QCM : Introduction à l’immunologie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des mécanismes par lesquels l’organisme se défend contre des infections, des transformations malignes et des agressions physiques ou chimiques ?

La réponse immunitaire
Le système immunitaire
L’immunologie
L’immunité

L’immunité

Explication

L’immunité regroupe les mécanismes de défense contre diverses agressions menaçant le bon fonctionnement de l’organisme. Le système immunitaire désigne plutôt les cellules, les organes et les molécules impliqués dans la résistance aux infections.

2. Une chercheuse étudie les réponses contre les agents pathogènes et les tissus endommagés de l’organisme, ainsi que leur rôle dans certaines affections. Quelle discipline pratique-t-elle ?

L’immunologie, qui étudie le système immunitaire et ses réponses
La microbiologie, centrée sur les micro-organismes et leurs caractéristiques
La pathologie, qui décrit les maladies et leurs manifestations
La physiologie, qui étudie le fonctionnement général des organes

L’immunologie, qui étudie le système immunitaire et ses réponses

Explication

L’immunologie étudie le système immunitaire, ses réponses contre les pathogènes et les tissus endommagés du soi, ainsi que son rôle dans certaines affections. La pathologie s’intéresse aux maladies, mais ne définit pas à elle seule l’étude du système immunitaire.

3. Quel événement Edward Jenner a-t-il montré en 1796 au sujet de la vaccine ?

L’inoculation de la vaccine pouvait protéger contre la variole humaine.
L’injection d’un sérum animal pouvait transférer une immunité à un animal sain.
Les patients guéris de la peste pouvaient soigner d’autres malades.
Le microbe induisait une immunité spécifique contre une infection.

L’inoculation de la vaccine pouvait protéger contre la variole humaine.

Explication

En 1796, Jenner a montré que l’inoculation de la vaccine pouvait protéger contre la variole humaine. Le transfert d’immunité par sérum est associé aux travaux de Richet et Hericourt, et non à cette démonstration.

4. Quelle contribution est associée à Louis Pasteur dans l’histoire de l’immunologie ?

Il a montré que le microbe est l’inducteur de l’immunité spécifique.
Il a montré que la vaccine protège contre la variole humaine.
Il a démontré le transfert passif de l’immunité par injection de sérum.
Il a décrit la protection observée après guérison de la peste d’Athènes.

Il a montré que le microbe est l’inducteur de l’immunité spécifique.

Explication

Pasteur a montré que le microbe est l’inducteur de l’immunité spécifique. La protection contre la variole après inoculation de la vaccine est la démonstration historique de Jenner.

5. Que désigne l’état de tolérance immunitaire ?

La mémorisation des phénomènes de l’organisme permettant de reconnaître spécifiquement le soi.
La résistance aux infections acquise après une stimulation antigénique ou présente naturellement.
Le rejet de tout élément qui n’appartient pas à l’organisme, même lorsqu’il est inoffensif.
L’acceptation sans réaction d’un élément étranger, tout en conservant la capacité de lutter contre cette agression.

L’acceptation sans réaction d’un élément étranger, tout en conservant la capacité de lutter contre cette agression.

Explication

La tolérance correspond à l’acceptation sans réaction de ce qui est étranger, sans supprimer la capacité de défense contre cette agression. La résistance aux infections décrit plutôt l’état réfractaire, qui peut être naturel ou acquis.

6. Par quels moyens le système immunitaire échange-t-il des informations entre ses éléments ?

Par la production d’anticorps et la formation de cellules mémoire
Par des contacts membranaires et la libération de médiateurs solubles
Par des échanges nerveux et la circulation de cellules dans le sang
Par des barrières anatomiques et des variations du milieu intérieur

Par des contacts membranaires et la libération de médiateurs solubles

Explication

Le système immunitaire fonctionne en réseau et communique par contacts membranaires ainsi que par des médiateurs solubles. Les barrières anatomiques et les variations du milieu intérieur sont des défenses innées, mais ne décrivent pas ces échanges d’informations.

7. Quel est le rôle des anticorps produits par les lymphocytes B dans l’immunité humorale ?

Activer les barrières cutanées avant tout contact avec un antigène
Transférer des lymphocytes compétents pour établir une immunité adoptive
Détruire les cellules infectées en déclenchant leur lyse directe
Protéger contre les agents pathogènes présents à l’extérieur des cellules

Protéger contre les agents pathogènes présents à l’extérieur des cellules

Explication

Les anticorps produits par les lymphocytes B assurent la protection humorale contre les agents pathogènes extracellulaires. La destruction directe des cellules infectées relève plutôt de l’immunité cellulaire.

8. Comment la réponse immunitaire secondaire se distingue-t-elle de la réponse primaire après une nouvelle exposition au même antigène ?

Elle est plus tardive, moins intense, plus brève et moins affine.
Elle est immédiate, mais moins spécifique et moins diversifiée.
Elle précède la réponse primaire et ne mobilise pas de mémoire.
Elle est plus précoce, plus intense, plus durable et plus affine.

Elle est plus précoce, plus intense, plus durable et plus affine.

Explication

Les lymphocytes mémoire permettent une réponse secondaire plus rapide, intense, durable et affine que la réponse primaire. Une réponse plus tardive et moins intense correspondrait à l’inverse des caractéristiques de la réponse anamnestique décrites ici.

9. En quoi les signaux qui contribuent à la survie des lymphocytes T mémoire diffèrent-ils des cytokines homéostatiques IL-7 et IL-15 ?

Ils reposent sur l’engagement du TCR par les complexes CMH-peptide correspondants et/ou sur les récepteurs aux cytokines, tandis que les cytokines homéostatiques constituent un autre facteur de persistance.
Ils reposent sur l’engagement du récepteur des lymphocytes B par l’antigène, tandis que les cytokines homéostatiques stimulent les lymphocytes T naïfs.
Ils proviennent de l’expansion clonale déclenchée au premier contact antigénique, tandis que les cytokines homéostatiques déclenchent la réponse secondaire.
Ils correspondent à la reconnaissance des anticorps par le TCR, tandis que les cytokines homéostatiques activent les complexes CMH-peptide.

Ils reposent sur l’engagement du TCR par les complexes CMH-peptide correspondants et/ou sur les récepteurs aux cytokines, tandis que les cytokines homéostatiques constituent un autre facteur de persistance.

Explication

La survie des lymphocytes T mémoire peut dépendre de l’engagement du TCR par les complexes CMH-peptide correspondants et/ou de signaux transmis par les récepteurs aux cytokines ; IL-7 et IL-15 contribuent aussi à leur persistance. L’engagement du récepteur des lymphocytes B concerne une autre voie de reconnaissance et ne décrit pas ces signaux de survie des lymphocytes T mémoire.

10. En quoi l’étude de l’immunologie peut-elle contribuer à la prise en charge des maladies ?

Elle aide à comprendre les réponses immunitaires anormales et sert au diagnostic et au traitement.
Elle sert à identifier les agents infectieux sans étudier les réactions de l’organisme.
Elle vise à prévenir les maladies en supprimant les réponses dirigées contre les tissus altérés.
Elle permet de remplacer les défenses immunitaires par des barrières physiques artificielles.

Elle aide à comprendre les réponses immunitaires anormales et sert au diagnostic et au traitement.

Explication

En étudiant le système immunitaire et ses réponses anormales, l’immunologie aide à mieux comprendre les maladies et fournit des outils diagnostiques et thérapeutiques. L’identification des agents infectieux sans examiner les réactions de l’organisme ne correspond pas à l’étendue de cette discipline.

11. Pour étudier pourquoi certaines substances étrangères déclenchent une allergie ou une réaction auto-immune, quel domaine faut-il mobiliser ?

La physiologie, qui examine le fonctionnement normal des organes sans leurs réponses immunitaires
L’immunologie, qui étudie le système immunitaire et ses réponses, y compris celles qui sont néfastes
La pharmacologie, qui analyse les effets des médicaments sur les cellules de l’organisme
La microbiologie, qui se limite à l’étude des microbes responsables des infections

L’immunologie, qui étudie le système immunitaire et ses réponses, y compris celles qui sont néfastes

Explication

L’immunologie étudie les réponses du système immunitaire et comprend aussi l’analyse de réactions néfastes comme l’allergie et l’auto-immunité. La microbiologie peut étudier les microbes, mais elle ne couvre pas à elle seule les réactions immunitaires dirigées contre le soi.

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Qu’est-ce que l’immunité protège contre ?

Les agressions menaçant le bon fonctionnement de l’organisme.

De quoi le système immunitaire est-il constitué ?

De cellules, d’organes et de molécules qui résistent aux infections.

Quelle protection Edward Jenner a-t-il démontrée en 1796 grâce à l’inoculation de la vaccine ?

La protection contre la variole humaine.

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