QCM : Infections urinaires — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme décrit la voie ascendante des infections urinaires ?

La migration de bactéries cutanées directement vers le parenchyme rénal
La progression de bactéries digestives de l’urètre vers l’arbre urinaire
La transmission de bactéries génitales par les voies lymphatiques pelviennes
La diffusion de bactéries urinaires depuis le rein vers la circulation sanguine

La progression de bactéries digestives de l’urètre vers l’arbre urinaire

Explication

La voie ascendante correspond à la progression de bactéries digestives depuis l’urètre vers l’arbre urinaire et représente le principal mode de transmission. La voie hématogène, contrairement à cette description, implique une diffusion par le sang.

2. Quelle affirmation caractérise le mieux l’étendue des infections urinaires ?

Elles vont de la colonisation asymptomatique à la pyélonéphrite compliquée
Elles désignent des infections communautaires sans formes nosocomiales
Elles associent des symptômes urinaires lorsque l’arbre urinaire est colonisé
Elles correspondent principalement à des infections rénales avec obstruction

Elles vont de la colonisation asymptomatique à la pyélonéphrite compliquée

Explication

Les infections urinaires regroupent des formes communautaires et nosocomiales, depuis la colonisation bactérienne asymptomatique jusqu’à la pyélonéphrite compliquée, parfois obstructive. Les autres formulations réduisent à tort leur diversité clinique ou épidémiologique.

3. Comment définir une colonisation urinaire ?

La détection d’une bactérie à l’ECBU chez un patient asymptomatique
La présence d’une bactérie urinaire accompagnée de brûlures mictionnelles
La découverte d’une anomalie urinaire chez un patient sans bactérie détectée
L’association d’une bactérie urinaire avec une fièvre et des frissons

La détection d’une bactérie à l’ECBU chez un patient asymptomatique

Explication

La colonisation urinaire correspond à la présence d’une bactérie détectée à l’ECBU chez un patient qui ne présente pas de symptômes. La présence de signes cliniques orienterait plutôt vers une infection urinaire.

4. Quel tableau clinique correspond le mieux à une cystite ?

Fièvre élevée, frissons, altération générale et douleur du flanc
Confusion, chute et absence fréquente de signes urinaires chez une personne âgée
Pollakiurie, brûlures mictionnelles et impériosité sans fièvre ni douleur lombaire
Bactérie détectée à l’ECBU chez un patient ne rapportant aucun symptôme

Pollakiurie, brûlures mictionnelles et impériosité sans fièvre ni douleur lombaire

Explication

La cystite associe des signes urinaires irritatifs, notamment la pollakiurie, les brûlures mictionnelles et l’impériosité, sans fièvre ni douleur lombaire. La fièvre, les frissons et la douleur du flanc évoquent plutôt une pyélonéphrite.

5. Quel ensemble de signes évoque une pyélonéphrite ?

Des signes de cystite associés à une hyperthermie et une douleur du flanc irradiant vers le pubis
Une anomalie urinaire sans syndrome infectieux ni altération de l’état général
Une bactériurie détectée chez un patient sans symptôme clinique
Des signes urinaires irritatifs sans fièvre, frissons ni douleur lombaire

Des signes de cystite associés à une hyperthermie et une douleur du flanc irradiant vers le pubis

Explication

La pyélonéphrite associe des signes de cystite à une hyperthermie, une altération de l’état général, des frissons et une douleur du flanc irradiant vers le pubis. Une cystite non fébrile ne comporte pas cette atteinte infectieuse générale et rénale.

6. Quelle situation correspond à une infection urinaire à risque de complication ?

Une infection chez une femme enceinte ou chez un patient présentant une anomalie urinaire
Une cystite avec des signes irritatifs mais sans fièvre ni douleur lombaire
Une colonisation bactérienne détectée chez une personne sans symptôme
Une infection chez un adulte sans facteur favorisant ni anomalie de l’appareil urinaire

Une infection chez une femme enceinte ou chez un patient présentant une anomalie urinaire

Explication

Une infection urinaire à risque de complication concerne notamment l’homme, la grossesse, les sujets âgés ou une anomalie urinaire. Une infection sans facteur de risque de complication est classée comme simple.

7. Lequel constitue un signe de gravité d’une infection urinaire ?

Une pollakiurie isolée avec des brûlures mictionnelles sans fièvre ni douleur lombaire
Une douleur mictionnelle modérée sans altération de l’état général ni signe systémique
Une bactériurie chez un patient asymptomatique sans anomalie urinaire connue
Un sepsis avec un Quick SOFA supérieur à 2, un choc septique ou un besoin de drainage urologique

Un sepsis avec un Quick SOFA supérieur à 2, un choc septique ou un besoin de drainage urologique

Explication

Les signes de gravité comprennent notamment un sepsis avec un Quick SOFA supérieur à 2, un choc septique ou l’indication d’un drainage urologique autre qu’un sondage vésical simple. Les signes irritatifs isolés ne suffisent pas à définir une forme grave.

8. Pourquoi une infection urinaire peut-elle être plus difficile à reconnaître chez une personne âgée ?

Une bactériurie asymptomatique entraîne habituellement un choc septique chez la personne âgée
La grossesse masque fréquemment les signes urinaires chez la personne âgée
Les signes urinaires peuvent manquer et une confusion ou une chute peuvent révéler l’infection
La personne âgée présente généralement une douleur lombaire avant tout autre symptôme

Les signes urinaires peuvent manquer et une confusion ou une chute peuvent révéler l’infection

Explication

Chez la personne âgée, les signes urinaires peuvent être absents et des manifestations aspécifiques, comme la confusion ou la chute, peuvent révéler l’infection. La confusion n’est donc pas un signe urinaire spécifique, mais un mode de révélation possible.

9. Dans quelle situation une colonisation urinaire doit-elle être traitée ?

Après toute bandelette urinaire révélant une bactériurie
Lorsqu’elle est associée à un sondage urinaire à demeure
Pendant la grossesse ou avant une intervention urinaire haute programmée
Lorsqu’elle est découverte chez une personne âgée institutionnalisée

Pendant la grossesse ou avant une intervention urinaire haute programmée

Explication

Le traitement est indiqué pendant la grossesse ou avant une intervention urinaire haute programmée, car ces situations comportent un risque particulier. Une colonisation découverte chez une personne âgée ou porteuse d’un sondage ne constitue pas, à elle seule, une indication thérapeutique.

10. Quelle prévalence de la colonisation urinaire peut être observée chez une femme vivant en institution ?

Environ 5 %
Jusqu’à 100 %
Jusqu’à 50 %
Près de 10 %

Jusqu’à 50 %

Explication

Chez les femmes vivant en institution, la prévalence peut atteindre 50 %. La valeur de 100 % concerne les patients porteurs d’un sondage urinaire à demeure après un mois.

11. Lequel de ces profils cumule plusieurs facteurs de risque de colonisation urinaire ?

Une femme jeune sans diabète ni dispositif urinaire
Une femme âgée diabétique, institutionnalisée et porteuse d’un sondage
Un adulte sans maladie chronique ni antécédent urologique
Un homme jeune sans antécédent urologique vivant à domicile

Une femme âgée diabétique, institutionnalisée et porteuse d’un sondage

Explication

Le sexe féminin, l’âge, la vie en institution, le diabète et le sondage urinaire sont des facteurs favorisant la colonisation. Les autres profils ne réunissent pas ces facteurs de risque documentés.

12. Comment se compare la fréquence des infections urinaires communautaires chez la femme et chez l’homme ?

Elles sont dix fois plus fréquentes chez la femme
Elles sont cinq fois plus fréquentes chez l’homme
Elles présentent une fréquence comparable dans les deux sexes
Elles sont deux fois plus fréquentes chez la femme

Elles sont dix fois plus fréquentes chez la femme

Explication

Les infections urinaires communautaires surviennent dix fois plus souvent chez la femme que chez l’homme. L’idée d’une fréquence comparable ou d’une prédominance masculine inverse cette différence épidémiologique.

13. Quelle conduite est justifiée devant une infection urinaire chez un homme âgé de sixty ans ?

Rechercher prioritairement une grossesse associée
Limiter l’évaluation à une analyse cytobactériologique
Conclure à une infection sans cause favorisante
Rechercher une uropathie sous-jacente

Rechercher une uropathie sous-jacente

Explication

Chez l’homme de plus de 50 ans, une infection urinaire doit conduire à rechercher une uropathie sous-jacente. Cette situation ne doit donc pas être considérée comme une infection dépourvue de facteur anatomique potentiel.

14. Quel énoncé décrit correctement les bactéries des infections urinaires communautaires ?

Enterococcus est l’entérobactérie principale et les groupes KES causent 5 à 10 % des cystites
Pseudomonas aeruginosa est l’entérobactérie principale et Candida cause 5 à 10 % des cystites
Escherichia coli est l’entérobactérie principale et Staphylococcus saprophyticus cause 5 à 10 % des cystites
Staphylococcus saprophyticus est l’entérobactérie principale et Escherichia coli cause 5 à 10 % des cystites

Escherichia coli est l’entérobactérie principale et Staphylococcus saprophyticus cause 5 à 10 % des cystites

Explication

Escherichia coli constitue l’entérobactérie principale des infections urinaires communautaires, tandis que Staphylococcus saprophyticus représente 5 à 10 % des cystites. Les autres associations attribuent à tort la prédominance ou la proportion à des germes différents.

15. Chez un homme présentant des symptômes urinaires, quelle est la conduite à tenir si la bandelette urinaire est négative ?

Écarter l’infection urinaire, sauf si une leucopénie est également présente
Réaliser systématiquement un ECBU, car le résultat négatif n’exclut pas l’infection
Remplacer l’ECBU par une échographie des voies urinaires
Répéter la bandelette après une antibiothérapie probabiliste

Réaliser systématiquement un ECBU, car le résultat négatif n’exclut pas l’infection

Explication

Chez l’homme, une bandelette négative n’exclut pas une infection urinaire et impose un ECBU systématique. L’exception liée à la leucopénie concerne la valeur d’exclusion chez la femme symptomatique.

16. Quelle méthode respecte les conditions de réalisation d’un ECBU ?

Le réaliser avant l’antibiothérapie sur des urines fraîches de milieu de jet, après désinfection du méat
Le réaliser après l’antibiothérapie sur les premières urines recueillies sans désinfection préalable
Le réaliser sur des urines conservées à température ambiante pendant une journée complète
Le réaliser sur un prélèvement de fin de jet transporté sans délai particulier

Le réaliser avant l’antibiothérapie sur des urines fraîches de milieu de jet, après désinfection du méat

Explication

L’ECBU doit précéder l’antibiothérapie et utiliser des urines fraîches de milieu de jet après désinfection du méat; le transport doit être rapide ou la conservation réfrigérée à 4 °C pendant moins de 12 heures. Les autres méthodes risquent de modifier ou de contaminer le résultat.

17. Quel examen complémentaire diagnostique est requis chez l’homme en cas de suspicion de cystite ?

Une échographie rénale dans chaque situation
Un ECBU
Un uro-TDM réalisé avant tout prélèvement urinaire
Une radiographie abdominale sans préparation

Un ECBU

Explication

L’ECBU est le seul examen complémentaire diagnostique de la cystite de l’homme et doit être réalisé en cas de suspicion d’infection urinaire. La cystite simple de la femme sans facteur de risque de complication constitue l’exception à cette réalisation systématique.

18. Quel traitement constitue la première intention d’une cystite aiguë simple chez l’adulte ?

Nitrofurantoïne administrée pendant cinq jours
Pivmécillinam administré pendant cinq jours
Amoxicilline adaptée pendant sept jours
Fosfomycine-trométamol en dose unique de 3 g

Fosfomycine-trométamol en dose unique de 3 g

Explication

La cystite aiguë simple se traite en première intention par une dose unique de 3 g de fosfomycine-trométamol, sans réaliser d’ECBU. Le pivmécillinam pendant cinq jours correspond à la deuxième intention.

19. Quelle stratégie diagnostique et thérapeutique convient à une cystite aiguë à risque de complication ?

Commencer une antibiothérapie probabiliste puis arrêter dès l’apyrexie
Réaliser un ECBU puis adapter l’antibiotique à l’antibiogramme
Traiter sans ECBU par fosfomycine en dose unique
Prescrire systématiquement une fluoroquinolone pendant trois jours

Réaliser un ECBU puis adapter l’antibiotique à l’antibiogramme

Explication

Une cystite à risque de complication impose un ECBU systématique et un traitement adapté aux résultats de l’antibiogramme. Le traitement probabiliste sans ECBU concerne la cystite simple, et non cette situation à risque.

20. À partir de quel seuil annuel parle-t-on de cystite récidivante ?

Au moins deux épisodes par an
Au moins six épisodes par an
Au moins un épisode tous les deux ans
Au moins quatre épisodes par an

Au moins quatre épisodes par an

Explication

La cystite récidivante est définie par la survenue d’au moins quatre épisodes par an. Une antibioprophylaxie ne se discute toutefois qu’après l’échec des mesures hygiéno-diététiques et en présence d’au moins une cystite mensuelle.

21. Chez un patient présentant une pyélonéphrite aiguë communautaire simple, quelle conduite initiale est appropriée si l’évolution devient favorable ?

Prescrire de la fosfomycine orale, sans contrôle microbiologique, jusqu’à disparition de la fièvre
Commencer de l’amoxicilline orale, puis élargir le spectre si les symptômes régressent
Attendre l’antibiogramme avant toute antibiothérapie et conserver la ceftriaxone ensuite
Administrer de la ceftriaxone, récupérer l’antibiogramme à 48 heures puis relayer par l’antibiotique oral au spectre le plus étroit

Administrer de la ceftriaxone, récupérer l’antibiogramme à 48 heures puis relayer par l’antibiotique oral au spectre le plus étroit

Explication

La ceftriaxone constitue le traitement probabiliste principal, avec récupération systématique de l’antibiogramme à 48 heures puis relais oral ciblé si l’évolution est favorable. Attendre les résultats avant de traiter retarde une prise en charge nécessaire.

22. Laquelle de ces situations correspond à une complication systémique d’une infection urinaire ?

Un abcès rénal
Un abcès prostatique
Une rétention aiguë d’urine
Un choc septique

Un choc septique

Explication

Le choc septique est une complication systémique, car il traduit une défaillance générale liée à l’infection. Les abcès rénaux ou prostatiques sont des complications locales, tandis que la rétention aiguë d’urine est une complication obstructive, surtout observée dans les prostatites.

23. Quelle prise en charge est nécessaire en cas d’abcès urinaire ?

Réaliser un ECBU de contrôle avant d’envisager tout traitement
Mettre en place une sonde urinaire à demeure pendant quelques jours
Associer un traitement chirurgical au drainage de l’abcès
Prescrire une antibiothérapie orale sans intervention complémentaire

Associer un traitement chirurgical au drainage de l’abcès

Explication

Un abcès urinaire nécessite un traitement chirurgical associé à son drainage, car l’antibiothérapie seule ne suffit pas à contrôler la collection. Une sonde urinaire à demeure ne constitue pas le traitement spécifique de l’abcès.

24. Quel drainage est indiqué pour un obstacle urinaire haut ?

Une sonde JJ ou une néphrostomie percutanée
Une simple surveillance avec hydratation intraveineuse
Un cathéter sus-pubien
Une sonde urinaire à demeure par voie urétrale

Une sonde JJ ou une néphrostomie percutanée

Explication

Un obstacle urinaire haut impose un drainage urgent par sonde JJ ou par néphrostomie percutanée. Le cathéter sus-pubien est destiné au drainage d’un obstacle bas, notamment prostatique.

25. Quelle est la place des infections urinaires liées aux soins parmi les infections nosocomiales ?

Elles représentent la deuxième cause et concernent 10 % des patients hospitalisés
Elles constituent une cause rare et concernent 1 % des patients hospitalisés
Elles représentent la première cause et concernent 30 % des patients hospitalisés
Elles constituent la première cause et concernent 3 % des patients hospitalisés

Elles constituent la première cause et concernent 3 % des patients hospitalisés

Explication

L’infection urinaire liée aux soins est la première cause d’infection nosocomiale et concerne 3 % des patients hospitalisés. Elle ne constitue donc pas une cause secondaire ou exceptionnelle.

26. Quels facteurs expliquent principalement les infections urinaires nosocomiales selon leur fréquence respective ?

Le sondage vésical dans 60 à 80 % des cas, puis la cystoscopie et la chirurgie urologique dans 5 % des cas
Le sondage vésical dans 5 % des cas, puis la chirurgie urologique dans 60 à 80 % des cas
La cystoscopie dans 60 à 80 % des cas, puis le sondage vésical dans 5 % des cas
La chirurgie urologique dans 60 à 80 % des cas, puis le sondage vésical dans 5 % des cas

Le sondage vésical dans 60 à 80 % des cas, puis la cystoscopie et la chirurgie urologique dans 5 % des cas

Explication

Le sondage vésical est impliqué dans 60 à 80 % des infections urinaires nosocomiales, tandis que la cystoscopie et la chirurgie urologique représentent environ 5 % des cas. Les autres propositions inversent ces proportions ou attribuent le rôle principal à un facteur moins fréquent.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Infections urinaires.

Quelles formes d'infections urinaires existent ?

Des formes communautaires et nosocomiales.

Quelle est la gravité possible des infections urinaires ?

Elles vont de la colonisation asymptomatique à la pyélonéphrite compliquée.

Qu'est-ce que la voie ascendante dans les infections urinaires ?

La progression de bactéries digestives de l’urètre vers l’arbre urinaire.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Infections urinaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM