QCM : Gastro-entérite et déshydratation du nourrisson — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle proposition décrit le mieux une gastro-entérite aiguë ?

Une infection aiguë associant des signes digestifs et des signes généraux
Une déshydratation aiguë provoquant secondairement des troubles digestifs
Une affection nutritionnelle entraînant principalement une perte de poids
Une maladie chronique limitée à une diarrhée sans manifestation générale

Une infection aiguë associant des signes digestifs et des signes généraux

Explication

La gastro-entérite aiguë est une infection aiguë qui associe notamment diarrhée, vomissements, fièvre, anorexie et altération de l’état général. La déshydratation correspond à sa principale complication et non à l’infection causale elle-même.

2. Laquelle de ces bactéries fait partie des principales causes de gastro-entérite aiguë ?

Mycobacterium tuberculosis
Streptococcus pneumoniae
Clostridium tetani
Campylobacter

Campylobacter

Explication

Campylobacter figure parmi les principales bactéries responsables de gastro-entérite aiguë, avec les salmonelles, les shigelles, Yersinia enterocolitica et certains Escherichia coli. Les autres bactéries proposées sont associées à d’autres tableaux infectieux.

3. Quelle complication doit être particulièrement redoutée chez un nourrisson atteint de gastro-entérite aiguë ?

La déshydratation
L’hyperpigmentation cutanée
La surdité progressive
La fracture spontanée

La déshydratation

Explication

La déshydratation est la principale complication de la gastro-entérite aiguë et elle peut évoluer rapidement chez le nourrisson. Les autres propositions ne correspondent pas à la complication caractéristique de cette affection.

4. Comment définit-on principalement la diarrhée chez le nourrisson ?

Une émission trop fréquente de selles trop liquides
Une modification isolée de la couleur des selles
Une émission peu fréquente de selles toujours très abondantes
Un rejet alimentaire involontaire survenant après les repas

Une émission trop fréquente de selles trop liquides

Explication

La diarrhée correspond à l’émission trop fréquente de selles trop liquides, évaluée selon leur nombre, leur aspect, leur consistance et leur abondance. Un rejet alimentaire involontaire décrit plutôt un vomissement.

5. Quelle fréquence de selles peut être physiologique chez un nourrisson allaité ?

De deux selles hebdomadaires à quatre selles quotidiennes
D’une selle tous les deux jours à dix selles quotidiennes
De six à huit selles fixes chaque jour à une selle mensuelle
D’une selle à chaque tétée à une selle par semaine

D’une selle à chaque tétée à une selle par semaine

Explication

Chez le nourrisson allaité, la fréquence normale peut varier d’une selle à chaque tétée à une selle par semaine. Cette grande variabilité ne doit pas être interprétée comme une diarrhée sans tenir compte de la consistance et de l’état clinique.

6. Chez un bébé ictérique, que doivent faire évoquer des selles décolorées ?

Une simple variation alimentaire sans portée clinique
Une atrésie des voies biliaires
Une intolérance transitoire aux protéines du lait
Une infection respiratoire débutante

Une atrésie des voies biliaires

Explication

Chez un bébé ictérique, des selles décolorées sont un signe évocateur d’une atrésie des voies biliaires. Elles ne doivent donc pas être considérées comme une simple variation de couleur sans importance.

7. Comment évolue la proportion d’eau totale de l’organisme entre la naissance et l’âge de 1 an ?

Elle diminue de 90 % à 75 %
Elle augmente de 60 % à 75 %
Elle reste proche de 50 % pendant cette période
Elle diminue de 75 % à 60 %

Elle diminue de 75 % à 60 %

Explication

L’eau totale représente environ 75 % de l’organisme à la naissance, puis environ 60 % à l’âge de 1 an. L’évolution est donc une diminution progressive et non une augmentation de cette proportion.

8. Pourquoi le nourrisson peut-il développer rapidement une hypovolémie en cas de pertes hydriques ?

Son eau corporelle est surtout extracellulaire
Son organisme possède une réserve hydrique proportionnellement élevée
Son eau corporelle est surtout intracellulaire
Ses reins concentrent les urines avec une grande efficacité

Son eau corporelle est surtout extracellulaire

Explication

Chez le nourrisson, l’eau est majoritairement située dans le secteur extracellulaire, ce qui favorise une hypovolémie rapide lors de pertes hydriques. La maturation rénale étant incomplète, notamment pour concentrer les urines, elle ne constitue pas un mécanisme compensateur pleinement efficace.

9. Lors d’une gastro-entérite aiguë avec fièvre, quelles pertes hydriques sont à prendre en compte ?

Des pertes rénales isolées, sans contribution des vomissements ni des selles
Des pertes pulmonaires prédominantes, indépendantes de la température corporelle
Des pertes endocriniennes liées à une production accrue d’hormones digestives
Des pertes digestives par vomissements et selles, ainsi que des pertes cutanées liées à la fièvre

Des pertes digestives par vomissements et selles, ainsi que des pertes cutanées liées à la fièvre

Explication

Les vomissements et les selles liquides entraînent des pertes digestives, tandis que la fièvre peut ajouter des pertes cutanées. Les pertes hydriques ne sont donc pas limitées au compartiment rénal ou pulmonaire dans cette situation.

10. Un nourrisson passe de 9000 g à 8300 g. Quel pourcentage de perte de poids cela représente-t-il, environ ?

7,8 % du poids actuel
0,7 % du poids de référence
7,8 % du poids de référence
700 % du poids de référence

7,8 % du poids de référence

Explication

La perte absolue est de 700 g, puis elle est rapportée au poids de référence de 9000 g, ce qui donne environ 7,8 %. Confondre 700 g avec un pourcentage revient à mélanger une valeur absolue et une valeur relative.

11. Quelle situation correspond à une déshydratation modérée selon la perte de poids ?

Une perte supérieure à 10 %
Une perte comprise entre 10 et 15 %
Une perte comprise entre 5 et 10 %
Une perte inférieure à 5 %

Une perte comprise entre 5 et 10 %

Explication

La déshydratation est modérée lorsque la perte de poids se situe entre 5 et 10 %. Une perte inférieure à 5 % correspond à une forme légère, tandis qu’une perte dépassant 10 % est sévère.

12. Quel signe appartient au groupe des signes extracellulaires de déshydratation ?

La sécheresse des muqueuses
La dépression de la fontanelle chez le nourrisson
La soif intense
Les troubles de la conscience

La dépression de la fontanelle chez le nourrisson

Explication

La dépression de la fontanelle est un signe extracellulaire observé chez le nourrisson. La sécheresse des muqueuses, la soif et les troubles de la conscience relèvent des signes intracellulaires.

13. Chez un enfant déshydraté présentant un collapsus, quelle anomalie hémodynamique apparaît généralement tardivement ?

La tachycardie
L’hypotension artérielle
Le pouls filant
Les marbrures cutanées

L’hypotension artérielle

Explication

Chez l’enfant, l’hypotension artérielle est un signe tardif du collapsus, alors que la tachycardie peut apparaître plus précocement. Le pouls filant et les marbrures témoignent également d’une perfusion insuffisante.

14. Quelle complication traduit une aggravation de l’atteinte rénale au-delà de l’adaptation initiale ?

L’oligurie liée à l’adaptation rénale
La tachycardie liée à la baisse volémique
L’anurie avec risque de nécrose tubulaire
La soif liée à l’élévation de l’osmolarité

L’anurie avec risque de nécrose tubulaire

Explication

L’anurie et les nécroses tubulaires correspondent à des complications rénales sévères de la déshydratation. L’oligurie peut représenter une adaptation rénale initiale avant cette aggravation.

15. Pour une déshydratation légère inférieure à 5 %, quelle modalité de réhydratation orale est recommandée au début ?

Administrer 40 à 50 ml toutes les 10 à 15 minutes
Proposer 5 ml toutes les 60 minutes pendant quatre heures
Remplacer le soluté oral par de l’eau pure en prises espacées
Donner une grande quantité unique au début du traitement

Administrer 40 à 50 ml toutes les 10 à 15 minutes

Explication

La réhydratation orale initiale repose sur de petites quantités fractionnées de 40 à 50 ml toutes les 10 à 15 minutes pendant les premières heures. Une prise massive ou de l’eau pure ne fournit pas l’apport équilibré attendu d’un soluté de réhydratation orale.

16. Comment faut-il reconstituer correctement un soluté de réhydratation orale en sachet ?

Verser d’abord 200 ml d’eau, puis ajouter un sachet de poudre
Dissoudre un sachet dans 200 ml d’eau après avoir versé la poudre
Mélanger un sachet avec du lait afin d’améliorer son goût
Diluer un sachet dans un volume d’eau choisi selon la soif

Verser d’abord 200 ml d’eau, puis ajouter un sachet de poudre

Explication

La préparation correcte consiste à mettre d’abord 200 ml d’eau, puis à y ajouter un sachet de poudre. Modifier le volume ou utiliser du lait change la composition prévue du soluté.

17. Quel mécanisme favorise l’absorption intestinale lors de l’administration d’un soluté de réhydratation orale ?

La stimulation digestive provoquée par les protéines
La diffusion de l’eau sans apport d’électrolytes
L’absorption d’un liquide très sucré et pauvre en sodium
Le transport couplé du sodium et du glucose

Le transport couplé du sodium et du glucose

Explication

Le soluté favorise l’absorption de l’eau grâce au transport couplé du sodium et du glucose, ou du saccharose. Une boisson très sucrée et pauvre en électrolytes n’offre pas cette composition adaptée.

18. Quelle conduite alimentaire est recommandée pendant la réhydratation orale d’un enfant ?

Attendre la fin de la réhydratation avant de réintroduire progressivement les aliments
Remplacer temporairement le lait maternel par des boissons sucrées diluées
Reprendre précocement l’alimentation et poursuivre l’allaitement sans interruption
Suspendre l’allaitement jusqu’à la disparition complète des selles liquides

Reprendre précocement l’alimentation et poursuivre l’allaitement sans interruption

Explication

La réalimentation doit être précoce et l’allaitement maternel doit continuer pendant la réhydratation orale. Retarder l’alimentation ou interrompre l’allaitement ne correspond pas à la conduite recommandée.

19. Chez un enfant présentant une déshydratation estimée à 7 %, quelle prise en charge initiale est la plus adaptée ?

Réaliser un remplissage rapide réservé aux situations de collapsus cardiovasculaire
Proposer d’abord une solution de réhydratation orale en surveillant l’évolution
Commencer une perfusion veineuse avec un soluté isotonique adapté à la natrémie
Administrer un soluté hypotone afin de corriger progressivement les pertes hydriques

Commencer une perfusion veineuse avec un soluté isotonique adapté à la natrémie

Explication

Entre 5 et 10 %, la déshydratation modérée est généralement traitée d’emblée par voie veineuse avec un soluté isotonique, en tenant compte de la natrémie. La solution de réhydratation orale constitue plutôt l’approche initiale d’une déshydratation légère.

20. Quel volume correspond aux besoins physiologiques quotidiens d’un nourrisson âgé de moins de 24 mois ?

100 ml/kg/jour100\ \text{ml/kg/jour}
50 ml/kg/jour50\ \text{ml/kg/jour}
100 ml/m2/jour100\ \text{ml/m}^2\text{/jour}
150 ml/m2/jour150\ \text{ml/m}^2\text{/jour}

$$100\ \text{ml/kg/jour}$$

Explication

Les besoins physiologiques du nourrisson de moins de 24 mois sont évalués à 100 ml/kg/jour100\ \text{ml/kg/jour}. L’expression en ml/m2/jour\text{ml/m}^2\text{/jour} concerne plutôt les calculs utilisés chez l’enfant plus grand.

21. Pour traiter une déshydratation modérée par perfusion sur 24 heures, quel schéma associe correctement les volumes à administrer ?

Un remplissage de 10 ml/kg10\ \text{ml/kg} répété jusqu’à normalisation clinique
La totalité des pertes estimées sans ajout de besoins physiologiques
Les seuls besoins physiologiques, sans correction des pertes
La moitié des pertes estimées et les besoins physiologiques

La moitié des pertes estimées et les besoins physiologiques

Explication

Le schéma décrit consiste à perfuser en 24 heures la moitié des pertes, à laquelle s’ajoutent les besoins physiologiques, avec une adaptation à l’évolution clinique et biologique. Le remplissage de 10 ml/kg10\ \text{ml/kg} correspond à la prise en charge initiale d’une déshydratation sévère avec collapsus.

22. Un enfant présente une déshydratation supérieure à 10 % avec collapsus. Quelle est la première étape thérapeutique ?

Administrer en 24 heures la moitié des pertes avec les besoins physiologiques
Perfuser un remplissage de sérum physiologique ou d’Isofundine à 10 ml/kg10\ \text{ml/kg} en 15 à 20 minutes
Débuter une solution de réhydratation orale fractionnée selon la tolérance
Utiliser d’emblée un soluté isotonique d’entretien adapté à la natrémie

Perfuser un remplissage de sérum physiologique ou d’Isofundine à $$10\ \text{ml/kg}$$ en 15 à 20 minutes

Explication

En cas de déshydratation sévère avec collapsus, il faut commencer par un remplissage de sérum physiologique ou d’Isofundine à 10 ml/kg10\ \text{ml/kg} en 15 à 20 minutes, renouvelable si besoin. Le soluté isotonique d’entretien intervient après cette restauration initiale de la perfusion.

23. Chez un enfant hospitalisé pour gastro-entérite aiguë avec déshydratation, quel rythme de surveillance est correct ?

Pesée deux fois par jour et ionogramme toutes les 12 à 24 heures selon l’évolution
Pesée une fois par jour et ionogramme uniquement à la sortie
Pesée deux fois par semaine et ionogramme selon la présence de vomissements
Pesée toutes les 12 à 24 heures et ionogramme deux fois par jour

Pesée deux fois par jour et ionogramme toutes les 12 à 24 heures selon l’évolution

Explication

La surveillance associe notamment une pesée deux fois par jour et un ionogramme répété toutes les 12 à 24 heures selon la situation clinique. Ces deux paramètres n’ont donc pas la même fréquence standard de contrôle.

24. Quel objectif minimal de diurèse doit être recherché chez un enfant hospitalisé ?

5 aˋ 6 ml/kg/h5\text{ à }6\ \text{ml/kg/h}
1 aˋ 2 ml/kg/h1\text{ à }2\ \text{ml/kg/h}
10 aˋ 12 ml/kg/jour10\text{ à }12\ \text{ml/kg/jour}
0,1 aˋ 0,2 ml/kg/h0{,}1\text{ à }0{,}2\ \text{ml/kg/h}

$$1\text{ à }2\ \text{ml/kg/h}$$

Explication

L’objectif minimal de diurèse chez l’enfant hospitalisé est de 1 aˋ 2 ml/kg/h1\text{ à }2\ \text{ml/kg/h}. Une valeur exprimée en millilitres par kilogramme et par jour ne permet pas de reprendre correctement le seuil horaire attendu.

25. Quelle affirmation décrit correctement l’utilisation du racécadotril et de l’Imodium chez l’enfant ?

Le racécadotril peut réduire le débit des selles et l’Imodium est contre-indiqué avant 2 ans
Le racécadotril traite la cause infectieuse et l’Imodium remplace la réhydratation
L’Imodium réduit le débit des selles et le racécadotril est contre-indiqué avant 2 ans
Les deux médicaments ont une efficacité démontrée et sont utilisables dès la naissance

Le racécadotril peut réduire le débit des selles et l’Imodium est contre-indiqué avant 2 ans

Explication

Le racécadotril est le médicament ayant démontré une réduction du débit des selles, tandis que l’Imodium est contre-indiqué chez l’enfant de moins de 2 ans. Aucun de ces traitements ne remplace la réhydratation ni ne constitue à lui seul un traitement de la cause infectieuse.

26. Dans quelle situation une antibiothérapie probabiliste doit-elle être commencée avant le résultat de la coproculture ?

Après disparition de la fièvre lorsque l’examen clinique devient rassurant
Pour toute diarrhée aqueuse sans signe de gravité chez un enfant de plus de 3 ans
En présence d’une diarrhée invasive avec sepsis, d’un retour de voyage ou d’un âge inférieur à 3 mois
Lorsqu’une déshydratation légère répond rapidement à la réhydratation orale

En présence d’une diarrhée invasive avec sepsis, d’un retour de voyage ou d’un âge inférieur à 3 mois

Explication

Une antibiothérapie probabiliste est indiquée avant la coproculture dans les situations à haut risque citées, notamment le sepsis, le retour de voyage et l’âge inférieur à 3 mois. Une diarrhée aqueuse simple ou une déshydratation légère sans signe de gravité ne justifie pas cette stratégie à elle seule.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Gastro-entérite et déshydratation du nourrisson.

Qu'est-ce que la gastro-entérite aiguë ?

Une pathologie infectieuse aiguë avec diarrhée, vomissements et signes généraux.

Comment détecte-t-on une gastro-entérite aiguë virale ?

Par prélèvement virologique des selles.

Comment détecte-t-on une gastro-entérite aiguë bactérienne ?

Par coproculture avec examen direct, culture ou PCR.

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