QCM : Introduction à l'asthme bronchique — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’asthme bronchique ?

Une maladie inflammatoire chronique des bronches avec obstruction variable et réversible
Une infection aiguë des alvéoles avec toux productive et fièvre
Une fibrose pulmonaire progressive entraînant une restriction ventilatoire
Une dilatation irréversible des bronches associée à une expectoration chronique

Une maladie inflammatoire chronique des bronches avec obstruction variable et réversible

Explication

L’asthme bronchique est une maladie inflammatoire chronique des bronches, avec une obstruction variable et réversible spontanément ou sous traitement. Les autres propositions décrivent d’autres maladies respiratoires.

2. Quel chiffre correspond à la prévalence globale de l’asthme en France ?

10 à 12 %
1 à 2 %
5 à 7 %
20 à 25 %

5 à 7 %

Explication

La prévalence globale en France est donnée comme étant de 5 à 7 %. Les autres chiffres ne correspondent pas aux données fournies.

3. Quels sont les trois mécanismes physiopathologiques majeurs de l’asthme ?

Inflammation bronchique, hypersécrétion muqueuse et hyperréactivité bronchique
Fibrose alvéolaire, atélectasie et hypoxémie
Destruction des parois bronchiolaires, emphysème et embolie
Vasoconstriction pulmonaire, œdème interstitiel et pleurésie

Inflammation bronchique, hypersécrétion muqueuse et hyperréactivité bronchique

Explication

La physiopathologie de l’asthme repose sur l’inflammation bronchique, l’hypersécrétion muqueuse et l’hyperréactivité bronchique. Ensemble, ces mécanismes conduisent à l’obstruction bronchique.

4. Quel élément caractérise l’asthme T2 ?

Une inflammation impliquant notamment des lymphocytes et des éosinophiles
Une absence complète de participation cellulaire inflammatoire
Une atteinte due uniquement aux neutrophiles et aux macrophages
Une inflammation strictement bactérienne des voies aériennes

Une inflammation impliquant notamment des lymphocytes et des éosinophiles

Explication

L’asthme T2 est défini par une inflammation impliquant notamment des lymphocytes et des éosinophiles. L’asthme non T2, lui, ne dépend pas complètement des voies Th2 ou des éosinophiles.

5. Quel facteur appartient aux pneumallergènes déclenchants de l’asthme ?

Les statines
Le calcium alimentaire
La caféine
Les acariens

Les acariens

Explication

Les pneumallergènes incluent notamment les acariens, les blattes, les phanères d’animaux, les pollens et les moisissures. Les autres propositions ne font pas partie de cette liste.

6. Quel élément fait partie de la triade de Widal mentionnée comme facteur déclenchant ?

L’aspirine
Les diurétiques
Les inhibiteurs de pompe à protons
Les antibiotiques

L’aspirine

Explication

La triade de Widal regroupe des médicaments pouvant déclencher l’asthme, dont l’aspirine, les AINS et les bêtabloquants. Les autres médicaments proposés ne sont pas cités dans cette triade.

7. Quel critère spirométrique confirme un trouble ventilatoire obstructif dans l’asthme ?

Un rapport VEMS/CVF inférieur à 0,7
Une capacité vitale forcée supérieure à 120 %
Une augmentation du débit expiratoire de pointe
Une diminution isolée du volume résiduel

Un rapport VEMS/CVF inférieur à 0,7

Explication

Le diagnostic positif en spirométrie repose sur une obstruction bronchique réversible avec un rapport VEMS/CVF inférieur à 0,7. Un rapport élevé ou une hausse du DEP ne confirment pas l’obstruction.

8. Dans quelle situation utilise-t-on un test de provocation à la méthacholine ?

Quand le patient présente une hyperglycémie isolée
Quand la spirométrie initiale est normale et qu’il faut évaluer l’hyperréactivité
Quand la saturation en oxygène est toujours normale
Quand une radiographie thoracique montre une pneumonie

Quand la spirométrie initiale est normale et qu’il faut évaluer l’hyperréactivité

Explication

Le test à la méthacholine sert à évaluer l’hyperréactivité bronchique lorsque la spirométrie initiale est normale. Il complète alors l’exploration fonctionnelle respiratoire.

9. Quel diagnostic différentiel chronique de l’asthme est cité parmi les maladies des voies aériennes ?

L’œdème aigu du poumon
La BPCO
L’embolie pulmonaire
La pleurésie

La BPCO

Explication

La BPCO fait partie des diagnostics différentiels chroniques mentionnés, avec la bronchectasie et la mucoviscidose. Les autres propositions ne sont pas classées dans cette liste.

10. Quel élément augmente le risque de décès par asthme ?

Une toux nocturne isolée sans autre signe
Un traitement récent par corticoïdes oraux
Une activité physique régulière
Une bonne adhésion thérapeutique

Un traitement récent par corticoïdes oraux

Explication

Le risque de décès est augmenté en cas de corticoïdes oraux dans le mois précédent, entre autres situations à risque. Une bonne adhésion ou une activité physique régulière ne constituent pas des facteurs de risque.

11. Quel élément fait partie des situations associées à un risque accru de décès par asthme ?

Une rhinite allergique bien équilibrée par traitement local
Un mauvais contrôle de l’asthme sur les douze derniers mois
Une spirométrie normale après traitement de fond
Une toux isolée sans gêne respiratoire depuis plusieurs années

Un mauvais contrôle de l’asthme sur les douze derniers mois

Explication

Un mauvais contrôle récent de l’asthme fait partie des facteurs de risque de décès. Les autres propositions correspondent à des situations qui ne traduisent pas, à elles seules, un haut risque vital.

12. Quel élément est cité comme facteur de haut risque de décès par asthme ?

Une activité physique modérée sans symptômes
Une éviction complète de la poussière domestique
Un traitement régulier par corticostéroïdes inhalés à faible dose
Une consommation élevée de bêta-2 agonistes de courte durée d’action, d’au moins une boîte d’équivalent salbutamol par mois

Une consommation élevée de bêta-2 agonistes de courte durée d’action, d’au moins une boîte d’équivalent salbutamol par mois

Explication

Une consommation importante de bêta-2 agonistes de courte durée d’action est un marqueur de mauvais contrôle et de risque accru. Les corticostéroïdes inhalés à faible dose et l’éviction des allergènes relèvent au contraire de la prise en charge préventive.

13. Quel signe est typiquement attendu lors d’une exacerbation d’asthme ?

Une aggravation progressive des symptômes avec augmentation de la consommation de bêta-2 agonistes
Une amélioration nette et durable du débit de pointe
Une disparition brutale de toute gêne respiratoire
Une absence totale de variation des symptômes dans la journée

Une aggravation progressive des symptômes avec augmentation de la consommation de bêta-2 agonistes

Explication

L’exacerbation se caractérise par une aggravation progressive des symptômes, souvent associée à une hausse de l’usage des bêta-2 agonistes. Le débit de pointe tend au contraire à baisser.

14. À partir de quelle valeur la variabilité diurne du débit de pointe est-elle considérée comme importante ?

Supérieure à 10 %
Supérieure à 30 %
Supérieure à 70 %
Supérieure à 50 %

Supérieure à 30 %

Explication

Une variabilité diurne du DEP supérieure à 30 % traduit des fluctuations marquées du débit de pointe au cours de la journée. Des seuils plus bas ne sont pas ceux retenus ici pour caractériser cette instabilité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Introduction à l'asthme bronchique.

Asthme bronchique — définition ?

Maladie inflammatoire chronique des bronches avec symptômes récurrents.

Épidémiologie mondiale — chiffre clé ?

340 millions de malades dans le monde.

Inflammation bronchique — mécanisme ?

Œdème muqueux avec infiltration cellulaire.

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