★ À maîtriser
📌 La prévention primaire vise à éviter l’infection pour soi ou autrui, tandis que la prévention secondaire vise à empêcher une infection de devenir une épidémie.
📌 Les précautions standard s’appliquent à tout professionnel, pour tout patient, pour tout soin et en tout lieu, quel que soit le statut infectieux connu ou inconnu.
Compléments
Surveiller → Prévenir → Agir
★ À maîtriser
📌 Les agents transmissibles conventionnels comprennent les bactéries, les virus, les champignons et les parasites, tandis que les agents transmissibles non conventionnels sont les prions.
📌 Les bactéries multirésistantes, identifiées autour de 1970, ne sont sensibles qu’à un petit nombre d’antibiotiques, tandis que les bactéries hautement résistantes émergentes, apparues autour de 2010, ne disposent d’aucun traitement possible et exposent à une impasse thérapeutique.
Compléments
BMR : peu d’antibiotiques efficaces ; BHRe : aucun traitement possible
★ À maîtriser
En France, 5,71 % des patients étaient touchés par une infection nosocomiale en 2022, contre 8 % en 1996, soit environ un patient hospitalisé sur 18.
Les infections nosocomiales entraînent environ 9 000 décès par an, dont 4 200 en cause directe ou contributive, et leur coût annuel est estimé entre 2,4 et 6 milliards d’euros, avec 3 500 à 8 000 euros par infection.
La lutte contre les infections associées aux soins est organisée à trois niveaux : national, régional et établissement.
Compléments
National → Régional → Établissement
★ À maîtriser
La transmission infectieuse ne survient que si les six maillons de la chaîne épidémiologique sont réunis, et casser un seul maillon suffit à l’arrêter.
La chaîne épidémiologique comprend:
📌 La transmission peut conduire à une colonisation puis, éventuellement, à une infection, et une personne peut être colonisée sans être malade.
📌 La transmission se fait par contact direct ou indirect, par gouttelettes à 1 à 3 mètres ou par l’air avec de petites particules pouvant se transmettre à plus de 3 mètres.
Compléments
Agent → Réservoir → Sortie → Transmission → Entrée → Hôte
★ À maîtriser
📌 La friction hydro-alcoolique est la technique de référence pour l’hygiène des mains, sauf lorsque les mains sont visiblement souillées, situation qui impose un lavage simple.
📌 Les gants non stériles sont portés uniquement en cas de contact avec du sang, un liquide biologique, une muqueuse, une peau lésée ou une lésion cutanée du soignant, sans remplacer l’hygiène des mains.
📌 Le masque chirurgical protège les autres contre les gouttelettes, tandis que les masques FFP2 ou FFP3 protègent le soignant contre la transmission aérienne, notamment pour la tuberculose et la rougeole.
Compléments
Mains souillées : lavage ; mains non souillées : friction hydro-alcoolique
★ À maîtriser
Les DAOM sont des déchets non dangereux, tandis que les DASRI contiennent des micro-organismes ou comprennent des objets piquants, coupants ou tranchants.
Le collecteur d’objets piquants, coupants et tranchants doit être placé à moins d’un mètre de l’opérateur, rempli au maximum aux trois quarts, et les aiguilles ne doivent jamais être recapuchonnées ni désadaptées à la main.
Le détergent nettoie, le désinfectant tue les germes et le détergent-désinfectant assure les deux fonctions.
Compléments
📌 Le linge sale ne doit jamais toucher la tenue professionnelle ni être déposé provisoirement, et le lave-bassin ne doit jamais être vidé dans les toilettes ni rincé à la douchette.
DAOM : non dangereux ; DASRI : infectieux ou piquant-coupant
📌 La prévention primaire des accidents d’exposition au sang repose sur la vaccination, le respect des précautions standard, l’élimination immédiate des objets piquants-coupants-tranchants et l’utilisation de matériel de sécurité, qui permet d’éviter 50 % des AES.
🔄 La conduite à tenir après un AES comprend: les soins locaux immédiats, l’avis médical, la déclaration de l’accident du travail, le suivi, l’analyse des causes et les actions correctives
Les soins locaux après un AES comprennent un lavage à l’eau et au savon, l’application de DAKIN pendant 5 minutes sans faire saigner, et un rinçage de 5 minutes en cas de projection oculaire ou muqueuse.
📌 L’avis médical après un AES doit être obtenu 24 heures sur 24, idéalement avant 4 heures, afin d’évaluer le risque VIH, VHB et VHC et d’envisager un traitement post-exposition.
Soins locaux → Avis médical → Déclaration → Suivi → Amélioration
| Masque | Protection principale | Situation citée |
|---|---|---|
| Chirurgical | Protège les autres | Transmission par gouttelettes |
| FFP2/FFP3 | Protège le soignant | Transmission aérienne : tuberculose, rougeole |
| Catégorie | Nature | Règle clé |
|---|---|---|
| DAOM | Déchets non dangereux | Compresses non souillées, emballages |
| DASRI | Micro-organismes ou objets piquants-coupants-tranchants | Collecteur aux trois quarts maximum, sans recapuchonnage |
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1. Quelle distinction décrit correctement la prévention primaire et la prévention secondaire en infectiologie ?
2. Quelle est la définition de la prévention primaire en infectiologie?
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Quelle est la différence entre prévention primaire et secondaire ?
La prévention primaire évite l'infection, la secondaire empêche une épidémie.
Prévention primaire déf.
Éviter l’infection pour soi ou autrui.
À qui s'appliquent les précautions standard ?
Aux professionnels pour tout patient, soin et lieu, quel que soit le statut infectieux.
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