable
La confusion préserve la vigilance, tandis que le trouble majeur entraîne une altération globale de celle-ci
La confusion est progressive et durable, tandis que le trouble majeur apparaît brutalement puis régresse

La confusion est aiguë et souvent réversible, tandis que le trouble majeur est habituellement progressif et durable

Explication

La confusion mentale correspond à un état aigu, souvent transitoire et réversible, avec altération de la vigilance et des fonctions intellectuelles. Le trouble neurocognitif majeur évolue habituellement de manière progressive et durable, ce qui inverse le profil proposé par la deuxième réponse.

20. Quel critère distingue principalement le trouble neurocognitif léger du trouble neurocognitif majeur ?

La nécessité d’une perte complète de mémoire dans le trouble majeur
La présence d’un état confusionnel aigu dans le trouble léger
L’existence de lésions cérébrales irréversibles dans le trouble léger
L’absence de retentissement significatif sur l’autonomie dans le trouble léger

L’absence de retentissement significatif sur l’autonomie dans le trouble léger

Explication

Le trouble neurocognitif léger se caractérise par une préservation relative de l’autonomie, contrairement au trouble majeur. Il peut toutefois évoluer, se stabiliser ou régresser, et n’est pas défini par un état confusionnel aigu.

21. Quel profil clinique évoque typiquement le début de la maladie d’Alzheimer ?

Une aphasie précoce avec orientation temporo-spatiale longtemps préservée dès le début
Des hallucinations visuelles précoces associées à des fluctuations de la conscience
Une atteinte initiale de la mémoire épisodique de profil hippocampique vers l’âge moyen de 65 ans
Un syndrome extrapyramidal initial avec chutes syncopales et fluctuations cognitives

Une atteinte initiale de la mémoire épisodique de profil hippocampique vers l’âge moyen de 65 ans

Explication

La maladie d’Alzheimer débute en moyenne vers 65 ans et atteint typiquement d’abord la mémoire épisodique dans un profil hippocampique. Les autres propositions décrivent surtout des caractéristiques de la dégénérescence fronto-temporale ou de la démence à corps de Lewy.

22. Quelle association décrit correctement les deux lésions histologiques caractéristiques de la maladie d’Alzheimer ?

Des plaques amyloïdes extracellulaires et des dégénérescences neurofibrillaires intraneuronales
Des plaques amyloïdes intraneuronales et des dégénérescences neurofibrillaires extracellulaires
Des dépôts de TAU extracellulaires et des plaques Aβ intranucléaires
Des lésions vasculaires diffuses et des inclusions synucléiniques corticales

Des plaques amyloïdes extracellulaires et des dégénérescences neurofibrillaires intraneuronales

Explication

Les plaques amyloïdes sont extracellulaires et liées au peptide Aβ, tandis que les dégénérescences neurofibrillaires sont intraneuronales et associées à une anomalie de phosphorylation de TAU. La deuxième proposition inverse précisément la localisation des deux lésions.

23. Quelle région cérébrale est atteinte en premier dans la progression typique de la maladie d’Alzheimer ?

Le cortex associatif et l’ensemble des régions frontales
Le cortex moteur primaire et les noyaux gris centraux
Le cortex entorhinal et le complexe hippocampo-amygdalien
La partie antéro-externe du lobe temporal et le cortex visuel

Le cortex entorhinal et le complexe hippocampo-amygdalien

Explication

La neurodégénérescence débute dans le cortex entorhinal et le complexe hippocampo-amygdalien, puis s’étend au cortex associatif et au reste du cerveau. Le cortex associatif est donc atteint à un stade ultérieur dans cette séquence.

24. Quelle caractéristique différencie le mieux la dégénérescence lobaire fronto-temporale de la maladie d’Alzheimer typique ?

Une perte de conscience prolongée avec conservation des fonctions végétatives
Des hallucinations visuelles précoces avec fluctuations cognitives et syndrome extrapyramidal
Une atteinte initiale de la mémoire épisodique avec désorientation précoce
Des troubles comportementaux ou une aphasie avec orientation temporo-spatiale longtemps préservée

Des troubles comportementaux ou une aphasie avec orientation temporo-spatiale longtemps préservée

Explication

La dégénérescence lobaire fronto-temporale touche principalement les régions frontales ou temporales antérieures, entraînant des troubles comportementaux ou une aphasie, alors que l’orientation reste longtemps préservée. La deuxième proposition correspond davantage au profil typique de la maladie d’Alzheimer.

25. Quels critères décrivent le mieux l’algie vasculaire de la face ?

Des épisodes modérés frontaux, durant plusieurs jours, accompagnés principalement de troubles sensitifs diffus
Au moins cinq crises unilatérales, orbitaires ou temporales, durant 15 à 180 minutes avec signes autonomiques ou agitation
Des crises bilatérales occipitales, durant plusieurs heures, sans manifestation végétative ni agitation
Une douleur diffuse quotidienne, durant moins de cinq minutes, sans localisation orbitaire ni signe associé

Au moins cinq crises unilatérales, orbitaires ou temporales, durant 15 à 180 minutes avec signes autonomiques ou agitation

Explication

L’algie vasculaire de la face associe des crises très douloureuses, unilatérales, de localisation orbitaire, sus-orbitaire ou temporale, avec des signes autonomiques ou une agitation. Une céphalée sans signes végétatifs ne correspond pas à cette définition clinique.

26. Quelle évolution temporelle est typique des crises d’algie vasculaire de la face ?

Des crises isolées espacées de plusieurs mois, sans regroupement selon les saisons
Des salves comportant une à huit crises quotidiennes, avec une périodicité souvent quotidienne et saisonnière
Des crises irrégulières limitées à une période de vingt-quatre heures, sans répétition annuelle
Des épisodes continus pendant plusieurs semaines, avec une intensité stable au cours de la journée

Des salves comportant une à huit crises quotidiennes, avec une périodicité souvent quotidienne et saisonnière

Explication

Les crises surviennent d’une fois tous les deux jours à huit fois par jour et évoluent par salves, avec une périodicité quotidienne et parfois annuelle ou saisonnière. Des épisodes isolés et très espacés ne correspondent donc pas au profil habituel.

27. Dans quelle situation faut-il évoquer une céphalée secondaire ?

Lors d’un premier épisode aigu ou d’une modification des céphalées chez une personne déjà céphalalgique
Lors d’une douleur légère apparaissant après un effort familier sans changement du profil clinique
Lors d’une céphalée récurrente dont les caractéristiques restent identiques pendant plusieurs années
Lors d’une douleur ancienne strictement inchangée et répondant de façon habituelle au traitement

Lors d’un premier épisode aigu ou d’une modification des céphalées chez une personne déjà céphalalgique

Explication

Une céphalée secondaire doit être envisagée devant tout premier épisode aigu ou toute modification du caractère d’une céphalée chronique. Une douleur stable et habituelle est moins évocatrice d’une cause secondaire sur ce seul critère.

28. Quelle démarche confirme une suspicion d’hémorragie méningée lorsque la TDM cérébrale est normale ?

Réaliser une étude du liquide cérébrospinal après la TDM cérébrale
Répéter l’examen clinique après une simple période de surveillance à domicile
Commencer une exploration vasculaire sans rechercher d’anomalie dans le liquide cérébrospinal
Conclure à l’absence d’hémorragie sur la seule normalité de l’imagerie initiale

Réaliser une étude du liquide cérébrospinal après la TDM cérébrale

Explication

La TDM recherche d’abord une hyperdensité spontanée sous-arachnoïdienne, puis l’étude du liquide cérébrospinal est réalisée si le scanner est normal. Une TDM normale ne suffit donc pas à exclure l’hémorragie méningée dans ce contexte.

29. Comment se définit cliniquement un accident vasculaire cérébral ?

Par une altération isolée de la vigilance apparaissant progressivement en dehors de toute lésion cérébrale
Par un déficit neurologique focal d’apparition brutale lié à une atteinte vasculaire cérébrale artérielle ou veineuse
Par une douleur crânienne récurrente sans déficit focal ni signe neurologique associé
Par un déficit neurologique diffus d’installation progressive sans mécanisme vasculaire identifié

Par un déficit neurologique focal d’apparition brutale lié à une atteinte vasculaire cérébrale artérielle ou veineuse

Explication

L’AVC correspond à un déficit neurologique focal d’apparition brutale dans le cadre d’une pathologie vasculaire cérébrale artérielle ou veineuse. Un déficit progressif non vasculaire ne répond pas à cette définition.

30. Quelle répartition approximative caractérise les différents types d’AVC ?

Environ 20 % d’ischémies artérielles, 80 % d’hémorragies cérébrales et 5 % de thromboses veineuses
Environ 80 % de thromboses veineuses, 15 % d’hémorragies cérébrales et 5 % d’ischémies artérielles
Environ 80 % d’ischémies artérielles, 20 % d’hémorragies cérébrales et 5 % de thromboses veineuses
Environ 50 % d’ischémies artérielles, 40 % d’hémorragies cérébrales et 10 % de thromboses veineuses

Environ 80 % d’ischémies artérielles, 20 % d’hémorragies cérébrales et 5 % de thromboses veineuses

Explication

Les ischémies cérébrales artérielles sont largement majoritaires, tandis que les hémorragies représentent environ 20 % et les thromboses veineuses environ 5 %. La thrombose veineuse cérébrale est donc une forme rare par rapport à l’ischémie artérielle.

31. Pourquoi la zone de pénombre est-elle une cible majeure de la prise en charge de l’infarctus cérébral ?

Parce que ses perturbations tissulaires peuvent rester réversibles si le débit sanguin est rétabli rapidement
Parce qu’elle correspond à une région définitivement nécrosée dès le début de l’occlusion artérielle
Parce qu’elle désigne la zone cérébrale où les neurones fonctionnent sans apport sanguin résiduel
Parce qu’elle représente une région périphérique insensible aux variations du débit cérébral local

Parce que ses perturbations tissulaires peuvent rester réversibles si le débit sanguin est rétabli rapidement

Explication

La pénombre est une zone périphérique de l’infarctus où les lésions tissulaires restent potentiellement réversibles lorsque la perfusion est restaurée rapidement. Elle se distingue ainsi du tissu déjà irréversiblement détruit.

32. Quelle caractéristique correspond à un accident ischémique transitoire ?

Un déficit neurologique focal bref, souvent inférieur à une heure, d’origine cérébrale ou rétinienne avec TDM normale
Une perte de connaissance prolongée sans signe focal, suivie d’une anomalie structurelle constante à l’imagerie
Un déficit focal persistant plusieurs jours, associé à une lésion visible d’emblée sur la TDM cérébrale
Une faiblesse progressive d’un membre durant plusieurs semaines, sans mécanisme ischémique identifié

Un déficit neurologique focal bref, souvent inférieur à une heure, d’origine cérébrale ou rétinienne avec TDM normale

Explication

L’accident ischémique transitoire est un déficit focal cérébral ou rétinien bref, typiquement inférieur à une heure, avec une TDM cérébrale normale. Un déficit persistant avec lésion constituée relève plutôt d’un infarctus cérébral.

33. Quelle caractéristique distingue une crise épileptique d’un état de mal épileptique ?

La crise est brève, à début et fin brusques, tandis que l’état de mal se prolonge ou se répète avec altération persistante de la conscience
La crise dépend d’une cause vasculaire, tandis que l’état de mal résulte d’une perturbation exclusivement métabolique
La crise est progressive et prolongée, tandis que l’état de mal correspond à un épisode bref sans répétition
La crise survient sans stéréotypie, tandis que l’état de mal se limite à des manifestations motrices répétées

La crise est brève, à début et fin brusques, tandis que l’état de mal se prolonge ou se répète avec altération persistante de la conscience

Explication

Une crise épileptique est un phénomène paroxystique bref et stéréotypé, alors que l’état de mal correspond à sa prolongation ou à sa répétition avec une altération persistante de la conscience. La durée et la persistance des troubles permettent donc de les distinguer.

34. Lequel de ces éléments suffit à retenir le diagnostic d’épilepsie selon les critères proposés ?

Une première crise non provoquée lorsque le risque de récidive à dix ans atteint au moins 60 %
Une seule crise provoquée par un facteur aigu lorsque le risque de récidive reste indéterminé
Des épisodes de malaise non stéréotypés sans preuve de crises non provoquées
Une crise isolée accompagnée d’une température élevée sans anomalie neurologique persistante

Une première crise non provoquée lorsque le risque de récidive à dix ans atteint au moins 60 %

Explication

L’épilepsie peut être diagnostiquée après une première crise non provoquée si le risque de récidive à dix ans est d’au moins 60 %. Une crise provoquée par un facteur aigu ne remplit pas à elle seule ce critère.

35. Quel mécanisme explique le déclenchement puis l’arrêt d’une crise épileptique ?

Une stimulation sensorielle périphérique bloque le foyer cortical avant que la décharge ne puisse atteindre les neurones voisins
Une lésion vasculaire entraîne une activation continue des neurones sans propagation organisée ni mécanisme d’arrêt intracérébral
Une décharge hypersynchrone de neurones corticaux se propage aux cellules voisines puis s’arrête grâce à des mécanismes inhibiteurs, métaboliques et gliaux
Une inhibition diffuse du cortex commence par les cellules gliales puis déclenche une activation progressive des neurones environnants

Une décharge hypersynchrone de neurones corticaux se propage aux cellules voisines puis s’arrête grâce à des mécanismes inhibiteurs, métaboliques et gliaux

Explication

La crise débute par une désorganisation paroxystique et une décharge hypersynchrone d’un groupe de neurones corticaux, qui se propage avant d’être freinée par des mécanismes métaboliques, inhibiteurs et gliaux. La propagation recrute donc les neurones voisins au lieu de les inhiber initialement.

36. Quels sont les deux facteurs associés, en proportions variables, dans toute crise épileptique ?

Un facteur vasculaire permanent et un facteur toxique nécessaire au déclenchement de la crise
Un facteur psychologique prépondérant et un facteur traumatique présent chez chaque patient
Un facteur infectieux aigu et un facteur exclusivement génétique transmis à la naissance
Un facteur fonctionnel de prédisposition épileptique et un facteur lésionnel acquis

Un facteur fonctionnel de prédisposition épileptique et un facteur lésionnel acquis

Explication

Toute crise épileptique repose sur l’association d’une prédisposition fonctionnelle et d’un facteur lésionnel acquis, avec une importance variable de chacun. Les autres associations ne constituent pas le modèle général décrit pour expliquer toutes les crises.

37. Quelle distinction caractérise une crise d’origine inconnue par rapport à une crise non classée ?

Elle désigne une crise généralisée dont les manifestations motrices sont inhabituellement discrètes.
Elle est reconnue comme épileptique, mais son origine focale ou généralisée reste indéterminée.
Elle correspond à une crise focale dont la conscience est préservée pendant toute sa durée.
Elle est suspectée d’être épileptique, mais les données cliniques restent trop incomplètes pour conclure.

Elle est reconnue comme épileptique, mais son origine focale ou généralisée reste indéterminée.

Explication

Une crise d’origine inconnue est bien confirmée comme épileptique, mais sa nature focale ou généralisée ne peut pas être précisée. Une crise non classée correspond plutôt à une situation où les informations disponibles sont insuffisantes pour établir la classification.

38. Quelle succession décrit correctement les phases d’une crise tonico-clonique généralisée ?

Phase résolutive, phase tonique, puis phase clonique.
Phase clonique, phase tonique, puis phase résolutive.
Phase tonique, phase clonique, puis phase résolutive.
Phase tonique, phase résolutive, puis phase clonique.

Phase tonique, phase clonique, puis phase résolutive.

Explication

La crise tonico-clonique généralisée commence par une contraction soutenue, se poursuit par des flexions-extensions répétées, puis évolue vers une phase résolutive. La phase résolutive ne précède donc pas les manifestations motrices principales.

39. Quel ensemble de signes correspond le mieux à une absence typique ?

Une suspension brève de la conscience avec regard fixe, arrêt de l’activité et reprise immédiate.
Une contraction soutenue suivie de secousses répétées et d’une récupération progressivement retardée.
Une sensation focale avec souvenir conservé, réponse adaptée et progression vers une faiblesse transitoire.
Une perte prolongée de la conscience avec chute, convulsions et confusion durant plusieurs heures.

Une suspension brève de la conscience avec regard fixe, arrêt de l’activité et reprise immédiate.

Explication

L’absence typique provoque une suspension de conscience de quelques secondes, sans chute ni convulsions, avec reprise immédiate et amnésie de l’épisode. La présence de contractions soutenues et de secousses répétées évoque plutôt une crise tonico-clonique généralisée.

40. Quel critère différencie une crise focale à conscience préservée d’une crise focale à conscience altérée ?

La première comporte des pointes-ondes synchrones, tandis que la seconde montre une hypsarythmie multifocale.
La première provoque une abolition complète de la réponse, tandis que la seconde conserve le souvenir de l’épisode.
La première conserve la réponse et le souvenir, tandis que la seconde les altère partiellement ou totalement.
La première survient après une infection, tandis que la seconde résulte d’une anomalie structurelle cérébrale.

La première conserve la réponse et le souvenir, tandis que la seconde les altère partiellement ou totalement.

Explication

La conscience préservée implique que la personne reste capable de répondre et garde le souvenir de la crise. Une crise focale à conscience altérée perturbe au contraire la réponse ou la mémorisation de façon partielle ou complète.

41. Quelle association définit le syndrome de West ?

Myoclonies matinales, conscience préservée et récidive fréquente après arrêt du traitement.
Spasmes infantiles, régression psychomotrice et hypsarythmie à l’électroencéphalogramme.
Absences typiques, conscience brièvement suspendue et pointes-ondes à trois cycles par seconde.
Crises focales, confusion persistante et anomalies temporales observées à l’imagerie cérébrale.

Spasmes infantiles, régression psychomotrice et hypsarythmie à l’électroencéphalogramme.

Explication

Le syndrome de West associe les spasmes infantiles, une régression psychomotrice et une hypsarythmie EEG. Les absences typiques avec des pointes-ondes à trois cycles par seconde correspondent à une autre forme d’épilepsie.

42. Quelle manifestation est caractéristique de l’épilepsie myoclonique juvénile ?

Des crises focales répétées provoquant une altération progressive de la réponse et du souvenir.
Des absences brèves apparaissant pendant l’activité, avec regard fixe et amnésie immédiate.
Des spasmes infantiles accompagnés d’une régression psychomotrice au cours des premiers mois.
Des secousses myocloniques survenant souvent peu après le réveil, avec conscience préservée.

Des secousses myocloniques survenant souvent peu après le réveil, avec conscience préservée.

Explication

L’épilepsie myoclonique juvénile débute à l’adolescence et se manifeste souvent par des secousses après le réveil, favorisées par le manque de sommeil, sans perte de conscience. Les spasmes infantiles associés à une régression psychomotrice orientent plutôt vers le syndrome de West.

43. Laquelle des propositions correspond à une catégorie reconnue d’étiologie de l’épilepsie ?

Une cause nécessairement dégénérative.
Une cause exclusivement traumatique.
Une cause auto-immune.
Une cause uniquement psychologique.

Une cause auto-immune.

Explication

Les causes auto-immunes font partie des grandes catégories étiologiques de l’épilepsie, avec les causes structurelles, génétiques, infectieuses, métaboliques et inconnues. Les autres propositions ne constituent pas des catégories générales établies dans cette classification.

44. Quelle stratégie respecte les règles générales d’instauration du traitement médical de l’épilepsie ?

Confirmer le diagnostic, commencer par une monothérapie à faible dose active, puis augmenter progressivement.
Commencer plusieurs médicaments à dose élevée avant de confirmer le diagnostic, puis réduire rapidement les prises.
Prescrire un traitement intermittent selon les symptômes, avec une augmentation rapide dès la première crise.
Introduire un médicament après confirmation clinique, mais interrompre les prises dès la disparition des crises.

Confirmer le diagnostic, commencer par une monothérapie à faible dose active, puis augmenter progressivement.

Explication

Le traitement est instauré après confirmation clinique, d’abord en monothérapie à la dose minimale active, avec une augmentation progressive et une prise régulière prolongée. Une prise intermittente ou l’arrêt rapide du traitement ne respecte pas cette stratégie.

45. Quelle définition correspond à une encéphalite aiguë ?

Une infection suppurée des ventricules cérébraux évoluant principalement par obstruction du liquide cérébrospinal.
Une inflammation principalement limitée aux méninges, généralement sans atteinte du tissu cérébral.
Une réaction transitoire des muscles et des nerfs périphériques sans atteinte du système nerveux central.
Une inflammation ou infection non suppurée du parenchyme cérébral constituant une urgence diagnostique et thérapeutique.

Une inflammation ou infection non suppurée du parenchyme cérébral constituant une urgence diagnostique et thérapeutique.

Explication

L’encéphalite aiguë touche le parenchyme cérébral par un processus inflammatoire ou infectieux non suppuré et représente une situation grave. Une atteinte principalement méningée correspond plutôt à une méningite.

46. Quel mécanisme correspond à une encéphalite post-infectieuse ?

Une invasion virale directe avec réplication cytopathogène dans le système nerveux central.
Une réaction immunologique croisée dirigée contre des antigènes du système nerveux central après une infection.
Une activation musculaire réflexe provoquée par une atteinte des nerfs périphériques.
Une multiplication bactérienne suppurée limitée aux espaces méningés après une infection locale.

Une réaction immunologique croisée dirigée contre des antigènes du système nerveux central après une infection.

Explication

L’encéphalite post-infectieuse repose sur une réaction immunologique, au cours de laquelle des anticorps réagissent de manière croisée avec des antigènes du système nerveux central. L’invasion virale directe avec réplication dans le système nerveux central décrit plutôt l’encéphalite infectieuse.

47. Quel virus est le plus souvent responsable de l’encéphalite herpétique chez l’adulte et l’enfant ?

Le virus herpès simplex de type II.
Le virus Epstein-Barr.
Le virus varicelle-zona.
Le virus herpès simplex de type I.

Le virus herpès simplex de type I.

Explication

Chez l’adulte et l’enfant, l’encéphalite herpétique est le plus souvent due au virus herpès simplex de type I. Le type II prédomine davantage chez le nouveau-né et le nourrisson.

48. Quel examen virologique est considéré comme le plus fiable pour confirmer une encéphalite herpétique ?

La culture bactérienne d’un prélèvement cutané périphérique.
La PCR du virus herpès dans le liquide cérébrospinal.
La radiographie standard du crâne réalisée en urgence.
La sérologie sanguine isolée des virus respiratoires courants.

La PCR du virus herpès dans le liquide cérébrospinal.

Explication

La PCR du virus herpès dans le liquide cérébrospinal est l’examen virologique le plus fiable, avec une fiabilité annoncée de 96 % et un résultat en environ 48 heures. Une radiographie du crâne ou une culture bactérienne périphérique ne permet pas de confirmer directement cette infection cérébrale.

49. Quelle définition décrit le mieux l’ataxie cérébelleuse ?

Un trouble de la motricité oculaire causé par une atteinte du tronc cérébral
Un trouble de la coordination motrice lié au cervelet ou à ses voies, sans déficit moteur
Une perte de sensibilité profonde provoquée par une atteinte des nerfs périphériques
Une faiblesse musculaire liée à une lésion isolée des voies pyramidales

Un trouble de la coordination motrice lié au cervelet ou à ses voies, sans déficit moteur

Explication

L’ataxie cérébelleuse correspond à une mauvaise coordination des mouvements due au cervelet ou à ses connexions, sans déficit moteur primaire. Une faiblesse musculaire isolée relève plutôt d’une atteinte motrice et ne définit pas l’ataxie cérébelleuse.

50. Quelle caractéristique définit le mieux les ataxies spinocérébelleuses héréditaires ?

Un ensemble de troubles musculaires sans atteinte du système nerveux central
Une maladie infectieuse aiguë limitée aux nerfs sensitifs périphériques
Une affection métabolique uniforme dont les manifestations restent exclusivement cérébelleuses
Un groupe génétique hétérogène touchant progressivement le cervelet, le tronc cérébral et leurs connexions

Un groupe génétique hétérogène touchant progressivement le cervelet, le tronc cérébral et leurs connexions

Explication

Les ataxies spinocérébelleuses héréditaires regroupent des maladies génétiques diverses qui atteignent progressivement plusieurs structures cérébelleuses et leurs connexions. Elles ne constituent donc pas une maladie unique limitée à une seule structure ou à un seul mécanisme.

51. Quels modes de transmission peuvent être observés dans les ataxies spinocérébelleuses héréditaires ?

Autosomique dominant, autosomique récessif, infectieux ou lié à l’environnement
Autosomique dominant, lié à l’Y, mitochondrial ou exclusivement sporadique
Autosomique récessif, autosomique dominant, lié à l’X ou mitochondrial
Autosomique récessif, lié à l’X, multifactoriel ou exclusivement mitochondrial

Autosomique récessif, autosomique dominant, lié à l’X ou mitochondrial

Explication

Ces maladies peuvent suivre plusieurs modes de transmission, notamment autosomique récessif, autosomique dominant, lié à l’X ou mitochondrial. Une transmission autosomique récessive ne doit pas être assimilée à une transmission autosomique dominante, qui obéit à une autre logique familiale.

52. Quel enchaînement explique le mieux les conséquences de l’extinction du gène FXN dans la maladie de Friedreich ?

Une baisse de frataxine perturbe les cofacteurs fer-soufre et l’ATP, puis favorise le fer mitochondrial et le dommage oxydatif
Une hausse de frataxine bloque directement la transmission synaptique et provoque une compression mécanique du cervelet
Une anomalie de frataxine stimule la réparation de l’ADN et provoque une inflammation isolée du tronc cérébral
Une baisse de frataxine augmente la myéline périphérique et entraîne une accumulation de calcium dans les muscles

Une baisse de frataxine perturbe les cofacteurs fer-soufre et l’ATP, puis favorise le fer mitochondrial et le dommage oxydatif

Explication

La diminution de frataxine perturbe la formation des cofacteurs fer-soufre et la production d’ATP, ce qui favorise l’accumulation de fer mitochondrial et le stress oxydatif. Le mécanisme ne correspond donc pas à une simple atteinte mécanique du cervelet.

53. Dans l’ataxie-télangiectasie, quelle association est correcte concernant l’instabilité chromosomique et le gène ATM ?

Une translocation des chromosomes 7 et 14 est observée, tandis que le gène ATM se situe sur le chromosome 11
Une translocation des chromosomes 11 et 14 est observée, tandis que le gène ATM se situe sur le chromosome 7
Une translocation des chromosomes 7 et 11 est observée, tandis que le gène ATM se situe sur le chromosome 14
Une translocation des chromosomes 8 et 14 est observée, tandis que le gène ATM se situe sur le chromosome 12

Une translocation des chromosomes 7 et 14 est observée, tandis que le gène ATM se situe sur le chromosome 11

Explication

L’instabilité chromosomique comprend notamment une translocation entre les chromosomes 7 et 14, alors que le gène ATM est localisé sur le chromosome 11. La translocation et la localisation du gène désignent donc deux éléments distincts.

54. Quel facteur favorise particulièrement la fréquence de l’ARSACS au Maghreb et en Tunisie ?

La consanguinité, dans le contexte d’une transmission autosomique récessive
L’exposition infectieuse répétée, dans le contexte d’une maladie acquise pendant l’enfance
La transmission mitochondriale, dans le contexte de mutations exclusivement maternelles
La transmission liée à l’X, dans le contexte d’une maladie touchant surtout les hommes

La consanguinité, dans le contexte d’une transmission autosomique récessive

Explication

L’ARSACS est une ataxie autosomique récessive dont la fréquence est favorisée par la consanguinité dans certaines populations. Une transmission mitochondriale ou liée à l’X ne correspond pas à sa caractéristique génétique principale.

55. Quel tableau clinique est le plus évocateur d’une ARSACS ?

Un début à l’âge adulte avec cataracte, xanthomes tendineux et polyneuropathie
Un début vers 2 ans avec ataxie cérébelleuse lentement progressive et paraplégie spastique
Un début tardif avec tremblement isolé, perte auditive et atteinte cognitive rapidement progressive
Un début néonatal avec faiblesse fluctuante, ptosis et troubles de la transmission neuromusculaire

Un début vers 2 ans avec ataxie cérébelleuse lentement progressive et paraplégie spastique

Explication

L’ARSACS débute précocement, autour de 2 ans, et associe principalement une ataxie cérébelleuse progressive à une paraplégie spastique. Les cataractes, les xanthomes et la polyneuropathie orientent plutôt vers la xanthomatose cérébrotendineuse.

56. Quel élément biologique oriente particulièrement vers une xanthomatose cérébrotendineuse chez un patient présentant une ataxie progressive ?

Une élévation isolée de la créatine kinase associée à une amyotrophie progressive
Une élévation du cholestanol sérique associée à des xanthomes tendineux et une cataracte juvénile
Une translocation des chromosomes 7 et 14 associée à une instabilité chromosomique
Une diminution de la frataxine associée à une accumulation de fer dans les mitochondries

Une élévation du cholestanol sérique associée à des xanthomes tendineux et une cataracte juvénile

Explication

La xanthomatose cérébrotendineuse associe notamment ataxie, polyneuropathie, cataracte juvénile et xanthomes tendineux, avec une élévation du cholestanol sérique. La diminution de frataxine et l’accumulation mitochondriale de fer caractérisent plutôt la maladie de Friedreich.

57. Quelles structures sont principalement atteintes dans la sclérose latérale amyotrophique ?

Le cervelet et les noyaux gris centraux, principalement chez la personne âgée
Le neurone moteur périphérique et les voies pyramidales, le plus souvent chez l’adulte d’âge moyen
La jonction neuromusculaire et les muscles respiratoires, principalement chez le nouveau-né
Les neurones sensitifs et les voies spino-thalamiques, principalement chez l’enfant

Le neurone moteur périphérique et les voies pyramidales, le plus souvent chez l’adulte d’âge moyen

Explication

La SLA est une affection dégénérative qui atteint à la fois le neurone moteur périphérique et les voies pyramidales, généralement entre 45 et 60 ans. Cette atteinte combinée la distingue d’une maladie limitée aux systèmes sensitifs ou à un seul système moteur.

58. Quelle combinaison décrit la forme commune de la SLA ?

Amyotrophie progressive, faiblesse, fasciculations, signes pyramidaux et parfois troubles bulbaires
Rigidité extrapyramidale, tremblement de repos, dysautonomie et hallucinations visuelles
Faiblesse fluctuante, ptosis, diplopie et amélioration des symptômes après l’effort
Ataxie progressive, troubles sensitifs profonds, cataracte juvénile et xanthomes tendineux

Amyotrophie progressive, faiblesse, fasciculations, signes pyramidaux et parfois troubles bulbaires

Explication

La forme commune associe des signes du neurone moteur périphérique, comme l’amyotrophie et les fasciculations, à des signes pyramidaux et parfois bulbaires. Les troubles de la jonction neuromusculaire, comme la faiblesse fluctuante et le ptosis, évoquent une autre affection.

59. Quel profil clinique est habituellement attendu dans la SLA ?

Une faiblesse fluctuante avec troubles sensitifs objectifs et abolition des signes pyramidaux
Des signes moteurs périphériques et pyramidaux avec absence habituelle de troubles sensitifs objectifs et de paralysies oculomotrices
Des troubles sensitifs objectifs marqués avec paralysies oculomotrices et conservation des fonctions motrices
Une atteinte cérébelleuse avec nystagmus, dysmétrie et paralysies oculomotrices fréquentes

Des signes moteurs périphériques et pyramidaux avec absence habituelle de troubles sensitifs objectifs et de paralysies oculomotrices

Explication

La SLA se manifeste par l’association de signes moteurs périphériques et pyramidaux, tandis que les troubles sensitifs objectifs et les paralysies oculomotrices sont habituellement absents. Leur présence importante doit donc faire rechercher une autre cause ou un diagnostic différent.

60. Quelle condition fait partie des critères de Gold Coast 2020 pour retenir le diagnostic de SLA ?

Une amyotrophie isolée avec douleur musculaire et amélioration spontanée sans recherche d’un diagnostic alternatif
Une atteinte motrice progressive avec signes centraux et périphériques dans une région, ou des signes périphériques dans deux régions, après exclusion d’autres causes
Une paralysie oculomotrice progressive avec atteinte cérébelleuse et confirmation d’une maladie génétique
Une faiblesse stable avec atteinte sensitive dans une région et absence de signes du neurone moteur périphérique

Une atteinte motrice progressive avec signes centraux et périphériques dans une région, ou des signes périphériques dans deux régions, après exclusion d’autres causes

Explication

Les critères de Gold Coast exigent une atteinte motrice progressive, des signes du neurone moteur central et périphérique selon la distribution définie, ainsi que l’exclusion d’autres processus pathologiques. Une faiblesse stable ou une atteinte sensitive isolée ne répond pas à ces exigences.

61. Quelle forme de sclérose en plaques évolue progressivement dès le début, avec ou sans poussées associées ?

La forme secondairement progressive
La forme rémittente
La forme progressive primaire
La forme monophasique aiguë

La forme progressive primaire

Explication

La forme progressive primaire se caractérise par une aggravation continue dès le début de la maladie, avec ou sans poussées. La forme rémittente repose plutôt sur des épisodes successifs séparés par des périodes de récupération.

62. Sur l’échelle EDSS de Kurtzke, à partir de quel niveau une aide unilatérale à la marche devient-elle nécessaire ?

À partir de 4
À partir de 3,5
À partir de 6
À partir de 8

À partir de 6

Explication

Un score EDSS d’au moins 6 indique qu’une aide unilatérale à la marche est nécessaire. Entre 4 et 5,5, la fonction ambulatoire est déjà altérée, mais cette aide n’est pas encore requise selon la définition donnée.

63. Quel élément distingue le plus typiquement la neuromyélite optique de Devic de la sclérose en plaques ?

Des lésions médullaires courtes et étagées
Des lésions médullaires étendues sur plus de trois étages
Une atteinte cérébrale prédominant dans le corps calleux
Une atteinte cérébelleuse avec lésions périventriculaires

Des lésions médullaires étendues sur plus de trois étages

Explication

La neuromyélite optique de Devic donne habituellement des lésions médullaires longitudinales étendues sur plus de trois étages et atteint surtout les nerfs optiques et la moelle. La sclérose en plaques associe plus souvent de petites lésions médullaires étagées à des anomalies cérébrales.

64. Chez un patient présentant une SEP progressive primaire, quelle combinaison répond aux critères de McDonald 2017 ?

Une progression depuis plus d’un an et deux éléments paracliniques requis
Une poussée récente et une seule lésion cérébrale rehaussée
Une progression depuis trois mois et une anomalie isolée du LCR
Une récupération incomplète et deux lésions médullaires non caractérisées

Une progression depuis plus d’un an et deux éléments paracliniques requis

Explication

Les critères exigent une progression du handicap depuis plus d’un an et au moins deux éléments parmi une lésion cérébrale T2/FLAIR, au moins deux lésions médullaires T2 ou des bandes oligoclonales dans le LCR. Une seule anomalie ou une durée de progression insuffisante ne satisfait pas cette combinaison.

65. Quelle description correspond au Neuro-Behçet ?

Une neuropathie infectieuse associée à une atteinte cutanée
Une complication vasculaire isolée sans inflammation générale
Une manifestation neurologique d’une maladie inflammatoire systémique
Une forme cérébrale limitée d’une maladie démyélinisante

Une manifestation neurologique d’une maladie inflammatoire systémique

Explication

Le Neuro-Behçet est une manifestation neurologique de la maladie de Behçet, une affection inflammatoire systémique d’étiologie inconnue. Il peut notamment provoquer une méningo-encéphalite ou une atteinte multifocale du système nerveux central.

66. Dans quelle situation le diagnostic de Neuro-Behçet est-il particulièrement évoqué ?

Des troubles sensitifs avec deux critères radiologiques cérébraux
Des signes neurologiques associés à au moins trois critères majeurs
Une atteinte neurologique accompagnée d’un seul aphte buccal
Une uvéite isolée sans signe neurologique ni autre critère

Des signes neurologiques associés à au moins trois critères majeurs

Explication

L’orientation diagnostique repose sur des signes neurologiques associés à au moins trois critères majeurs, parmi l’aphtose buccale, l’aphtose génitale, l’uvéite et l’hypersensibilité cutanée. Un seul critère muqueux ou oculaire ne suffit pas à établir cette association clinique.

67. Quelle manifestation clinique est la plus fréquente dans le Neuro-Behçet parmi les suivantes ?

L’atteinte pseudo-bulbaire
Les troubles sensitifs
Les céphalées
Le syndrome cérébelleux

Les céphalées

Explication

Les céphalées sont rapportées chez environ 80 % des patients, ce qui en fait la manifestation la plus fréquente parmi les propositions. Les troubles sensitifs et le syndrome cérébelleux concernent des proportions plus faibles, tandis que l’atteinte pseudo-bulbaire est moins fréquente.

68. Quelles régions sont préférentiellement atteintes à l’IRM dans le Neuro-Behçet ?

Le thalamus, les noyaux gris centraux, la capsule interne et le tronc cérébral
Le cervelet, l’hippocampe et les cornes occipitales
Les régions périventriculaires et le corps calleux
Le nerf optique, le chiasma et les lobes temporaux

Le thalamus, les noyaux gris centraux, la capsule interne et le tronc cérébral

Explication

Le Neuro-Behçet touche préférentiellement le thalamus, les noyaux gris centraux, la capsule interne et le tronc cérébral, avec parfois des lésions méningées. Les régions périventriculaires et le corps calleux évoquent davantage la répartition habituelle des lésions de SEP.

69. Quelle séquence décrit correctement les quatre phases de l’évolution traitée de la maladie de Parkinson ?

Phase diagnostique, lune de miel, complications motrices, déclin
Phase diagnostique, déclin, lune de miel, complications motrices
Complications motrices, phase diagnostique, déclin, lune de miel
Lune de miel, phase diagnostique, déclin, complications motrices

Phase diagnostique, lune de miel, complications motrices, déclin

Explication

L’évolution traitée suit classiquement la phase diagnostique, puis la lune de miel thérapeutique, la phase de complications motrices et enfin la phase de déclin. La lune de miel précède donc les complications liées au traitement.

70. Combien de temps dure généralement la lune de miel thérapeutique dans la maladie de Parkinson ?

Environ dix à quinze ans
Environ deux à cinq ans
Environ deux à cinq mois
Environ six à dix ans

Environ deux à cinq ans

Explication

La lune de miel thérapeutique dure généralement de deux à cinq ans et correspond à une amélioration importante de l’ensemble des signes de la maladie. Une durée de quelques mois ne correspond pas à la période habituellement décrite.

71. Comment reconnaître une fluctuation motrice prévisible liée à la lévodopa ?

Elle apparaît uniquement pendant le sommeil nocturne
Elle suit l’horaire des prises de lévodopa
Elle dépend principalement de la progression cognitive
Elle survient sans rapport avec les administrations

Elle suit l’horaire des prises de lévodopa

Explication

Les fluctuations prévisibles sont corrélées à l’horaire des prises de lévodopa. Les fluctuations imprévisibles surviennent, elles, sans relation régulière avec le rythme des administrations et alternent des périodes « Off » et « On ».

72. Quel traitement initial est recommandé chez un patient atteint de Parkinson âgé de moins de 65 ans ?

Un agoniste dopaminergique seul, puis éventuellement de faibles doses de L-dopa
De la L-dopa seule dès le diagnostic, sans adaptation progressive
Un inhibiteur enzymatique seul, puis une chirurgie fonctionnelle
Une association immédiate de L-dopa et d’un agoniste à doses élevées

Un agoniste dopaminergique seul, puis éventuellement de faibles doses de L-dopa

Explication

Chez un patient de moins de 65 ans, le traitement initial repose sur un agoniste dopaminergique seul, augmenté progressivement, avec ajout éventuel de faibles doses de L-dopa. Chez les patients de plus de 65 ans, la stratégie initiale décrite repose plutôt sur la L-dopa seule.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Hématomes et compression médullaire.

Qu'est-ce que l'hémiplégie ?

Un déficit de la motilité d'un hémicorps lié à une atteinte unilatérale du faisceau pyramidal.

Quels signes caractérisent l'hémiplégie flasque ?

Hypotonie, réflexes ostéotendineux abolis ou diminués et signe de Babinski.

Quels signes caractérisent l'hémiplégie spasmodique ?

Hypertonie pyramidale, réflexes vifs diffusés et polycinétiques, et signe de Babinski.

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Consultez la fiche de révision complète sur Hématomes et compression médullaire.

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