QCM : Les synapses et leur fonctionnement (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une synapse ?

Une enveloppe qui sépare le corps cellulaire de ses prolongements
Une zone où un axone produit un potentiel d’action sans cellule cible
Une région reliant deux dendrites appartenant à un même neurone
Une jonction entre deux neurones ou entre un neurone et une cellule effectrice

Une jonction entre deux neurones ou entre un neurone et une cellule effectrice

Explication

Une synapse est une jonction entre deux neurones ou entre un neurone et une cellule effectrice, comme une fibre musculaire. Une zone limitée à la production d’un potentiel d’action ne décrit pas une jonction synaptique.

2. Une terminaison axonique établit un contact avec une dendrite d’un autre neurone : comment appelle-t-on cette synapse ?

Une synapse axo-axonique
Une synapse axo-somatique
Une synapse axo-dendritique
Une plaque motrice

Une synapse axo-dendritique

Explication

Une synapse axo-dendritique relie la terminaison de l’axone à une dendrite d’un autre neurone. Une synapse axo-somatique aboutit au corps cellulaire, tandis qu’une plaque motrice relie un neurone à une cellule musculaire.

3. Quel contact caractérise une plaque motrice ?

La terminaison d’un axone avec une dendrite d’un autre neurone
La terminaison d’un axone avec la membrane d’une fibre musculaire
La terminaison d’un axone avec l’axone d’un autre neurone
La terminaison d’un axone avec le corps cellulaire d’un autre neurone

La terminaison d’un axone avec la membrane d’une fibre musculaire

Explication

La plaque motrice, ou synapse neuromusculaire, unit la terminaison axonique à la membrane d’une cellule musculaire. Les contacts avec une dendrite, un corps cellulaire ou un axone correspondent à d’autres types de synapses neuronales.

4. Quelle structure constitue l’extrémité renflée de l’axone présynaptique et contient des mitochondries ainsi que des vésicules synaptiques ?

Le corps cellulaire
La membrane postsynaptique
Le bouton synaptique
La fente synaptique

Le bouton synaptique

Explication

Le bouton synaptique est l’extrémité renflée de l’axone présynaptique et contient notamment des mitochondries et des vésicules synaptiques. Les récepteurs associés au neurotransmetteur se trouvent sur la membrane postsynaptique.

5. Que désigne la fente synaptique dans une synapse chimique ?

La membrane qui porte les récepteurs du neurotransmetteur
L’espace entre les membranes présynaptique et postsynaptique
L’extrémité renflée de l’axone qui libère les neurotransmetteurs
La région interne d’une vésicule contenant le neurotransmetteur

L’espace entre les membranes présynaptique et postsynaptique

Explication

La fente synaptique est l’espace séparant la membrane présynaptique de la membrane postsynaptique. L’extrémité axonique renflée est le bouton synaptique, tandis que les récepteurs se trouvent sur la membrane postsynaptique.

6. Quelle organisation moléculaire caractérise une synapse chimique ?

Les mitochondries contiennent le neurotransmetteur et la fente synaptique porte les récepteurs
Les vésicules contiennent un neurotransmetteur et la membrane postsynaptique porte ses récepteurs
Les vésicules portent les récepteurs et la membrane postsynaptique fabrique le neurotransmetteur
La membrane présynaptique contient les récepteurs et les dendrites stockent le neurotransmetteur

Les vésicules contiennent un neurotransmetteur et la membrane postsynaptique porte ses récepteurs

Explication

Les vésicules synaptiques stockent un neurotransmetteur, tandis que la membrane postsynaptique possède des récepteurs spécifiques de celui-ci. Les récepteurs ne sont donc pas décrits comme le contenu des vésicules.

7. Après une stimulation efficace, quelle relation existe entre les potentiels présynaptique et postsynaptique ?

Le potentiel présynaptique apparaît plus tôt, tandis que leurs amplitudes sont identiques
Les deux potentiels apparaissent ensemble, mais le potentiel présynaptique est plus ample
Le potentiel postsynaptique apparaît plus tôt, tandis que leurs amplitudes sont identiques
Les deux potentiels ont des latences différentes, mais le potentiel postsynaptique est plus ample

Le potentiel présynaptique apparaît plus tôt, tandis que leurs amplitudes sont identiques

Explication

Le potentiel d’action présynaptique possède une latence plus courte que le potentiel postsynaptique, alors que leurs amplitudes sont identiques. Une latence postsynaptique plus courte inverserait l’ordre observé lors de la transmission.

8. Que mesure le délai synaptique, généralement compris entre 0,5 ms et 1 ms ?

Le temps nécessaire à l’axone pour atteindre sa terminaison
Le temps séparant deux potentiels d’action successifs dans un neurone
Le temps nécessaire à l’influx nerveux pour traverser la synapse
Le temps séparant la stimulation de l’apparition du potentiel présynaptique

Le temps nécessaire à l’influx nerveux pour traverser la synapse

Explication

Le délai synaptique correspond au temps requis pour que l’influx nerveux traverse la synapse, avec une durée d’environ 0,5 ms à 1 ms. La période précédant l’apparition du potentiel présynaptique relève de la latence présynaptique.

9. Quelle différence fonctionnelle distingue les synapses excitatrices des synapses inhibitrices ?

Les synapses excitatrices déclenchent la contraction musculaire, tandis que les inhibitrices relient deux dendrites
Les synapses excitatrices ralentissent l’influx, tandis que les inhibitrices augmentent son amplitude
Les synapses excitatrices interrompent l’influx, tandis que les inhibitrices le favorisent durablement
Les synapses excitatrices favorisent l’influx, tandis que les inhibitrices l’empêchent momentanément

Les synapses excitatrices favorisent l’influx, tandis que les inhibitrices l’empêchent momentanément

Explication

Les synapses excitatrices favorisent la transmission de l’influx nerveux, alors que les synapses inhibitrices l’empêchent momentanément. La distinction repose donc sur leur effet fonctionnel sur la transmission, et non sur le type de cellule reliée.

10. Dans quel ordre se déroule la transmission au niveau d’une synapse excitatrice après l’arrivée du potentiel d’action ?

Entrée de Ca²⁺, exocytose du neurotransmetteur, entrée de Na⁺, formation d’un PPSE puis éventuel potentiel d’action
Exocytose du neurotransmetteur, entrée de Na⁺, entrée de Ca²⁺, formation d’un PPSI puis potentiel d’action
Entrée de Na⁺, exocytose du neurotransmetteur, entrée de Ca²⁺, formation d’un PPSI puis potentiel d’action
Formation d’un PPSE, entrée de Ca²⁺, entrée de Na⁺, exocytose puis potentiel d’action

Entrée de Ca²⁺, exocytose du neurotransmetteur, entrée de Na⁺, formation d’un PPSE puis éventuel potentiel d’action

Explication

L’arrivée du potentiel d’action provoque l’entrée de Ca²⁺, l’exocytose du neurotransmetteur, puis l’entrée de Na⁺ et la formation d’un PPSE ; un potentiel d’action postsynaptique apparaît si le seuil est atteint. La formation d’un PPSI correspond à une transmission inhibitrice et ne décrit pas cette séquence excitatrice.

11. Dans une plaque motrice, quel neurotransmetteur excitateur agit sur la membrane postsynaptique et quel seuil de dépolarisation est indiqué ?

L’acétylcholine, avec un seuil de -70 mV
Le GABA, avec un seuil de -70 mV
Le GABA, avec un seuil de -50 mV
L’acétylcholine, avec un seuil de -50 mV

L’acétylcholine, avec un seuil de -50 mV

Explication

Dans la plaque motrice, l’acétylcholine est le neurotransmetteur excitateur et le seuil indiqué est de -50 mV. Le GABA est présenté comme un neurotransmetteur inhibiteur, ce qui explique qu’il ne convienne pas ici.

12. Une synapse excitatrice libère une quantité plus importante de neurotransmetteur qui se fixe à la membrane postsynaptique. Quelle conséquence est attendue ?

La durée du PPSE augmente, tandis que son amplitude reste indépendante
Le PPSE devient un PPSI, car la quantité libérée augmente
Le potentiel d’action postsynaptique apparaît avec une amplitude proportionnelle
Le PPSE augmente d’amplitude, car il est codé en amplitude

Le PPSE augmente d’amplitude, car il est codé en amplitude

Explication

L’amplitude du PPSE est proportionnelle à la quantité de neurotransmetteur fixée sur la membrane postsynaptique : le PPSE est donc codé en amplitude. Le potentiel d’action postsynaptique ne voit pas son amplitude varier de cette façon ; il dépend de l’atteinte du seuil.

13. Quel mécanisme caractérise la transmission dans une synapse inhibitrice ?

L’entrée de Na⁺ déclenche la libération d’acétylcholine, puis l’ouverture de canaux sodiques forme un PPSE
L’ouverture des canaux au Cl⁻ précède l’arrivée du potentiel d’action et provoque une dépolarisation
L’entrée de Ca²⁺ déclenche la libération de GABA, puis l’ouverture de canaux au Na⁺ forme un PPSE
L’entrée de Ca²⁺ déclenche la libération de GABA, puis l’ouverture de canaux au Cl⁻ ou au K⁺ forme un PPSI

L’entrée de Ca²⁺ déclenche la libération de GABA, puis l’ouverture de canaux au Cl⁻ ou au K⁺ forme un PPSI

Explication

Dans une synapse inhibitrice, l’entrée de Ca²⁺ entraîne l’exocytose d’un neurotransmetteur comme le GABA, puis l’ouverture de canaux au Cl⁻ ou au K⁺ forme un PPSI. Le PPSE est associé à une dépolarisation excitatrice, tandis que le PPSI hyperpolarise la membrane postsynaptique.

14. Lequel de ces neurotransmetteurs est un exemple de neurotransmetteur inhibiteur ?

Le glutamate, associé à une réponse excitatrice
La dopamine, impliquée dans la modulation de plusieurs circuits
L’acétylcholine, libérée dans la plaque motrice
Le GABA, ou acide gamma-aminobutyrique

Le GABA, ou acide gamma-aminobutyrique

Explication

Le GABA, ou acide gamma-aminobutyrique, est un neurotransmetteur inhibiteur. L’acétylcholine est excitatrice dans la plaque motrice, tandis que les autres molécules proposées ne correspondent pas à l’exemple inhibiteur demandé.

15. Comment l’intensité d’un PPSI influence-t-elle la génération d’un potentiel d’action postsynaptique ?

Le PPSI possède une amplitude fixe et transforme progressivement la réponse en PPSE
Le PPSI augmente la dépolarisation postsynaptique et facilite l’atteinte du seuil
Le PPSI est codé en amplitude selon la quantité libérée et empêche momentanément le potentiel d’action
Le PPSI est codé en fréquence selon la quantité libérée et déclenche rapidement le potentiel d’action

Le PPSI est codé en amplitude selon la quantité libérée et empêche momentanément le potentiel d’action

Explication

Le PPSI est gradué : son amplitude dépend de la quantité de neurotransmetteur libérée, et il empêche momentanément la génération d’un potentiel d’action postsynaptique. Une augmentation de la dépolarisation et une facilitation du seuil caractérisent plutôt un effet excitateur.

16. Par quels éléments d’une synapse les substances de dopage, les drogues et les poisons peuvent-ils modifier la transmission synaptique ?

Les dendrites, les capillaires sanguins ou les ventricules cérébraux
Le noyau cellulaire, la gaine de myéline ou le corps musculaire
Le bouton synaptique, la fente synaptique ou la membrane postsynaptique
Le seuil de dépolarisation, la moelle épinière ou les tendons

Le bouton synaptique, la fente synaptique ou la membrane postsynaptique

Explication

Ces substances peuvent agir sur le bouton synaptique, la fente synaptique ou la membrane postsynaptique, qui interviennent directement dans la transmission. Les autres ensembles regroupent des structures ou des paramètres qui ne constituent pas les trois sites synaptiques indiqués.

17. Pourquoi le curare peut-il provoquer des paralysies musculaires ?

Il se fixe aux récepteurs postsynaptiques de l’acétylcholine et bloque la transmission vers la fibre musculaire
Il stimule les récepteurs postsynaptiques de l’acétylcholine et déclenche une contraction prolongée
Il augmente la libération de GABA et hyperpolarise directement le muscle
Il détruit l’acétylcholine dans la fente synaptique et accélère son élimination

Il se fixe aux récepteurs postsynaptiques de l’acétylcholine et bloque la transmission vers la fibre musculaire

Explication

Le curare se fixe sur les récepteurs spécifiques de l’acétylcholine de la membrane postsynaptique de la fibre musculaire, ce qui empêche la transmission de l’influx nerveux et entraîne des paralysies. Il ne stimule donc pas ces récepteurs comme le ferait l’acétylcholine lors de la transmission normale.

18. Que désigne l’intégration du message nerveux dans un neurone ?

La sommation des potentiels postsynaptiques excitateurs et inhibiteurs par le corps cellulaire
La transformation de chaque potentiel postsynaptique en un influx identique dans la fente synaptique
La libération successive de neurotransmetteurs par les fibres musculaires activées
La propagation d’un potentiel d’action dans la gaine de myéline sans influence synaptique

La sommation des potentiels postsynaptiques excitateurs et inhibiteurs par le corps cellulaire

Explication

L’intégration correspond à la sommation des potentiels postsynaptiques provenant de plusieurs synapses excitatrices et inhibitrices, réalisée par le corps cellulaire. Elle prend donc en compte des influences synaptiques multiples, plutôt qu’une propagation isolée dans la myéline.

19. Une succession rapide de stimulations appliquées au même bouton synaptique produit quel type de sommation ?

Une sommation spatiale
Une conduction saltatoire
Une inhibition présynaptique
Une sommation temporelle

Une sommation temporelle

Explication

La sommation temporelle résulte de l’addition de potentiels postsynaptiques produits successivement par des stimulations rapprochées du même bouton synaptique. La sommation spatiale concerne plusieurs boutons synaptiques stimulés simultanément.

20. La stimulation simultanée de plusieurs boutons synaptiques entraîne quelle forme de sommation des potentiels postsynaptiques ?

Une période réfractaire
Une transmission unidirectionnelle
Une sommation temporelle
Une sommation spatiale

Une sommation spatiale

Explication

La sommation spatiale correspond à l’addition simultanée de potentiels postsynaptiques issus de plusieurs boutons synaptiques. Une stimulation répétée d’un même bouton à des moments rapprochés relèverait plutôt de la sommation temporelle.

21. À quel endroit de l’axone les potentiels postsynaptiques sont-ils sommés avant le déclenchement éventuel d’un potentiel d’action ?

Au niveau de la fente synaptique
Au segment initial de l’axone
Dans la terminaison présynaptique
Dans les dendrites postsynaptiques

Au segment initial de l’axone

Explication

La sommation des potentiels postsynaptiques se déroule au segment initial de l’axone, qui constitue le site générateur des potentiels d’action. La fente synaptique sert à la transmission du signal, mais elle n’est pas le lieu de sommation.

22. Quelle propriété distingue le potentiel d’action des PPSE, des PPSI et des potentiels récepteurs ?

Il reste local et diminue avec la distance
Il se propage sans diminution d’amplitude
Il disparaît progressivement sur l’axone
Il résulte de plusieurs boutons stimulés simultanément

Il se propage sans diminution d’amplitude

Explication

Les PPSE, les PPSI et les potentiels récepteurs sont des potentiels locaux dont l’amplitude diminue et qui disparaissent sur l’axone, tandis que le potentiel d’action se propage sans diminution d’amplitude. Le caractère local décrit donc les autres potentiels, et non le potentiel d’action.

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Mémorisez les réponses avec 37 flashcards sur Les synapses et leur fonctionnement.

Qu'est-ce qu'une synapse en neurobiologie ?

La jonction entre deux neurones ou entre un neurone et une cellule effectrice.

Quelle est la jonction caractéristique d'une synapse axo-dendritique ?

La terminaison de l’axone d’un neurone avec une dendrite d’un autre neurone.

Qu'appelle-t-on plaque motrice en neurophysiologie ?

La jonction entre la terminaison de l’axone d’un neurone et la membrane d’une cellule effectrice.

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