Fiche de révision : Introduction à la radiologie interventionnelle

📋 Plan du Cours

  1. Radiologie interventionnelle : définition et objectifs
  2. Historique et principaux avantages de la RI
  3. Techniques de guidage radiologique
  4. Guidage par échographie : avantages et limites
  5. Guidage par TDM : avantages et limites
  6. Guidage par radioscopie : avantages et limites
  7. Guidage par IRM : avantages et limites
  8. Rôle du manipulateur : accueil et information patient
  9. Identitovigilance et vérification du dossier patient
  10. Bilan d’hémostase : TQ, TP, INR et TCA
  11. Traitements anticoagulants : suspensions et fenêtre
  12. Positionnement patient et prévention des TMS

📖 1. Radiologie interventionnelle : définition et objectifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radiologie interventionnelle : La radiologie interventionnelle regroupe des actes médicaux invasifs réalisés par des radiologues pour diagnostiquer et/ou traiter, sous guidage d’imagerie et contrôle visuel.
  • SFRFRI : La SFRFRI est l’organisme qui définit le cadre de la radiologie interventionnelle et son principe de réalisation sous guidage par imagerie.
  • Guidage radiologique : Le guidage radiologique désigne l’utilisation d’un moyen d’imagerie pour orienter et contrôler la procédure invasive pendant l’acte.
  • Fluoroscopie : La fluoroscopie est une technique d’imagerie utilisée comme moyen de guidage, notamment pour le suivi en temps réel lors de gestes invasifs.
  • Biopsie interventionnelle : La biopsie interventionnelle est un prélèvement de tissu réalisé par voie invasive, guidé par l’imagerie pour atteindre une cible avec précision.

📝 Points essentiels

  • La radiologie interventionnelle correspond à des actes invasifs réalisés par des radiologues pour le diagnostic et/ou le traitement sous guidage et contrôle par imagerie.
  • Les actes sont réalisés sous anesthésie (souvent locale++ ou générale) et sont le plus souvent effectués en ambulatoire.
  • Les bénéfices principaux incluent une récupération plus rapide qu’en chirurgie, une diminution du risque infectieux et un coût nettement moins important.
  • Historiquement, la radiologie interventionnelle apparaît au milieu des années 1960 pour traiter des pathologies cardio-vasculaires, puis s’élargit à de nombreuses indications.
  • Le taux d’augmentation rapporté est de l’ordre de 10 à 20 % par an, avec un exemple : 2800 actes en 2015 contre 7600 en 2022.
  • Les objectifs incluent aussi des gestes comme thrombectomie, biopsies de tumeurs, ponctions/évacuations d’abcès et traitements locaux (radiofréquence, alcoolisation, infiltration, embolisation, vertebroplastie).

💡 Astuce mémo

RI = Invasif + Radiologue + Imagerie (guidage/contrôle) → Diagnostic et/ou Traitement.

📖 2. Historique et principaux avantages de la RI

🔑 Notions clés & Définitions

  • RI par IRM : Technique de guidage interventionnel utilisant l’IRM pour visualiser en temps réel les structures et guider les gestes sans rayonnement ionisant.
  • Rayonnement ionisant : Type de rayonnement utilisé dans certaines salles d’angiographie pour guider des gestes, avec une contrainte de radioprotection.
  • Guidage en temps réel : Capacité d’observer pendant le geste l’évolution des structures, permettant d’ajuster la navigation du cathéter ou de l’aiguille.
  • IRM contre-indiquée : Situation où l’IRM est limitée car le champ magnétique impose l’usage de matériel amagnétique, notamment pour certains dispositifs implantés.
  • Seldinger : Technique d’abord artériel utilisée pour réaliser un accès vasculaire de façon standardisée avant l’introduction du matériel.

📝 Points essentiels

  • La RI utilise le rayonnement ionisant comme limite principale dans les méthodes basées sur rayons X.
  • En guidage IRM, l’avantage majeur est l’absence d’irradiation et la visualisation tissulaire (muscle, valves, cavités).
  • Le guidage IRM peut être réalisé en temps réel et permet de naviguer le cathéter en observant le cœur.
  • L’IRM a des limites liées au champ magnétique (matériel amagnétique requis, pace maker contre-indiqué), à des acquisitions plus longues et à un coût plus élevé.
  • Exemples de gestes cités avec guidage : ponctions/biopsies (articulations par infiltrations, seins, prostate) et exploration vasculaire (coronarographie, embolisation, PICC line, stent, PAC, pace maker).
  • Fin 2018, l’équipe de cardiologie de l’hôpital privé Jacques-Cartier (Massy, 91) a réalisé une procédure interventionnelle cardiaque guidée par IRM, présentée comme une première nationale en France pouvant ouvrir de “nue

💡 Astuce mémo

IRM = Zéro irradiation + vision tissulaire; X = irradiation + salles d’angiographie.

📖 3. Techniques de guidage radiologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie veineuse périphérique : Voie d’accès au système veineux utilisée pour administrer des médicaments ou des produits nécessaires au geste radiologique.
  • Antalgique de palier I ou II : Médicament antalgique prescrit avant la procédure pour réduire efficacement la douleur grâce à une action précoce.
  • Anxiolytique prémédication : Traitement administré avant le geste chez les patients angoissés pour diminuer l’anxiété et faciliter la prise en charge.
  • Consentement libre et éclairé : Décision du patient prise sans contrainte, après information sur le déroulement et les éléments utiles à la décision médicale.
  • Identitovigilance : Ensemble des vérifications visant à confirmer l’identité du patient avant la réalisation d’un acte de soins.

📝 Points essentiels

  • Préparation avant le geste inclut notamment la voie veineuse périphérique, la tenue du patient (casaque/charlotte/masque), le brancard ou lit, et une douche antiseptique ou dépilation si besoin.
  • La prévention des douleurs repose sur l’anticipation par antalgique de palier I ou II administré avant la procédure pour un contrôle précoce (ex. PERfalgan).
  • Chez les patients angoissés, une prémédication par anxiolytique peut être utile (ex. ATARAX).
  • Le manipulateur agit sous responsabilité médicale et peut administrer les médicaments requis par l’état du patient selon prescription individuelle ou protocole écrit daté et signé, avec possibilité d’intervention du méde
  • Le consentement doit être libre et éclairé, avec information sur bénéfices, risques et justification (référence Loi Kouchner du 4 mars 2012, CSP L.1111-4).
  • Le rôle du manipulateur comprend l’accueil, le contrôle de l’identité, une explication simplifiée du déroulement et des complications potentielles avec vocabulaire réconfortant, et la réponse aux questions pour obtenir l

💡 Astuce mémo

Douleur avant geste : Antalgique (palier I/II) puis Anxiété (anxiolytique) ; Identité d’abord : Identitovigilance.

📖 4. Guidage par échographie : avantages et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux de prothrombine : Le taux de prothrombine est un indicateur exprimé en pourcentage qui reflète la vitesse de coagulation liée aux facteurs II, V, VII et X.
  • INR : L’INR est un test standardisé utilisé pour surveiller l’efficacité et le risque hémorragique chez les patients traités par AVK.
  • TCA : Le TCA mesure le temps de coagulation d’un plasma et sert à repérer un risque hémorragique quand il s’allonge.
  • Plaquettes sanguines : Les plaquettes sanguines participent à l’hémostase et doivent être évaluées dans le bilan chez les patients sous anticoagulants.
  • Produit de contraste iodé : Le produit de contraste iodé impose une surveillance de la fonction rénale et des ajustements de traitements, notamment avec la metformine.

📝 Points essentiels

  • Un TCA allongé signale un risque hémorragique accru.
  • Un TP inférieur à 25% permet de dépister un risque hémorragique.
  • L’INR est surveillé régulièrement sous AVK et doit se situer entre 2 et 3,5.
  • Un INR supérieur à 5 sert de dépistage d’un risque hémorragique.
  • Les plaquettes doivent être mesurées dans le bilan d’hémostase des patients sous anticoagulants.
  • Comparaison : TP vs INR : le TP (en %) évalue la coagulation et le suivi AVK, tandis que l’INR standardise la surveillance AVK et dépiste un risque hémorragique quand il est très élevé (≥5).

💡 Astuce mémo

TP bas = saignement ; INR haut = saignement (AVK).

📖 5. Guidage par TDM : avantages et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • TDM : La TDM est un examen d’imagerie en coupes utilisé comme guidage pour réaliser des gestes avec repérage et contrôle pendant l’acte.
  • Console d’imagerie : La console regroupe les réglages d’acquisition et de reconstruction (fenêtrages, zoom) qui permettent d’optimiser la qualité d’image pendant le geste.
  • Fenêtrage : Le fenêtrage ajuste la plage de densités affichées pour mieux visualiser la zone d’intérêt selon le tissu ciblé.
  • Immobilité stricte : L’immobilité stricte correspond à la coopération du patient pendant le geste afin d’éviter les déplacements et sécuriser la trajectoire.
  • EVA : L’EVA est une échelle de mesure de l’intensité de la douleur utilisée pour évaluer la douleur pendant la procédure.

📝 Points essentiels

  • Le guidage par TDM permet une exécution rapide grâce à la maîtrise de la console (fenêtrages, reconstructions, zoom).
  • Le manipulateur optimise la dose d’irradiation en ajustant les paramètres (kv, mAs) et en utilisant la scopie pulsée à bon escient en diminuant la cadence des images.
  • Pendant l’intervention, le manipulateur gère par le dialogue le ressenti, la douleur, le stress et l’inconfort pour obtenir une meilleure coopération et une immobilité stricte.
  • Le positionnement sous guidage scanographique doit éviter de dépasser du diamètre de l’anneau, car cela empêcherait les contrôles pendant le geste.
  • L’anesthésie locale est majoritaire pour biopsies, embolisations, arthrographie, vertébroplastie et la plupart des gestes de drainage.
  • L’anesthésie générale ou la neurosédation profonde est réservée aux procédures plus douloureuses ou nécessitant une immobilité parfaite et prolongée (exemples cités : thermothérapies, alcoolisation hépatique, drainage, l

💡 Astuce mémo

TDM = Console + Dose + Immobilité : réglages d’image, réduction des images, patient immobile.

📖 6. Guidage par radioscopie : avantages et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anesthésie locale : Technique d’anesthésie limitée au site du geste, utilisée pour des procédures généralement moins douloureuses et permettant une immobilité suffisante.
  • MEOPA : Mélange équimolaire de protoxyde d’azote et d’oxygène utilisé surtout en pédiatrie pour associer antalgie et anxiolyse avec un effet rapide.
  • EVA : Échelle visuelle analogique servant à quantifier l’intensité de la douleur pour guider le choix de l’analgésie.
  • Ropivacaïne : Anesthésique local à puissance anesthésique forte, avec latence intermédiaire et durée d’action longue utilisé pour des gestes plus profonds ou étendus.
  • Système coaxial : Dispositif de ponction permettant d’effectuer des prélèvements multiples via un seul abord, en limitant certains risques liés à la procédure.

📝 Points essentiels

  • L’anesthésie générale ou la neurosédation profonde sont réservées aux gestes plus douloureux ou nécessitant une immobilité parfaite et prolongée comme thermothérapies, alcoolisation hépatique, drainage biliaire, embolisa
  • L’évaluation de la douleur se fait avec l’EVA pour adapter le niveau d’analgésie au geste prévu.
  • L’anesthésie locale par injection du plan cutané au plan profond a une latence courte d’environ 5 min et une durée d’action intermédiaire de 90 à 120 min.
  • En anesthésie locale, 10 à 20 ml de lidocaïne suffisent le plus souvent, avec une posologie maximale de 400 mg en loco-régional.
  • Le MEOPA a une efficacité rapide après 3 à 5 min d’inhalation et ses effets se dissipent en quelques minutes après retrait du masque.
  • Pour réduire la brûlure avant l’effet anesthésiant, on peut ajouter extemporanément une solution de bicarbonate de sodium à 8,4 % pour ramener le pH vers des limites physiologiques.

💡 Astuce mémo

EVA → Adapter; MEOPA = 3-5 min puis “ça s’en va vite” (retrait du masque).

📖 7. Guidage par IRM : avantages et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Guidage par IRM : Technique de repérage en imagerie par résonance magnétique pour guider un geste interventionnel jusqu’à la lésion.
  • Coaxial : Système de prélèvement à double dispositif permettant d’effectuer des prélèvements à travers une aiguille porteuse.
  • Stylet à bout mousse : Accessoire à extrémité non tranchante qui facilite le déplacement dans les tissus mous avec moins de traumatisme.
  • Risque hémorragique : Probabilité de saignement liée au geste de ponction et à la traversée de structures vasculaires.
  • Risque de dissémination : Risque de propagation de cellules ou de matériel au-delà du site initial lors d’un geste de prélèvement.

📝 Points essentiels

  • Le guidage par IRM vise à augmenter la probabilité de prélèvements contributifs en améliorant l’atteinte de la lésion.
  • Le guidage par IRM peut réduire la durée de la procédure en limitant les allers-retours de repérage.
  • Le guidage par IRM contribue à diminuer le risque hémorragique en aidant à éviter les structures vasculaires lors du trajet.
  • Le guidage par IRM limite le risque de dissémination grâce à un trajet mieux contrôlé jusqu’au site de prélèvement.
  • Certains coaxiaux intègrent un stylet à bout mousse pour refouler les tissus mous sans léser des structures vasculaires ou digestives.
  • Le stylet à bout mousse se distingue d’une extrémité tranchante par une approche plus atraumatique du trajet dans les tissus mous.

💡 Astuce mémo

IRM = « Repérage → Trajet contrôlé → Moins de saignement et moins de dissémination ».

📖 8. Rôle du manipulateur : accueil et information patient

🔑 Notions clés & Définitions

  • Immobilité allongée : L’immobilité allongée est une contrainte de positionnement qui impose une surveillance pendant plusieurs heures pour limiter les incidents.
  • Fiche de transmission Hygiène : La fiche de transmission Hygiène est un document remis lors du transfert vers la salle de réveil pour assurer la continuité des mesures de prévention infectieuse.
  • Radioprotection : La radioprotection regroupe les actions qui limitent l’irradiation du patient et optimisent les constantes pour obtenir une image de qualité.
  • Matériovigilance : La matériovigilance correspond au contrôle de l’état et de la conformité du matériel utilisé afin de réduire les risques liés aux dispositifs.
  • AES : L’AES est un accident d’exposition au sang qui impose une conduite spécifique en cas de risque biologique.

📝 Points essentiels

  • Le manipulateur surveille pendant l’immobilité les constantes physiologiques, la radio thoracique, le drain et le point de ponction.
  • Les complications à surveiller incluent douleur cutanée, hématome, douleurs, hémorragies, sepsis et perforation digestive.
  • Après anesthésie générale, le patient est transféré en salle de réveil avec la fiche de transmission Hygiène et la prévention des complications infectieuses.
  • La préparation du patient inclut la radioprotection et l’optimisation des constantes pour obtenir une qualité d’image adéquate.
  • La surveillance dosimétrique et la matériovigilance font partie des procédures liées à l’acte sous rayonnements.
  • Les risques particuliers incluent l’AES, et une conduite d’urgence est prévue en cas de complication.

💡 Astuce mémo

Surveillance = constantes + ponction + drain ; Transfert = fiche Hygiène + réveil ; Rayons = radioprotection + dosimétrie ; Risques = AES + urgence.

📖 9. Identitovigilance et vérification du dossier patient

🔑 Notions clés & Définitions

  • Identitovigilance : L’identitovigilance est l’ensemble des contrôles visant à garantir que le soin est réalisé sur la bonne personne, avec les bonnes informations.
  • Dossier patient : Le dossier patient est le support central qui regroupe les informations nécessaires à la prise en charge et sert de référence pendant la procédure.
  • Hygiène des mains : L’hygiène des mains regroupe les gestes et conditions (mains non mouillées, non poudrées, sans souillures) qui réduisent le risque infectieux.
  • Habillement chirurgical : L’habillement chirurgical correspond à une tenue de type stérile (gants stériles, casaque stérile) en complément du tablier plombé chez les opérateurs.
  • ALARA : ALARA est le principe de radioprotection qui vise une dose aussi faible que raisonnablement possible tout en gardant l’objectif clinique.

📝 Points essentiels

  • Avant toute procédure, vérifier l’identité et les informations du dossier patient pour éviter toute erreur de personne ou de données.
  • Pour la friction hydroalcoolique, utiliser des mains non mouillées, non poudrées et sans souillures visibles afin d’assurer l’efficacité du geste.
  • Pour la prévention des complications infectieuses, porter sur chaussures, tenue hospitalière propre, coiffe et masque.
  • Pour les opérateurs, ajouter un habillement de type chirurgical avec gants stériles et casaque stérile par-dessus le tablier plombé.
  • En radioprotection, appliquer ALARA pour limiter la dose délivrée au strict nécessaire.
  • En radiologie interventionnelle, utiliser des protections individuelles et collectives (tabliers/lunettes/visière/cache thyroïde, paravents/bas volets/écrans) pour réduire l’exposition des personnels.

💡 Astuce mémo

Identité + dossier = “bonne personne, bonnes données” ; mains propres + tenue stérile = “moins d’infection” ; ALARA = “dose minimale utile”.

📖 10. Bilan d’hémostase : TQ, TP, INR et TCA

🔑 Notions clés & Définitions

  • TQ : Le TQ (temps de Quick) mesure la vitesse de coagulation via la voie extrinsèque et la voie commune.
  • TP : Le TP (taux de prothrombine) exprime le résultat du test de coagulation de Quick sous forme de pourcentage.
  • INR : L’INR standardise le résultat du TQ pour permettre la comparaison entre laboratoires, notamment sous AVK.
  • TCA : Le TCA (temps de céphaline activée) mesure la coagulation via la voie intrinsèque et la voie commune.

📝 Points essentiels

  • Le TQ et le TCA explorent des voies différentes de la coagulation, ce qui aide à localiser l’origine d’un trouble.
  • Le TP est une traduction en pourcentage du test de Quick, donc il varie dans le même sens que le TQ.
  • L’INR est l’unité standardisée dérivée du TQ, utilisée pour surveiller l’efficacité et l’ajustement des AVK.
  • Le TCA explore la voie intrinsèque et la voie commune, donc il est particulièrement informatif en cas d’anomalies de ces facteurs.
  • Une anomalie isolée (TQ/TP ou TCA) oriente vers une atteinte préférentielle de la voie correspondante, tandis qu’une anomalie conjointe évoque une atteinte plus globale.
  • Sous AVK, l’INR est le repère principal pour la surveillance plutôt que le TP seul.

💡 Astuce mémo

Quick→voie extrinsèque, Céphaline→voie intrinsèque ; INR = Quick standardisé (AVK).

📖 11. Traitements anticoagulants : suspensions et fenêtre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Suspension d’anticoagulant : Décision médicale de stopper temporairement un traitement anticoagulant avant une intervention pour réduire le risque hémorragique.
  • Fenêtre thérapeutique : Intervalle de temps autour de l’acte où l’équilibre entre risque thrombotique et risque de saignement est ajusté.
  • Risque hémorragique : Probabilité de saignement liée à l’acte et majorée par la présence d’un anticoagulant.
  • Risque thrombotique : Probabilité d’événements liés à la coagulation lorsque l’anticoagulant est interrompu ou réduit.

📖 12. Positionnement patient et prévention des TMS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Risque de complication : Risque de complication : toute intervention sur le corps humain peut entraîner des complications, même avec des conditions maximales de compétence et de sécurité.
  • Chariot d’urgence : Chariot d’urgence : équipement de prise en charge immédiate en cas d’urgence, incluant notamment le défibrillateur, à garder accessible pendant l’intervention.
  • Formation AFGSU : Formation AFGSU : formation aux gestes de premiers secours, utile en milieu interventionnel pour réagir rapidement en situation d’urgence.
  • Défibrillateur scellé : Défibrillateur scellé : dispositif dont l’état et la disponibilité doivent être contrôlés régulièrement, avec vérification du scellé et du fonctionnement.
  • Radiologie interventionnelle (RI) : Radiologie interventionnelle : activité en croissance continue en France, réalisée par des équipes incluant radiologues et manipulateurs, avec des enjeux de sécurité et d’organisation.

📝 Points essentiels

  • Même avec une conduite compétente et sécurisée, une intervention comporte un risque de complication, y compris en situation d’urgence.
  • En milieu interventionnel, les notions élémentaires d’anesthésie/réanimation et les traitements médicamenteux de l’urgence doivent être connus, avec le chariot d’urgence.
  • Le chariot d’urgence doit être à portée de main pendant la prise en charge, notamment pour l’accès au défibrillateur.
  • Le chariot d’urgence doit être vérifié régulièrement, avec contrôle du scellé et du défibrillateur au quotidien.
  • La formation AFGSU vise l’acquisition des gestes de premiers secours pour mieux gérer les urgences sur site.
  • En 2009, plus de 530 000 actes de radiologie interventionnelle avaient été réalisés en France, avec une augmentation constante du nombre d’actes.

💡 Astuce mémo

Urgence = Accès + Vérif : chariot à portée, défibrillateur scellé contrôlé au quotidien.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1960Apparition de la radiologie interventionnelle au milieu des années 1960 pour le traitement de pathologies cardio-vasculaires
2015Exemple d’activité : 2800 actes de radiologie interventionnelle en 2015
2022Exemple d’activité : 7600 actes de radiologie interventionnelle en 2022
2018Fin 2018 : procédure interventionnelle cardiaque guidée par IRM (première nationale annoncée)
2009En 2009 : plus de 530 000 actes de radiologie interventionnelle réalisés en France
4 mars 2012Loi Kouchner : consentement libre et éclairé (Code de la Santé Publique L.1111-4)

📊 Tableaux de synthèse

Comparaison des méthodes de guidage

MéthodeAvantagesLimites
ÉchographieSimple/rapide, guidage en temps réel, non irradiant, accessibilité, faible coût, excellente résolution en contraste, Doppler couleurZones aveugles (thorax, rétropéritoine, pelvis), localisation profonde, patients obèses ; si zone graisseuse/profonde : TDM nécessaire pour visualiser l’aiguille et éviter zones à risque
TDM (Scanner)Précis, imagerie 3D (sécurité pour cibles profondes), temps d’acquisition courtRayonnement ionisant ; pas de suivi en temps réel en mode spiralé/séquentiel ; accessibilité limitée par la taille de l’anneau
Radioscopie (fluoroscopie)Simple/rapide, guidage en temps réelRayonnement ionisant
IRMPrécis, non irradiant, guidage en temps réel possible, résolution en contraste (tissulaire)Champ magnétique contraignant (matériel amagnétique, pace maker contre-indiqué), acquisition plus longue, coût, résolution spatiale et temporelle

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre TP et INR : le TP est exprimé en % (Quick) alors que l’INR standardise le résultat du Quick pour surveiller les AVK.
  2. Croire que l’échographie est toujours suffisante : dès qu’on traverse une zone graisseuse et profonde, le cours impose souvent le TDM pour visualiser l’aiguille.
  3. Oublier que la TDM n’assure pas un suivi en temps réel en mode spiralé/séquentiel : on peut croire à une navigation continue comme en radioscopie.
  4. Mélanger les indications d’anesthésie : anesthésie locale majoritaire (biopsies, embolisations, drainage…) et anesthésie générale/neurosédation réservées aux gestes plus douloureux ou nécessitant immobilité parfaite.
  5. Penser que l’IRM est “sans contrainte” : le cours rappelle le champ magnétique et le matériel amagnétique (pace maker contre-indiqué).
  6. Sous-estimer la radioprotection : oublier ALARA, la scopie pulsée et la réduction de cadence des images (15→10→7 images/s) augmente inutilement la dose.
  7. Confondre risque hémorragique et risque thrombotique lors de l’arrêt des anticoagulants : le cours insiste sur la suspension/fenêtre thérapeutique pour équilibrer les deux.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la radiologie interventionnelle selon la SFRFRI : actes invasifs par radiologues, diagnostic et/ou traitement, sous guidage et contrôle d’un moyen d’imagerie.
  2. Citer les moyens de guidage mentionnés (fluoroscopie, échographie, scanner/TDM, IRM) et donner au moins une limite majeure pour chacun (irradiation, zones aveugles, champ magnétique, etc.).
  3. Expliquer l’intérêt de l’échographie (temps réel, non irradiant) et donner une situation où le TDM devient nécessaire (zone graisseuse/profonde, visualiser l’aiguille et éviter zones à risque).
  4. Expliquer l’intérêt du TDM (précision, imagerie 3D, temps d’acquisition court) et rappeler la limite de suivi en temps réel en mode spiralé/séquentiel.
  5. Expliquer l’intérêt de la radioscopie/fluoroscopie (guidage en temps réel) et rappeler sa limite (rayonnement ionisant).
  6. Expliquer l’intérêt de l’IRM (non irradiant, résolution tissulaire, guidage en temps réel possible) et rappeler au moins une contre-indication/limite liée au champ magnétique (pace maker).
  7. Lister la préparation “avant le geste dans le service” : voie veineuse périphérique +++, tenue (casaque/charlotte/masque), brancard/lit, douche antiseptique si besoin, dépilation si besoin, jeun si besoin, sonde urinaire
  8. Décrire la prévention des douleurs : antalgique palier I ou II avant procédure (ex. PERfalgan) et prémédication anxiolytique possible (ex. ATARAX) chez patients angoissés.
  9. Décrire le rôle du manipulateur : habilitation sous responsabilité médicale (prescription individuelle ou protocole écrit daté et signé), identitovigilance, recueil d’informations (allergies, diabète, insuffisance rénale
  10. Expliquer le consentement libre et éclairé (loi Kouchner du 4 mars 2012) : bénéfices, risques, justification, et lien avec le Code de la Santé Publique L.1111-4.
  11. Maîtriser le bilan d’hémostase : interpréter TCA allongé (risque hémorragique), TP/TP<25% (risque hémorragique), INR (2 à 3,5 sous AVK ; >5 dépistage risque hémorragique) et rôle des plaquettes.
  12. Expliquer la gestion des traitements anticoagulants/antiagrégants et la fenêtre thérapeutique : exemples d’arrêt (Lovenox arrêt jour même ; héparine arrêt 3-5 jours avant avec contrôle INR), et exemples de relais/suspens
  13. Expliquer la conduite si injection de produit de contraste iodé : attention metformine/biguanides (suspension 48h après injection d’iode, contrôle créatinémie, surtout si DFG<30 ml/min) et rappeler valeurs repères (créat
  14. clairance normale >50 ml/min ; insuffisance rénale chronique avancée <30 ml/min).

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Testez vos connaissances sur Introduction à la radiologie interventionnelle avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle définition correspond le mieux à la radiologie interventionnelle ?

2. Quel est un objectif fréquent des gestes de radiologie interventionnelle ?

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Radiologie interventionnelle — définition ?

Actes invasifs guidés par imagerie pour diagnostic ou traitement.

Objectifs de la RI — principaux ?

Diagnostiquer, traiter, minimiser invasivité, récupération rapide.

Historique RI — début ?

Années 1960, traitement des pathologies cardio-vasculaires.

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