Fiche de révision : Imagerie des Tumeurs et Malformations Faciales

📋 Plan du Cours

  1. Modalités d’imagerie des parties molles
  2. Échographie haute fréquence et limites
  3. Sémiologie échographique des couches cutanées
  4. Scanner cervico-facial biphasique et champs
  5. Avantages du scanner et préparation biopsie
  6. Imagerie du bilan d’extension loco-régionale
  7. Imagerie du bilan d’extension à distance
  8. Tumeurs cutanées malignes et critères de risque
  9. Malformations vasculaires flux lents et rapides
  10. Kystes et fistules de la face
  11. Lésions parotidiennes et courbes de perfusion
  12. Lésions orbitaires et péri-orbitaires

📖 1. Modalités d’imagerie des parties molles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Échographie haute fréquence : Technique utilisant des ondes ultra sonores à haute fréquence pour analyser surtout les tissus superficiels avec une meilleure résolution.
  • Sémiologie échographique cutanée : Description échographique des couches cutanées, avec des aspects et épaisseurs typiques pour l’épiderme, le derme et l’hypoderme.
  • Scanner cervico-facial injecté : Examen tomodensitométrique réalisé avec injection bi-phasique, couvrant l’exploration cervico-faciale jusqu’au manubrium sternal.
  • IRM parties molles : Imagerie par résonance magnétique utilisant des séquences T1/T2 et des reconstructions, avec injection de gadolinium pour améliorer le contraste.
  • Injection de chélates de gadolinium : Administration de chélates de gadolinium en IRM pour augmenter la sensibilité à la détection et au bilan loco-régional des lésions des parties molles.

📝 Points essentiels

  • L’échographie emploie des fréquences >15 MHz, et les hautes fréquences améliorent la résolution des tissus superficiels.
  • L’échographie est limitée par la profondeur d’exploration et par la dépendance à l’opérateur.
  • Épiderme en échographie: superficiel, hypoéchogène, épaisseur 0.05 à 0.3 mm, avec sondes >70 MHz (18–20 MHz en pratique courante).
  • Derme en échographie: échogène, homogène, riche en collagène avec interfaces multiples, épaisseur moyenne 1 à 3 mm.
  • Hypoderme en échographie: hypoéchogène lobulé, seule une partie est explorable, et l’interface derme–hypoderme est bien visualisée.
  • Au scanner : injection bi-phasique, exploration cervico-faciale jusqu’au manubrium sternal, et exploration thoracique associée; les limites correspondent aux contre-indications habituelles (radiations/produits de contras

💡 Astuce mémo

Écho = 0.05–0.3 (épiderme) / 1–3 (derme) / lobulé (hypoderme) ; Scanner = bi-phasique jusqu’au manubrium ; IRM = T1/T2 + gadolinium pour voir mieux.

📖 2. Échographie haute fréquence et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Échographie haute résolution : Technique d’imagerie utilisant des ultrasons haute fréquence pour visualiser finement les tissus superficiels.
  • Bilan d’extension loco-régional : Évaluation des extensions locales autour de la tumeur, incluant parties molles, os, péri nerveuse et structures cérébro-méningées.
  • Bilan d’extension à distance : Recherche d’atteintes plus éloignées, notamment ganglionnaires et viscérales.
  • IRM : Imagerie de référence pour apprécier l’extension cérébro-méningée et l’atteinte de l’os spongieux.
  • TDM : Imagerie de référence pour analyser la corticale et le périoste, avec lyse/perméation corticale et réaction périostée.

📝 Points essentiels

  • L’extension cérébro-méningée relève surtout de l’IRM, qui est indiquée comme examen majeur pour ce compartiment.
  • Pour le bilan d’extension, on organise la recherche en loco-régional (parties molles, os, péri nerveuse, cérébro-méningée) puis à distance (ganglionnaire, viscérale).
  • L’extension profonde et extra-conique au contact de la lame papyracée peut être évaluée par IRM, avec précision sur l’absence d’envahissement de certaines structures adjacentes.
  • En cas de contre-indication à l’IRM (ex. pace-maker), l’évaluation doit s’appuyer sur d’autres modalités, tout en documentant l’extension des parties molles et l’absence d’envahissement de structures comme la voûte crânn
  • En imagerie, tout hypersignal en diffusion n’est pas synonyme de cancer : un kyste épidermoïde peut mimer ce signal.
  • Comparaison TDM vs IRM pour l’os : la TDM analyse corticale/périoste (lyse, perméation, réaction périostée, ostéocondensation au contact) alors que l’IRM explore l’os spongieux (hypersignal T2, hyposignal T1, rehausse du

💡 Astuce mémo

TDM = Corticale/Périoste ; IRM = Spongieux/Cérébro-méningé ; Diffusion ≠ Cancer.

📖 3. Sémiologie échographique des couches cutanées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Extension loco-régionale : Extension loco-régionale : propagation tumorale aux structures proches, évaluée en parties molles, os, méninges et autour des nerfs.
  • Extension à distance : Extension à distance : dissémination ganglionnaire et viscérale recherchée au bilan d’extension.
  • Péri nerveuse : Péri nerveuse : atteinte tumorale le long d’un nerf, recherchée car elle modifie l’aspect du trajet nerveux.
  • Ganglionnaire : Ganglionnaire : localisation d’extension dans les ganglions, évaluée par imagerie et parfois par cytoponction guidée.
  • Cytoponction échoguidée : Cytoponction échoguidée : prélèvement sous contrôle échographique pour confirmer une malignité suspectée en échographie.

📝 Points essentiels

  • L’extension loco-régionale se décrit en parties molles, atteinte osseuse, composante cérébro-méningée et extension péri-nerveuse.
  • L’extension à distance se recherche en ganglionnaire puis viscérale au bilan d’extension.
  • En cas de tumeur neurotrope, la prise de contraste et l’élargissement du trajet nerveux s’accompagnent d’une asymétrie marquée.
  • L’atteinte neurotrope peut s’associer à un élargissement du foramen et à un remplacement de la graisse adjacente.
  • Les tumeurs neurotropes peuvent entraîner des anomalies musculaires comme œdème ou atrophie.
  • À l’échographie, des critères de malignité incluent augmentation du nombre de lésions (>3), augmentation de taille, perte du hile graisseux hyperéchogène, nécrose, anomalie du cortex et contours irréguliers.

💡 Astuce mémo

Péri-nerveux = trajet qui s’élargit et contraste qui « accroche » ; Ganglion malin = hile perdu + contours irréguliers + nécrose.

📖 4. Scanner cervico-facial biphasique et champs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bilan d’extension loco-régionale : Bilan d’imagerie qui recherche une extension locale des lésions cervico-faciales dans des territoires anatomiques précis.
  • Péri-orbite : Zone anatomique autour de l’orbite à explorer lors du bilan d’extension loco-régionale.
  • Péri-auriculaire : Zone anatomique autour de l’oreille à explorer lors du bilan d’extension loco-régionale.
  • Revue iconographique : Étape d’interprétation des images visant à reconnaître et classer des tumeurs cutanées malignes et des lésions vasculaires.
  • ABCDE mélanome : Série de critères cliniques utilisés pour repérer un mélanome suspect sur une lésion cutanée.

📝 Points essentiels

  • Le bilan loco-régional explore notamment la région péri-orbitaire, la région péri-auriculaire, le nez-joue-lèvre, puis le front et le scalp.
  • Le bilan d’extension à distance est réalisé en complément du bilan loco-régional.
  • Les carcinomes cutanés épidermoïdes regroupent carcinome spino-cellulaire, carcinome baso-cellulaire, carcinome trichoblastique et carcinome annexiel.
  • Le mélanome est la tumeur cutanée la plus fréquente et peut se présenter sous forme sclérodermiforme, avec croissance lente locale et risque de récidive locale.
  • Le mélanome peut infiltrer les tissus péri-nerveux et donner des récidives locales.
  • Le carcinome à cellules de Merkel est une tumeur neuro-endocrine primitive, avec une origine cutanée et un comportement agressif de haut grade.

💡 Astuce mémo

ABCDE : A asymétrie, B bords irréguliers, C coloration inhomogène, D diamètre > 6 mm, E évolutif.

📖 5. Avantages du scanner et préparation biopsie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Scanner : Imagerie en coupes utilisée pour visualiser des lésions vasculaires, notamment via la recherche de calcifications et de phlébolithes.
  • Phlébolithes : Petites calcifications liées à des thrombi dans des lésions veineuses, utiles pour orienter le diagnostic en imagerie.
  • Phlébolithes calcifiés : Aspect radiologique de calcifications dans une malformation veineuse, parfois retrouvé au scanner ou à la radiographie.
  • Biopsie : Prélèvement tissulaire envisagé après imagerie, dont la préparation dépend du type de lésion et du bilan préalable.

📝 Points essentiels

  • Le scanner et la radiographie peuvent montrer des phlébolithes calcifiés, renforçant l’orientation vers une composante veineuse.
  • Les phlébolithes sont des marqueurs indirects de thromboses au sein de lésions vasculaires, donc utiles au raisonnement diagnostique.
  • La préparation d’une biopsie repose sur un bilan d’imagerie préalable pour caractériser la lésion et limiter les erreurs de cible.
  • En pratique, l’imagerie sert à distinguer tumeur vasculaire et malformation vasculaire avant tout geste invasif.
  • Si la lésion est suspecte de flux lents veineux, la présence de phlébolithes oriente davantage que des signes non spécifiques.

💡 Astuce mémo

Phlébolithes = « cailloux de thrombus » : calcifications qui signent souvent une composante veineuse.

📖 6. Imagerie du bilan d’extension loco-régionale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Écho-Doppler : Examen ultrasonore qui évalue la vascularisation et met en évidence des shunts et des vitesses de flux.
  • IRM : Imagerie en coupes qui caractérise un signal kystique ou infiltratif et recherche des structures tubulées distendues.
  • Angio-IRM : Séquence d’angiographie par IRM utilisée pour visualiser les malformations vasculaires et leurs réseaux.
  • Scanner : Imagerie en coupes utile pour le diagnostic initial et l’évaluation de l’extension, notamment thorax et base du crâne.
  • Triade des malformations vasculaires : Ensemble de trois signes radiocliniques associant hypertrophie osseuse, veines variqueuses et lésions cutanées microcapillaires.

📝 Points essentiels

  • À l’écho-Doppler, une malformation vasculaire peut montrer un shunt, des vaisseaux multiples et des flux rapides, avec absence de masse solide.
  • À l’IRM, le bilan d’extension recherche un signal kystique ou infiltratif, avec hyposignal T1 et hypersignal T2 hétérogène, et une prise de contraste surtout limitée aux septas.
  • En IRM, l’absence de masse et la présence de multiples structures tubulées distendues orientent vers une malformation vasculaire plutôt qu’une tumeur solide.
  • Au scanner, l’imagerie sert au diagnostic initial et à l’extension vers le thorax et la base du crâne.
  • En angio-IRM, la visualisation est particulièrement utile pour cartographier les réseaux vasculaires.
  • Triade : hypertrophie osseuse (50%), veines variqueuses et malformations microcapillaires cutanées, souvent unilatérales aux membres inférieurs.

💡 Astuce mémo

Écho-Doppler = Shunt/Flux ; IRM = T1 bas + T2 haut + septas ; Scanner = extension (thorax/base du crâne).

📖 7. Imagerie du bilan d’extension à distance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Kyste du tractus thyréoglosse : Kyste médian lié au tractus thyréoglosse, pouvant s’associer à une dysraphie mento-sternale.
  • Dysraphie mento sternale : Anomalie de fermeture médiane pouvant s’accompagner d’un kyste du tractus thyréoglosse.
  • Kyste dermoide sous mental : Kyste médian de localisation sous-mentale, pouvant aussi être cervical ou céphalique.
  • Fistule préhélicéenne : Fistule latérale située en avant de l’hélix, correspondant à une anomalie de développement.
  • Kyste thymique : Kyste rare lié à la 3e poche branchiale, classé parmi les kystes et fistules latéraux.

📝 Points essentiels

  • Les kystes et fistules de la face représentent moins de 10% des cas, avec des orifices et trajets variables selon la localisation.
  • Pour les localisations parotidiennes, l’écho et l’IRM sont utilisées, puis l’exérèse chirurgicale est envisagée en tenant compte du nerf facial.
  • Le kyste et la fistule du 1er arc branchial se rattachent à une présentation latérale, avec bilan d’imagerie adapté à la localisation.
  • Le kyste et la fistule du 2e arc branchial associent un orifice externe et un trajet typique, avec une exérèse chirurgicale guidée par l’imagerie.
  • Le kyste et la fistule du 3e et 4e arc branchial peuvent inclure un kyste thymique, avec des trajets en lien avec les structures pharyngées.
  • Le kyste du tractus thyréoglosse et la dysraphie mento-sternale sont des localisations médianes à rechercher au bilan d’extension à distance.

💡 Astuce mémo

Médian = ligne du milieu (thyréoglosse, mento-sternale, dermoide) ; Latéral = arcs branchiaux (préhélicéenne, 1er/2e/3e-4e, thymique).

📖 8. Tumeurs cutanées malignes et critères de risque

🔑 Notions clés & Définitions

  • Critères de risque : En dermatologie, ce sont des éléments cliniques et morphologiques qui orientent vers un risque plus élevé de malignité.
  • Tumeur cutanée maligne : Une tumeur cutanée maligne est une lésion de la peau à potentiel d’invasion et/ou de métastases.
  • Évaluation clinique : L’évaluation clinique regroupe l’examen de la lésion pour apprécier ses caractéristiques évocatrices de malignité.
  • Imagerie d’extension : L’imagerie d’extension vise à rechercher une extension en profondeur ou des atteintes associées quand cela est suspecté.

📝 Points essentiels

  • Les critères de risque servent à décider du niveau d’alerte et de la conduite diagnostique (surveillance vs exploration plus poussée).
  • Une lésion suspecte impose une évaluation structurée pour repérer des signes en faveur d’une malignité plutôt que de simples lésions bénignes.
  • Quand une extension en profondeur est envisagée, l’imagerie (TDM/IRM selon le contexte) recherche des atteintes associées.
  • L’examen doit intégrer la localisation et la profondeur suspectée pour orienter le bilan d’extension.
  • La démarche diagnostique repose sur la combinaison des caractéristiques cliniques et, si nécessaire, des données d’imagerie.

📖 9. Malformations vasculaires flux lents et rapides

🔑 Notions clés & Définitions

  • Kyste du tractus thyréoglosse : Kyste médian lié au tractus thyréoglosse, classiquement associé à une dysraphie mento-sternale.
  • Dysraphie mento sternale : Anomalie de fermeture médiane pouvant s’associer à des kystes du tractus thyréoglosse.
  • Kyste de l’orifice narinaire : Kyste situé au niveau de l’orifice narinaire (orifice piriforme), avec un signal IRM typique sans rehaussement.
  • Kyste dermoide : Kyste d’origine ectoblastique pouvant siéger sous-mental, cervical ou céphalique, avec un aspect IRM variable selon le contenu.
  • Fistule pré hélicéenne : Fistule latérale de la face, classiquement décrite dans les anomalies de développement des arcs branchiaux.

📝 Points essentiels

  • IRM : séquences axiales T2, T1 et T1 avec gadolinium pour caractériser kystes et fistules.
  • Kyste de l’orifice narinaire : hyperT2, hypoT1, et absence de prise de contraste après injection.
  • Kystes/fistules de la face : origine ectoblastique et localisation médiane ou latérale selon le défaut de fusion.
  • Cervicaux : atteinte sur la ligne médiane avec défaut de coalescence des 1er et 2e arcs sur la ligne médiane.
  • Céphaliques : plutôt latéralisés avec défaut de fusion entre bourgeon frontal et bourgeon maxillaire.

💡 Astuce mémo

Médian = arcs 1-2 ; Céphalique = frontal↔maxillaire ; Orifice narinaire = hyperT2 + hypoT1 sans gadolinium.

📖 10. Kystes et fistules de la face

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tumeur de Whartin : Tumeur salivaire bénigne de la parotide, caractérisée par une double composante tissulaire et kystique.
  • Adénome pléiomorphe : Tumeur salivaire bénigne de la parotide dont l’imagerie IRM peut montrer des aspects hétérogènes selon les composantes.
  • Carcinome mucoépidermoïde : Tumeur maligne salivaire pouvant présenter une composante kystique riche en mucine avec des signaux IRM spécifiques.
  • Carcinome adénoïde kystique : Tumeur maligne salivaire dont l’imagerie peut évoquer une extension péri-nerveuse marquée.
  • Extension péri nerveuse : Atteinte tumorale le long des nerfs, particulièrement recherchée au niveau du VII et des segments proches.

📝 Points essentiels

  • La tumeur de Whartin représente environ 10% des tumeurs parotidiennes et est souvent bilatérale (≈30%).
  • La tumeur de Whartin touche plus souvent les hommes (âge moyen rapporté : 69 ans) et est associée au tabagisme dans la description.
  • En IRM, la tumeur de Whartin montre un aspect hétérogène en T2 avec des plages kystiques.
  • En IRM, la tumeur de Whartin peut être hétérogène en T1 avec des zones hyperT1, et l’ADC varie selon les zones.
  • La courbe de perfusion de type B est décrite avec un PDC rapide sur la partie tissulaire (pic avant 120 s) et un washout >30%, mais elle est la moins spécifique des courbes.
  • Les tumeurs malignes salivaires sont présentées comme la 3e cause des tumeurs parotidiennes dans la section.

💡 Astuce mémo

Whartin = 10% + Bilatéral 30% + Kyste (T2) + Courbe B (pic <120 s, washout >30%).

📖 11. Lésions parotidiennes et courbes de perfusion

🔑 Notions clés & Définitions

  • Névrite faciale à froid : Atteinte du nerf facial le plus souvent d’origine infectieuse, classiquement associée à une proportion majoritaire des paralysies faciales.
  • Névrite faciale à frigore : Forme de névrite faciale liée au contexte infectieux, décrite avec une fréquence élevée et des étiologies virales et bactériennes.
  • Schwannome du nerf facial : Tumeur d’origine nerveuse pouvant se développer le long du nerf facial, y compris dans des segments intra-pétreux ou intra-tympaniques.
  • Méningiome du nerf optique : Tumeur méningée pouvant toucher la région du nerf optique, mise en évidence au bilan d’imagerie.
  • Malformation artério-veineuse intra-orbitaire : Anomalie vasculaire intra-orbitaire pouvant se manifester par une exophtalmie fluctuante et des signes vasculaires spécifiques.

📝 Points essentiels

  • L’IRM est l’examen central du bilan des lésions du nerf facial, avec séquences T1/T1 FS et T1 avec contraste (Gd) selon les présentations.
  • La névrite faciale à frigore représente 60–80% des atteintes du VII, avec causes infectieuses citées : virus (herpès), VIH et Lyme.
  • Les atteintes du VII incluent aussi des causes non infectieuses : OMA et OE nécrosante, hémangiome du VII (os et/ou nerf), et schwannome.
  • Les lésions extrinsèques du nerf facial regroupent cholestéatome, histiocytose et tumeurs malignes, à distinguer des atteintes intrinsèques du VII.
  • Les traumatismes peuvent léser le nerf facial via fractures du rocher et plaies de la face.
  • Les lésions orbitaires et péri-orbitaires sont évaluées par IRM+++ avec masses intra-orbitaires (muscles, nerf optique, glandes lacrymales, vaisseaux, globe, parois).

💡 Astuce mémo

Frigore = 60–80% (VII) : infections (herpès/VIH/Lyme).

📖 12. Lésions orbitaires et péri-orbitaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bilan par IRM : L’exploration des lésions orbitaires repose en priorité sur l’IRM, qui apporte un fort contraste pour caractériser les masses et leurs extensions.
  • Masses intra orbitaires : Les masses situées dans l’orbite peuvent provenir de structures variées comme les muscles, le nerf optique, les glandes lacrymales, les vaisseaux, le globe ou les parois.
  • Tumeurs indépendantes : Certaines tumeurs ne sont pas des extensions de voisinage et incluent notamment métastases, rhabdomyosarcome, lymphome, lésions inflammatoires, schwannome intra-orbitaire, sarcome granulomateux et liposarcome.
  • Malformation veineuse : La malformation veineuse intra-orbitaire correspond à une lésion bien limitée, arrondie, avec aspect avasculaire au Doppler et des signaux IRM typiques.
  • Malformation artério-veineuse : La malformation artério-veineuse intra-orbitaire est une lésion vasculaire à composante artérielle et veineuse, classiquement associée à des signes cliniques et à des indices IRM/vasculaires.

📝 Points essentiels

  • Le bilan d’imagerie des lésions orbitaires est centré sur l’IRM, considérée comme l’examen de référence pour la caractérisation.
  • Les masses intra-orbitaires peuvent intéresser muscles, nerf optique, glandes lacrymales, vaisseaux, globe ou parois.
  • Les tumeurs indépendantes à évoquer incluent métastases, rhabdomyosarcome, lymphome, lésions inflammatoires, schwannome intra-orbitaire, sarcome granulomateux et liposarcome.
  • La malformation veineuse (« hémangiome caverneux ») est une lésion bien limitée et arrondie, avasculaire au Doppler, hypoT1 et hyperT2 avec saturation de graisse, avec capsule et rehaussement homogène.
  • La malformation artério-veineuse intra-orbitaire (« hémangiome caverneux ») est associée à des signes comme exophtalmie fluctuante, phlébolithes, procubitus et majoration à la manœuvre de Valsalva.
  • La malformation capillaire (« hémangiome capillaire ») peut être palpébrale, avec pronostic visuel potentiellement en jeu, et présente une masse isoT1 et hyperT2 serpigineuse avec une prise de contraste importante (PDC).

💡 Astuce mémo

IRM = « contraste d’abord » : pense d’abord à la malformation veineuse (capsule, hypoT1/hyperT2) puis aux lésions vasculaires avec signes de Valsalva (AV).

📊 Tableaux de synthèse

Choix d’imagerie selon le compartiment (bilan d’extension)

CompartimentExamen de référenceAutres modalités citées
Parties mollesIRM +++(échographie possible)
OsseuseTDM +++IRM: moelle osseuse
Péri-nerveuseIRM +++TDM: calibre des foramens / base du crâne
Cérébro-méningéeIRM +++
Ganglionnaire (à distance)Écho cervicale / scanner cervical / IRM cervicale / PET scanner
Viscérale (à distance)TDM TAP +/- crâne / PET scanner

Tumeurs cutanées malignes : repères de risque et formes

EntitéRepèresRisque/extension
Mélanome3 formes: sclérodermiforme + agressif; croissance lente locale; risque de récidive locale; infiltration péri-nerveuseExtension péri-nerveuse et récidives locales
Carcinomes cutanés épidermoïdesCarcinome spino-cellulaire, baso-cellulaire, trichoblastique, annexielHaut risque si >2 cm, marges peu visibles, récidive locale, sur cicatrice ou RTE; infiltration péri-nerveuse
Carcinome à cellules de MerkelTumeur neuro-endocrine primitive, origine cutanée, comportement agressif de haut gradeMétastases pulmonaires (dans la section)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre l’épiderme (0.05–0.3 mm, hypoéchogène) et le derme (1–3 mm, échogène) à l’échographie haute fréquence.
  2. Croire que “hypersignal en diffusion = cancer” : le cours précise qu’un kyste épidermoïde peut mimer ce signal.
  3. Mélanger TDM et IRM pour l’os : TDM analyse corticale/périoste (lyse/perméation/réaction périostée) alors que l’IRM explore l’os spongieux (T2 hypersignal, T1 hyposignal).
  4. Oublier que l’extension péri-nerveuse se recherche surtout en IRM (prise de contraste + élargissement du trajet nerveux/asymétrie), et pas uniquement au scanner.
  5. Se tromper sur le bilan d’extension : loco-régional = parties molles/osseuse/péri-nerveuse/cérébro-méningée, puis à distance = ganglionnaire puis viscérale.
  6. Interpréter une malformation vasculaire comme une tumeur solide : en IRM, absence de masse et multiples structures tubulées distendues orientent vers malformation plutôt que tumeur.
  7. Confondre tumeur vasculaire et malformation vasculaire : le cours insiste sur la distinction (flux lents/rapides, compressibilité, phlébolithes, Doppler).

✅ Checklist Examen

  1. Citer les paramètres de l’échographie haute fréquence (fréquences >15 MHz; résolution tissus superficiels) et ses limites (profondeur du champ, opérateur dépendant).
  2. Décrire la sémiologie échographique des 3 couches cutanées : épiderme (superficiel hypoéchogène, 0.05–0.3 mm), derme (échogène homogène, 1–3 mm), hypoderme (hypoéchogène lobulé, interface derme–hypoderme).
  3. Expliquer le scanner cervico-facial injecté : injection bi-phasique, exploration cervico-faciale jusqu’au manubrium sternal, exploration thoracique associée, et limites (contre-indications habituelles).
  4. Donner les principes IRM des parties molles : séquences T1/T2, reconstructions, injection de gadolinium (chélates) pour augmenter le contraste et la sensibilité.
  5. Structurer le bilan d’extension : distinguer extension loco-régionale (parties molles, osseuse, péri-nerveuse, cérébro-méningée) et extension à distance (ganglionnaire puis viscérale).
  6. Associer les modalités aux compartiments : IRM pour parties molles/cérébro-méningée/péri-nerveuse; TDM pour osseuse; et préciser l’intérêt TDM pour calibre des foramens/base du crâne en péri-nerveux.
  7. Rappeler l’avertissement diffusion : tout hypersignal en diffusion n’est pas un cancer (exemple kyste épidermoïde).
  8. Lister les critères échographiques de malignité cités (augmentation nombre >3, taille, perte du hile graisseux hyperéchogène, nécrose, anomalie du cortex, contours irréguliers) et l’usage pour guider cytoponction.
  9. Connaître les aires explorées au bilan loco-régional au scanner biphasique : péri-orbite, péri-auriculaire, nez-joue-lèvre, front-scapl, puis complément à distance.
  10. Maîtriser les repères cliniques ABCDE du mélanome (A asymétrie, B bords irréguliers, C coloration inhomogène, D diamètre >6 mm, E évolutif).
  11. Savoir distinguer tumeurs cutanées malignes et leurs repères d’extension : mélanome (péri-nerveux, récidive), carcinomes épidermoïdes (haut risque selon critères), carcinome à cellules de Merkel (neuro-endocrine agressif
  12. Connaître la logique “kystes/fistules de la face” : médian vs latéral (thyréoglosse/dysraphie mento-sternale vs arcs branchiaux), et les examens cités (écho 1ère intention en pédiatrie; TDM/IRM pour diagnostic initial et
  13. Savoir les repères IRM du kyste de l’orifice narinaire (hyperT2, hypoT1, sans prise de contraste après injection) et les repères de dysraphie médiane (défaut de coalescence des arcs).
  14. Connaître les repères des malformations vasculaires flux lents vs rapides : Doppler (shunt/flux rapides, pas de masse solide), IRM (hyposignal T1, hypersignal T2 hétérogène, prise de contraste surtout septas), et la tri-

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Imagerie des Tumeurs et Malformations Faciales avec 12 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle modalité d’imagerie est la plus adaptée pour analyser finement les tissus superficiels des parties molles ?

2. Quelle est la principale limite de l’échographie haute fréquence pour l’exploration des parties molles ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Imagerie des Tumeurs et Malformations Faciales avec 24 flashcards interactives.

Échographie haute fréquence — définition ?

Ultrasons >15 MHz pour tissus superficiels

Limite de l’échographie haute fréquence ?

Profondeur limitée, opérateur dépendant

Épiderme en échographie — aspect ?

Superficiel, hypoéchogène, 0.05-0.3 mm

Voir les flashcards →

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