QCM : Introduction aux AVC et leur prise en charge — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on un accident vasculaire cérébral ?

Un trouble neurologique diffus d’installation lente
Un déficit neurologique focal d’apparition brutale d’origine vasculaire
Une perte de conscience progressive liée à une infection cérébrale
Une douleur crânienne isolée sans atteinte neurologique

Un déficit neurologique focal d’apparition brutale d’origine vasculaire

Explication

Un AVC est défini par un déficit neurologique focal, d’installation brutale, lié à une atteinte vasculaire. Les autres propositions ne décrivent pas ce mécanisme ni cette présentation.

2. Quelle affirmation distingue correctement l’accident ischémique transitoire de l’accident ischémique constitué ?

L’AIC régresse spontanément en moins d’une heure sans séquelle
L’AIT est toujours plus grave que l’AIC car il détruit davantage de cellules
Les symptômes de l’AIT régressent en moins d’une heure, alors que l’AIC laisse un déficit persistant
L’AIT correspond à une hémorragie cérébrale brève, alors que l’AIC est toujours traumatique

Les symptômes de l’AIT régressent en moins d’une heure, alors que l’AIC laisse un déficit persistant

Explication

L’AIT se caractérise par une régression des symptômes en moins d’une heure, tandis que l’AIC s’accompagne d’une destruction cellulaire responsable d’un déficit persistant. Les autres réponses inversent ou déforment cette distinction.

3. Quelle structure relie les systèmes carotidiens internes et vertébro-basilaires à la base du cerveau ?

Le tronc basilaire
Le cervelet
Le lobe frontal
Le polygone de Willis

Le polygone de Willis

Explication

Le polygone de Willis est l’anastomose à la base du cerveau reliant les deux systèmes artériels. Le tronc basilaire, lui, provient de la fusion des artères vertébrales.

4. Quel territoire artériel irrigue principalement la partie antérieure de l’encéphale ?

Les veines cérébrales superficielles
Le système carotidien interne
Le système vertébro-basiliaire
L’artère méningée moyenne

Le système carotidien interne

Explication

Le système des carotides internes assure l’irrigation antérieure de l’encéphale. Le système vertébro-basiliaire irrigue surtout la partie postérieure.

5. Que désigne l’incidence des AVC ?

Le nombre total de patients vivant avec un AVC à un instant donné
Le nombre de décès causés par un AVC en une année
Le pourcentage d’AVC hémorragiques parmi tous les AVC
Le nombre de nouveaux cas par an dans une population donnée

Le nombre de nouveaux cas par an dans une population donnée

Explication

L’incidence correspond au nombre de nouveaux cas sur une période donnée, ici par an. Elle ne mesure ni la mortalité ni la prévalence.

6. Quel facteur de risque est présenté comme modifiable et majeur pour l’AVC ?

L’hypertension artérielle
Les antécédents familiaux
L’âge avancé
Le sexe masculin

L’hypertension artérielle

Explication

L’hypertension artérielle est un facteur modifiable majeur qui augmente fortement le risque d’AVC. L’âge et le sexe sont au contraire des facteurs non modifiables.

7. Quelle lésion vasculaire est à l’origine de plaques développées dans l’intima artérielle ?

L’athérosclérose
La dissection artérielle
La thrombophlébite cérébrale
La cardiomyopathie dilatée

L’athérosclérose

Explication

L’athérosclérose est une maladie focale de la paroi artérielle avec formation de plaques dans l’intima. La dissection correspond plutôt à un hématome intramural de la paroi.

8. Quelle cause est classiquement liée à la formation d’un embole d’origine cardiaque ?

La sténose vertébrale athéromateuse
L’ulcération de plaque carotidienne
La fibrillation auriculaire
L’hypertension artérielle isolée

La fibrillation auriculaire

Explication

La fibrillation auriculaire fait partie des cardiopathies emboligènes pouvant produire un embole responsable d’un AVC ischémique. Les autres propositions relèvent d’autres mécanismes vasculaires.

9. Quel signe clinique oriente particulièrement vers un AVC hémorragique ?

Trouble de la vision sans céphalée ni autre signe
Faiblesse isolée d’un membre sans autre symptôme
Vertiges chroniques évoluant depuis plusieurs semaines
Céphalées avec vomissements et troubles de vigilance

Céphalées avec vomissements et troubles de vigilance

Explication

Les céphalées, vomissements et troubles de vigilance sont des éléments qui orientent vers une origine hémorragique. Un déficit focal isolé évoque davantage un AVC ischémique, même si ce n’est pas exclusif.

10. Quel examen d’imagerie permet de distinguer rapidement un AVC ischémique d’un AVC hémorragique et peut être normal au début ?

La radiographie du crâne
Le scanner cérébral
L’échographie cardiaque
L’électroencéphalogramme

Le scanner cérébral

Explication

Le scanner cérébral différencie l’ischémie de l’hémorragie et peut être normal au tout début d’un AVC ischémique. L’IRM est plus sensible, mais la question vise l’examen de première distinction rapide.

11. Quel traitement de phase aiguë de l’AVC ischémique doit être réalisé dans une unité neurovasculaire après confirmation de l’ischémie ?

L’antibiothérapie probabiliste
La ponction lombaire diagnostique
La corticothérapie à forte dose
La thrombolyse intraveineuse

La thrombolyse intraveineuse

Explication

La thrombolyse intraveineuse est le traitement curatif de l’AVC ischémique confirmé en phase aiguë, réalisé dans une unité neurovasculaire. Les autres propositions ne correspondent pas à la prise en charge standard de cette situation.

12. Dans quel délai la thrombolyse intraveineuse est-elle indiquée après un AVC ischémique confirmé ?

Dans les 4,5 heures
Dans les 12 heures
Dans les 24 heures
Dans les 72 heures

Dans les 4,5 heures

Explication

La thrombolyse intraveineuse doit être réalisée dans les 4,5 heures après un AVC ischémique confirmé. Les délais plus longs correspondent à d’autres contextes et ne sont pas ceux retenus ici.

13. Quelle description correspond le mieux à l’hémorragie méningée ?

Un saignement dans l’espace sous-arachnoïdien
Une collection sanguine entre la dure-mère et l’os
Une ischémie transitoire sans lésion
Un saignement dans le tissu cérébral

Un saignement dans l’espace sous-arachnoïdien

Explication

L’hémorragie méningée correspond à un saignement dans l’espace sous-arachnoïdien entre la pie-mère et l’arachnoïde. La seconde proposition décrit une hémorragie intracérébrale, tandis que la troisième correspond à un hématome extradural.

14. Quel élément oriente le plus vers un AVC hémorragique plutôt qu’un AVC ischémique ?

Déficit focal isolé sans autre symptôme
Régression complète des symptômes en moins d’une heure
Céphalées avec vomissements et troubles de vigilance
Absence de toute modification à l’imagerie

Céphalées avec vomissements et troubles de vigilance

Explication

Les céphalées, les vomissements et les troubles de vigilance sont des signes classiques d’orientation vers une hémorragie cérébrale. La régression en moins d’une heure évoque plutôt un accident ischémique transitoire.

15. Quel examen est indispensable pour confirmer un AVC hémorragique ?

L’électrocardiogramme
La radiographie du crâne
L’imagerie cérébrale
L’épreuve d’effort

L’imagerie cérébrale

Explication

L’imagerie cérébrale est indispensable pour confirmer le diagnostic d’AVC hémorragique. Les autres examens peuvent être utiles dans d’autres contextes, mais ils ne confirment pas l’hémorragie cérébrale.

16. Quel traitement est cité en cas d’hypertension intracrânienne associée à une hémorragie cérébrale ?

Le furosémide oral
Le mannitol intraveineux à 20 %
L’aspirine à forte dose
L’héparine à dose curative

Le mannitol intraveineux à 20 %

Explication

Le mannitol intraveineux à 20 % est cité comme traitement de l’hypertension intracrânienne. L’héparine et l’aspirine ne sont pas le traitement de référence de cette situation hémorragique.

17. Quelle évolution est possible après un AVC en dehors du décès ?

Une aggravation certaine et constante
Une absence totale de récupération possible
Une amélioration partielle ou complète
Une guérison immédiate systématique

Une amélioration partielle ou complète

Explication

L’évolution après AVC peut se faire vers une amélioration partielle ou complète, spontanément ou avec rééducation. Le décès est une autre issue possible, mais l’amélioration reste une évolution fréquente.

18. Où peut se dérouler la rééducation après un AVC ?

Uniquement à domicile
Uniquement en cabinet libéral
Uniquement en réanimation
En ambulatoire ou dans un centre spécialisé

En ambulatoire ou dans un centre spécialisé

Explication

La rééducation peut être réalisée en ambulatoire ou dans un centre spécialisé. Le lieu n’est donc pas limité à une seule modalité de prise en charge.

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Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Introduction aux AVC et leur prise en charge.

AVC — définition ?

Déficit neurologique brutal d’origine vasculaire.

AVC ischémique transitoire — durée ?

Symptômes régressent en moins d’une heure.

AVC ischémique constitué — caractéristique ?

Déficit persistant avec destruction cellulaire.

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