QCM : Typologie des plaies (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit correctement une plaie ?

Une inflammation localisée sans ouverture cutanée
Une douleur cutanée sans modification visible
Une rupture de la continuité de la peau
Une coloration anormale de la peau intacte

Une rupture de la continuité de la peau

Explication

Une plaie correspond à une interruption de la continuité cutanée. Une peau intacte, même douloureuse ou colorée, ne constitue pas une plaie au sens de cette définition.

2. Quelle situation correspond à une plaie aiguë plutôt qu’à une plaie chronique ?

Une lésion récente apparue après une brûlure
Une plaie persistante nécessitant une évaluation approfondie
Une lésion qui cicatrise difficilement depuis longtemps
Une lésion dont la cicatrisation ne suit pas son évolution normale

Une lésion récente apparue après une brûlure

Explication

Une plaie aiguë apparaît récemment, notamment après un traumatisme ou une brûlure. Une plaie chronique se caractérise plutôt par une cicatrisation anormale ou retardée.

3. Quels éléments doivent être examinés pour suivre précisément l’évolution d’une plaie ?

Le lit de la plaie, ses berges et la peau péri-lésionnelle
La douleur, la température corporelle et la mobilité articulaire
La cicatrice, les ganglions voisins et la circulation périphérique
La profondeur osseuse, la force musculaire et la sensibilité générale

Le lit de la plaie, ses berges et la peau péri-lésionnelle

Explication

L’évaluation clinique porte sur le lit de la plaie, les berges et la peau qui l’entoure, afin de décrire régulièrement son évolution. Les autres éléments peuvent être utiles dans certains contextes, mais ne constituent pas les trois zones principales de cette évaluation.

4. Quel élément recherche-t-on directement dans le lit d’une plaie ?

Un tissu de granulation
Une hyperkératose de la peau environnante
Un bord roulé sur le contour cutané
Un œdème de la région voisine

Un tissu de granulation

Explication

Le lit de la plaie peut présenter notamment de la nécrose, de la fibrine ou un tissu de granulation. L’hyperkératose, le bord roulé et l’œdème concernent plutôt les berges ou la peau péri-lésionnelle.

5. Pourquoi une plaie punctiforme doit-elle être évaluée avec attention après une morsure ?

Parce qu’elle provoque généralement une perte cutanée très étendue
Parce qu’elle indique habituellement une atteinte osseuse certaine
Parce qu’elle présente une douleur faible dans la plupart des cas
Parce qu’elle peut être peu visible malgré une profondeur importante

Parce qu’elle peut être peu visible malgré une profondeur importante

Explication

Une plaie punctiforme peut sembler discrète en surface tout en pénétrant profondément, ce qui augmente le risque de lésion ou d’infection. Son apparence peu étendue ne permet donc pas d’évaluer seule sa gravité.

6. Quelle morsure nécessite une évaluation médicale rapide ?

Une petite marque cutanée sans douleur ni profondeur apparente
Une lésion ancienne dont l’aspect reste inchangé
Une éraflure superficielle sur une zone peu sensible
Une morsure située à la main

Une morsure située à la main

Explication

Une morsure de la main fait partie des situations nécessitant une évaluation médicale rapide, comme celles du visage, proches d’une articulation, profondes ou très douloureuses. Une marque superficielle et stable ne présente pas, à elle seule, les mêmes critères d’urgence.

7. Lors de la prise en charge d’une morsure, quelle association d’évaluations est appropriée ?

Mesurer la glycémie et examiner la mobilité respiratoire
Contrôler la tension artérielle et rechercher une déshydratation
Évaluer la douleur et rechercher une allergie alimentaire
Vérifier la vaccination antitétanique et apprécier le risque de rage

Vérifier la vaccination antitétanique et apprécier le risque de rage

Explication

Après une morsure, il faut vérifier le statut vaccinal contre le tétanos et évaluer le risque de rage en fonction de l’animal et du contexte. La douleur ou les constantes peuvent aussi être examinées, mais elles ne remplacent pas ces deux évaluations spécifiques.

8. Qu’est-ce qu’une déchirure cutanée ?

Une accumulation de sang entre la peau et les tissus sous-jacents
Une plaie profonde produite par une morsure punctiforme
Une plaie causée par un frottement, un choc ou une traction sur une peau fragile
Une rupture cutanée provoquée par une brûlure thermique

Une plaie causée par un frottement, un choc ou une traction sur une peau fragile

Explication

La déchirure cutanée résulte d’un frottement, d’un choc ou d’une traction, surtout lorsque la peau est fragile. Une collection de sang sous la peau correspond plutôt à un hématome disséquant, tandis que les autres réponses décrivent d’autres mécanismes.

9. Quelle définition caractérise le mieux une escarre ?

Une lésion inflammatoire dont les bords violacés se décollent progressivement
Une atteinte cutanée provoquée par une infection locale des tissus mous
Une plaie chronique liée à une insuffisance veineuse ou artérielle de la jambe
Une lésion ischémique due à la compression des tissus entre un plan dur et une saillie osseuse

Une lésion ischémique due à la compression des tissus entre un plan dur et une saillie osseuse

Explication

L’escarre résulte d’une compression prolongée des tissus mous entre un support dur et une saillie osseuse, entraînant une ischémie. Une plaie chronique de jambe relève plutôt de la définition d’un ulcère, tandis que les bords violacés évoquent notamment le pyoderma gangrenosum.

10. Pourquoi une pression prolongée peut-elle transformer une rougeur cutanée en lésion profonde ?

Elle bloque la sensibilité cutanée et entraîne une nécrose sans altération de la perfusion
Elle réduit l’apport d’oxygène aux tissus et aggrave progressivement leur souffrance
Elle dégrade directement la peau par une infection qui gagne rapidement les muscles
Elle augmente la circulation locale et provoque une accumulation de liquide inflammatoire

Elle réduit l’apport d’oxygène aux tissus et aggrave progressivement leur souffrance

Explication

La pression prolongée diminue l’apport d’oxygène, ce qui peut faire progresser la lésion de la rougeur vers des atteintes tissulaires profondes. L’augmentation de la circulation locale ne constitue pas le mécanisme décrit.

11. Quel signe correspond au stade le plus profond d’une escarre ?

Une atteinte pouvant exposer ou rendre palpables le fascia, le muscle, le tendon, le cartilage ou l’os
Une peau intacte présentant un érythème persistant qui blanchit à la pression
Une rougeur transitoire disparaissant après quelques minutes de décharge
Une érosion superficielle limitée à l’épiderme sans atteinte des tissus sous-jacents

Une atteinte pouvant exposer ou rendre palpables le fascia, le muscle, le tendon, le cartilage ou l’os

Explication

Les stades des escarres peuvent aller d’une peau intacte avec érythème persistant non blanchissant à une atteinte profonde exposant ou rendant palpables des structures comme le muscle ou l’os. Une rougeur blanchissante ou transitoire correspond à une atteinte moins avancée.

12. Quelle caractéristique définit un ulcère de jambe ?

Une plaie chronique de la jambe qui ne cicatrise pas spontanément
Une érosion inflammatoire douloureuse dont les bords sont violacés
Une lésion de pression située entre une saillie osseuse et un plan dur
Une plaie aiguë récente qui se ferme après quelques jours de soins

Une plaie chronique de la jambe qui ne cicatrise pas spontanément

Explication

L’ulcère de jambe est une plaie chronique qui persiste et ne cicatrise pas spontanément. Une plaie aiguë récente ne répond pas à cette définition, tandis qu’une lésion de pression évoque une escarre.

13. Quelle proposition décrit correctement les causes possibles d’un ulcère de jambe ?

Il peut être veineux, artériel ou mixte, mais aussi lié à des causes neuropathiques, inflammatoires ou autres
Il est associé à une maladie tumorale dans la plupart des situations cliniques observées
Il est principalement infectieux, les causes vasculaires étant rarement impliquées dans sa survenue
Il résulte d’une compression contre une saillie osseuse, avec une origine comparable à celle d’une escarre

Il peut être veineux, artériel ou mixte, mais aussi lié à des causes neuropathiques, inflammatoires ou autres

Explication

Les origines principales sont veineuses, artérielles ou mixtes, mais des causes neuropathiques, inflammatoires, vasculitiques, infectieuses, tumorales ou médicamenteuses sont également possibles. Réduire l’ulcère de jambe à une cause infectieuse ou tumorale méconnaît la diversité de ses mécanismes.

14. Quel tableau clinique oriente principalement vers un ulcère artériel plutôt que veineux ?

Un œdème associé à des troubles cutanés et une localisation péri-malléolaire fréquente
Une bordure violacée décollée avec hyper-bourgeonnement et inflammation importante
Une douleur avec pied froid, coloration pâle, pouls diminués ou absents et nécrose possible
Une plaie chronique indolore avec une peau chaude et des pouls nettement accentués

Une douleur avec pied froid, coloration pâle, pouls diminués ou absents et nécrose possible

Explication

L’ulcère artériel s’accompagne de signes d’ischémie, notamment douleur, froideur du pied, pâleur, diminution des pouls et nécrose possible. L’œdème et la localisation péri-malléolaire orientent davantage vers un ulcère veineux.

15. Quel aspect est le plus évocateur d’un pyoderma gangrenosum ?

Un ulcère à fond pâle associé à un œdème et à une localisation péri-malléolaire
Un ulcère douloureux à bord violacé, inflammatoire et décollé, avec hyper-bourgeonnement
Une plaie à bord régulièrement macéré, sans inflammation marquée ni douleur importante
Une lésion de pression débutant par une rougeur persistante sur une saillie osseuse

Un ulcère douloureux à bord violacé, inflammatoire et décollé, avec hyper-bourgeonnement

Explication

Le pyoderma gangrenosum se manifeste par un ulcère douloureux dont le bord est violacé, inflammatoire et décollé, avec un hyper-bourgeonnement marqué. Des berges simplement macérées ne correspondent pas à cet aspect caractéristique.

16. Quelle situation peut aggraver un pyoderma gangrenosum par phénomène de pathergie ?

Une stase veineuse entraînant un œdème autour de la cheville
Une compression prolongée entre une surface dure et une saillie osseuse
Un traumatisme ou un geste local réalisé directement sur la lésion
Une diminution chronique de la perfusion artérielle du membre inférieur

Un traumatisme ou un geste local réalisé directement sur la lésion

Explication

Dans le pyoderma gangrenosum, un traumatisme ou une intervention locale peut déclencher ou aggraver la lésion par pathergie. La compression, l’ischémie artérielle et la stase veineuse correspondent à d’autres mécanismes lésionnels.

17. Quel ensemble de caractéristiques évoque une angiodermite nécrotique, ou ulcère de Martorell ?

Une escarre profonde liée à une immobilisation prolongée, exposant progressivement les structures osseuses
Une lésion à bord violacé décollé, avec hyper-bourgeonnement et aggravation après un geste local
Une plaie peu douloureuse, d’évolution lente, avec œdème et localisation péri-malléolaire chez un adulte jeune
Un ulcère très douloureux, d’évolution rapide, avec nécrose et bords violacés irréguliers chez une personne âgée hypertendue ou diabétique

Un ulcère très douloureux, d’évolution rapide, avec nécrose et bords violacés irréguliers chez une personne âgée hypertendue ou diabétique

Explication

L’angiodermite nécrotique est un ulcère très douloureux, rapidement évolutif, nécrotique et bordé de façon violacée et irrégulière, souvent chez une personne âgée hypertendue ou diabétique. Le bord décollé avec hyper-bourgeonnement évoque plutôt un pyoderma gangrenosum.

18. Quelle association caractérise le pied diabétique selon les situations cliniques ?

Une perte de sensibilité cutanée associée à une ulcération plantaire chronique sans atteinte vasculaire
Une diminution de l’irrigation sanguine associée à une douleur du mollet pendant la marche
Une hyperkératose localisée associée à une déformation mécanique sans lésion tissulaire profonde
Une neuropathie et/ou une artériopathie périphérique associée à une infection, une ulcération ou une destruction profonde

Une neuropathie et/ou une artériopathie périphérique associée à une infection, une ulcération ou une destruction profonde

Explication

Le pied diabétique peut réunir une neuropathie et/ou une maladie artérielle périphérique avec une infection, une ulcération ou une destruction des tissus profonds. Le mal perforant plantaire décrit plutôt une ulcération chronique principalement liée à la neuropathie.

19. Quelle description correspond le mieux au mal perforant plantaire ?

Une plaie aiguë du dos du pied provoquée principalement par une infection cutanée
Une nécrose douloureuse des orteils liée principalement à une réduction de l’irrigation artérielle
Une fissure superficielle du talon liée principalement à une pression artérielle élevée
Une ulcération chronique de la plante liée principalement à une perte de sensibilité neuropathique

Une ulcération chronique de la plante liée principalement à une perte de sensibilité neuropathique

Explication

Le mal perforant plantaire est une ulcération chronique plantaire favorisée par la diminution ou l’abolition de la sensibilité cutanée due à une neuropathie. Une ulcération ischémique est plutôt liée à une insuffisance de l’irrigation sanguine.

20. Pourquoi une ulcération plantaire peut-elle progresser sans être remarquée chez une personne diabétique neuropathe ?

La neuropathie modifie les appuis et favorise une hyperkératose qui peut dissimuler la lésion
La neuropathie réduit l’épaisseur de la peau et entraîne une cicatrisation rapide sous la callosité
La neuropathie augmente la perfusion et provoque une coloration cutanée masquant la douleur
La neuropathie détruit les pouls périphériques et transforme directement la plaie en nécrose

La neuropathie modifie les appuis et favorise une hyperkératose qui peut dissimuler la lésion

Explication

La neuropathie perturbe la statique et la dynamique du pied, ce qui favorise l’hyperkératose sur les zones d’appui et peut cacher une ulcération progressive. La diminution de la douleur ne suffit pas à expliquer ce mécanisme sans tenir compte des contraintes mécaniques et des callosités.

21. Quels signes orientent vers une ulcération ischémique ou neuro-ischémique du pied ?

Une peau souple, une sensibilité conservée, des pouls normaux et une cicatrisation accélérée
Un œdème symétrique, une coloration bleutée, des pouls bondissants et une douleur exclusivement nocturne
Un pied froid, une pâleur, une diminution des pouls et une nécrose possible
Un pied chaud, une rougeur diffuse, des pouls accentués et une hyperkératose plantaire

Un pied froid, une pâleur, une diminution des pouls et une nécrose possible

Explication

Une ulcération ischémique ou neuro-ischémique peut s’accompagner d’un pied froid, d’une coloration pâle, d’une douleur, d’une diminution ou abolition des pouls et d’une nécrose. La chaleur et la rougeur évoquent davantage une réaction inflammatoire ou infectieuse qu’un tableau ischémique typique.

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Qu'est-ce qu'une plaie en médecine ?

Une rupture de la continuité de la peau.

Quelles sont les causes fréquentes d'une plaie aiguë ?

Un traumatisme, une brûlure, une morsure, une dermabrasion, une déchirure cutanée ou un hématome disséquant.

Qu'est-ce qui caractérise une plaie chronique ?

Elle ne cicatrise pas normalement et nécessite une évaluation approfondie.

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