QCM : Infections urinaires : mécanismes et prise en charge — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est l’origine habituelle d’une infection urinaire endogène ?

La flore vaginale, principalement composée de lactobacilles protecteurs
La flore cutanée, surtout constituée de staphylocoques et de streptocoques
La flore respiratoire, dominée par des bactéries commensales oropharyngées
La flore périnéale, surtout d’origine digestive, contenant notamment Escherichia coli

La flore périnéale, surtout d’origine digestive, contenant notamment Escherichia coli

Explication

L’infection urinaire provient généralement de la flore périnéale, en particulier de la flore digestive qui contient Escherichia coli et d’autres entérobactéries. La flore cutanée peut coloniser certaines zones, mais elle n’est pas l’origine principale décrite ici.

2. Quelle affirmation décrit correctement la fréquence des infections urinaires selon le sexe ?

Elles sont environ dix fois plus fréquentes chez la femme, et 50 à 70 % des femmes en auront un épisode
Elles ont une fréquence comparable chez les deux sexes, avec 50 à 70 % d’épisodes féminins
Elles sont environ deux fois plus fréquentes chez la femme, et 20 à 30 % des femmes en auront un épisode
Elles sont environ dix fois plus fréquentes chez l’homme, avec une majorité d’épisodes féminins

Elles sont environ dix fois plus fréquentes chez la femme, et 50 à 70 % des femmes en auront un épisode

Explication

Les infections urinaires surviennent globalement dix fois plus souvent chez la femme, et 50 à 70 % des femmes présentent au moins un épisode au cours de leur vie. Les autres propositions modifient soit le rapport de fréquence, soit la proportion concernée.

3. Quelle caractéristique épidémiologique souligne l’importance des infections urinaires en pathologie infectieuse ?

Elles constituent la deuxième cause d’infection bactérienne et contribuent à 1 à 2 % des sepsis sévères
Elles représentent la première cause d’infection bactérienne chez l’humain et contribuent à 5 à 7 % des sepsis sévères
Elles représentent la première cause d’infection virale et contribuent à 10 à 15 % des sepsis sévères
Elles constituent une cause rare d’infection bactérienne et contribuent à moins de 1 % des sepsis sévères

Elles représentent la première cause d’infection bactérienne chez l’humain et contribuent à 5 à 7 % des sepsis sévères

Explication

Les infections urinaires sont la première cause d’infection bactérienne chez l’humain et sont responsables de 5 à 7 % des sepsis sévères. Les autres réponses changent la nature, le rang ou l’importance épidémiologique de cette contribution.

4. Quelle distinction oppose correctement colonisation urinaire et infection urinaire ?

La colonisation désigne une infection rénale, tandis que l’infection correspond à une atteinte limitée à la vessie
La colonisation apparaît avec une faible bactériurie symptomatique, tandis que l’infection exige une absence de symptômes
La colonisation comporte une bactériurie significative sans symptôme, tandis que l’infection associe bactériurie et symptômes
La colonisation comporte des symptômes urinaires sans bactéries, tandis que l’infection correspond à une bactériurie asymptomatique

La colonisation comporte une bactériurie significative sans symptôme, tandis que l’infection associe bactériurie et symptômes

Explication

La colonisation urinaire est définie par une présence bactérienne significative dans les urines sans manifestation clinique, contrairement à l’infection urinaire qui est symptomatique. La proposition évoquant une bactériurie asymptomatique pour l’infection inverse précisément cette distinction.

5. Quelle différence clinique et pronostique distingue principalement cystite et pyélonéphrite ?

La cystite et la pyélonéphrite touchent toutes deux la vessie, mais diffèrent par la présence de brûlures
La cystite touche généralement la vessie sans gravité majeure, tandis que la pyélonéphrite atteint le rein avec un risque de septicémie
La cystite atteint la prostate, tandis que la pyélonéphrite concerne l’urètre sans risque d’insuffisance rénale
La cystite atteint le rein avec un risque de septicémie, tandis que la pyélonéphrite reste limitée à la vessie

La cystite touche généralement la vessie sans gravité majeure, tandis que la pyélonéphrite atteint le rein avec un risque de septicémie

Explication

La cystite est habituellement une infection vésicale sans gravité importante, alors que la pyélonéphrite rénale peut entraîner une insuffisance rénale ou une septicémie. La proposition qui attribue l’atteinte rénale à la cystite inverse les deux localisations.

6. Une infection urinaire communautaire survient chez un patient sans anomalie de l’arbre urinaire. Comment la qualifier ?

Une infection à risque de complication généralement liée à une obstruction urinaire
Une infection nosocomiale habituellement provoquée par une sonde urinaire à demeure
Une colonisation urinaire asymptomatique habituellement liée à une bactérie commensale
Une infection simple généralement due à une bactérie uro-virulente, surtout Escherichia coli

Une infection simple généralement due à une bactérie uro-virulente, surtout Escherichia coli

Explication

Sur un arbre urinaire sain, l’infection urinaire communautaire est dite simple et est principalement due à Escherichia coli, une bactérie uro-virulente. Une obstruction, une sonde ou l’absence de symptômes orienteraient vers d’autres situations.

7. Quel élément suffit à classer une infection urinaire parmi les infections à risque de complication ?

La présence d’une pollakiurie isolée chez une femme sans anomalie urinaire connue
La présence d’une anomalie de l’arbre urinaire, comme un reflux, une lithiase ou une hypertrophie prostatique
La survenue d’une colonisation asymptomatique sans anomalie anatomique identifiée
La détection d’Escherichia coli dans une infection communautaire sur arbre urinaire sain

La présence d’une anomalie de l’arbre urinaire, comme un reflux, une lithiase ou une hypertrophie prostatique

Explication

Une anomalie anatomique ou fonctionnelle de l’arbre urinaire, notamment un reflux, une lithiase ou une hypertrophie prostatique, définit un risque de complication. Une infection communautaire simple à Escherichia coli sur arbre sain n’a pas cette classification.

8. Quels signes évoquent principalement une cystite simple ?

Une douleur lombaire, une fièvre élevée et des frissons avec altération générale
Une pollakiurie, des brûlures mictionnelles et des urines troubles, parfois malodorantes ou hématuriques
Une fièvre isolée, des troubles digestifs et une altération de l’état général
Une dysurie, des douleurs périnéales et une prostate douloureuse au toucher rectal

Une pollakiurie, des brûlures mictionnelles et des urines troubles, parfois malodorantes ou hématuriques

Explication

La cystite se manifeste surtout par des symptômes urinaires bas, notamment la pollakiurie et les brûlures mictionnelles, avec des urines parfois troubles ou sanglantes. La douleur lombaire et les signes généraux évoquent plutôt une pyélonéphrite.

9. Quelle association clinique est la plus caractéristique d’une pyélonéphrite ?

Une dysurie avec douleur périnéale et prostate sensible au toucher rectal
Une incontinence récente avec syndrome de glissement et fièvre isolée
Des signes urinaires avec douleur lombaire, fièvre et frissons
Des brûlures mictionnelles isolées avec urines troubles sans signe général

Des signes urinaires avec douleur lombaire, fièvre et frissons

Explication

La pyélonéphrite associe des signes urinaires à une atteinte générale et lombaire, notamment une douleur lombaire, de la fièvre et des frissons. La dysurie avec douleur périnéale et prostate sensible correspond davantage à une atteinte prostatique masculine.

10. Que signifient respectivement la présence de leucocytes et de nitrites sur une bandelette urinaire ?

Une hématurie et une orientation vers un entérocoque
Une infection fongique et une contamination par la flore cutanée
Une protéinurie et une indication de calcul urinaire
Une inflammation et une orientation vers une entérobactérie à forte densité

Une inflammation et une orientation vers une entérobactérie à forte densité

Explication

Les leucocytes signalent une inflammation, tandis que les nitrites orientent vers une entérobactérie présente en forte densité. La présence de leucocytes ne constitue donc pas, à elle seule, une preuve d’une infection fongique.

11. Lors d’un recueil urinaire destiné à l’analyse, quelle procédure faut-il appliquer ?

Recueillir la totalité du premier jet dans un contenant stérile
Recueillir les 10 à 20 premiers millilitres, puis éliminer le reste
Éliminer le deuxième jet, puis recueillir les urines terminales
Éliminer les 10 à 20 premiers millilitres, puis recueillir environ 10 ml

Éliminer les 10 à 20 premiers millilitres, puis recueillir environ 10 ml

Explication

Le deuxième jet est utilisé, car les premiers millilitres sont considérés comme constamment souillés. Recueillir le premier jet augmenterait donc le risque de contamination de l’échantillon.

12. Dans quelle situation la bandelette urinaire doit-elle être réalisée avant l’antibiothérapie ?

Lorsqu’aucune décision diagnostique ou thérapeutique n’est prévue
Lorsqu’une démarche diagnostique et thérapeutique est envisagée, hors choc septique
Après le début du traitement, afin d’évaluer sa réponse clinique
Chez tout patient porteur d’une sonde urinaire à demeure

Lorsqu’une démarche diagnostique et thérapeutique est envisagée, hors choc septique

Explication

La bandelette précède l’antibiothérapie lorsqu’une démarche diagnostique et thérapeutique est envisagée, avec l’exception du choc septique. La présence d’un choc septique justifie de ne pas retarder la prise en charge urgente.

13. Quels éléments sont systématiquement compris dans un ECBU ?

Un examen direct et une culture
Un examen direct et une cytologie
Une cytologie et un antibiogramme
Une cytologie et une culture

Une cytologie et une culture

Explication

L’ECBU comporte systématiquement une cytologie et une culture, tandis que l’examen direct est rarement réalisé. L’antibiogramme n’est pas l’élément qui définit systématiquement la composition de l’examen.

14. À partir de quel seuil la leucocyturie est-elle considérée comme significative à l’ECBU ?

À partir de 10⁴ leucocytes/mL, soit 10/mm³
À partir de 10² leucocytes/mL, soit 1/mm³
À partir de 10⁵ leucocytes/mL, soit 100/mm³
À partir de 10³ leucocytes/mL, soit 5/mm³

À partir de 10⁴ leucocytes/mL, soit 10/mm³

Explication

Le seuil retenu pour une leucocyturie significative est de 10⁴ leucocytes par millilitre, équivalant à 10 par millimètre cube. Les autres valeurs proposées ne correspondent pas au seuil diagnostique indiqué.

15. Quels critères doivent guider le choix d’un antibiotique dans une infection urinaire ?

La rapidité d’action, la présentation orale, le coût et la durée du traitement
Le spectre, la fréquence des prises, la disponibilité et l’absence de symptômes
La concentration urinaire, la couleur du médicament, l’âge et la voie intraveineuse
Le spectre, la diffusion tissulaire, les effets secondaires et l’impact écologique

Le spectre, la diffusion tissulaire, les effets secondaires et l’impact écologique

Explication

Le choix antibiotique doit intégrer l’activité contre les bactéries, la diffusion dans les tissus concernés, la tolérance et l’impact écologique. Le coût ou la présentation peuvent intervenir en pratique, mais ne remplacent pas ces critères fondamentaux.

16. Quelle bactérie constitue la cible principale des antibiotiques dans les infections urinaires communautaires ?

Pseudomonas aeruginosa, qui représente environ la moitié des bactéries ciblées
Staphylococcus saprophyticus, qui représente plus de 90 % des bactéries ciblées
Enterococcus faecalis, qui représente la majorité des bactéries ciblées
Escherichia coli, qui représente plus de 90 % des bactéries ciblées

Escherichia coli, qui représente plus de 90 % des bactéries ciblées

Explication

Escherichia coli domine largement les infections urinaires communautaires et représente plus de 90 % des bactéries ciblées. Les autres espèces peuvent être impliquées, mais elles ne constituent pas la cible majoritaire décrite.

17. Pour une infection urinaire nécessitant une diffusion prostatique, quel choix est le plus adapté ?

La fosfomycine ou la nitrofurantoïne
Une fluoroquinolone ou le cotrimoxazole
Un antibiotique à excrétion urinaire active sans diffusion tissulaire
Un antibiotique choisi pour sa concentration dans la vessie

Une fluoroquinolone ou le cotrimoxazole

Explication

Les fluoroquinolones et le cotrimoxazole diffusent dans la prostate, ce qui les rend adaptés à une atteinte prostatique. Les antibiotiques concentrés dans les urines conviennent plutôt aux infections limitées à la vessie.

18. Quel antibiotique appartient au groupe ayant un faible ou un absent impact écologique ?

La fosfomycine
L’amoxicilline-acide clavulanique
Une céphalosporine de troisième génération
Une fluoroquinolone

La fosfomycine

Explication

La fosfomycine fait partie des antibiotiques à faible ou sans impact écologique, avec la nitrofurantoïne et le pivmécillinam. Les trois autres propositions appartiennent au groupe des antibiotiques à fort impact écologique.

19. Chez une patiente présentant une cystite simple avec une bandelette urinaire positive, quel traitement probabiliste constitue le premier choix ?

Le pivmécillinam à 400 mg deux fois par jour pendant 3 à 5 jours
Une céphalosporine de troisième génération pendant 7 à 14 jours
Une fluoroquinolone associée à un aminoside pendant 48 heures
La fosfomycine trométamol à 3 g en dose unique

La fosfomycine trométamol à 3 g en dose unique

Explication

La fosfomycine à 3 g en prise unique est le traitement probabiliste de premier choix dans cette situation. Le pivmécillinam constitue le deuxième choix et doit être administré plusieurs jours.

20. Une cystite simple s’accompagne d’une bandelette urinaire négative et la recherche de mycose, d’urétrite et de sécheresse est négative. Quelle étape convient ensuite ?

Différer tout examen pendant 24 à 48 heures
Prescrire une fluoroquinolone à large spectre
Réaliser un examen cytobactériologique des urines
Commencer une fosfomycine en dose unique

Réaliser un examen cytobactériologique des urines

Explication

Après une bandelette négative, un ECBU est indiqué lorsque les diagnostics différentiels recherchés ne sont pas retrouvés. Une antibiothérapie probabiliste immédiate ne constitue pas l’étape décrite dans ce cas.

21. Chez une personne présentant une cystite à risque de complication bien tolérée, quelle stratégie permet de choisir un antibiotique adapté ?

Réaliser un ECBU et différer le traitement de 24 à 48 heures
Attendre la disparition spontanée des symptômes sans prélèvement
Traiter immédiatement par fosfomycine sans réaliser d’ECBU
Commencer une fluoroquinolone puis demander un ECBU secondaire

Réaliser un ECBU et différer le traitement de 24 à 48 heures

Explication

L’ECBU est nécessaire et le traitement peut être différé de 24 à 48 heures si la tolérance est bonne, afin d’utiliser l’antibiogramme. Traiter immédiatement sans prélèvement risque de ne pas tenir compte de la sensibilité bactérienne.

22. Quelle prise en charge correspond à une pyélonéphrite avec uro-sepsis ?

Bandelette urinaire seule, fosfomycine en dose unique et absence de surveillance
ECBU différé, pivmécillinam pendant trois jours et adaptation clinique
ECBU, surveillance, céphalosporine de troisième génération ou fluoroquinolone, avec ajout d’un aminoside
Changement de sonde urinaire, sans antibiothérapie probabiliste ni surveillance

ECBU, surveillance, céphalosporine de troisième génération ou fluoroquinolone, avec ajout d’un aminoside

Explication

La pyélonéphrite impose un ECBU, une surveillance et une antibiothérapie probabiliste large, avec ajout d’un aminoside en cas d’uro-sepsis. La fosfomycine en dose unique correspond à la cystite simple, pas à cette infection haute sévère.

23. Quelle mesure contribue à prévenir les cystites récidivantes ?

Réduire les boissons, s’essuyer d’arrière en avant et éviter d’uriner après les rapports
Boire selon la soif, utiliser un antiseptique et retarder les mictions
Boire environ 1 500 ml par jour, s’essuyer d’avant en arrière et uriner après les rapports
Limiter les rapports, prendre un antibiotique après chaque miction et réduire l’hydratation

Boire environ 1 500 ml par jour, s’essuyer d’avant en arrière et uriner après les rapports

Explication

Une hydratation d’environ 1 500 ml par jour, un essuyage d’avant en arrière et la miction post-coïtale font partie des mesures préventives. Les autres propositions inversent ou remplacent ces conseils par des pratiques non indiquées.

24. Quel ordre hiérarchise les modalités de sondage selon le confort et la prévention du risque infectieux ?

Auto-sondage propre, puis sonde à demeure, puis hétéro-sondage infirmier
Sonde à demeure, puis auto-sondage propre, puis hétéro-sondage infirmier
Hétéro-sondage infirmier, puis sonde à demeure, puis auto-sondage propre
Auto-sondage propre, puis hétéro-sondage infirmier, puis sonde à demeure

Auto-sondage propre, puis hétéro-sondage infirmier, puis sonde à demeure

Explication

L’auto-sondage propre est considéré comme préférable, suivi de l’hétéro-sondage infirmier, tandis que la sonde à demeure est la moins favorable. La sonde à demeure augmente notamment l’exposition au risque infectieux.

25. Quel comportement relève du rôle infirmier face à une sonde urinaire à demeure chez une personne hospitalisée ?

Remplacer chaque sonde quotidiennement et éviter l’utilisation d’un bladder-scan
Favoriser le sondage de confort, limiter les prélèvements et conserver la sonde sans réévaluation
Prescrire une antibioprophylaxie systématique et maintenir la sonde selon la préférence du patient
Rechercher une alternative, réaliser des prélèvements de qualité et réévaluer chaque jour son maintien

Rechercher une alternative, réaliser des prélèvements de qualité et réévaluer chaque jour son maintien

Explication

Le rôle infirmier comprend la promotion du non-sondage, la recherche d’alternatives, les prélèvements de qualité, le bladder-scan et la réévaluation quotidienne de la sonde. Le sondage de confort sans réévaluation accroît le risque infectieux au lieu de le prévenir.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Infections urinaires : mécanismes et prise en charge.

Quelle partie de l’arbre urinaire contient une flore périnéale ?

Les derniers millimètres de l’urètre distal.

Quelle est la fréquence relative des infections urinaires chez la femme par rapport à l’homme ?

Elles sont 10 fois plus fréquentes chez la femme.

Quel pourcentage de femmes a au moins un épisode d’infection urinaire dans sa vie ?

50 à 70 % des femmes.

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