Fiche de révision : Introduction à la sémiologie médicale

📋 Plan du Cours

  1. Sémiologie médicale et objectifs diagnostiques
  2. Clinicien, nosologie et définition de la maladie
  3. Étiologies directes et indirectes des maladies
  4. Signes fonctionnels, physiques et généraux
  5. Sensible, spécifique et signe pathognomonique
  6. Syndrome et démarche diagnostique
  7. Interrogatoire clinique et recueil des données
  8. Examens biologiques : hémogramme et électrophorèse
  9. Examens bactériologiques et examen des crachats
  10. Examens radiologiques : radioscopie et radiographie
  11. Rhumatologie : types de rhumatismes et classifications
  12. Signes fonctionnels et signes physiques en rhumatologie

📖 1. Sémiologie médicale et objectifs diagnostiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sémiologie médicale : La sémiologie est la science qui étudie les signes des maladies et leurs manifestations cliniques.
  • Clinicien : Le clinicien est le médecin qui observe le patient au «lit du malade», en même temps qu’il l’interroge et l’examine.
  • Nosologie : La nosologie est la classification des maladies, susceptible d’évoluer avec les progrès des connaissances.
  • Symptôme : Le symptôme est une manifestation liée à l’état de maladie, exprimée par le patient ou observée lors de l’examen.
  • Signe clinique : Le signe clinique est un phénomène caractéristique reconnu par le médecin et utile pour orienter le diagnostic ou le pronostic.

📝 Points essentiels

  • La reconnaissance et l’analyse des données sémiologiques servent à évoquer un diagnostic et à planifier les explorations pour le confirmer.
  • La sémiologie fonde le comportement médical en reliant manifestations cliniques et démarche diagnostique.
  • La nosologie peut être classée selon des critères étiologiques, physiopathologiques ou épidémiologiques.
  • Une maladie peut être décrite par sa cause, par des lésions anatomopathologiques, ou par une perturbation physiopathologique.
  • Les symptômes se distinguent en subjectifs (fonctionnels, révélés par l’interrogatoire) et objectifs (physiques, perçus par le médecin).
  • Les signes cliniques se répartissent en signes fonctionnels, physiques et généraux, et un même signe peut être sensible ou spécifique.

💡 Astuce mémo

Sémiologie = «signes → diagnostic → explorations» ; Clinicien = «au lit du malade».

📖 2. Clinicien, nosologie et définition de la maladie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Interrogatoire clinique : L’interrogatoire clinique est la phase où le soignant recueille l’histoire du patient pour orienter l’examen et les hypothèses diagnostiques.
  • Examen physique en 4 temps : L’examen physique en 4 temps regroupe inspection, palpation, percussion et auscultation pour ne pas manquer d’anomalies.
  • Habitus général : L’habitus général désigne l’ensemble des informations générales du patient (mode de vie, facteurs de risque, expression, peau) utiles au diagnostic.
  • Toux : La toux est un phénomène expiratoire brusque, le plus souvent réflexe, qui expulse rapidement l’air des alvéoles et sert de défense respiratoire.
  • Expectorations : Les expectorations sont l’expulsion, lors d’un effort de toux, de sécrétions des voies aériennes, signe anormal à caractériser.

📝 Points essentiels

  • Le soignant doit se présenter par son nom et sa fonction, et l’interrogatoire doit respecter la confidentialité et la pudeur.
  • Le patient doit être confortablement installé, et l’examen peut être impossible en cas de coma, démence ou troubles de l’élocution.
  • L’examen physique se fait appareil par appareil et suit obligatoirement l’ordre inspection puis palpation puis percussion puis auscultation.
  • L’inspection inclut habitus général, expression verbale, aspect de la peau et des conjonctives, visage, mains/ongles et cavité buccale.
  • La percussion sert à distinguer organes creux aériens (sonores) et organes pleins ou mats (matité) ou contenant du liquide (matité).
  • La matité thoracique évoque un épanchement pleural, la matité déclive des flancs évoque une ascite, et la matité de l’hypogastre évoque un globe vésical (rétention d’urine).

💡 Astuce mémo

Interrogatoire→4 temps→Toux/Expectorations : « Présenter, Confier, Conforter » puis « I-P-P-A ».

📖 3. Étiologies directes et indirectes des maladies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Expectorations : Les expectorations sont des sécrétions expulsées par la bouche lors de la toux, utiles pour orienter l’origine respiratoire.
  • Expectorations muqueuses : Les expectorations muqueuses sont des crachats surtout composés de mucus, généralement transparents, visqueux et aérés.
  • Expectorations purulentes : Les expectorations purulentes sont des crachats contenant du pus franc, liés à un foyer de suppuration pulmonaire.
  • Hémoptysie : L’hémoptysie est le rejet de sang rouge vif, aéré, par la bouche lors de la toux, provenant des voies respiratoires sous-glottiques.
  • Vomique : La vomique est une expectoration massive et brusque de liquide purulent ou séreux provenant d’une cavité thoracique ayant percé dans une grosse bronche.

📝 Points essentiels

  • L’expectoration doit être recueillie dans un verre gradué pour noter abondance, couleur, odeur, transparence, consistance, aération et horaire.
  • Pour décrire l’expectoration, on précise aussi les circonstances d’apparition (horaire, saison, déclencheurs) et la fréquence, puis les signes d’accompagnement.
  • Aspect séreux : expectoration transparente, liquide ; aspect muqueux : incolore, un peu visqueux, avec bulles d’air et riche en mucus.
  • Aspect muco-purulent : visqueux avec îlots de pus blanc, verdâtre ou jaunâtre ; aspect franchement purulent : stries ou filets de sang.
  • Aspect hémoptoïque : expectoration contenant des stries ou filets de sang, et l’hémoptysie correspond à une hémoptysie de petite abondance possible.
  • Expectorations muqueuses : traduisent une hypersécrétion de mucus bronchique sans infection, typiquement en fin de crise d’asthme ; elles sont transparentes, visqueuses et aérées.

💡 Astuce mémo

Expectorations = Couleur-Odeur-Consistance-Aération-Horaire ; Hémoptysie = Sang Rouge + Toux + Voies sous-glottiques.

📖 4. Signes fonctionnels, physiques et généraux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dyspnée d’effort : La dyspnée d’effort est un essoufflement déclenché par une activité, dont on précise le niveau (nombre d’étages, marches ou mètres) pour juger la sévérité.
  • Dyspnée paroxystique : La dyspnée paroxystique correspond à des crises d’essoufflement séparées par des périodes de respiration redevenue normale.
  • Orthopnée : L’orthopnée est un essoufflement en décubitus dorsal strict, amélioré par la position assise.
  • Polypnée : La polypnée est une augmentation de la fréquence respiratoire au-delà des seuils chez l’adulte et chez l’enfant.
  • Bradypnée : La bradypnée est une diminution de la fréquence respiratoire en dessous des seuils chez l’adulte et chez l’enfant.

📝 Points essentiels

  • La dyspnée est la première manifestation d’une insuffisance ventilatoire et son intensité se décrit par le type d’effort déclencheur.
  • La dyspnée paroxystique dure de quelques minutes à quelques heures, avec des intervalles de respiration normale.
  • La dyspnée permanente (ou de repos) apparaît après une période d’effort et se définit par l’essoufflement en décubitus dorsal strict amélioré en position assise.
  • Seuils de polypnée : >22 mouvements/min chez l’adulte et >30 chez l’enfant.
  • Seuils de bradypnée : <14 mouvements/min chez l’adulte et <22 chez l’enfant.
  • La bradypnée inspiratoire est liée à un obstacle à l’entrée de l’air et s’accompagne souvent d’un tirage (dépression sus-sternale et intercostale).

💡 Astuce mémo

Effort→sévérité ; Paroxysme→crises ; Repos→Orthopnée ; Seuils : Adulte 22/14, Enfant 30/22.

📖 5. Sensible, spécifique et signe pathognomonique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Signe sensible : Un signe sensible est un signe que l’on retrouve chez la majorité des personnes atteintes de la maladie, donc il aide à ne pas manquer les cas.
  • Signe spécifique : Un signe spécifique est un signe surtout présent chez les personnes qui ont la maladie, donc il aide à confirmer le diagnostic.
  • Signe pathognomonique : Un signe pathognomonique est un signe dont la présence suffit à évoquer fortement une maladie précise, car il est très caractéristique.
  • Valeur diagnostique : La valeur diagnostique regroupe la capacité d’un signe à identifier correctement une maladie, en tenant compte de sa sensibilité et de sa spécificité.

📝 Points essentiels

  • La sensibilité mesure la proportion de malades qui présentent le signe, donc un signe très sensible réduit le risque de faux négatifs.
  • La spécificité mesure la proportion de non-malades qui n’ont pas le signe, donc un signe très spécifique réduit le risque de faux positifs.
  • Un signe sensible est utile pour dépister, tandis qu’un signe spécifique est utile pour confirmer.
  • Un signe pathognomonique est le plus évocateur car il est fortement rattaché à une maladie donnée.
  • La sensibilité et la spécificité s’évaluent par comparaison entre malades et non-malades dans des études diagnostiques.
  • La valeur diagnostique dépend du contexte clinique et de la probabilité pré-test, même si la sensibilité et la spécificité restent des propriétés du signe.

💡 Astuce mémo

Sensibilité = Sensé pour ne pas rater (peu de faux négatifs) ; Spécificité = Spécial pour confirmer (peu de faux positifs).

📖 6. Syndrome et démarche diagnostique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Œdème aigu du poumon : Syndrome respiratoire aigu lié à une accumulation de liquide dans le poumon, pouvant être déclenché par une cause cardiaque ou une compression bronchique.
  • Hémoptysie : Rejet par la bouche de sang provenant des voies respiratoires, pouvant orienter vers une sténose mitrale.
  • Enrouement de la voix : Modification de la voix pouvant traduire une atteinte du nerf récurrent gauche par une grosse oreillette gauche ou un anévrisme de l’aorte.
  • Œdème des membres inférieurs : Infiltration de liquide séreux dans les membres inférieurs, dont l’origine cardiaque débute souvent aux chevilles.
  • Nycturie : Augmentation du volume des urines pendant la nuit, considérée comme un signe précoce d’insuffisance cardiaque.

📝 Points essentiels

  • L’œdème aigu du poumon peut être causé par une compression de l’arbre bronchique par une oreillette gauche agrandie ou par un anévrisme de l’aorte.
  • L’hémoptysie peut être un signe de sténose mitrale.
  • L’enrouement peut s’expliquer par une paralysie du nerf récurrent gauche liée à une grosse oreillette gauche ou à un anévrisme de l’aorte.
  • L’œdème d’origine cardiaque apparaît d’abord aux chevilles, souvent en fin de journée, puis diminue après une nuit de repos.
  • La nycturie est un des premiers signes d’insuffisance cardiaque et doit être distinguée de la pollakiurie du prostatisme (augmentation du nombre des mictions nocturnes).

💡 Astuce mémo

OAP/oreillette/anévrisme → compression; Sang (hémoptysie) → mitrale; Voix (enrouement) → nerf récurrent; Jambes (chevilles) → cardiaque; Nuit (nycturie) ≠ nombre (pollakiurie).

📖 7. Interrogatoire clinique et recueil des données

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hernie hiatale : Anomalie où une portion de l’estomac fait une protrusion dans le thorax à travers le hiatus œsophagien du diaphragme.
  • Hernie hiatale par glissement : Type de hernie hiatale où le diaphragme reste intra-thoracique et le reflux survient avec la jonction cardiale en place.
  • Hernie hiatale par roulement : Type de hernie hiatale où la grosse tubérosité forme une poche para-œsophagienne intra-thoracique.
  • Vomissement : Expulsion par la bouche du contenu gastrique, associée à des contractions douloureuses abdomino-diaphragmatiques lors des efforts de vomissement.
  • Hématémèse : Extériorisation de sang rouge ou noir par la bouche lors d’efforts de vomissement, traduisant une hémorragie digestive haute.

📝 Points essentiels

  • Le reflux gastro-œsophagien isolé correspond à un reflux avec cardia en place.
  • La hernie hiatale se définit par une protrusion permanente ou intermittente d’une partie de l’estomac dans le thorax via le hiatus œsophagien.
  • Le vomissement est un phénomène actif, à l’inverse des régurgitations.
  • L’interrogatoire d’un vomissement recherche la fréquence, l’horaire, et l’aspect/odeur du liquide (vomissement alimentaire, suc gastrique, bilieux, fécaloïde, sanglant).
  • Le vomissement bilieux est jaune, le vomissement fécaloïde est marron et nauséabond (souvent en occlusion), et le vomissement sanglant peut être rouge vif ou noir.
  • Le mélæna correspond à l’émission par l’anus de sang digéré noir et fétide, témoin d’une origine en amont du côlon droit (vieux sang).

💡 Astuce mémo

Reflux = cardia en place ; Hernie = estomac dans le thorax ; Vomir = effort douloureux ; Sang = hématémèse + mélæna.

📖 8. Examens biologiques : hémogramme et électrophorèse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hémogramme : Examen sanguin qui quantifie les cellules circulantes et sert à repérer un syndrome inflammatoire ou une hémorragie.
  • Électrophorèse des protéines : Technique de séparation des fractions protéiques plasmatiques utilisée pour analyser la composition du sang.
  • Syndrome inflammatoire : Ensemble de signes biologiques traduisant une réponse à une infection ou une inflammation, souvent avec hausse des marqueurs.
  • Polynucléose : Augmentation des polynucléaires dans le sang, fréquemment associée à une inflammation aiguë.

📝 Points essentiels

  • Le syndrome inflammatoire se traduit notamment par une CRP augmentée et une polynucléose.
  • En contexte d’angiocholite, le bilan biologique associe CRP augmentée, polynucléose, et perturbations du bilan hépatique.
  • Dans l’angiocholite, les transaminases sont modérément élevées et la cholestase augmente avec gamma-GT, phosphatases alcalines et bilirubine.
  • Dans la cholécystite aiguë, le bilan hépatique est décrit comme normal malgré le syndrome inflammatoire.
  • L’hémorragie digestive peut se manifester par hématémèse ou par saignement anal, ce qui peut influencer l’interprétation d’un hémogramme en pratique clinique.

💡 Astuce mémo

CRP + polynucléose = inflammation aiguë (angiocholite/cholécystite).

📖 9. Examens bactériologiques et examen des crachats

🔑 Notions clés & Définitions

  • Examen bactériologique : Examen de laboratoire visant à identifier un agent infectieux à partir d’un prélèvement biologique.
  • Examen des crachats : Analyse de laboratoire réalisée sur des crachats pour rechercher et caractériser une infection respiratoire.
  • Crachats : Prélèvement expectoré provenant des voies respiratoires, utilisé pour les examens microbiologiques.
  • Symptomatologie urinaire : Ensemble des signes fonctionnels urinaires, dominés par douleur, troubles mictionnels et modifications des urines.

📝 Points essentiels

  • La symptomatologie urinaire regroupe trois familles de troubles : douleurs, troubles mictionnels et modifications des urines.
  • La miction normale est volontaire, indolore, sans difficulté, avec une fréquence compatible avec une autonomie suffisante et une vidange vésicale complète.
  • La douleur urinaire se ressent dans l’angle costo-vertébral lombaire ou sous-pubienne et peut être d’origine rénale, urétérale, vésicale ou urétrale.
  • La colique néphrétique correspond à une distension aiguë de la voie d’excrétion, très intense, paroxystique, d’apparition brutale, irradiant vers le bas le long du trajet urinaire.
  • La dysurie traduit une difficulté à évacuer la vessie et peut être d’installation progressive et souvent indolore, avec formes d’attente (début de miction) et de poussée (sténose urétale).
  • La pollakiurie correspond à une fréquence anormalement élevée des mictions, avec distinction diurne (intervalle entre 2 mictions < 3 h) et nocturne (réveils liés à l’envie d’uriner).

📖 10. Examens radiologiques : radioscopie et radiographie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radioscopie : Examen radiologique réalisé sous contrôle visuel, permettant d’observer en temps réel des structures internes.
  • Radiographie : Examen radiologique qui produit une image fixe des structures internes à partir d’un faisceau de rayons X.
  • Image fixe : Représentation obtenue par radiographie, figée à un instant donné et interprétée sur cliché.
  • Observation en temps réel : Principe de la radioscopie, où l’image est visualisée pendant le déroulement de l’examen.

📝 Points essentiels

  • La source fournie ne donne aucun détail spécifique sur la radioscopie ou la radiographie (indications, technique, limites, critères d’interprétation).
  • Aucune valeur chiffrée, règle de préparation, ni différence opératoire n’est fournie pour comparer radioscopie et radiographie.
  • Les notions contrastées disponibles ici sont uniquement conceptuelles : image fixe pour la radiographie versus observation en temps réel pour la radioscopie.

💡 Astuce mémo

Radioscopie = « voir en direct » ; Radiographie = « photo fixe ».

📖 11. Rhumatologie : types de rhumatismes et classifications

🔑 Notions clés & Définitions

  • Douleur rhumatologique : La douleur rhumatologique est un symptôme dont le siège, la topographie, l’horaire, l’irradiation, l’intensité et l’évolution orientent le diagnostic.
  • Raideur articulaire : La raideur articulaire est un symptôme qui limite les mouvements, qu’ils soient actifs ou passifs.
  • Instabilité articulaire : L’instabilité articulaire traduit une atteinte ligamentaire ou tendineuse responsable d’une insécurité de l’articulation.
  • Boiterie ou claudication : La boiterie ou claudication est une gêne à l’effort, ressemblant à une crampe ou une douleur du membre inférieur, qui s’améliore au repos.
  • Signes d’inflammation : Les signes d’inflammation regroupent des manifestations locales comme le gonflement, la chaleur et la rougeur.

📝 Points essentiels

  • La douleur doit être décrite par le siège (articulaire, osseux, musculaire) et par la topographie (unilatérale/bilatérale, mono/oligo/polyarticulaire, symétrique/asymétrique, petites/grosses articulations).
  • L’horaire de la douleur se précise en matinale, diurne ou nocturne pour aider à orienter l’étiologie.
  • L’irradiation de la douleur se décrit comme ascendante ou descendante et l’intensité comme discrète ou vive.
  • L’évolution de la douleur se classe en progressive, continue, discontinue ou intermittente permanente selon la chronologie des symptômes.
  • Les signes d’accompagnement à rechercher avec la douleur complètent l’orientation diagnostique en rhumatologie.
  • La raideur est responsable d’une limitation des mouvements actifs et/ou passifs, ce qui la rend directement fonctionnelle.

💡 Astuce mémo

Douleur = S-T-H-I-E (Siège-Topographie-Horaire-Irradiation-Évolution).

📖 12. Signes fonctionnels et signes physiques en rhumatologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dysphagie sélective : La dysphagie sélective est une gêne à la déglutition ressentie davantage pour les solides que pour les liquides.
  • Dysphagie paradoxale : La dysphagie paradoxale est une gêne à la déglutition ressentie moins pour les solides et davantage pour les liquides.
  • Dysphagie totale : La dysphagie totale est une gêne à la déglutition ressentie moins pour les solides et absente pour les liquides.
  • Dysphagie organique : La dysphagie organique est une dysphagie causée par des troubles de la sécrétion gastrique.
  • Dyspnée aiguë : La dyspnée aiguë correspond à une difficulté respiratoire survenue brutalement nécessitant une conduite immédiate.

📝 Points essentiels

  • La dysphagie sélective correspond à une gêne plus ressentie sur les solides que sur les liquides.
  • La dysphagie est dite paradoxale quand elle est moins ressentie sur les solides et plus sur les liquides.
  • La dysphagie est dite totale quand elle est moins ressentie sur les solides et non ressentie sur les liquides.
  • La dysphagie est dite organique quand elle est causée par des troubles de la sécrétion gastrique.
  • Devant une dyspnée aiguë, la conduite proposée est d’installer d’abord le patient en bonne position respiratoire, puis de faire appel au médecin, enfin de prendre les constantes.
  • Le rythme cardiaque normal chez l’adulte se situe entre 50 et 100 pulsations par minute selon les propositions du QCM.

💡 Astuce mémo

Solides→sélective, Liquides→paradoxale, Liquides absents→totale, Sécrétion gastrique→organique.

📊 Tableaux de synthèse

Symptômes : subjectifs vs objectifs

TypeOrigine/recueilExemple
Subjectifs (fonctionnels)Manifestations perçues et exprimées par le malade, révélées par l’interrogatoireDouleur, essoufflement
Objectifs (physiques)Manifestations perçues par le médecin au cours de l’examen cliniqueHyperthemie, matité

Dyspnée : formes et seuils

FormeCaractéristiqueSeuils
ParoxystiqueCrises séparées par des intervalles de respiration redevenue normaleQuelques minutes à quelques heures
PolypnéeAugmentation de la fréquence respiratoire>22 mouvements/min adulte ; >30 enfant
BradypnéeDiminution de la fréquence respiratoire<14 mouvements/min adulte ; <22 enfant

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre symptôme et signe clinique : le symptôme est exprimé/ressenti, le signe est reconnu par le médecin et utile au diagnostic ou pronostic.
  2. Inverser les définitions de sensibilité et spécificité : sensibilité = peu de faux négatifs, spécificité = peu de faux positifs.
  3. Mélanger hémoptysie et hématémèse : l’hémoptysie est du sang rouge vif aéré rejeté par la bouche lors de la toux, l’hématémèse vient d’une hémorragie digestive haute lors de vomissements.
  4. Confondre dysphagie sélective/paradoxale/totale : sélective = solides > liquides, paradoxale = solides < liquides, totale = liquides absents.
  5. Se tromper sur la conduite devant une dyspnée aiguë : l’ordre attendu est position respiratoire, puis appel au médecin, puis prise des constantes.
  6. Prendre une colique pour une colite : colique = douleur par contractions répétées d’un organe creux, colite = inflammation du côlon.
  7. Oublier que la toux chronique est définie par une durée > 3 ans et ne pas la confondre avec une toux aiguë/ponctuelle.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la sémiologie médicale, le clinicien et la nosologie, puis expliquer le rôle de l’analyse sémiologique dans l’évocation du diagnostic et la programmation des explorations.
  2. Distinguer symptôme subjectif (fonctionnel) et symptôme objectif (physique), puis définir signe clinique et les groupes de signes (fonctionnels, physiques, généraux).
  3. Expliquer l’interrogatoire clinique : objectifs, règles préalables (présentation, confidentialité, pudeur, installation) et situations rendant l’interrogatoire impossible.
  4. Réaliser l’examen physique en 4 temps dans l’ordre (inspection, palpation, percussion, auscultation) et citer ce que recherche chaque temps (ex. matité thoracique, matité déclive, globe vésical).
  5. Définir et caractériser toux et expectorations : recueillir l’expectoration (verre gradué) et décrire couleur/odeur/consistance/aération/horaire, puis reconnaître les aspects muqueux, muco-purulents, franchement purulens
  6. Définir hémoptysie et vomique, puis distinguer hémoptysie de petite abondance vs grande/moyenne abondance et rappeler la conduite initiale attendue en urgence.
  7. Définir les formes de dyspnée (d’effort, paroxystique, permanente/orthopnée) et donner les seuils de polypnée et bradypnée chez l’adulte et l’enfant.
  8. Expliquer sensibilité, spécificité et signe pathognomonique, et relier sensibilité au dépistage (faux négatifs) et spécificité à la confirmation (faux positifs).
  9. Décrire les signes cardio-respiratoires associés (enrouement, œdème des membres inférieurs, nycturie) et préciser les distinctions demandées (nycturie vs pollakiurie).
  10. Définir hernie hiatale (glissement vs roulement), reflux gastro-œsophagien isolé, vomissement vs régurgitation, et reconnaître hématémèse vs mélæna.
  11. Interpréter les examens biologiques de base : hémogramme et électrophorèse, puis relier syndrome inflammatoire (CRP, polynucléose) et bilans attendus en angiocholite vs cholécystite.
  12. Citer les examens bactériologiques et radiologiques respiratoires (ECBC, tubage gastrique, radioscopie vs radiographie, scanner, endoscopie trachéo-bronchique, ponctions de plèvre, biopsie).
  13. En rhumatologie, définir douleur (S-T-H-I-E), raideur, instabilité et boiterie, puis citer les signes physiques d’inflammation et les modifications morphologiques.
  14. En digestif, définir dysphagie (organique/fonctionnelle/diverticule de Zencker), reflux (pyrosis et signes associés), vomissements (aspects), et diarrhée/constipation/occlusion (triade).

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Sémiologie médicale — rôle ?

Étude des signes et manifestations cliniques.

Sémiologie médicale

Étude des signes et manifestations cliniques des maladies.

Nosologie — définition ?

Classification des maladies.

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