QCM : Hématopoïèse et surveillance infirmière (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle association entre les éléments figurés du sang et leur fonction est correcte ?

Les hématies produisent les facteurs de coagulation, les leucocytes colmatent les brèches et les plaquettes assurent l’immunité.
Les hématies participent à l’hémostase, les leucocytes transportent l’oxygène et les plaquettes détruisent les agents infectieux.
Les hématies transportent principalement l’oxygène, les leucocytes défendent l’organisme et les plaquettes participent à l’hémostase primaire.
Les hématies assurent la défense immunitaire, les leucocytes transportent l’oxygène et les plaquettes produisent les anticorps.

Les hématies transportent principalement l’oxygène, les leucocytes défendent l’organisme et les plaquettes participent à l’hémostase primaire.

Explication

Les hématies transportent surtout l’oxygène, les leucocytes interviennent dans la défense immunitaire et les plaquettes contribuent au colmatage initial des brèches vasculaires. La confusion fréquente consiste à attribuer la défense immunitaire aux plaquettes, alors qu’elle relève des leucocytes.

2. Quelle répartition correspond approximativement à la composition du sang adulte ?

Environ 55 % de plasma, 45 % d’hématies et moins de 1 % de leucocytes et de plaquettes.
Environ 45 % de plasma, 55 % d’hématies et moins de 1 % de leucocytes et de plaquettes.
Environ 70 % de plasma, 25 % d’hématies et 5 % de leucocytes et de plaquettes.
Environ 90 % de plasma, 9 % d’hématies et 1 % de leucocytes et de plaquettes.

Environ 55 % de plasma, 45 % d’hématies et moins de 1 % de leucocytes et de plaquettes.

Explication

Le sang adulte représente environ 5 litres et se compose approximativement de 55 % de plasma, 45 % d’hématies et moins de 1 % de leucocytes et de plaquettes. La proportion d’environ 45 % correspond aux hématies, et non au plasma.

3. Comment définir l’hématopoïèse ?

Un ensemble de mécanismes assurant une production continue, régulée et adaptable des cellules sanguines à partir de cellules souches.
Une transformation des cellules sanguines matures en cellules souches capables de coloniser différents organes.
Une production ponctuelle de cellules sanguines déclenchée par une variation temporaire des besoins de l’organisme.
Une accumulation de cellules sanguines dans la moelle sans contrôle de leur maturation ni adaptation aux besoins.

Un ensemble de mécanismes assurant une production continue, régulée et adaptable des cellules sanguines à partir de cellules souches.

Explication

L’hématopoïèse correspond à la production continue, régulée et adaptable des cellules sanguines à partir d’un petit nombre de cellules souches. Elle ne constitue donc pas une production ponctuelle indépendante des besoins physiologiques.

4. Quelle succession décrit correctement les principaux sites de l’hématopoïèse au cours de la vie ?

Elle débute dans la rate, se poursuit dans la moelle osseuse, puis le foie devient le site unique au troisième trimestre.
Elle débute dans le foie, se poursuit dans le sac vitellin, puis la rate devient le site principal chez l’adulte.
Elle débute dans la moelle osseuse, se poursuit dans la rate, puis le foie devient le site principal après la naissance.
Elle débute dans le sac vitellin, se poursuit surtout dans le foie, puis la moelle osseuse devient le site principal avant la naissance et le site unique après celle-ci.

Elle débute dans le sac vitellin, se poursuit surtout dans le foie, puis la moelle osseuse devient le site principal avant la naissance et le site unique après celle-ci.

Explication

L’hématopoïèse commence dans le sac vitellin, se poursuit principalement dans le foie, avec une participation accessoire de la rate, puis la moelle osseuse devient le site principal au troisième trimestre et le site unique après la naissance. Chez l’adulte, le foie et la rate peuvent toutefois reprendre une activité en cas d’atteinte médullaire.

5. Chez l’adulte, dans quelles régions se trouve principalement la moelle rouge active ?

Dans les articulations périphériques, notamment les genoux, les coudes, les chevilles et les poignets.
Dans les extrémités des os longs, notamment le fémur, le tibia, l’humérus et le radius.
Dans les os plats et courts du tronc et du crâne, notamment le bassin, les vertèbres, les côtes et le sternum.
Dans les os de la face et des mains, notamment la mandibule, les phalanges et les métacarpiens.

Dans les os plats et courts du tronc et du crâne, notamment le bassin, les vertèbres, les côtes et le sternum.

Explication

Chez l’adulte, la moelle rouge active est principalement localisée dans les os plats et courts du tronc et du crâne, comme le bassin, les vertèbres, les côtes et le sternum. Les extrémités des os longs ne constituent pas le principal territoire médullaire actif décrit ici.

6. Quelle distinction caractérise le myélogramme et la biopsie ostéo-médullaire ?

Le myélogramme évalue la tolérance du patient, tandis que la biopsie identifie les cellules sanguines après centrifugation.
Le myélogramme examine l’architecture d’une carotte osseuse, tandis que la biopsie étudie les cellules aspirées sur un frottis.
Le myélogramme analyse le plasma médullaire, tandis que la biopsie mesure le volume global de la moelle osseuse.
Le myélogramme étudie les cellules aspirées sur un frottis, tandis que la biopsie examine l’architecture d’une carotte osseuse.

Le myélogramme étudie les cellules aspirées sur un frottis, tandis que la biopsie examine l’architecture d’une carotte osseuse.

Explication

Le myélogramme repose sur l’analyse des cellules obtenues par aspiration de moelle et étalées sur un frottis. La biopsie ostéo-médullaire fournit une carotte osseuse permettant surtout d’étudier l’architecture médullaire.

7. Quelle répartition des responsabilités est correcte lors d’un myélogramme ou d’une biopsie ostéo-médullaire ?

Le médecin prépare le matériel et surveille le patient, tandis que l’infirmier interprète les prélèvements et conclut l’examen.
L’infirmier réalise et interprète l’examen, tandis que le médecin se limite à transmettre la prescription au laboratoire.
L’infirmier réalise le prélèvement, tandis que le médecin vérifie l’identité, prépare le patient et assure la surveillance après le geste.
Le médecin réalise le prélèvement, tandis que l’infirmier prépare le patient, vérifie les éléments nécessaires, surveille sa tolérance et achemine les prélèvements identifiés.

Le médecin réalise le prélèvement, tandis que l’infirmier prépare le patient, vérifie les éléments nécessaires, surveille sa tolérance et achemine les prélèvements identifiés.

Explication

Le médecin effectue le prélèvement, alors que l’infirmier contribue à la vérification de l’identité et de la prescription, à la préparation, à l’assistance, à la surveillance et à l’acheminement sécurisé des prélèvements. L’interprétation des résultats ne remplace pas ces responsabilités infirmières et n’est pas attribuée à l’infirmier dans cette répartition.

8. Quel enchaînement décrit correctement les quatre niveaux successifs de l’organisation hématopoïétique ?

Précurseurs, cellules matures, cellules souches, progéniteurs
Cellules souches, précurseurs, progéniteurs, cellules matures
Progéniteurs, cellules souches, cellules matures, précurseurs
Cellules souches, progéniteurs, précurseurs, cellules matures

Cellules souches, progéniteurs, précurseurs, cellules matures

Explication

L’hématopoïèse progresse des cellules souches vers les progéniteurs, puis les précurseurs et enfin les cellules matures. Les précurseurs apparaissent après les progéniteurs et sont reconnaissables sur un myélogramme.

9. Quelle propriété caractérise le mieux une cellule souche hématopoïétique ?

Elle est une cellule mature spécialisée dépourvue de potentiel de différenciation
Elle s’auto-renouvelle et peut produire toutes les lignées sanguines
Elle produit une seule lignée sanguine sans conserver son renouvellement
Elle forme deux lignées sanguines mais ne peut pas se maintenir dans le temps

Elle s’auto-renouvelle et peut produire toutes les lignées sanguines

Explication

La cellule souche hématopoïétique est rare, multipotente et capable à la fois d’auto-renouvellement et de différenciation. Les cellules différenciées perdent progressivement cette capacité d’auto-renouvellement.

10. Quelle distinction oppose correctement les progéniteurs aux précurseurs hématopoïétiques ?

Les progéniteurs sont des cellules matures, tandis que les précurseurs conservent leur multipotence
Les progéniteurs sont engagés et étudiés en culture, tandis que les précurseurs sont visibles au myélogramme
Les progéniteurs sont visibles au myélogramme, tandis que les précurseurs sont étudiés par culture
Les progéniteurs appartiennent à une seule lignée, tandis que les précurseurs peuvent en produire plusieurs

Les progéniteurs sont engagés et étudiés en culture, tandis que les précurseurs sont visibles au myélogramme

Explication

Les progéniteurs sont déjà engagés vers une ou deux lignées, mais ne sont pas reconnaissables au microscope et sont étudiés par culture. Les précurseurs appartiennent à une seule lignée et sont reconnaissables sur un myélogramme.

11. Quelles sont les deux grandes branches issues de la cellule souche hématopoïétique ?

Les lignées B et T uniquement
Les lignées myéloïde et lymphoïde
Les lignées érythroïde et mégacaryocytaire
Les lignées granulocytaire et monocytaires

Les lignées myéloïde et lymphoïde

Explication

La cellule souche donne naissance aux branches myéloïde et lymphoïde. La branche myéloïde produit notamment les hématies, les plaquettes et plusieurs leucocytes, tandis que la branche lymphoïde produit les lymphocytes B, T et NK.

12. Quelle association entre hormone, organe producteur et effet est correcte ?

EPO : rein et stimulation de la lignée rouge ; TPO : foie et stimulation des plaquettes
EPO : foie et stimulation des plaquettes ; TPO : rein et stimulation de la lignée rouge
EPO : foie et stimulation de la lignée rouge ; TPO : moelle et stimulation des plaquettes
EPO : moelle et stimulation des neutrophiles ; TPO : rein et stimulation des lymphocytes

EPO : rein et stimulation de la lignée rouge ; TPO : foie et stimulation des plaquettes

Explication

L’érythropoïétine est produite principalement par le rein et stimule l’érythropoïèse, alors que la thrombopoïétine est produite principalement par le foie et stimule la production plaquettaire. La confusion fréquente consiste à inverser les organes producteurs ou les lignées ciblées.

13. Dans quelle situation le G-CSF est-il particulièrement utilisé ?

Pour stimuler les hématies lors d’une anémie par carence en fer
Pour favoriser les lymphocytes lors d’une infection virale
Pour augmenter les plaquettes après une hémorragie aiguë
Pour stimuler les polynucléaires neutrophiles après une chimiothérapie

Pour stimuler les polynucléaires neutrophiles après une chimiothérapie

Explication

Le G-CSF stimule surtout la production des polynucléaires neutrophiles et peut être administré après une chimiothérapie ou lors du recueil de cellules souches hématopoïétiques. L’EPO, et non le G-CSF, stimule principalement la lignée érythrocytaire.

14. Quel mécanisme explique la correction progressive d’une hypoxie par l’organisme ?

L’hypoxie stimule la TPO hépatique, ce qui augmente les plaquettes et restaure directement l’oxygénation
L’hypoxie active le G-CSF, ce qui augmente les neutrophiles et remplace les hématies déficitaires
L’hypoxie diminue la sécrétion rénale d’EPO, ce qui ralentit la production d’hématies et réduit la consommation d’oxygène
L’hypoxie augmente la sécrétion rénale d’EPO, ce qui accroît la production d’hématies et le transport d’oxygène

L’hypoxie augmente la sécrétion rénale d’EPO, ce qui accroît la production d’hématies et le transport d’oxygène

Explication

L’hypoxie stimule le rein à sécréter davantage d’EPO, ce qui accélère la production d’hématies et augmente le transport d’oxygène. Lorsque l’hypoxie se corrige, le signal stimulant diminue par rétroaction.

15. Quel profil biologique évoque le plus une carence en vitamine B12 ou en folates ?

Une anémie macrocytaire avec un VGM supérieur à 100 fL
Une anémie microcytaire avec un VGM supérieur à 100 fL
Une anémie microcytaire avec un VGM inférieur à 80 fL
Une anémie normocytaire avec un VGM proche de 90 fL

Une anémie macrocytaire avec un VGM supérieur à 100 fL

Explication

Une carence en vitamine B12 ou en folates provoque typiquement une anémie macrocytaire, avec un VGM supérieur à 100 fL. À l’inverse, la carence en fer est classiquement associée à une anémie microcytaire.

16. Quelle séquence décrit correctement la maturation érythroïde dans la moelle ?

Proérythroblaste, érythroblaste acidophile, basophile, polychromatophile, hématie, réticulocyte
Proérythroblaste, réticulocyte, érythroblaste basophile, acidophile, hématie, polychromatophile
Proérythroblaste, érythroblaste basophile, polychromatophile, acidophile, réticulocyte, hématie
Érythroblaste basophile, proérythroblaste, réticulocyte, acidophile, polychromatophile, hématie

Proérythroblaste, érythroblaste basophile, polychromatophile, acidophile, réticulocyte, hématie

Explication

La maturation suit l’ordre proérythroblaste, érythroblaste basophile, polychromatophile, acidophile, réticulocyte puis hématie. Le réticulocyte précède donc l’hématie mature et la séquence complète dure environ sept jours dans la moelle.

17. Quelle caractéristique correspond à une hématie mature ?

Un disque biconcave de 7 µm sans noyau ni mitochondries, vivant environ 120 jours
Une cellule sphérique nucléée de 10 µm contenant des mitochondries, vivant environ 30 jours
Une cellule biconcave de 7 µm avec un noyau fonctionnel, vivant environ 120 jours
Une cellule de grande taille contenant des mitochondries et produisant activement son hémoglobine

Un disque biconcave de 7 µm sans noyau ni mitochondries, vivant environ 120 jours

Explication

L’hématie mature est un disque biconcave d’environ 7 µm, dépourvu de noyau et de mitochondries, et sa durée de vie est proche de 120 jours. L’absence de noyau la distingue des précurseurs érythroïdes.

18. Une anémie présente 150 G/L de réticulocytes. Comment faut-il l’interpréter ?

Comme une anémie arégénérative traduisant une production médullaire insuffisante
Comme une anémie régénérative traduisant une réponse médullaire
Comme une anémie microcytaire due à une carence en fer
Comme une anémie macrocytaire due à une carence en folates

Comme une anémie régénérative traduisant une réponse médullaire

Explication

Un taux de réticulocytes supérieur à 120 G/L indique une anémie régénérative, car la moelle répond en augmentant la production érythroïde. Une anémie arégénérative est associée à un taux inférieur à 120 G/L et traduit une production médullaire insuffisante.

19. Quelle proposition compare correctement la maturation et la fonction des lymphocytes B, T et NK ?

Les lymphocytes B mûrissent dans la moelle et peuvent devenir des plasmocytes, les T mûrissent dans le thymus et les NK exercent une cytotoxicité naturelle
Les lymphocytes B exercent une cytotoxicité naturelle, les T produisent des anticorps et les NK mûrissent dans le thymus
Les lymphocytes B mûrissent dans le thymus, les T deviennent des plasmocytes et les NK produisent des anticorps
Les lymphocytes B et T mûrissent dans la moelle, tandis que les NK deviennent des plasmocytes sécréteurs

Les lymphocytes B mûrissent dans la moelle et peuvent devenir des plasmocytes, les T mûrissent dans le thymus et les NK exercent une cytotoxicité naturelle

Explication

Les lymphocytes B mûrissent dans la moelle et peuvent se différencier en plasmocytes producteurs d’anticorps. Les lymphocytes T mûrissent dans le thymus, tandis que les cellules NK sont caractérisées par leur cytotoxicité naturelle.

20. Quel est l’objectif principal d’une numération-formule sanguine ?

Évaluer la fonction rénale pour rechercher une anomalie de filtration
Identifier une infection en dosant exclusivement les anticorps circulants
Quantifier et caractériser les cellules sanguines pour dépister, orienter le diagnostic et surveiller
Mesurer la coagulation plasmatique pour adapter un traitement anticoagulant

Quantifier et caractériser les cellules sanguines pour dépister, orienter le diagnostic et surveiller

Explication

La NFS fournit une évaluation quantitative et qualitative des cellules sanguines, utile au dépistage, à l’orientation diagnostique et à la surveillance. La coagulation plasmatique relève d’examens spécifiques, et non de la NFS.

21. Quel prélèvement convient à la réalisation d’une NFS ?

Un prélèvement veineux dans un tube EDTA violet, correctement rempli et homogénéisé
Un prélèvement veineux dans un tube sec rouge, permettant la séparation du sérum
Un prélèvement artériel dans un tube citrate bleu, destiné à préserver les facteurs de coagulation
Un prélèvement capillaire dans un tube hépariné vert, utilisé pour les analyses biochimiques

Un prélèvement veineux dans un tube EDTA violet, correctement rempli et homogénéisé

Explication

La NFS se réalise sur sang veineux recueilli dans un tube EDTA à bouchon violet, puis correctement identifié, homogénéisé et acheminé. Le tube citrate est notamment utilisé pour les examens de coagulation, ce qui constitue la confusion la plus probable.

22. Quelle valeur se situe dans l’intervalle usuel du VGM chez l’adulte ?

12 fL12\ \mathrm{fL}
95 fL95\ \mathrm{fL}
145 fL145\ \mathrm{fL}
55 fL55\ \mathrm{fL}

$$95\ \mathrm{fL}$$

Explication

Le VGM usuel chez l’adulte se situe entre 8080 et 100 fL100\ \mathrm{fL}, donc 95 fL95\ \mathrm{fL} appartient à cet intervalle. Une valeur de 55 fL55\ \mathrm{fL} est inférieure à la plage indiquée, tandis que les autres propositions s’en écartent davantage.

23. Quel indice décrit la taille moyenne des hématies ?

Le VGM, calculé par le rapport entre l’hématocrite et le nombre d’hématies
La TCMH, calculée par le rapport entre l’hémoglobine et le nombre d’hématies
La CCMH, calculée par le rapport entre l’hémoglobine et l’hématocrite
Le taux de leucocytes, calculé à partir du nombre de polynucléaires neutrophiles

Le VGM, calculé par le rapport entre l’hématocrite et le nombre d’hématies

Explication

Le VGM correspond au rapport entre l’hématocrite et le nombre d’hématies et renseigne sur leur taille moyenne. La TCMH évalue le contenu en hémoglobine de l’hématie, tandis que la CCMH évalue sa concentration en hémoglobine.

24. Quelle situation correspond à une cytopénie périphérique ?

Une réduction de la synthèse des facteurs de croissance médullaires
Une absence de maturation des précurseurs dans la moelle osseuse
Une destruction des cellules sanguines après leur production médullaire
Une diminution de la production des cellules par la moelle osseuse

Une destruction des cellules sanguines après leur production médullaire

Explication

Une cytopénie périphérique résulte d’une destruction, d’une consommation ou d’une séquestration des cellules déjà produites. Un défaut de production médullaire définit plutôt une cytopénie centrale.

25. Un patient présente 0,4 G/L0,4\ \mathrm{G/L} de polynucléaires neutrophiles et une fièvre. Comment cette situation doit-elle être considérée ?

Comme une thrombopénie sévère nécessitant une évaluation des plaquettes
Comme une urgence associant une neutropénie sévère et une fièvre
Comme une neutropénie modérée exposant principalement à un risque hémorragique
Comme une valeur habituelle sans conséquence infectieuse particulière

Comme une urgence associant une neutropénie sévère et une fièvre

Explication

Une neutropénie devient sévère sous 0,5 G/L0,5\ \mathrm{G/L}, et la fièvre associée à ce seuil constitue une urgence. Le risque principal de la neutropénie est infectieux, tandis que le risque hémorragique concerne surtout la thrombopénie.

26. Après une chimiothérapie, quelle évolution des cytopénies est habituellement attendue ?

L’anémie apparaît d’abord, suivie des plaquettes, puis les neutrophiles atteignent leur nadir autour de J30
Les neutrophiles diminuent d’abord, le nadir survient souvent entre J7 et J14, puis les plaquettes et l’anémie apparaissent plus tard
Les plaquettes diminuent d’abord, tandis que les neutrophiles et les hématies restent stables pendant plusieurs semaines
Les trois lignées diminuent simultanément dès le premier jour, avec un nadir identique pour chacune

Les neutrophiles diminuent d’abord, le nadir survient souvent entre J7 et J14, puis les plaquettes et l’anémie apparaissent plus tard

Explication

Après la chimiothérapie, les polynucléaires neutrophiles chutent les premiers et leur nadir survient souvent entre J7 et J14; les plaquettes diminuent ensuite et l’anémie apparaît plus tard. Cette chronologie s’explique notamment par la durée de vie d’environ 120 jours des hématies.

27. Quelle conduite est prioritaire devant une fièvre chez un patient neutropénique ?

Attendre la confirmation microbiologique avant toute alerte et limiter la surveillance à la température
Administrer un antipyrétique puis réévaluer la situation lors de la prochaine permanence médicale
Alerter immédiatement le médecin, surveiller les constantes, réaliser des hémocultures et appliquer rapidement l’antibiothérapie prévue
Rechercher d’abord une hémorragie et différer les prélèvements infectieux jusqu’à la baisse de la fièvre

Alerter immédiatement le médecin, surveiller les constantes, réaliser des hémocultures et appliquer rapidement l’antibiothérapie prévue

Explication

Chez un patient neutropénique, toute fièvre impose une alerte immédiate, une surveillance des constantes, des hémocultures et le début rapide de l’antibiothérapie selon le protocole. Attendre les résultats microbiologiques retarderait une prise en charge nécessaire face au risque infectieux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Hématopoïèse et surveillance infirmière.

Quel volume de sang adulte représente environ 70 mL/kg ?

Environ 5 litres.

Quelle proportion du sang adulte est constituée de plasma ?

Environ 55 %.

Quelles sont les proportions d’hématies et de leucocytes dans le sang adulte ?

45 % d’hématies et moins de 1 % de leucocytes.

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