QCM : Prise en charge de l’AVC (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les deux causes possibles d’un accident vasculaire cérébral ?

L’obstruction ou la rupture d’un vaisseau cérébral
L’infection ou l’inflammation d’un nerf cérébral
La compression ou la dilatation d’un ventricule cérébral
La dégénérescence ou la stimulation excessive d’un neurone

L’obstruction ou la rupture d’un vaisseau cérébral

Explication

Un AVC survient lorsqu’un vaisseau sanguin cérébral se bouche ou se rompt, ce qui perturbe l’apport sanguin au cerveau. L’infection ou l’inflammation nerveuse correspond à d’autres mécanismes neurologiques, pas aux deux mécanismes définissant l’AVC.

2. Quel élément caractérise un accident ischémique transitoire par rapport à un AVC constitué ?

La progression lente des symptômes liée à l’occlusion d’une veine cérébrale
La persistance d’un déficit neurologique avec une lésion cérébrale durable
La rupture d’un vaisseau cérébral accompagnée d’une hémorragie
La disparition complète des symptômes en moins d’une heure, sans séquelle

La disparition complète des symptômes en moins d’une heure, sans séquelle

Explication

L’accident ischémique transitoire correspond à un mini-AVC dont le vaisseau se débouche spontanément, avec disparition complète des symptômes en moins d’une heure et sans séquelle. Un AVC constitué laisse au contraire une lésion cérébrale et peut entraîner un déficit persistant.

3. Quelle comparaison entre les AVC ischémique et hémorragique est exacte ?

L’AVC ischémique correspond à une infection vasculaire, tandis que l’AVC hémorragique correspond à une inflammation des méninges.
L’AVC ischémique touche une veine progressivement, tandis que l’AVC hémorragique touche un sinus cérébral de manière brutale.
L’AVC ischémique résulte d’une obstruction et représente environ 85 % des AVC, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une rupture et représente environ 15 % des cas.
L’AVC ischémique résulte d’une rupture et représente environ 15 % des AVC, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une obstruction et représente environ 85 % des cas.

L’AVC ischémique résulte d’une obstruction et représente environ 85 % des AVC, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une rupture et représente environ 15 % des cas.

Explication

L’AVC ischémique, ou infarctus cérébral, est dû à l’obstruction d’une artère par un thrombus ou une embolie et constitue environ 85 % des AVC. L’AVC hémorragique, ou hémorragie cérébrale, provient de la rupture d’un vaisseau et représente environ 15 % des cas.

4. Quelle distinction décrit correctement l’infarctus cérébral et la thrombophlébite cérébrale ?

L’infarctus cérébral provoque une inflammation méningée, tandis que la thrombophlébite cérébrale provoque une infection artérielle.
L’infarctus cérébral obstrue brutalement une artère, tandis que la thrombophlébite cérébrale obstrue progressivement une veine ou un sinus.
L’infarctus cérébral obstrue progressivement une veine, tandis que la thrombophlébite cérébrale obstrue brutalement une artère.
L’infarctus cérébral correspond à une rupture veineuse, tandis que la thrombophlébite cérébrale correspond à une rupture artérielle.

L’infarctus cérébral obstrue brutalement une artère, tandis que la thrombophlébite cérébrale obstrue progressivement une veine ou un sinus.

Explication

L’infarctus cérébral est une occlusion brutale d’une artère cérébrale par un caillot, alors que la thrombophlébite cérébrale est une occlusion progressive d’une veine ou d’un sinus veineux. La distinction repose donc sur le territoire veineux ou artériel et sur la vitesse d’installation.

5. Quel tableau clinique évoque particulièrement une thrombophlébite cérébrale ?

Des céphalées intenses, inhabituelles et résistantes aux antalgiques chez une femme enceinte ou en post-partum
Une douleur cervicale progressive avec fièvre après une infection ORL
Une perte de connaissance brève suivie d’une récupération complète sans céphalée
Un déficit focal brutal chez un homme présentant une sténose artérielle connue

Des céphalées intenses, inhabituelles et résistantes aux antalgiques chez une femme enceinte ou en post-partum

Explication

La thrombophlébite cérébrale provoque typiquement des céphalées intenses, inhabituelles et résistantes aux antalgiques, notamment pendant la grossesse ou le post-partum. Un déficit focal d’installation brutale évoque davantage un infarctus cérébral artériel.

6. Quel facteur constitue un facteur de risque modifiable majeur de l’AVC ?

Les antécédents familiaux
L’âge avancé
La prédisposition génétique
L’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle

Explication

L’hypertension artérielle est un facteur de risque modifiable majeur et constitue le premier facteur de risque modifiable de l’AVC. L’âge, les antécédents familiaux et la génétique sont des facteurs non modifiables.

7. Quelle mesure appartient à la prévention primaire de l’AVC chez une personne présentant une fibrillation atriale ?

Mettre en place un anticoagulant adapté à la fibrillation atriale
Associer un antiagrégant à une chirurgie carotidienne après récidive
Poser un stent pour une sténose carotidienne serrée
Prescrire une statine après un AVC déjà constitué

Mettre en place un anticoagulant adapté à la fibrillation atriale

Explication

La prévention primaire vise à empêcher la survenue d’un premier AVC et inclut un anticoagulant en cas de fibrillation atriale, avec le contrôle des facteurs de risque. La statine et la prise en charge carotidienne peuvent relever de la prévention secondaire après un événement cérébrovasculaire.

8. Quel traitement peut faire partie de la prévention secondaire après un AVC en présence d’une sténose carotidienne serrée ?

Un arrêt de toute activité physique pendant la convalescence
Une chirurgie carotidienne ou la pose d’un stent
Un anticoagulant pour toute hypertension artérielle isolée
Une antibiothérapie prolongée visant les plaques d’athérome

Une chirurgie carotidienne ou la pose d’un stent

Explication

La prévention secondaire associe notamment un traitement antithrombotique, une statine, un antihypertenseur et une chirurgie ou un stent en cas de sténose carotidienne serrée. Une hypertension isolée ne justifie pas à elle seule un anticoagulant, et les autres mesures proposées ne corrigent pas la sténose athéromateuse.

9. Dans un AVC ischémique, que devient la zone cérébrale située autour de la nécrose centrale lorsque la circulation est rétablie rapidement ?

Elle devient une source d’emboles cardiaques
Elle se transforme rapidement en hématome
Elle peut récupérer partiellement ou totalement
Elle provoque une compression du tissu voisin

Elle peut récupérer partiellement ou totalement

Explication

La pénombre ischémique conserve un potentiel de récupération si le flux sanguin est restauré rapidement, contrairement à la nécrose centrale. Un hématome et la compression du tissu voisin caractérisent plutôt le mécanisme d’un AVC hémorragique.

10. Quel événement initial caractérise un AVC hémorragique par rapport à un AVC ischémique ?

L’obstruction d’une artère par un thrombus ou un embole
La rupture d’une artère avec extravasation de sang
La formation d’une pénombre autour d’une zone nécrosée
La diminution progressive du débit dans les petites artères

La rupture d’une artère avec extravasation de sang

Explication

L’AVC hémorragique commence par la rupture d’une artère cérébrale et l’extravasation de sang dans le cerveau ou l’espace méningé. L’obstruction artérielle par un thrombus ou un embole correspond au mécanisme initial de l’AVC ischémique.

11. Chez un patient jeune présentant un AVC ischémique, quelle étiologie doit notamment être envisagée ?

Une angiopathie amyloïde cérébrale liée au vieillissement
Une hypertension chronique compliquée d’une hémorragie
Une dissection d’une artère cervico-encéphalique
Une rupture d’un anévrisme intracrânien

Une dissection d’une artère cervico-encéphalique

Explication

La dissection des artères cervico-encéphaliques constitue une cause importante d’AVC ischémique chez le sujet jeune. L’angiopathie amyloïde concerne surtout les sujets âgés, tandis que l’anévrisme rompu et l’hypertension hémorragique relèvent d’autres mécanismes.

12. Quelle cause est considérée comme la plus fréquente parmi les étiologies de l’AVC hémorragique ?

Une embolie d’origine cardiaque
Une maladie des petites artères liée à l’hypertension
Une hypertension artérielle chronique non contrôlée
Une dissection d’une artère cervicale

Une hypertension artérielle chronique non contrôlée

Explication

L’hypertension artérielle chronique non contrôlée est la cause la plus fréquente d’AVC hémorragique. L’embolie cardiaque et la dissection sont plutôt des causes d’AVC ischémique, tandis que la maladie des petites artères est associée aux infarctus lacunaires.

13. Lequel de ces tableaux correspond aux trois principaux signes d’alerte d’un AVC ou d’un AIT ?

Un tremblement diffus, une fatigue chronique et une vision fluctuante
Une céphalée progressive, une fièvre persistante et une raideur cervicale
Une douleur thoracique, une dyspnée aiguë et des palpitations
Une asymétrie faciale, une faiblesse soudaine d’un membre et un trouble de la parole

Une asymétrie faciale, une faiblesse soudaine d’un membre et un trouble de la parole

Explication

Les signes d’alerte associent une asymétrie faciale, une faiblesse ou paralysie soudaine d’un bras ou d’une jambe et un trouble de la parole. Les autres tableaux évoquent diverses affections, mais ne regroupent pas les signes neurologiques focaux typiques de l’AVC.

14. Pourquoi l’IRM cérébrale est-elle l’examen de référence dans l’évaluation d’un AVC ?

Sa séquence de diffusion détecte l’ischémie en quelques minutes et ses autres séquences recherchent un saignement
Elle mesure la pression intracrânienne et distingue les symptômes selon leur intensité
Elle visualise rapidement une hémorragie grâce au sang qui apparaît blanc sans injection
Elle confirme principalement une embolie cardiaque en montrant directement le thrombus

Sa séquence de diffusion détecte l’ischémie en quelques minutes et ses autres séquences recherchent un saignement

Explication

L’IRM détecte précocement l’ischémie grâce à la diffusion et ses séquences FLAIR ou T2* contribuent à dater les lésions et à rechercher un saignement. Le scanner sans injection est l’examen rapidement utilisé lorsque l’IRM n’est pas accessible, notamment pour éliminer une hémorragie.

15. Quel est le mécanisme et le délai de la thrombolyse intraveineuse par rt-PA dans l’AVC ischémique ?

Elle dissout le caillot dans les 6 heures suivant les premiers signes
Elle contrôle la pression artérielle après une hémorragie cérébrale
Elle extrait mécaniquement le caillot dans les 4 h 30 suivant les premiers signes
Elle dissout le caillot dans les 4 h 30 suivant les premiers signes

Elle dissout le caillot dans les 4 h 30 suivant les premiers signes

Explication

La thrombolyse intraveineuse par rt-PA agit en dissolvant le caillot et doit être réalisée dans les 4 h 30 après les premiers signes. La thrombectomie, contrairement à cette option, extrait mécaniquement un caillot par cathétérisme.

16. Un patient présente une occlusion d’un gros vaisseau six heures après le début de ses symptômes : quel traitement repose sur l’extraction mécanique du caillot par cathétérisme ?

L’antagonisation des anticoagulants
La surveillance neurologique rapprochée
La thrombolyse intraveineuse
La thrombectomie mécanique

La thrombectomie mécanique

Explication

La thrombectomie mécanique consiste à extraire par cathétérisme un caillot obstruant un gros vaisseau, généralement dans les six heures suivant les premiers signes. La thrombolyse intraveineuse utilise un médicament pour dissoudre le caillot au lieu de l’extraire.

17. Quelle prise en charge correspond à l’AVC hémorragique en phase aiguë ?

Extraire un caillot par cathétérisme et maintenir les anticoagulants
Contrôler rapidement la pression artérielle et antagoniser les anticoagulants
Limiter l’évaluation neurologique et privilégier une surveillance à domicile
Dissoudre le caillot par rt-PA et retarder la surveillance neurologique

Contrôler rapidement la pression artérielle et antagoniser les anticoagulants

Explication

L’AVC hémorragique nécessite notamment un contrôle rapide de la pression artérielle, l’antagonisation immédiate des anticoagulants et une surveillance neurologique rapprochée. La thrombolyse et la thrombectomie correspondent à des mécanismes de reperfusion utilisés dans d’autres situations, notamment l’AVC ischémique.

18. Devant des signes évocateurs d’AVC, quelle action infirmière doit être réalisée en priorité pour orienter rapidement la prise en charge ?

Faire boire le patient afin de prévenir une déshydratation
Reporter l’alerte médicale après l’évaluation complète du dossier
Attendre la confirmation de l’imagerie avant de relever les constantes
Noter l’heure de début des symptômes ou la dernière heure connue normale

Noter l’heure de début des symptômes ou la dernière heure connue normale

Explication

L’heure de début des symptômes ou la dernière heure connue normale guide l’accès aux traitements de reperfusion et doit être recueillie immédiatement. L’alerte médicale et les premières évaluations sont également urgentes et ne doivent pas être retardées par l’imagerie.

19. Chez un patient suspect d’AVC dont la SpO2 est inférieure à 95 %, quelle intervention infirmière est indiquée ?

Réaliser une thrombolyse et supprimer les prélèvements prescrits
Mettre le patient à jeun et différer l’oxygène jusqu’au retour du scanner
Maintenir le patient au repos sans voie veineuse ni accompagnement
Administrer de l’oxygène et accompagner le patient vers l’imagerie cérébrale

Administrer de l’oxygène et accompagner le patient vers l’imagerie cérébrale

Explication

L’oxygène est administré lorsque la SpO2 est inférieure à 95 %, et l’infirmier accompagne le patient au scanner ou à l’IRM cérébrale. La mise à jeun prévient la fausse route, mais elle ne remplace pas l’oxygénothérapie lorsque la saturation est basse.

20. Que mesure principalement le score NIHSS chez un patient victime d’un AVC ?

Le risque de fausse route selon l’évaluation de la déglutition
La localisation anatomique de la lésion cérébrale sur une imagerie
La probabilité d’une occlusion artérielle selon la durée des symptômes
La sévérité du déficit neurologique sur une échelle de 0 à 42

La sévérité du déficit neurologique sur une échelle de 0 à 42

Explication

Le NIHSS est une échelle quantitative standardisée et validée qui mesure la sévérité du déficit neurologique, avec un score allant de 0 à 42. L’imagerie sert plutôt à identifier la lésion cérébrale et sa localisation.

21. Lequel de ces ensembles regroupe des éléments évalués par le NIHSS simplifié ?

Niveau de conscience, motricité, langage, dysarthrie et négligence-extinction
Localisation de l’hématome, volume de la lésion, œdème, hydrocéphalie et hernie
Pression artérielle, glycémie, température, fréquence cardiaque et saturation
Déglutition, douleur, diurèse, équilibre, audition et vision périphérique

Niveau de conscience, motricité, langage, dysarthrie et négligence-extinction

Explication

Le NIHSS simplifié évalue notamment la conscience, la motricité des membres, le langage ou l’aphasie, la dysarthrie et la négligence-extinction. La pression artérielle et les autres constantes sont importantes en urgence, mais elles ne constituent pas les domaines principaux de cette échelle.

22. Quelle interprétation correspond à un score NIHSS compris entre 5 et 15 ?

Un AVC très sévère avec pronostic vital engagé
Un AVC sévère
Un AVC mineur
Un AVC modéré

Un AVC modéré

Explication

Un score NIHSS compris entre 5 et 15 correspond à un AVC modéré. Les scores de 1 à 4 indiquent un AVC mineur, tandis que les scores de 16 à 20 et supérieurs à 20 correspondent à des niveaux plus sévères.

23. Quelle association entre une complication de l’AVC et son risque est correcte ?

Les crises d’épilepsie provoquent directement une thrombose veineuse profonde
L’œdème cérébral entraîne habituellement des escarres cutanées
La dysphagie augmente le risque de pneumopathie d’inhalation
L’immobilité augmente principalement le risque de transformation hémorragique

La dysphagie augmente le risque de pneumopathie d’inhalation

Explication

La dysphagie peut favoriser le passage d’aliments ou de liquides dans les voies respiratoires et provoquer une pneumopathie d’inhalation. L’immobilité est plutôt associée aux thromboses veineuses profondes et aux escarres qu’à la transformation hémorragique.

24. Quelle mesure infirmière doit précéder la reprise alimentaire chez une personne ayant subi un AVC ?

Confier l’évaluation à l’ergothérapeute
Réaliser un test de déglutition
Commencer une rééducation du langage
Installer le patient en position debout

Réaliser un test de déglutition

Explication

Le test de déglutition permet de dépister une dysphagie avant toute reprise alimentaire et de réduire le risque d’inhalation. La rééducation de la déglutition et du langage relève notamment de l’orthophoniste, tandis que l’ergothérapeute intervient surtout pour l’autonomie et le matériel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Prise en charge de l’AVC.

Qu'est-ce qu'un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Une attaque cérébrale causée par l'obstruction ou la rupture d'un vaisseau cérébral.

Qu'est-ce qu'un accident ischémique transitoire (AIT) ?

Un mini-AVC avec disparition complète des symptômes en moins d'une heure sans séquelle.

Quelle proportion des AVC est due à un AVC ischémique ?

Environ 85 % des AVC.

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