QCM : Hygiène et infections associées aux soins — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle mesure Eugène Poubelle impose-t-il en 1884 ?

Le rejet des eaux usées dans des conduites souterraines fermées
L’évacuation des excréments par des installations sanitaires publiques
Le chauffage du vin entre 60 et 100 °C avant sa mise en bouteille
Le dépôt des ordures ménagères dans des récipients couverts

Le dépôt des ordures ménagères dans des récipients couverts

Explication

En 1884, Eugène Poubelle impose que les ordures ménagères soient déposées dans des récipients spéciaux munis d’un couvercle. Les installations sanitaires destinées aux excréments correspondent aux water-closets, et non à cette mesure.

2. Quelle définition correspond à l’hygiène ?

La méthode qui mesure la propagation des maladies infectieuses
La discipline qui étudie exclusivement les traitements médicaux
La pratique qui organise l’évacuation des déchets urbains
La science qui apprend à conserver et à améliorer la santé

La science qui apprend à conserver et à améliorer la santé

Explication

L’hygiène vise à conserver et à améliorer la santé par des connaissances et des pratiques adaptées. L’évacuation des déchets relève d’un domaine particulier de l’hygiène, mais ne la définit pas dans son ensemble.

3. Quelle caractéristique définit une bactérie hautement résistante aux antibiotiques émergente (BHRe) ?

Elle porte des résistances acquises avec un potentiel de diffusion épidémique
Elle appartient à une espèce bactérienne apparue au cours de l’année
Elle provoque une infection grave chez chaque patient exposé
Elle résiste à tous les antiseptiques utilisés en établissement de soins

Elle porte des résistances acquises avec un potentiel de diffusion épidémique

Explication

Une BHRe porte des résistances acquises et émergentes qui lui confèrent un potentiel de diffusion épidémique. Une infection grave n’est pas nécessaire pour définir ce statut bactérien.

4. Quelle distinction décrit correctement la détergence, la désinfection et la stérilisation ?

La détergence détruit tous les microorganismes, la désinfection enlève les souillures, et la stérilisation parfume l’objet traité
La détergence inactive les microorganismes, la désinfection assure une stérilité durable, et la stérilisation intervient avant tout nettoyage
La détergence enlève les souillures, la désinfection agit sur les microorganismes présents, et la stérilisation les détruit tous sur un objet nettoyé
La détergence protège l’emballage, la désinfection rend l’objet visuellement propre, et la stérilisation élimine les dépôts organiques

La détergence enlève les souillures, la désinfection agit sur les microorganismes présents, et la stérilisation les détruit tous sur un objet nettoyé

Explication

La détergence élimine les souillures et assure une propreté visuelle, la désinfection élimine ou inactive momentanément les microorganismes présents, et la stérilisation détruit tous les microorganismes sur un objet parfaitement nettoyé. La désinfection ne garantit donc pas une stérilité durable.

5. Quelle séquence décrit correctement la pasteurisation du vin mise au point par Pasteur vers 1865 ?

Chauffer jusqu’à évaporation, ajouter de l’eau, puis conserver à température ambiante
Chauffer sans faire bouillir, refroidir rapidement, puis mettre en bouteilles
Faire bouillir longuement, laisser refroidir lentement, puis filtrer le vin
Refroidir le vin, le chauffer après la mise en bouteille, puis le laisser ouvert

Chauffer sans faire bouillir, refroidir rapidement, puis mettre en bouteilles

Explication

Pasteur chauffait le vin entre 60 et 100 °C pendant quelques minutes sans le faire bouillir, puis le refroidissait rapidement avant la mise en bouteilles. L’ébullition prolongée ne correspond pas au procédé décrit.

6. Que signifie l’acronyme CLIAS dans la lutte contre les infections associées aux soins ?

Comité de Lutte contre les Infections Associées aux Soins
Centre de Laboratoire des Infections Acquises en Service
Comité de Liaison pour l’Accréditation des Structures
Cellule Locale d’Inspection des Activités Sanitaires

Comité de Lutte contre les Infections Associées aux Soins

Explication

CLIAS signifie Comité de Lutte contre les Infections Associées aux Soins. Le CLIN est une appellation ancienne désignant le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales.

7. À quoi sert principalement la pré-désinfection des objets et matériels souillés ?

Obtenir une stérilité durable sans nettoyage complémentaire du matériel
Limiter la prolifération microbienne et protéger le personnel avant les étapes suivantes
Remplacer le nettoyage en éliminant toutes les souillures organiques visibles
Parfumer le matériel et faciliter son rangement dans son emballage définitif

Limiter la prolifération microbienne et protéger le personnel avant les étapes suivantes

Explication

La pré-désinfection constitue le premier traitement des objets souillés : elle limite la prolifération, protège le personnel et l’environnement, et empêche le séchage des dépôts organiques. Elle ne remplace pas le nettoyage ni la stérilisation.

8. Quand une infection peut-elle être qualifiée d’infection associée aux soins ?

Lorsqu’elle concerne uniquement un patient hospitalisé en service de chirurgie
Lorsqu’elle survient pendant ou après des soins et n’était ni présente ni en incubation au début
Lorsqu’elle apparaît après les soins, quelle que soit sa présence initiale
Lorsqu’elle est diagnostiquée avant toute prise en charge, même sans symptôme

Lorsqu’elle survient pendant ou après des soins et n’était ni présente ni en incubation au début

Explication

Une infection associée aux soins survient pendant ou après une prise en charge et n’est pas présente ni en incubation au commencement. Une infection déjà existante au début des soins ne répond pas à cette définition.

9. Quel est l’objectif principal du bionettoyage des surfaces ?

Assurer une stérilisation complète sans traitement préalable des surfaces
Réduire la contamination biologique en combinant nettoyage et désinfection
Éliminer les déchets en les transférant vers une zone de stockage
Masquer les souillures visibles grâce à l’application d’un produit parfumé

Réduire la contamination biologique en combinant nettoyage et désinfection

Explication

Le bionettoyage réduit la contamination biologique grâce à l’association du nettoyage et de la désinfection. Le nettoyage seul apporte surtout une propreté macroscopique, tandis que la désinfection agit sur les microorganismes.

10. Une personne utilise une lavette pour nettoyer plusieurs zones de la cuisine. Quelle pratique réduit le mieux le risque de dissémination des germes ?

La réserver aux surfaces alimentaires sans la nettoyer entre deux usages
La décontaminer fréquemment, bien l’essorer et la remplacer régulièrement
La conserver humide dans un récipient fermé jusqu’à la prochaine utilisation
La rincer brièvement puis la laisser posée sur le plan de travail

La décontaminer fréquemment, bien l’essorer et la remplacer régulièrement

Explication

Les ustensiles de nettoyage doivent être décontaminés très fréquemment, bien essorés pour sécher rapidement et changés régulièrement. Les conserver humides ou les réutiliser sans nettoyage favorise la persistance et la dispersion des germes.

11. Quel repère temporel est couramment utilisé lorsque l’état infectieux initial du patient est mal connu ?

Au moins 48 heures ou au-delà de la période d’incubation
La durée habituelle du séjour, sans tenir compte de l’incubation
Exactement 24 heures après l’entrée dans l’établissement
Moins de 12 heures après le début de la prise en charge

Au moins 48 heures ou au-delà de la période d’incubation

Explication

Lorsque l’état initial est imprécis, un délai d’au moins 48 heures ou supérieur à la période d’incubation est couramment retenu. Un délai fixe plus court ne permet pas d’apprécier correctement cette distinction.

12. Quelle observation conduit Fleming à émettre l’hypothèse de l’existence de la pénicilline en 1928 ?

Un virus présent dans une culture provoque la disparition de toutes les bactéries
Une substance produite par les staphylocoques détruit les champignons environnants
Un champignon Penicillium empêche le développement de Staphylococcus aureus
Une bactérie Staphylococcus aureus stimule la croissance d’un champignon Penicillium

Un champignon Penicillium empêche le développement de Staphylococcus aureus

Explication

Fleming observe qu’un champignon Penicillium empêche le développement de Staphylococcus aureus et suppose l’action d’une substance qu’il appelle pénicilline. L’observation ne montre pas que le staphylocoque stimule le champignon ni qu’un virus détruit toutes les bactéries.

13. Quelle combinaison de mesures contribue à réduire les transferts indirects de contamination dans un logement ?

Nettoyer les sols, partager les ustensiles et maintenir les aliments à température ambiante
Aérer les pièces, parfumer les surfaces et laisser les aliments refroidir longtemps
Se laver les mains, nettoyer régulièrement la cuisine et respecter la chaîne du froid
Rincer les aliments, éviter le savon et conserver les restes sans contrôle thermique

Se laver les mains, nettoyer régulièrement la cuisine et respecter la chaîne du froid

Explication

Le lavage des mains, le ménage régulier, la maîtrise des disséminateurs, la préparation hygiénique des repas et le respect de la chaîne du froid réduisent les transferts indirects. Le maintien des aliments à température ambiante augmente au contraire le risque de contamination.

14. Quelle association décrit correctement la persistance de deux bactéries sur des surfaces ?

Staphylococcus aureus persiste une semaine sur une surface humide, tandis que Pseudomonas aeruginosa persiste plusieurs semaines sur une surface sèche
Les deux bactéries persistent plusieurs semaines sur des surfaces sèches dans les mêmes conditions
Les deux bactéries persistent une semaine sur des surfaces humides dans les mêmes conditions
Staphylococcus aureus persiste plusieurs semaines sur une surface sèche, tandis que Pseudomonas aeruginosa persiste une semaine sur une surface humide

Staphylococcus aureus persiste plusieurs semaines sur une surface sèche, tandis que Pseudomonas aeruginosa persiste une semaine sur une surface humide

Explication

Staphylococcus aureus peut persister plusieurs semaines sur une surface sèche, alors que Pseudomonas aeruginosa persiste une semaine sur une surface humide. Les autres associations inversent ou uniformisent ces caractéristiques.

15. Quel texte a rendu obligatoire l’organisation de la surveillance et de la prévention des infections nosocomiales dans certains établissements ?

La circulaire de 1975 sur la prévention des infections hospitalières
La circulaire de 1988 relative à la formation hospitalière
Le décret n° 88-657 du 6 mai 1988
Le décret n° 89-657 du 6 mai 1988

Le décret n° 88-657 du 6 mai 1988

Explication

Le décret n° 88-657 du 6 mai 1988 impose cette organisation dans certains établissements d’hospitalisation. La circulaire de 1975 concernait la prévention des infections hospitalières, mais ne correspond pas à ce texte réglementaire.

16. Laquelle de ces missions relève du CLIAS ?

Assurer les soins directs aux patients infectés et prescrire les traitements adaptés
Nettoyer les surfaces contaminées et contrôler l’état microbiologique de chaque chambre
Élaborer chaque protocole technique au poste de travail et réaliser tous les audits
Coordonner la surveillance, valider le programme annuel et transmettre les données à l’ARS

Coordonner la surveillance, valider le programme annuel et transmettre les données à l’ARS

Explication

Le CLIAS coordonne la surveillance continue, valide le programme annuel de prévention et transmet les données à l’ARS, entre autres missions. L’élaboration des protocoles et la réalisation des audits relèvent plutôt de l’EOH.

17. Lors d’un bionettoyage, quelle méthode d’application du produit respecte les règles de pratique ?

Traiter les surfaces dans un ordre choisi selon leur apparence et leur accessibilité
Pulvériser le produit sur la lingette puis travailler du plus propre vers le plus sale
Pulvériser le produit sur la surface puis travailler du plus sale vers le plus propre
Commencer par les zones basses et centrales avant les zones hautes et éloignées

Pulvériser le produit sur la lingette puis travailler du plus propre vers le plus sale

Explication

Le produit doit être pulvérisé sur la lingette, et le nettoyage suit notamment les directions du plus propre vers le plus sale, du plus haut vers le plus bas et du plus éloigné vers le plus central. La pulvérisation directe sur la surface est interdite.

18. Quelle activité caractérise principalement l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) ?

Établir le diagnostic médical des infections et décider des traitements anti-infectieux
Surveiller les établissements à l’échelle nationale et rédiger les textes réglementaires
Transmettre les données régionales, valider le programme annuel et conseiller la direction
Former les professionnels, promouvoir l’hygiène des mains, réaliser des audits et actualiser les protocoles

Former les professionnels, promouvoir l’hygiène des mains, réaliser des audits et actualiser les protocoles

Explication

L’EOH élabore le programme institutionnel, forme les professionnels, promeut l’hygiène des mains, réalise des audits et actualise les protocoles. La transmission des données et la validation du programme annuel relèvent notamment du CLIAS.

19. Que constate Florence Nightingale pendant la guerre de Crimée ?

Les décès liés aux maladies disparaissent lorsque les combats deviennent moins fréquents
Les maladies et les blessures provoquent des décès en proportions comparables
Les soldats meurent dix fois plus de maladies que de blessures de combat
Les soldats meurent dix fois plus de blessures que de maladies infectieuses

Les soldats meurent dix fois plus de maladies que de blessures de combat

Explication

Florence Nightingale constate que les maladies causent dix fois plus de décès chez les soldats que les blessures de combat. Cette observation contredit l’idée que les combats constituent la principale cause de mortalité militaire.

20. Dans la chaîne de contamination, quel élément désigne l’origine du microorganisme ?

La porte d’entrée située chez l’hôte réceptif
Le mode de transmission reliant deux personnes
Le réservoir humain, environnemental ou animal
L’hôte réceptif exposé au microorganisme

Le réservoir humain, environnemental ou animal

Explication

Le réservoir est l’origine du germe et peut être humain, environnemental ou animal. La porte d’entrée correspond au point par lequel le microorganisme pénètre chez l’hôte.

21. Quelle définition décrit le mieux l’hygiène hospitalière ?

Une procédure de nettoyage destinée à améliorer l’apparence des locaux hospitaliers
Une méthode de désinfection appliquée après chaque acte thérapeutique
Une surveillance médicale centrée sur les patients présentant une infection
Un ensemble de techniques et de comportements visant à prévenir les microorganismes pathogènes

Un ensemble de techniques et de comportements visant à prévenir les microorganismes pathogènes

Explication

L’hygiène hospitalière associe des techniques de nettoyage et de désinfection à des comportements préventifs. Le nettoyage seul ne constitue donc pas une discipline complète.

22. Pourquoi les surfaces à risque peuvent-elles favoriser la contamination domestique ?

Elles recueillent et disséminent des germes au contact des mains ou des aliments
Elles neutralisent les microbes avant leur transfert vers les personnes
Elles empêchent les germes de passer des aliments vers les ustensiles
Elles produisent des germes lorsque la température de la pièce augmente

Elles recueillent et disséminent des germes au contact des mains ou des aliments

Explication

Les surfaces à risque peuvent recueillir puis disséminer différents germes, notamment lorsqu’elles touchent les mains ou la nourriture. Elles ne produisent pas nécessairement les microbes et ne les neutralisent pas par leur simple présence.

23. Quelles bactéries font partie des BHRe ciblées en France ?

Les Clostridioides résistants aux céphalosporines et les streptocoques résistants aux glycopeptides
Les entérobactéries productrices de pénicillinase et les Candida résistants aux azolés
Les entérobactéries productrices de carbapénèmase et les Enterococcus faecium résistants aux glycopeptides
Les staphylocoques résistants à la méticilline et les pneumocoques résistants aux macrolides

Les entérobactéries productrices de carbapénèmase et les Enterococcus faecium résistants aux glycopeptides

Explication

Les BHRe ciblées en France comprennent les EPC et les ERG. Les EPC produisent une carbapénèmase, tandis que les ERG présentent une résistance aux glycopeptides.

24. Quel risque thérapeutique peut entraîner la diffusion des BHRe chez des patients infectés ?

Elle peut provoquer une guérison spontanée plus fréquente
Elle peut transformer toute colonisation en infection clinique
Elle peut conduire à une impasse thérapeutique
Elle peut rendre les infections sensibles aux traitements habituels

Elle peut conduire à une impasse thérapeutique

Explication

La diffusion des BHRe peut réduire les possibilités de traitement et conduire à une impasse thérapeutique en cas d’infection. Une simple contamination ou colonisation ne signifie pas qu’une infection clinique est présente.

25. Quelle découverte Pasteur met-il en évidence en 1878 dans le contexte de la chirurgie ?

La transmission manuportée des agents infectieux pendant les actes chirurgicaux
La destruction des bactéries par un champignon observé sur une culture
La transmission à distance des agents infectieux sans intervention des mains
La prévention des infections nosocomiales par la création d’une conférence internationale

La transmission manuportée des agents infectieux pendant les actes chirurgicaux

Explication

En 1878, Pasteur met en évidence la transmission manuportée lors des actes de chirurgie, c’est-à-dire une transmission impliquant les mains. La transmission à distance ne repose pas sur ce contact manuel direct.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 45 flashcards sur Hygiène et infections associées aux soins.

Qu'est-ce que l'hygiène ?

La science qui apprend à conserver et améliorer la santé.

Qui est Hygie dans la Grèce antique ?

La déesse de la santé et fille d’Asclépios.

Que se passe-t-il avec les ordures au Moyen Âge (500-1400) ?

Elles sont souvent rejetées dans les rues ou les cours d’eau.

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Consultez la fiche de révision complète sur Hygiène et infections associées aux soins.

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