QCM : Les attitudes de la relation d’aide — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation la relation d’aide constitue-t-elle un soin à part entière ?

Lorsqu’elle s’inscrit dans un projet de soin répondant à des objectifs précis
Lorsqu’elle se limite à une conversation spontanée entre deux personnes
Lorsqu’elle vise principalement à transmettre des informations administratives
Lorsqu’elle intervient sans lien avec une problématique de santé identifiée

Lorsqu’elle s’inscrit dans un projet de soin répondant à des objectifs précis

Explication

La relation d’aide est un soin à part entière lorsqu’elle s’inscrit dans un projet de soin et répond à des objectifs ainsi qu’à une problématique. Une conversation relationnelle ne devient pas automatiquement une relation d’aide, car toute relation n’a pas cette finalité soignante.

2. Quelle caractéristique distingue la relation d’aide d’une relation relationnelle ordinaire ?

Elle repose sur une technicité relationnelle et peut mobiliser du matériel
Elle exclut les approches fondées sur une philosophie humaniste
Elle se déroule dans un cadre dépourvu de toute intention de soin
Elle concerne principalement les échanges sociaux entre professionnels

Elle repose sur une technicité relationnelle et peut mobiliser du matériel

Explication

La relation d’aide comporte une technicité relationnelle, peut mobiliser du matériel et s’inscrit dans une philosophie humaniste. Elle ne se réduit donc pas à un échange social ordinaire ni à une interaction sans objectif de soin.

3. Laquelle de ces propositions énumère les six fonctions de la relation ?

Étayage, maternage, contenance, pare-excitation, sollicitation et transfert
Observation, information, évaluation, orientation, coordination et transmission
Protection, stimulation, négociation, interprétation, adaptation et éducation
Accueil, surveillance, communication, prévention, prescription et réadaptation

Étayage, maternage, contenance, pare-excitation, sollicitation et transfert

Explication

Les six fonctions sont l’étayage, le maternage, la contenance, la pare-excitation, la sollicitation et le transfert. Les autres listes regroupent des activités ou des notions générales qui ne correspondent pas à cette classification.

4. Quelle fonction de la relation appartient à la classification des six fonctions relationnelles ?

La fonction de contenance
La fonction de prescription
La fonction de coordination
La fonction de surveillance

La fonction de contenance

Explication

La contenance fait partie des six fonctions de la relation, avec l’étayage, le maternage, la pare-excitation, la sollicitation et le transfert. La prescription, la coordination et la surveillance sont des activités professionnelles, mais ne figurent pas dans cette classification.

5. Qui a proposé six attitudes de base de l’écoute ?

Elias Porter, psychologue américain
Sigmund Freud, médecin et psychanalyste autrichien
Carl Rogers, psychologue humaniste américain
Abraham Maslow, psychologue américain

Elias Porter, psychologue américain

Explication

Elias Porter, psychologue américain, a proposé six attitudes de base de l’écoute. Les autres auteurs sont associés à d’autres courants ou concepts psychologiques, mais ne sont pas l’auteur de cette classification.

6. Comment faut-il comprendre la valeur des différentes attitudes d’écoute dans un échange ?

Une attitude devient pertinente lorsqu’elle remplace l’analyse de la situation par une réaction immédiate
Une attitude est adaptée lorsqu’elle est appliquée de manière identique dans chaque échange
Les attitudes efficaces consistent à éviter toute réponse afin de laisser parler l’interlocuteur
Aucune n’est mauvaise en soi, mais une réponse automatique peut fermer l’échange

Aucune n’est mauvaise en soi, mais une réponse automatique peut fermer l’échange

Explication

Aucune attitude d’écoute n’est mauvaise en soi ; c’est l’automatisme des réponses qui peut fermer l’échange au lieu de l’ouvrir. Appliquer une réponse de façon rigide ne tient pas compte de la situation ni des besoins de l’interlocuteur.

7. Quelle attitude consiste à formuler les raisons cachées supposées expliquer un comportement ou un discours ?

L’attitude de soutien
L’attitude d’enquête
L’attitude de compréhension
L’attitude d’interprétation

L’attitude d’interprétation

Explication

L’interprétation cherche des motifs cachés supposés derrière ce que fait ou dit une personne. La compréhension vise plutôt à saisir son point de vue par l’écoute et l’empathie, sans formuler d’hypothèse explicative.

8. Quelle distinction caractérise le mieux l’évaluation et le jugement dans la relation d’aide ?

L’évaluation apprécie une situation selon des valeurs, tandis que le jugement de la personne peut la réduire à une valeur
L’évaluation propose une solution, tandis que le jugement respecte les silences de la personne
L’évaluation recherche des informations, tandis que le jugement reformule les émotions exprimées
L’évaluation exprime de l’empathie, tandis que le jugement favorise la compréhension du point de vue de l’autre

L’évaluation apprécie une situation selon des valeurs, tandis que le jugement de la personne peut la réduire à une valeur

Explication

L’évaluation porte sur l’appréciation positive ou négative d’une situation à partir d’un cadre de référence, tandis que juger la personne risque de la réduire à une appréciation de valeur. Les autres réponses confondent cette attitude avec l’enquête, le conseil ou la compréhension.

9. Un aidant indique de façon directive la solution qu’il considère comme la meilleure pour une personne : quelle attitude adopte-t-il ?

Une attitude d’enquête ou d’investigation
Une attitude de compréhension empathique
Une attitude de conseils ou d’autorité
Une attitude d’interprétation des motivations

Une attitude de conseils ou d’autorité

Explication

L’attitude de conseils ou d’autorité consiste à proposer plus ou moins directement la solution jugée bonne par l’aidant. L’enquête chercherait plutôt des informations complémentaires par le questionnement.

10. Quelle conduite correspond à l’attitude de compréhension ?

Reformuler, écouter les émotions et envisager le point de vue de l’autre
Évaluer positivement ou négativement les actes selon ses valeurs
Déduire les raisons cachées qui expliquent les paroles de l’autre
Présenter une solution personnelle adaptée à la situation

Reformuler, écouter les émotions et envisager le point de vue de l’autre

Explication

La compréhension s’appuie sur la reformulation, l’écoute, l’empathie et la prise en compte des émotions, avec une juste distance. Déduire des motifs cachés relève de l’interprétation, tandis que proposer ou évaluer renvoie à d’autres attitudes.

11. Sur quels principes fondamentaux repose la posture humaniste dans la relation de soin ?

L’authenticité, le respect et l’empathie envers la personne malade
La distance, la prescription et la maîtrise des décisions
Le réconfort, l’interrogatoire et l’interprétation des comportements
La directivité, l’évaluation et la recherche de conformité

L’authenticité, le respect et l’empathie envers la personne malade

Explication

La posture humaniste associe authenticité, respect et empathie en considérant le patient comme une personne humaine en situation de maladie. La directivité et l’interprétation ne constituent pas ses principes fondamentaux.

12. Quelle pratique favorise le mieux l’autonomie de la personne dans la relation d’aide ?

Valoriser ses ressources et ses compétences dans un climat de confiance
Réaliser les tâches à sa place pour réduire ses efforts et ses difficultés
Mettre l’accent sur ses limites pour adapter les soins à sa dépendance
Décider pour elle afin d’éviter les hésitations et les erreurs

Valoriser ses ressources et ses compétences dans un climat de confiance

Explication

Valoriser les capacités, les ressources et les compétences soutient l’autonomie tout en préservant l’intimité et le confort de la personne. Faire à sa place peut au contraire favoriser une relation de dépendance.

13. Quel est l’objectif principal de l’empowerment dans le parcours de santé ?

Aider le patient et ses proches à devenir acteurs face à une affection durable ou invalidante
Remplacer les décisions du patient par celles d’un professionnel expérimenté
Appliquer des conseils standardisés pour contrôler l’évolution de la maladie
Éloigner les proches afin de préserver l’indépendance des interventions

Aider le patient et ses proches à devenir acteurs face à une affection durable ou invalidante

Explication

L’empowerment est un apprentissage qui rend le patient acteur de sa santé et l’aide, avec ses proches, à accepter et gérer des affections graves, longues ou handicapantes. Il ne consiste pas à confisquer ses décisions ni à exclure son entourage.

14. Comment Carl Rogers caractérise-t-il la relation d’aide ?

Comme une démarche d’évaluation destinée à corriger les choix individuels
Comme un partenariat centré sur la personne et respectueux de son autonomie
Comme une intervention directive centrée sur l’application des décisions du soignant
Comme une relation fondée sur l’adaptation du patient aux normes professionnelles

Comme un partenariat centré sur la personne et respectueux de son autonomie

Explication

Pour Carl Rogers, la relation d’aide est un partenariat centré sur la personne, non directif, qui respecte sa différence et sa singularité. Une démarche directive ou corrective contredit cette conception de l’autonomie.

15. Quelles sont les trois conditions nécessaires et suffisantes de la relation d’aide selon Carl Rogers ?

L’authenticité, la prescription et la distance professionnelle
La reformulation, l’investigation et le soutien affectif
L’empathie, la congruence et le regard positif inconditionnel
L’écoute, le conseil et l’évaluation adaptée à la situation

L’empathie, la congruence et le regard positif inconditionnel

Explication

Carl Rogers identifie l’empathie, la congruence et le regard positif inconditionnel comme les trois conditions nécessaires et suffisantes. L’écoute et la reformulation peuvent soutenir la relation, mais elles ne constituent pas cette triade précise.

16. Quelle situation illustre le mieux l’empathie dans la relation d’aide ?

Approuver chacun de ses choix afin de lui montrer que toutes ses décisions sont correctes
Comprendre les sentiments de l’autre en saisissant ses références internes sans se confondre avec lui
Donner une solution personnelle après avoir identifié la cause cachée de son comportement
Adopter les émotions de l’autre au point de perdre sa propre position professionnelle

Comprendre les sentiments de l’autre en saisissant ses références internes sans se confondre avec lui

Explication

L’empathie consiste à comprendre les sentiments et le cadre interne de l’autre comme si l’on était à sa place, tout en conservant une juste distinction. Se confondre avec la personne relève d’une identification fusionnelle et non de l’empathie.

17. Quelle caractéristique définit la congruence dans la relation d’aide ?

Être authentique et cohérent entre ses paroles et ses actes, en restant adapté à la situation
Respecter l’autonomie de la personne en évitant d’exprimer toute réaction personnelle
Comprendre les références internes de l’autre en partageant pleinement ses émotions
Adopter une attitude chaleureuse qui confirme la valeur de la personne malgré ses choix

Être authentique et cohérent entre ses paroles et ses actes, en restant adapté à la situation

Explication

La congruence désigne une manière d’être authentique, sincère et adaptée, marquée par la cohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait. Confirmer la valeur de la personne correspond plutôt au regard positif inconditionnel.

18. Selon Pascal Prayez, quelle caractéristique définit le mieux la distance juste dans la relation professionnelle ?

Une proximité affective qui conduit le professionnel à partager la situation du malade
Une qualité de présence qui favorise le contact, contient les affects et maintient le cadre
Une neutralité distante qui écarte les différences entre les places de chacun
Une attitude réservée qui réduit les échanges afin de protéger le professionnel

Une qualité de présence qui favorise le contact, contient les affects et maintient le cadre

Explication

La distance juste est une qualité de présence qui facilite la rencontre, contient les affects du professionnel, respecte la différence des places et préserve le cadre. La proximité affective devient problématique lorsqu’elle conduit à une fusion avec la situation du malade.

19. Un soignant écoute attentivement la peur d’un malade, puis évite de décider ou de parler à sa place. Quelle attitude relationnelle met-il en œuvre ?

Une proximité empathique associée à une distance non fusionnelle
Une fausse réassurance destinée à diminuer rapidement son inquiétude
Une rationalisation qui remplace l’écoute par une explication logique
Une identification projective qui reproduit l’expérience vécue du malade

Une proximité empathique associée à une distance non fusionnelle

Explication

La relation empathique demande de percevoir ce que ressent le malade tout en conservant une distance qui empêche de se projeter dans sa situation ou d’agir à sa place. L’identification projective correspond au contraire à un mécanisme de défense cité parmi les formes de protection psychique.

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Qu'est-ce que la relation d’aide dans le contexte des soins ?

Un soin à part entière inscrit dans un projet de soin.

Quels éléments la relation d’aide réunit-elle ?

Patients ou résidents et soignants.

Que mobilise la relation d’aide en plus de la technicité relationnelle ?

Du matériel.

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