QCM : Gestion et traitement de la diverticulite colique — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à une diverticulose colique ?

Hernie de la muqueuse colique à travers une zone de faiblesse pariétale
Inflammation aiguë d’un diverticule avec abcès local
Sténose inflammatoire du côlon après un épisode de péritonite
Présence de diverticules dans le côlon, le plus souvent sans symptôme

Présence de diverticules dans le côlon, le plus souvent sans symptôme

Explication

La diverticulose colique désigne l’anomalie anatomique acquise du côlon caractérisée par la présence de diverticules, le plus souvent asymptomatique. L’inflammation d’un diverticule correspond plutôt à une diverticulite.

2. Chez un sujet occidental, quelle localisation des diverticules coliques est la plus fréquente ?

Le sigmoïde et le côlon gauche
L’ensemble du côlon de façon homogène
Le rectum et l’anus
Le côlon droit et le cæcum

Le sigmoïde et le côlon gauche

Explication

Chez les sujets occidentaux, environ 95 % des diverticules sont situés dans le sigmoïde et le côlon gauche. Cette localisation dominante est un repère classique de mémorisation.

3. Quel tableau clinique évoque le plus une diverticulite aiguë non compliquée ?

Douleur épigastrique isolée sans fièvre
Douleur lombaire avec brûlures mictionnelles
Douleur de la fosse iliaque droite avec diarrhée sanglante
Douleur de la fosse iliaque gauche avec défense et fièvre

Douleur de la fosse iliaque gauche avec défense et fièvre

Explication

Le tableau typique associe une douleur de fosse iliaque gauche, parfois une défense, et une fièvre modérée. Les autres propositions orientent vers d’autres diagnostics digestifs ou urinaires.

4. Quelle complication est classiquement décrite comme la plus fréquente parmi les fistules diverticulaires ?

Le retentissement gastro-cutané
Le retentissement jéjuno-colique
Le retentissement colo-vésical
Le retentissement recto-antral

Le retentissement colo-vésical

Explication

Les fistules diverticulaires sont rares mais, lorsqu’elles surviennent, le retentissement le plus fréquent est colo-vésical. Un retentissement colo-vaginal peut aussi être observé, notamment après hystérectomie.

5. Quel examen est l’examen de référence pour confirmer une diverticulite et rechercher ses complications ?

L’échographie abdominale systématique
La TDM abdomino-pelvienne injectée
L’IRM pelvienne sans injection
La radiographie de l’abdomen sans préparation

La TDM abdomino-pelvienne injectée

Explication

La TDM abdomino-pelvienne injectée est l’examen de référence pour confirmer la diverticulite et analyser les complications. Elle est aussi utilisée pour guider la suite de la prise en charge.

6. Quel signe scannographique est en faveur d’une diverticulite active ?

Une dilatation de l’intestin grêle isolée
Un épaississement de la paroi colique supérieur à 4 mm
Une ascite abondante d’emblée
Une calcification de la paroi rectale

Un épaississement de la paroi colique supérieur à 4 mm

Explication

À la TDM, un épaississement de la paroi colique supérieur à 4 mm est un signe d’inflammation, souvent associé à une infiltration de la graisse péri-colique. Les autres signes ne sont pas typiques d’une diverticulite.

7. Quel traitement est recommandé pour une diverticulite non compliquée confirmée au scanner, en l’absence de signe de gravité ?

Une coloscopie immédiate
Une antibiothérapie intraveineuse systématique
Une chirurgie en urgence
Un traitement symptomatique sans antibiotique

Un traitement symptomatique sans antibiotique

Explication

Pour une diverticulite non compliquée confirmée au scanner et cliniquement stable, un traitement symptomatique sans antibiotique est recommandé. L’antibiothérapie IV est réservée aux formes compliquées.

8. Quelle association antibiotique fait partie des schémas proposés pour une diverticulite compliquée ?

Ceftriaxone et métronidazole
Vancomycine et rifampicine
Amoxicilline seule
Gentamicine seule

Ceftriaxone et métronidazole

Explication

Pour une diverticulite compliquée, le cours propose notamment ceftriaxone + métronidazole, ou céfotaxime + métronidazole, ou amoxicilline/acide clavulanique + gentamicine. Ces associations couvrent les germes digestifs et les anaérobies.

9. Quelle intervention correspond à une sigmoïdectomie de Hartmann ?

Résection du sigmoïde avec colostomie terminale et fermeture du moignon rectal
Résection du sigmoïde avec anastomose colorectale immédiate
Drainage simple d’un abcès périsigmoïdien
Résection colique totale avec anastomose iléo-anale

Résection du sigmoïde avec colostomie terminale et fermeture du moignon rectal

Explication

La procédure de Hartmann associe une résection du sigmoïde, une colostomie terminale et la fermeture du moignon rectal. Elle est utilisée surtout en situation d’urgence ou d’instabilité.

10. Quelle conduite est la plus adaptée devant une petite fuite anastomotique bien tolérée avec fièvre ?

Reprise chirurgicale avec stomie d’emblée
Aucune surveillance supplémentaire
Drainage et antibiotiques
Coloscopie en urgence

Drainage et antibiotiques

Explication

Une petite fuite anastomotique bien tolérée peut être prise en charge par drainage et antibiotiques. Une grosse fuite avec péritonite impose en revanche une reprise chirurgicale.

11. Chez un patient en postopératoire fébrile, quelle démarche correspond aux « 5 P » du cours ?

Rechercher une veinite, une embolie pulmonaire, une pneumopathie, une fistule et une phlébite
Rechercher une anémie, une hypoalbuminémie, une douleur, une pâleur et une polyurie
Rechercher une perfusion défaillante, une poussée inflammatoire, une pyrexie et une poussée hypertensive
Rechercher une péritonite, une pancréatite, une pyélonéphrite, une pleurésie et une paralysie

Rechercher une veinite, une embolie pulmonaire, une pneumopathie, une fistule et une phlébite

Explication

Les 5 P servent à orienter la recherche étiologique d’une fièvre postopératoire, notamment vers une cause thromboembolique ou infectieuse. Les autres propositions mélangent des diagnostics sans correspondre à cette méthode.

12. Quel est le bon réflexe infirmier concernant la sonde naso-gastrique en postopératoire ?

La retirer dès que le patient tolère quelques gorgées d’eau
La laisser en aspiration et ne jamais la clamper la nuit
La clamper systématiquement la nuit pour éviter l’irritation gastrique
La mettre en drainage libre sans vérifier sa position

La laisser en aspiration et ne jamais la clamper la nuit

Explication

La sonde naso-gastrique doit être maintenue en aspiration et surveillée, sans être clampée la nuit. Le clampage systématique ou l’absence de vérification exposent à un risque d’inhalation et à une mauvaise prise en charge.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 12 flashcards sur Gestion et traitement de la diverticulite colique.

Diverticule colique — définition ?

Hernie de la muqueuse à travers la paroi colique.

Diverticulose — caractéristique ?

Anomalie asymptomatique avec diverticules présents.

Diverticulite non compliquée — signe ?

Inflammation d’un diverticule sans complication locale.

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