Le système du complément est un ensemble de protéines inactives qui, par une cascade d’activation, se transforment en fragments actifs pour défendre l’organisme contre les infections.
Opsonisation
AUTEUR (date) : processus par lequel des molécules, comme celles du système du complément, marquent un pathogène ou un corps étranger pour faciliter sa reconnaissance et sa phagocytose par les cellules immunitaires.
Inflammation
AUTEUR (date) : réponse biologique locale ou systémique caractérisée par une augmentation de la perméabilité vasculaire, une vasodilatation, une migration cellulaire, souvent médiée par des médiateurs comme les anaphylatoxines du complément, visant à éliminer l’agent pathogène.
Lyse
AUTEUR (date) : destruction de la membrane cellulaire d’un pathogène ou d’une cellule, entraînant sa rupture, généralement par l’action de complexes d’attaque membranaire du complément.
Élimination des complexes immuns
AUTEUR (date) : processus par lequel le système du complément participe à la dégradation et à l’élimination des complexes antigène-anticorps qui pourraient s’accumuler et causer des lésions tissulaires.
Élimination des corps apoptotiques
AUTEUR (date) : processus par lequel le complément contribue à la reconnaissance et à la dégradation des cellules mortes ou apoptotiques, évitant ainsi l’inflammation ou la réponse auto-immune.
Le complément agit principalement par opsonisation, inflammation et lyse des pathogènes. L’opsonisation facilite la phagocytose en marquant les agents pathogènes pour les cellules immunitaires. L’inflammation est induite par la libération d’anaphylatoxines, qui augmentent la perméabilité vasculaire et recrutent les cellules immunitaires. La lyse, quant à elle, résulte de la formation de complexes d’attaque membranaire qui détruisent la membrane des cibles. En plus de ces fonctions, le complément participe à l’élimination des complexes immuns, empêchant leur accumulation nocive, et à celle des corps apoptotiques, contribuant au maintien de l’homéostasie tissulaire.
Le système du complément joue un rôle clé dans la défense immunitaire en opsonisant, inflammant et lyant les agents pathogènes, tout en participant à l’élimination des complexes immuns et des cellules apoptotiques pour préserver l’homéostasie.
Le complément a été découvert par Jules Bordet en 1894, suite à ses observations de lyse bactérienne. Il a identifié une substance thermolable, qu'il a nommée "Alexine", qui était responsable de cette lyse. La thermolabilité de cette substance signifiait qu’elle pouvait être détruite ou inactivée par la chaleur. Par la suite, Paul Ehrlich a nommé ce système "complément", soulignant son rôle complémentaire dans la réponse immunitaire. Ces premières observations expérimentales ont permis d’établir l’existence d’un système biologique capable d’interagir avec les agents pathogènes et de participer à leur destruction.
L’origine du complément remonte à 1894, grâce aux travaux de Jules Bordet, qui a identifié une substance thermolable, l'Alexine, responsable de la lyse bactérienne. Paul Ehrlich a ensuite nommé ce système "complément", marquant ainsi la reconnaissance de son rôle dans l’immunologie.
Les différentes voies d’activation du complément se distinguent par leur mode de reconnaissance spécifique, mais convergent toutes vers une réaction en cascade enzymatique permettant une réponse immunitaire efficace.
AUTEUR : voir section 2
Fragments a et b : fragments issus du clivage des protéines C1 à C9. Le fragment a est généralement biologiquement actif, impliqué dans la signalisation ou l'activation, tandis que le fragment b possède une activité enzymatique ou structurelle.
Anaphylatoxines : fragments C3a et C5a issus de la dégradation des protéines du complément, qui jouent un rôle dans l'inflammation en augmentant la perméabilité vasculaire et en recrutant les cellules immunitaires.
C3 convertase : complexe enzymatique formé lors de l'activation du complément, capable de cliver la protéine C3 en C3a et C3b. La C3 convertase peut être de voie classique ou alterne, par exemple C4b2a ou C3bBb.
C5 convertase : complexe enzymatique formé à partir de la C3 convertase, capable de cliver la protéine C5 en C5a et C5b, initiant la formation du complexe d'attaque membranaire.
Complexe d'attaque membranaire (MAC) : structure formée par l'assemblage des protéines C5b, C6, C7, C8 et C9, qui provoque la lyse des cellules cibles par formation de pores dans leur membrane.
Les protéines du complément sont désignées par C1 à C9, avec un clivage en fragments a (actifs) et b (enzymatiques). Le fragment C3b joue un rôle central dans la cascade, notamment dans la formation des complexes enzymatiques.
La formation de la C3 convertase alterne, par exemple C3bBb, est essentielle pour l'amplification de la cascade. La C3b, en se fixant sur la surface du pathogène, facilite la formation de cette convertase.
La cascade aboutit à la formation du MAC, constitué par l'assemblage de C5b à C9, qui provoque la lyse cellulaire en formant des pores dans la membrane de la cellule cible.
Les protéines C1 à C9 du complément jouent un rôle clé dans l'activation et l'amplification de la cascade, avec le C3b au centre de cette réaction, menant à la formation du MAC qui lyse les cellules pathogènes.
Notation C suivie d'un chiffre : désigne une protéine du complément nommée C1, C2, C3, etc., qui subit un clivage en fragments a et b. La nomenclature indique la protéine spécifique par le chiffre et le fragment par la lettre.
Fragment a : petit, soluble, généralement biologiquement actif, notamment en tant qu'anaphylatoxines (C3a, C5a). Ces fragments jouent un rôle dans la réponse inflammatoire.
Fragment b : gros, souvent associé à la membrane ou à la formation de complexes, et possède des fonctions enzymatiques ou structurales.
Exception C2a : contrairement aux autres fragments a, C2a est un fragment enzymatique, ce qui signifie qu'il possède une activité catalytique spécifique dans le processus du complément.
Anaphylatoxines (C3a, C5a) : voir section 5
Chaque protéine du complément, de C1 à C9, est nommée selon un système de nomenclature basé sur un chiffre, et chaque clivage produit deux fragments : a (petit, soluble, actif) et b (gros, souvent enzymatique ou membranaire).
Les fragments a, notamment C3a et C5a, sont généralement biologiquement actifs et jouent un rôle clé dans la médiation de l'inflammation, notamment en tant qu'anaphylatoxines.
La seule exception notable est C2a, qui est le fragment enzymatique, contrairement aux autres fragments a qui sont actifs de façon soluble.
La nomenclature des protéines du complément repose sur une numérotation précise et distingue clairement les fragments a, souvent actifs et solubles, des fragments b, généralement structuraux ou enzymatiques, avec une exception pour C2a, qui possède une activité enzymatique.
Activation de C1 (C1q, C1r, C1s) : La voie classique débute par l’activation du complexe C1, composé de C1q, C1r, et C1s. Lorsqu’un anticorps se fixe à un antigène, C1q se lie à la partie Fc de l’anticorps, ce qui active C1r, puis C1s, deux sérines protéases qui initient la cascade enzymatique.
Formation de la C3 convertase : La C3 convertase est une enzyme clé qui clive la protéine C3 en C3a et C3b. Elle se forme en combinant des composants spécifiques selon la voie d’activation : dans la voie classique, par exemple, C4b et C2a.
Clivage de C4 et C2 : Lors de l’activation de la voie classique, C4 est clivée en C4a et C4b, puis C2 est clivée en C2a et C2b. La C4b s’associe à C2a pour former la C3 convertase.
Formation du MAC : Le complexe d’attaque membranaire (MAC) est constitué par l’assemblage de protéines C5b, C6, C7, C8, et plusieurs C9. Il provoque la lyse osmotique des cellules cibles en perforant leur membrane.
Hydrolyse spontanée de C3 : La voie alterne s’initie par une hydrolyse spontanée de C3 en C3(H2O), qui permet la formation de la C3 convertase spécifique de cette voie, indépendamment des anticorps.
Facteurs B, D, Properdine : Ces protéines régulent la voie alterne. B se lie à C3b pour former le complexe C3bB, D est une sérine protéase qui active B, et la properdine stabilise la C3 convertase formée.
La voie classique débute par l’activation du complexe C1 (C1q, C1r, C1s). C1q se lie à l’anticorps fixé à un antigène, ce qui active C1r puis C1s.
La formation de la C3 convertase est centrale pour cliver C3 en C3a et C3b. La C3 convertase se forme par l’association de C4b et C2a dans la voie classique, ou de C3b, B, D, et properdine dans la voie alterne.
La voie alterne s’initie par hydrolyse spontanée de C3, permettant la formation de la C3 convertase indépendante des anticorps, grâce aux facteurs B, D, et properdine.
Le MAC est formé en fin de cascade par l’assemblage de C5b, C6, C7, C8, et C9, provoquant la lyse osmotique des cellules cibles.
L’activation du complément repose sur des cascades enzymatiques initiées par la liaison du complexe C1 dans la voie classique ou par hydrolyse spontanée de C3 dans la voie alterne, aboutissant à la formation du MAC qui lyse les cellules cibles.
| Critère | Voie classique | Voie alterne | Voie des lectines |
|---|---|---|---|
| Déclenchement | Reconnaissance d’un complexe Ag-Ac par C1q | Présence de PAMPs (ex. LPS, bactéries) ou IgA agrégées | Reconnaissance de résidus mannose ou glycoprotéines par MBP |
| Protéines clés | C1q, C1r, C1s, C4, C2 | B, D, C3 | MBP, MASP1, MASP2 |
| Formation de C3 convertase | Oui (C4b2a) | Oui (C3bBb) | Oui (similaire à voie alterne) |
| Spécificité | Anticorps (IgG, IgM) | Pathogènes sans anticorps | Pathogènes avec mannose ou glycoprotéines |
| Rôle principal | Opsonisation, lyse par MAC | Activation rapide, opsonisation | Reconnaissance initiale des PAMPs |
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1. Comment peut-on définir le système du complément ?
2. Quelle est la principale fonction des protéines du système du complément lors de leur activation ?
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Système du complément — définition ?
Ensemble de protéines plasmatiques inactives, défense immunitaire.
Système du complément — définition?
Ensemble de 30 protéines inactives plasmatiques.
Rôle du complément — dans l’immunité ?
Opsonisation, inflammation, lyse des agents pathogènes.
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