QCM : Introduction à la psychologie clinique (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Avant que la psychologie devienne une discipline scientifique autonome, dans quel domaine les réflexions sur l’âme, la conscience, la pensée, les émotions et la connaissance étaient-elles déjà présentes ?

Dans la psychologie expérimentale
Dans la philosophie
Dans la médecine clinique
Dans l’étude quantitative des comportements

Dans la philosophie

Explication

La psychologie trouve ses origines dans les réflexions philosophiques sur ces thèmes. La psychologie expérimentale renvoie à une étape scientifique ultérieure, la médecine clinique à un autre domaine, et l’étude quantitative à des méthodes développées par la psychologie scientifique.

2. Quel chercheur crée en 1879 à Leipzig le premier laboratoire consacré à la psychologie expérimentale ?

Un philosophe de l’Antiquité
Wilhelm Dilthey
Wilhelm Wundt
Daniel Lagache

Wilhelm Wundt

Explication

Wilhelm Wundt est associé à la création, en 1879 à Leipzig, du premier laboratoire de psychologie expérimentale. Daniel Lagache est lié à la psychologie clinique et à une publication de 1949, tandis que Dilthey est associé à la distinction entre explication et compréhension.

3. Une équipe mesure les comportements d’une personne, mais veut aussi comprendre son vécu, son histoire et le sens qu’elle donne aux événements dans son contexte social. Quelle difficulté méthodologique cette situation illustre-t-elle ?

La difficulté de mesurer un comportement dans un laboratoire
La difficulté de dégager une loi valable pour plusieurs personnes
La difficulté de choisir entre une méthode quantitative et une méthode clinique
La difficulté de traiter l’être humain comme un simple objet d’étude

La difficulté de traiter l’être humain comme un simple objet d’étude

Explication

L’être humain possède une histoire, des émotions et une expérience subjective, et donne du sens à ce qu’il vit; il ne peut donc pas toujours être abordé comme un simple objet. La régularité générale relève d’une autre question, tandis que les méthodes quantitatives et le laboratoire ne résument pas cette difficulté.

4. Une psychologue reçoit une personne et cherche à saisir ce qu’elle vit dans sa situation particulière. Quelle orientation décrit le mieux cette démarche ?

L’approche clinique centrée sur une personne concrète
L’explication causale centrée sur les facteurs d’un phénomène
L’approche nomothétique centrée sur des régularités générales
L’approche expérimentale centrée sur la comparaison des comportements

L’approche clinique centrée sur une personne concrète

Explication

En psychologie, l’approche clinique s’intéresse à une personne concrète et à ce qu’elle vit. La recherche de lois générales, la comparaison expérimentale et l’identification de causes peuvent contribuer à l’étude psychologique, mais ne définissent pas cette orientation clinique.

5. Une chercheuse étudie pourquoi un événement entraîne une réaction donnée et cherche à établir un lien entre les facteurs qui la produisent. Quelle démarche adopte-t-elle ?

L’explication, qui recherche les causes du phénomène
L’approche nomothétique, qui cherche des régularités générales
L’approche idéographique, qui privilégie le cas particulier
La compréhension, qui recherche le sens de l’expérience

L’explication, qui recherche les causes du phénomène

Explication

L’explication, associée aux sciences de la nature, recherche les causes afin d’établir une relation causale. La compréhension vise le sens pour le sujet, l’approche idéographique le cas singulier et l’approche nomothétique les régularités générales.

6. Deux personnes vivent la même situation, mais une psychologue leur demande ce que cette expérience signifie pour chacune. Quelle démarche met-elle en œuvre ?

L’explication, centrée sur les causes de l’événement
L’approche nomothétique, centrée sur les régularités entre personnes
L’analyse causale, centrée sur les facteurs produisant un effet
La compréhension, centrée sur le sens de l’expérience pour le sujet

La compréhension, centrée sur le sens de l’expérience pour le sujet

Explication

La compréhension cherche le sens qu’une expérience prend pour le sujet, au-delà de la question de ses causes. L’explication et l’analyse causale visent les causes, tandis que l’approche nomothétique cherche des régularités générales.

7. Une équipe compare plusieurs situations afin de dégager une régularité valable pour un ensemble de personnes. Quelle approche correspond à cet objectif ?

La compréhension clinique du sens vécu
L’approche idéographique
L’approche nomothétique
L’étude phénoménologique d’une expérience singulière

L’approche nomothétique

Explication

L’approche nomothétique cherche à dégager des régularités générales ou des lois applicables à plusieurs personnes ou situations. L’approche idéographique et les démarches centrées sur le vécu privilégient au contraire le cas particulier.

8. Pour analyser une situation, une psychologue privilégie le parcours et les caractéristiques propres d’une seule personne plutôt que des régularités observées dans un groupe. Quelle approche mobilise-t-elle ?

L’approche quantitative comparative
L’explication causale
L’approche idéographique
L’approche nomothétique

L’approche idéographique

Explication

L’approche idéographique s’intéresse au cas particulier et à la singularité d’une personne ou d’une situation. L’approche nomothétique recherche des régularités générales, tandis que l’explication causale et la comparaison quantitative ne désignent pas cette attention au singulier.

9. Une psychologue demande à une personne de décrire comment elle vit une situation difficile avant de proposer une explication théorique. Quelle démarche adopte-t-elle ?

Une démarche déterministe
Une démarche nosographique
Une démarche biomédicale
Une démarche phénoménologique

Une démarche phénoménologique

Explication

La phénoménologie décrit l’expérience vécue du sujet avant de la réduire à une théorie. L’explication causale relève du déterminisme, le classement des symptômes de la nosographie et l’observation biologique d’une approche biomédicale.

10. Lors d’un entretien, une clinicienne cherche à comprendre une peur selon le point de vue de la personne, sans lui imposer sa propre interprétation. Quelle attitude met-elle en œuvre ?

L’observation biologique
L’interprétation extérieure
L’empathie
Le diagnostic

L’empathie

Explication

L’empathie consiste à essayer de comprendre l’expérience à partir du point de vue du sujet, sans imposer l’interprétation de l’observateur. Le diagnostic classe une situation, l’interprétation extérieure privilégie le point de vue de la clinicienne et l’observation biologique se limite au corps physique.

11. Un médecin étudie un tremblement comme manifestation physique de l’organisme, sans examiner comment la personne le ressent. Quel concept de la distinction associée à Husserl correspond à cet angle d’étude ?

Körper, le corps vécu par la personne
Körper, le corps objectif et physique
Leib, le corps biologique observable
Leib, le corps ressenti et expérimenté

Körper, le corps objectif et physique

Explication

Körper désigne le corps objectif, biologique et physique, que la médecine peut étudier. Leib renvoie au corps vécu; le réduire à une observation anatomique inverse la distinction, et le vécu subjectif ne correspond pas à Körper.

12. Une personne décrit de l’intérieur la manière dont elle ressent une douleur, tandis qu’un médecin mesure les signes physiques associés. Quel concept désigne l’expérience de la personne ?

Körper, le corps objectif
Körper, le corps ressenti
Leib, le corps vécu
Leib, le corps anatomique

Leib, le corps vécu

Explication

Leib désigne le corps tel que la personne le ressent et l’expérimente. Körper correspond au corps objectif et physique; le mesurer de l’extérieur ne décrit donc pas le vécu subjectif.

13. Un étudiant examine l’histoire de la psychopathologie et cherche le médecin qui étudiait l’hystérie à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris. Qui doit-il identifier ?

Jean-Martin Charcot
Ludwig Binswanger
Sigmund Freud
Karl Jaspers

Jean-Martin Charcot

Explication

Jean-Martin Charcot étudiait notamment l’hystérie à la Salpêtrière, à Paris. Freud est une autre figure liée à l’histoire de la psychanalyse, tandis que Binswanger et Jaspers sont associés à l’approche phénoménologique.

14. Au XIXe siècle, des chercheurs privilégient l’observation, l’expérience et les faits observables dans l’étude de l’hystérie. Quelle orientation intellectuelle caractérise cette démarche ?

Le développement de la psychiatrie
L’explication morale
Le positivisme
Les conceptions du XVIIIe siècle

Le positivisme

Explication

Au XIXe siècle, le positivisme valorise l’observation, l’expérience, les faits observables et la recherche scientifique. Les priorités accordées à la raison et à la morale décrivent des évolutions du XVIIIe siècle, tandis que le développement institutionnel ne définit pas à lui seul le positivisme.

15. Quel ouvrage Breuer et Freud publient-ils en 1895, où apparaît le cas d’Anna O. ?

Psychopathologie de la vie quotidienne
Les Études sur l’hystérie
L’Interprétation des rêves
Leçons sur les maladies du système nerveux

Les Études sur l’hystérie

Explication

Breuer et Freud publient Les Études sur l’hystérie en 1895, ouvrage qui présente Anna O., pseudonyme de Bertha Pappenheim. Psychopathologie de la vie quotidienne est associée à Freud et à 1901, tandis que Charcot n’est pas coauteur de l’ouvrage.

16. Une patiente parle de ses expériences et de ses ressentis durant son traitement : que désigne l’expression « talking cure » associée à Anna O. ?

Une cure par l’hypnose
Une cure par décharge émotionnelle
Une cure par la parole
Une cure par association libre

Une cure par la parole

Explication

« Talking cure » désigne une cure par la parole, dans laquelle la patiente évoque ses expériences et ce qu’elle ressent. L’hypnose et l’association libre sont d’autres méthodes, tandis que la décharge émotionnelle est un élément associé à la méthode cathartique.

17. Dans une prise en charge inspirée de Breuer, une patiente retrouve un souvenir associé à un symptôme et exprime les émotions jusque-là retenues. Quel principe de la méthode cathartique cette démarche applique-t-elle ?

Supprimer le symptôme par une intervention directe
Observer le symptôme sans revenir sur les expériences
Retrouver et exprimer des contenus liés au symptôme
Remplacer le symptôme par un comportement appris

Retrouver et exprimer des contenus liés au symptôme

Explication

La méthode cathartique consiste à retrouver et exprimer des contenus associés aux symptômes, ce qui peut contribuer à leur soulagement ou à leur disparition. Une suppression directe, une observation sans remémoration et un apprentissage comportemental ne décrivent pas ce principe.

18. Une expérience pénible reste liée à un affect inexprimé, et un symptôme persiste. Dans la théorie psychanalytique historique, quelle séquence décrit le mieux l’effet possible de la parole et de la remémoration ?

La parole renforce le conflit, qui empêche toute modification du symptôme
La parole supprime le souvenir, puis le symptôme devient sans signification
La parole favorise une prise de conscience ou une décharge, puis peut modifier le symptôme
La parole crée un affect non exprimé, qui maintient le conflit et produit le symptôme

La parole favorise une prise de conscience ou une décharge, puis peut modifier le symptôme

Explication

Dans ce modèle historique, la parole, la remémoration et l’expression émotionnelle peuvent favoriser une prise de conscience ou une décharge, puis modifier le symptôme. L’affect non exprimé est situé en amont du symptôme, et la prise de conscience ne correspond pas à son maintien.

19. Une représentation incompatible avec les exigences d’une personne est tenue hors de sa conscience, mais continue d’agir. Quel mécanisme Freud décrit-il ?

Le refoulement
L’évitement conscient
La formation du symptôme
L’effacement du contenu

Le refoulement

Explication

Le refoulement maintient hors de la conscience certaines représentations ou certains désirs incompatibles, sans les faire disparaître. L’effacement suppose une disparition, l’évitement est conscient, et le symptôme peut être un effet indirect plutôt que le mécanisme lui-même.

20. Dans la théorie psychanalytique, un contenu refoulé n’est pas conscient, mais semble influencer indirectement un symptôme. Quelle interprétation convient à cette situation ?

Le contenu refoulé a cessé d’exister et ne peut plus influencer le symptôme
Le symptôme révèle une cause exclusivement biologique sans sens psychique
Le contenu agit seulement lorsqu’il est rappelé consciemment par la personne
Le contenu refoulé peut encore contribuer à la signification psychique du symptôme

Le contenu refoulé peut encore contribuer à la signification psychique du symptôme

Explication

Dans cette théorie, les contenus refoulés peuvent continuer à produire des effets indirects et donner une signification psychique au symptôme. Dire qu’ils ont disparu, qu’ils sont nécessairement biologiques ou qu’ils n’agissent qu’en conscience contredit cette idée.

21. Dans un cas interprété selon la théorie freudienne, une pulsion jugée inacceptable est refoulée et s’exprime indirectement par un symptôme. Comment cette théorie relie-t-elle la névrose et le symptôme ?

La névrose résulte de la satisfaction consciente et directe de la pulsion
La névrose empêche la pulsion refoulée de trouver une expression indirecte
La névrose est liée à une cause biologique et le symptôme n’a pas de sens psychique
La névrose est liée au refoulement et le symptôme peut exprimer indirectement la pulsion

La névrose est liée au refoulement et le symptôme peut exprimer indirectement la pulsion

Explication

Dans la théorie freudienne présentée, la névrose est liée au refoulement, et certaines pulsions jugées inacceptables peuvent chercher une voie d’expression indirecte dans le symptôme. L’interprétation purement biologique écarte cette signification psychique, tandis que la satisfaction consciente inverse le rôle du refoulement.

22. Une personne commet une erreur qui paraît accidentelle. Pour Freud, quelle idée permet d’envisager que cet événement ait une signification psychique plutôt que d’être dû au seul hasard ?

La détermination biologique du comportement
Le déterminisme psychique
L’absence de détermination psychique
Le refoulement d’une pulsion particulière

Le déterminisme psychique

Explication

Le déterminisme psychique pose que certains phénomènes psychiques ne sont pas simplement dus au hasard et peuvent avoir une signification psychique. L’absence de signification, le refoulement d’un désir précis et une explication biologique ne désignent pas ce principe général.

23. Un patient est invité à évoquer une situation et commence à penser à son travail, puis à une odeur et à son enfance. Quelle consigne correspond à l’association libre ?

Présenter ses idées dans un ordre logique et cohérent
Répondre aux questions précises du thérapeute sans digression
Dire ce qui lui vient à l’esprit sans organiser ni censurer ses pensées
Écarter les pensées qui semblent honteuses ou sans rapport

Dire ce qui lui vient à l’esprit sans organiser ni censurer ses pensées

Explication

L’association libre invite le patient à exprimer ce qui lui vient à l’esprit sans organiser ni censurer ses pensées. Organiser les idées ou écarter certaines pensées correspond à une censure, et répondre seulement à des questions précises ne décrit pas cette consigne.

24. Au cours d’un entretien, une patiente change brusquement de sujet lorsqu’un thème est abordé, puis dit qu’elle ne parvient plus à associer ses idées. Comment la théorie psychanalytique peut-elle comprendre ces difficultés ?

Comme des résistances pouvant entraver l’accès à certains contenus
Comme une association libre réussie qui clarifie les contenus
Comme des interprétations déjà formulées par la patiente
Comme des preuves que les contenus concernés ont disparu

Comme des résistances pouvant entraver l’accès à certains contenus

Explication

Un changement de sujet ou une difficulté à associer des idées peut être considéré comme une résistance à l’accès à certains contenus. L’association libre désigne la consigne de parler sans censure, tandis qu’une difficulté d’accès ne prouve pas que le contenu a disparu.

25. Quelle évolution caractérise la méthode de Freud dans le développement de la psychanalyse ?

Il conserve l’hypnose comme méthode et limite son étude aux résistances
Il abandonne l’interprétation des contenus inconscients au profit de l’hypnose
Il passe progressivement de l’hypnose à l’association libre et étudie les résistances et les contenus inconscients
Il passe progressivement de l’association libre à l’hypnose et écarte les résistances

Il passe progressivement de l’hypnose à l’association libre et étudie les résistances et les contenus inconscients

Explication

Freud fait évoluer sa méthode de l’hypnose vers l’association libre, tout en s’intéressant aux résistances, aux contenus inconscients et à leur interprétation. Inverser le passage des méthodes ou écarter l’interprétation déforme cette évolution.

26. Une personne fait un lapsus, oublie un rendez-vous et raconte un rêve. Selon Freud, quel point commun ces phénomènes peuvent-ils avoir dans la vie quotidienne ?

Ils sont des signes conscients sans lien possible avec l’inconscient
Ils sont des symptômes pathologiques plutôt que des phénomènes quotidiens
Ils peuvent constituer des manifestations indirectes de l’inconscient
Ils relèvent uniquement des formations langagières décrites par Lacan

Ils peuvent constituer des manifestations indirectes de l’inconscient

Explication

Selon Freud, lapsus, oublis et rêves peuvent faire partie des manifestations indirectes de l’inconscient dans la vie quotidienne. Les réduire aux symptômes pathologiques ou aux seules formations langagières de Lacan manque la portée plus large de cette idée.

27. Dans la théorie de Jacques Lacan, que désigne l’expression « formations de l’inconscient » ?

Les méthodes utilisées pour faire évoluer l’hypnose vers l’association libre
Les manifestations indirectes de l’inconscient, comme les rêves et les lapsus
Les résistances qui empêchent le patient d’associer librement
Les erreurs de parole considérées séparément des autres manifestations

Les manifestations indirectes de l’inconscient, comme les rêves et les lapsus

Explication

Chez Lacan, les formations de l’inconscient sont ses manifestations indirectes, notamment les rêves, les lapsus, les actes manqués et les mots d’esprit. Les résistances et l’évolution de l’hypnose vers l’association libre désignent d’autres notions.

28. Lors d’une discussion sur les lapsus et les jeux de mots, quelle formule exprime l’importance que Jacques Lacan accorde au langage dans sa conception de l’inconscient ?

« L’inconscient est structuré comme un langage. »
« Le langage consiste à associer librement ses pensées. »
« L’inconscient se manifeste uniquement dans les rêves. »
« Le langage est structuré comme un inconscient. »

« L’inconscient est structuré comme un langage. »

Explication

Lacan insiste sur le langage et formule que « l’inconscient est structuré comme un langage ». Inverser cette formule change la relation affirmée, et réduire l’inconscient aux rêves ou à l’association libre confond des notions distinctes.

29. Une personne prévoit de poster une lettre, mais la garde par inadvertance dans sa poche et ne l’envoie pas. Quelle notion décrit le mieux cette action ?

Un lapsus, car un mot est prononcé à la place d’un autre
Un oubli, sans que l’action prévue soit prise en compte
Un acte manqué, car l’action échoue à se réaliser comme prévu
Un mot d’esprit, car une formulation produit un effet inattendu

Un acte manqué, car l’action échoue à se réaliser comme prévu

Explication

Un acte manqué est une action qui échoue ou se réalise autrement que prévu; garder la lettre au lieu de la poster correspond à cette définition. Un lapsus concerne une erreur de parole, tandis qu’un mot d’esprit relève d’une manifestation verbale.

30. Dans la théorie de Freud, quelle fonction le rêve remplit-il par rapport à l’inconscient ?

Il offre une voie d’accès à l’inconscient et transforme l’expression d’un désir inconscient.
Il exprime directement une intention consciente sans passer par une transformation.
Il restitue fidèlement un souvenir vécu sans transformation inconsciente.
Il décrit une activité mentale sans rapport avec les désirs inconscients.

Il offre une voie d’accès à l’inconscient et transforme l’expression d’un désir inconscient.

Explication

Pour Freud, le rêve constitue une voie privilégiée vers l’inconscient et exprime sous une forme transformée un désir inconscient. Le « souvenir vécu » confond rêve et mémoire littérale, l’« intention consciente » néglige la transformation, et l’absence de lien avec les désirs contredit la fonction attribuée au rêve.

31. Au réveil, Lina se rappelle avoir couru dans une maison inconnue. Dans la distinction freudienne, à quoi correspond ce souvenir précis ?

Au travail du rêve, c’est-à-dire à la transformation du latent en manifeste.
Au désir inconscient, qui constitue directement le souvenir raconté.
Au contenu manifeste, c’est-à-dire à ce dont elle se souvient au réveil.
Au contenu latent, c’est-à-dire aux pensées inconscientes derrière le rêve.

Au contenu manifeste, c’est-à-dire à ce dont elle se souvient au réveil.

Explication

Le contenu manifeste est le récit ou le souvenir du rêve que la personne conserve au réveil. Le contenu latent désigne les pensées sous-jacentes, le travail du rêve leur transformation, et le désir inconscient n’est pas identique au souvenir manifeste.

32. Une personne cherche les pensées et les désirs inconscients qui se trouvent derrière un rêve dont elle se souvient. Quel contenu cherche-t-elle à dégager ?

Le contenu latent, composé des pensées et des désirs inconscients sous-jacents.
Le récit conscient, qui correspond à l’intention formulée au réveil.
Le contenu manifeste, composé du souvenir du rêve au réveil.
Le travail du rêve, qui désigne le processus de transformation.

Le contenu latent, composé des pensées et des désirs inconscients sous-jacents.

Explication

Le contenu latent correspond aux pensées et aux désirs inconscients qui se trouvent derrière le rêve. Le souvenir au réveil relève du contenu manifeste, tandis que le travail du rêve désigne la transformation entre ces deux contenus.

33. Dans une analyse, les pensées inconscientes d’un rêve apparaissent sous une forme remaniée dans le souvenir du rêveur. Quel concept désigne cette transformation ?

Le travail du rêve, qui transforme le contenu latent en contenu manifeste.
Le contenu manifeste, qui transforme le souvenir en pensées inconscientes.
Le déplacement, qui transfère l’importance affective d’un élément à un autre.
La condensation, qui réunit plusieurs éléments en un seul élément du rêve.

Le travail du rêve, qui transforme le contenu latent en contenu manifeste.

Explication

Le travail du rêve désigne le passage transformateur du contenu latent vers le contenu manifeste. La condensation réunit plusieurs significations, le déplacement transfère une importance affective, et l’option inversant le passage confond le sens de la transformation.

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Dans quelle discipline la psychologie trouve-t-elle ses origines ?

Dans la philosophie.

Quand la psychologie commence-t-elle à devenir une discipline scientifique indépendante ?

Vers la fin du XIXe siècle.

Qui crée le premier laboratoire de psychologie expérimentale, et en quelle année ?

Wilhelm Wundt, en 1879.

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