QCM : Infections urinaires de l’adulte — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Par quelle voie la contamination des voies urinaires survient-elle principalement ?

Par voie hématogène à partir d’une infection sanguine
Par voie ascendante à partir du réservoir digestif
Par extension directe depuis les voies respiratoires
Par diffusion lymphatique depuis les membres inférieurs

Par voie ascendante à partir du réservoir digestif

Explication

La contamination urinaire est principalement ascendante et provient du réservoir digestif. La voie hématogène existe, mais elle est décrite comme rare dans ce contexte.

2. Quelle proportion de femmes âgées de 15 à 65 ans présente au moins une infection urinaire au cours de cette période ?

Environ 70 à 90 %
Environ 10 à 30 %
Environ 40 à 60 %
Environ 1 à 3 %

Environ 10 à 30 %

Explication

Une infection urinaire survient au moins une fois chez environ 10 à 30 % des femmes âgées de 15 à 65 ans. Les autres proportions surestiment ou sous-estiment la fréquence indiquée.

3. Quel tableau clinique correspond le mieux à une cystite aiguë simple chez la femme ?

Fièvre élevée, douleur lombaire, frissons et altération de l’état général
Toux productive, douleur thoracique, dyspnée et expectoration purulente
Œdèmes, hypertension artérielle, protéinurie et insuffisance rénale aiguë
Brûlures mictionnelles, urgenturie, pollakiurie et douleur hypogastrique sans fièvre

Brûlures mictionnelles, urgenturie, pollakiurie et douleur hypogastrique sans fièvre

Explication

La cystite aiguë simple associe des symptômes urinaires bas et une douleur hypogastrique, habituellement sans fièvre. La fièvre élevée et la douleur lombaire orientent plutôt vers une atteinte urinaire haute.

4. Chez une femme de 15 à 65 ans présentant une cystite aiguë simple, quel examen est recommandé en première intention ?

Une bandelette urinaire
Une tomodensitométrie abdominopelvienne
Un examen cytobactériologique des urines
Une échographie rénale systématique

Une bandelette urinaire

Explication

La bandelette urinaire est recommandée dans cette situation clinique. L’ECBU et l’imagerie ne sont pas indiqués de façon systématique pour une cystite aiguë simple.

5. Quels seuils définissent respectivement une pyurie et une bactériurie ?

10510^5 leucocytes/mL et 10410^4 germes/mL
10410^4 leucocytes/mL et 10510^5 germes/mL
10310^3 leucocytes/mL et 10310^3 germes/mL
10610^6 leucocytes/mL et 10610^6 germes/mL

$$10^4$$ leucocytes/mL et $$10^5$$ germes/mL

Explication

Le seuil de pyurie est fixé à 10410^4 leucocytes/mL, tandis que celui de bactériurie est de 10510^5 germes/mL. La distinction repose donc à la fois sur la cellule mesurée et sur le seuil correspondant.

6. Quelle proportion des infections urinaires de la femme s’accompagne d’une pyurie ?

Environ 10 %
Environ 33,5 %
Environ 96 %
Environ 1 %

Environ 96 %

Explication

La pyurie est retrouvée dans environ 96 % des infections urinaires de la femme. La valeur de 33,5 % correspond plutôt à la valeur prédictive positive de la bandelette urinaire, et non à la fréquence de la pyurie.

7. Laquelle de ces situations définit une cystite compliquée ?

Une cystite chez une adulte jeune sans comorbidité
Une cystite isolée avec symptômes urinaires bas
Une cystite chez une femme enceinte
Une cystite chez une femme sans facteur de risque

Une cystite chez une femme enceinte

Explication

La grossesse fait partie des situations qui classent une cystite comme compliquée. Une cystite simple concerne au contraire une patiente sans facteur de fragilité ni contexte à risque identifié.

8. Quelle prise en charge est recommandée en cas de cystite compliquée ?

Réaliser systématiquement un ECBU et traiter pendant 7 à 10 jours
Demander une imagerie avant tout traitement antibiotique
Réaliser une bandelette seule et traiter pendant 24 heures
Éviter les prélèvements urinaires et traiter selon les symptômes

Réaliser systématiquement un ECBU et traiter pendant 7 à 10 jours

Explication

Une cystite compliquée justifie un ECBU systématique, la prise en charge du facteur favorisant et une antibiothérapie de 7 à 10 jours. La bandelette seule et une durée très courte ne correspondent pas à cette stratégie.

9. Quel territoire anatomique est atteint lors d’une pyélonéphrite aiguë ?

La muqueuse vésicale sans atteinte rénale
La muqueuse pyélo-calicielle et le parenchyme rénal
La muqueuse urétrale et le sphincter vésical
La prostate et les vésicules séminales

La muqueuse pyélo-calicielle et le parenchyme rénal

Explication

La pyélonéphrite aiguë atteint la muqueuse pyélo-calicielle et le parenchyme du rein, le plus souvent par voie ascendante. La cystite, contrairement à la pyélonéphrite, reste limitée à la vessie.

10. Quel ensemble de signes évoque le plus une pyélonéphrite aiguë ?

Des signes de cystite, une fièvre élevée, des frissons et une douleur lombaire unilatérale
Une dysurie isolée, une température normale et une douleur sus-pubienne bilatérale
Une pollakiurie isolée, une hématurie macroscopique et une douleur périnéale
Une fièvre modérée, une toux productive et une douleur abdominale diffuse

Des signes de cystite, une fièvre élevée, des frissons et une douleur lombaire unilatérale

Explication

La pyélonéphrite associe habituellement des signes urinaires bas à une fièvre supérieure à 38,5 °C, des frissons et une douleur lombaire unilatérale. Une cystite aiguë est habituellement apyrétique et n’explique pas ce tableau fébrile lombaire.

11. Quelles valeurs d’ECBU sont recherchées dans le diagnostic d’une pyélonéphrite aiguë ?

Une bactériurie d’au moins 10310^3 germes/mL et une leucocyturie d’au moins 10210^2 leucocytes/mL
Une bactériurie d’au moins 10410^4 germes/mL et une leucocyturie d’au moins 10510^5 leucocytes/mL
Une bactériurie d’au moins 10610^6 germes/mL et une leucocyturie d’au moins 10310^3 leucocytes/mL
Une bactériurie d’au moins 10510^5 germes/mL et une leucocyturie d’au moins 10410^4 leucocytes/mL

Une bactériurie d’au moins $$10^5$$ germes/mL et une leucocyturie d’au moins $$10^4$$ leucocytes/mL

Explication

L’ECBU d’une pyélonéphrite recherche une bactériurie supérieure ou égale à 10510^5 germes/mL et une leucocyturie supérieure ou égale à 10410^4 leucocytes/mL. Les autres seuils proposés inversent ou modifient ces valeurs diagnostiques.

12. Quelle conduite impose une pyélonéphrite aiguë associée à un obstacle urinaire ?

Une simple surveillance clinique jusqu’à la disparition de la fièvre
Un traitement antibiotique oral sans geste urologique complémentaire
Un drainage urgent par sonde JJ ou néphrostomie
Une hydratation renforcée avec report du drainage après l’ECBU de contrôle

Un drainage urgent par sonde JJ ou néphrostomie

Explication

Un obstacle urinaire associé à une pyélonéphrite nécessite un drainage par sonde JJ ou néphrostomie, car il s’agit d’une urgence médico-chirurgicale. Une antibiothérapie seule ne répond pas à l’obstruction responsable du risque de complication.

13. Quel risque est notamment associé aux infections urinaires au cours de la grossesse ?

La grossesse prolongée au-delà du terme
La diminution constante du volume de liquide amniotique
L’accouchement prématuré
La malformation systématique de l’appareil urinaire fœtal

L’accouchement prématuré

Explication

Les infections urinaires compliquent environ 10 % des grossesses et exposent notamment à l’accouchement prématuré. Les autres conséquences proposées ne constituent pas le risque caractéristique indiqué ici.

14. Quel mécanisme favorise les infections urinaires pendant la grossesse ?

La compression utérine augmente le tonus urétéral et empêche la remontée bactérienne
La dilatation urétérale augmente le péristaltisme et accélère la vidange des voies urinaires
Les œstrogènes diminuent la motricité urinaire et relâchent le sphincter urétéro-vésical
La compression vésicale et la progestérone ralentissent la dynamique urinaire et favorisent le reflux

La compression vésicale et la progestérone ralentissent la dynamique urinaire et favorisent le reflux

Explication

L’utérus gravide comprime la vessie et favorise le reflux vésico-urétéral, tandis que la progestérone diminue le péristaltisme urinaire et le tonus sphinctérien. L’action décrite dans une autre proposition attribue à tort ces effets aux œstrogènes.

15. Comment définir une bactériurie asymptomatique pendant la grossesse ?

Une contamination urinaire faible associée à une pollakiurie et une urgenturie
Une leucocyturie supérieure à 10410^4 leucocytes/mL avec fièvre et douleur lombaire
Une bactériurie supérieure à 10510^5 germes/mL sans symptôme urinaire
Une bactériurie supérieure à 10310^3 germes/mL accompagnée de brûlures mictionnelles

Une bactériurie supérieure à $$10^5$$ germes/mL sans symptôme urinaire

Explication

La bactériurie asymptomatique correspond à une bactériurie supérieure à 10510^5 germes/mL en l’absence de symptômes urinaires. La présence de brûlures, de pollakiurie ou de fièvre orienterait vers une infection symptomatique.

16. Quelle prise en charge est spécifique de la bactériurie asymptomatique pendant la grossesse ?

Un traitement réservé aux patientes présentant une douleur lombaire intense
Une antibiothérapie différée jusqu’à l’apparition de signes urinaires francs
Une abstention thérapeutique avec ECBU réalisé uniquement en cas de fièvre
Un traitement systématique suivi d’un ECBU de contrôle en fin d’antibiothérapie

Un traitement systématique suivi d’un ECBU de contrôle en fin d’antibiothérapie

Explication

La bactériurie asymptomatique est l’infection urinaire, hors chirurgie programmée, qui doit être traitée systématiquement, avec un ECBU de contrôle en fin d’antibiothérapie. Attendre l’apparition de symptômes expose à une évolution vers une infection plus sévère.

17. Quels symptômes peuvent caractériser une infection urinaire masculine ?

Une diarrhée, des vomissements, une douleur épigastrique et un ictère
Une toux, une expectoration purulente, une dyspnée et une douleur thoracique
Des brûlures mictionnelles, une pollakiurie, une urgenturie et une dysurie
Un prurit diffus, une urticaire, un œdème facial et une gêne laryngée

Des brûlures mictionnelles, une pollakiurie, une urgenturie et une dysurie

Explication

L’infection urinaire masculine peut provoquer des brûlures mictionnelles, une pollakiurie, une urgenturie et une dysurie, avec parfois des douleurs pelviennes, de la fièvre, une hématurie ou une rétention. Les autres ensembles de symptômes correspondent à des tableaux extra-urinaires.

18. Chez quel homme une antibiothérapie probabiliste est-elle indiquée avant les résultats bactériologiques ?

Chez celui qui présente une pollakiurie isolée sans douleur ni fièvre
Chez celui qui est bien tolérant et ne présente aucun signe de complication
Chez celui qui présente une mauvaise tolérance ou un globe urinaire
Chez celui dont l’ECBU de contrôle est négatif après traitement

Chez celui qui présente une mauvaise tolérance ou un globe urinaire

Explication

Une mauvaise tolérance ou un globe urinaire impose une antibiothérapie probabiliste, tandis qu’un homme bien tolérant peut attendre les résultats bactériologiques. La bonne tolérance permet donc de différer le traitement dans certaines situations.

19. Quel ensemble de signes peut évoquer une infection sur sonde urinaire ?

Une polyurie isolée avec prurit cutané et douleurs lombaires
Une constipation récente avec nausées et crampes abdominales
Des urines troubles et malodorantes avec fièvre ou douleurs pelviennes
Une hématurie indolore avec œdèmes des membres inférieurs

Des urines troubles et malodorantes avec fièvre ou douleurs pelviennes

Explication

Une infection sur sonde peut se manifester par des urines troubles et malodorantes, de la fièvre, un inconfort ou des douleurs pelviennes. La polyurie isolée ne constitue pas le tableau caractéristique décrit ici.

20. Lorsqu’une infection sur sonde urinaire est suspectée, quel examen vérifie la fonctionnalité de la sonde tandis que l’ECBU documente l’infection ?

Une radiographie abdominale sans préparation
Une cystoscopie réalisée en urgence
Une échographie ou un bladder-scan
Une urographie intraveineuse systématique

Une échographie ou un bladder-scan

Explication

L’ECBU recherche et documente l’infection, tandis qu’une échographie ou un bladder-scan permet d’évaluer la fonctionnalité de la sonde. Une radiographie abdominale ne répond pas à cet objectif fonctionnel dans le bilan décrit.

21. Quelle bactérie est la plus fréquemment retrouvée parmi les germes urinaires indiqués ?

Escherichia coli, avec une fréquence de 79,8 %
Staphylococcus saprophyticus, avec une fréquence de 3,7 %
Proteus mirabilis, avec une fréquence de 5,2 %
Streptococcus du groupe D, avec une fréquence de 5,4 %

Escherichia coli, avec une fréquence de 79,8 %

Explication

Escherichia coli représente la fréquence la plus élevée parmi les germes urinaires cités, avec 79,8 %. Les trois autres bactéries proposées sont également mentionnées, mais leurs proportions sont nettement inférieures.

22. Quelle association entre antibiotique et durée d’administration correspond au traitement d’une cystite aiguë simple ?

Fosfomycine-trométamol pendant cinq jours
Pivmécillinam pendant une seule journée
Pivmécillinam en prise unique
Fosfomycine-trométamol en monodose

Fosfomycine-trométamol en monodose

Explication

La fosfomycine-trométamol est administrée en monodose dans la cystite aiguë simple, tandis que le pivmécillinam est pris matin et soir pendant cinq jours. Confondre ces deux schémas constitue l’erreur thérapeutique la plus plausible ici.

23. Chez une personne dont la cystite aiguë simple évolue favorablement, quelle conduite correspond à la définition de la guérison ?

La disparition de la fièvre en vingt-quatre heures avec imagerie de contrôle
La négativation immédiate de la culture avec prolongation du traitement
La disparition des symptômes en deux à trois jours sans ECBU de contrôle
La persistance des symptômes pendant une semaine avec ECBU systématique

La disparition des symptômes en deux à trois jours sans ECBU de contrôle

Explication

La guérison d’une cystite simple correspond à la disparition des symptômes en deux à trois jours et ne justifie pas d’ECBU de contrôle. Un contrôle microbiologique systématique malgré l’amélioration ne fait donc pas partie de la conduite habituelle décrite.

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Quelle proportion de femmes de 15 à 65 ans a une infection urinaire au moins une fois ?

10 à 30 % des femmes de 15 à 65 ans.

Comment se fait principalement la contamination des voies urinaires ?

Par voie ascendante à partir du réservoir digestif.

Quels sont quelques facteurs favorisants des infections urinaires ?

Les lithiases, reflux vésico-urétéral, sténoses urétrales, corps étranger intravésical, manœuvres endo-urologiques, rapports sexuels, grossesse, ménopause, constipation, vaginites, diabète, vessie neurologique.

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