QCM : Maladies métaboliques et diabète (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme hormonal assure principalement l’homéostasie glucidique ?

La filtration rénale du glucose et son élimination urinaire
L’action conjointe de l’insuline et du glucagon
La production hépatique de bile et d’enzymes digestives
La sécrétion coordonnée de la somatostatine et de l’adrénaline

L’action conjointe de l’insuline et du glucagon

Explication

L’homéostasie glucidique repose sur l’action de deux hormones pancréatiques complémentaires : l’insuline et le glucagon. La somatostatine et l’adrénaline peuvent influencer le métabolisme, mais elles ne constituent pas le mécanisme hormonal central décrit ici.

2. Quelle association entre les cellules des îlots de Langerhans et leurs hormones est correcte ?

Les cellules α sécrètent l’insuline et les cellules β sécrètent le glucagon
Les cellules α sécrètent la somatostatine et les cellules β sécrètent l’adrénaline
Les cellules β sécrètent l’insuline et les cellules α sécrètent le glucagon
Les cellules β sécrètent le glucagon et les cellules α sécrètent la somatostatine

Les cellules β sécrètent l’insuline et les cellules α sécrètent le glucagon

Explication

Les cellules β, qui représentent environ 70 % des cellules des îlots, produisent l’insuline, tandis que les cellules α, qui en représentent environ 30 %, produisent le glucagon. L’inversion des rôles entre cellules α et β constitue la confusion principale à éviter.

3. Entre quelles valeurs la glycémie est-elle normalement comprise chez un sujet sain ?

De 0,50 g/L à 0,80 g/L
De 1,50 g/L à 2,00 g/L
De 0,74 g/L à 1,10 g/L
De 1,10 g/L à 1,50 g/L

De 0,74 g/L à 1,10 g/L

Explication

Chez un sujet normal, la glycémie se situe entre 0,74 g/L et 1,10 g/L. Les autres intervalles déplacent la limite supérieure ou inférieure et ne correspondent donc pas à la plage physiologique indiquée.

4. Une glycémie à jeun de 1,18 g/L correspond à quelle situation ?

Une hyperglycémie symptomatique
Un diabète confirmé
Une hyperglycémie modérée
Une glycémie normale

Une hyperglycémie modérée

Explication

Une valeur à jeun comprise entre 1,10 g/L et 1,26 g/L correspond à une hyperglycémie modérée. Le diabète à jeun est défini par une valeur supérieure à 1,26 g/L retrouvée à deux reprises, tandis qu’une valeur inférieure à 1,10 g/L est normale.

5. Dans quelle situation une glycémie peut-elle permettre de diagnostiquer un diabète ?

Lorsqu’elle atteint 1,26 g/L lors d’une mesure isolée
Lorsqu’elle dépasse 1,10 g/L sans manifestation clinique associée
Lorsqu’elle dépasse 2 g/L avec des signes cliniques d’hyperglycémie
Lorsqu’elle reste inférieure à 1,10 g/L après un repas

Lorsqu’elle dépasse 2 g/L avec des signes cliniques d’hyperglycémie

Explication

Une glycémie supérieure à 2 g/L associée à des signes cliniques d’hyperglycémie peut établir le diagnostic de diabète. Une valeur légèrement élevée sans symptômes ou une mesure isolée à 1,26 g/L ne répond pas à ce critère précis.

6. Quel risque est associé à une glycémie à jeun comprise entre 1,10 g/L et 1,26 g/L ?

Un risque de diabète de 25 à 50 % sur dix ans et un risque vasculaire relatif de 1,3 à 1,5
Un risque de diabète inférieur à 10 % sur dix ans et un risque vasculaire relatif inférieur à 1
Un risque de diabète non quantifiable et une protection vasculaire relative
Un risque de diabète de 50 à 75 % sur dix ans et un risque vasculaire relatif de 2 à 3

Un risque de diabète de 25 à 50 % sur dix ans et un risque vasculaire relatif de 1,3 à 1,5

Explication

Cette plage de glycémie expose à un risque de diabète estimé entre 25 et 50 % sur dix ans et augmente le risque vasculaire, avec un risque relatif compris entre 1,3 et 1,5. Elle ne correspond donc ni à une situation sans risque ni à une probabilité supérieure aux valeurs indiquées.

7. Quel ensemble correspond aux signes d’appel classiques du diabète ?

Acouphènes, vertiges, surdité et troubles de l’équilibre
Polyuro-polydipsie, asthénie, amaigrissement et hyperphagie
Bradycardie, constipation, prise de poids et hypothermie
Toux chronique, douleur thoracique, fièvre et hémoptysie

Polyuro-polydipsie, asthénie, amaigrissement et hyperphagie

Explication

Le syndrome cardinal du diabète associe polyuro-polydipsie, asthénie, amaigrissement et hyperphagie, auxquels peuvent s’ajouter des infections et des complications dégénératives. Les autres ensembles décrivent des symptômes sans rapport avec les signes d’appel diabétiques listés.

8. Quels sont les principaux types de diabète ?

Le diabète de type 1, le diabète de type 2 et les diabètes secondaires
Le diabète gestationnel, le diabète insipide et le diabète néonatal
Le diabète aigu, le diabète chronique et le diabète infectieux
Le diabète pancréatique, le diabète hépatique et le diabète rénal

Le diabète de type 1, le diabète de type 2 et les diabètes secondaires

Explication

Les trois catégories principales sont le diabète de type 1, le diabète de type 2 et les diabètes secondaires. Le diabète secondaire se distingue par l’existence d’une cause identifiée, mais les autres regroupements proposés ne correspondent pas à cette classification.

9. Quelle situation peut être à l’origine d’un diabète secondaire ?

Une anomalie génétique, une maladie pancréatique, une affection endocrine ou certains médicaments
Une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant ou une hydratation adaptée
Une variation saisonnière, un changement d’altitude, une fatigue passagère ou un voyage
Une infection respiratoire banale, une myopie, une entorse ou une dermatite allergique

Une anomalie génétique, une maladie pancréatique, une affection endocrine ou certains médicaments

Explication

Les diabètes secondaires peuvent être liés à des anomalies génétiques, des pathologies pancréatiques ou endocriniennes, ainsi qu’à certains médicaments. Les autres situations proposées ne constituent pas les catégories de causes établies pour ce type de diabète.

10. Quel mécanisme caractérise principalement le diabète de type 1 ?

Une destruction auto-immune des cellules β provoquant une insulinopénie profonde
Une hyperinsulinémie associée à une réduction de la production hépatique de glucose
Une accumulation de glucose liée à une diminution de l’absorption intestinale
Une insulinorésistance progressive avec une production d’insuline partiellement conservée

Une destruction auto-immune des cellules β provoquant une insulinopénie profonde

Explication

Dans le diabète de type 1, l’auto-immunité détruit les cellules β, ce qui entraîne une insulinopénie profonde et une hyperglycémie. L’insulinorésistance avec déficit relatif en insuline correspond principalement au diabète de type 2.

11. Quelle conséquence métabolique peut résulter de l’insulinopénie profonde du diabète de type 1 ?

Une augmentation de la captation musculaire du glucose avec alcalinisation sanguine
Une inhibition de la production de corps cétoniques par stimulation du tissu adipeux
Une lipolyse accrue suivie d’une production hépatique de corps cétoniques
Une diminution de la production hépatique de glucose avec stockage accru des lipides

Une lipolyse accrue suivie d’une production hépatique de corps cétoniques

Explication

L’insulinopénie augmente la production hépatique de glucose, réduit sa captation musculaire et favorise la lipolyse, puis la production de corps cétoniques responsable d’une acidose métabolique. La captation musculaire du glucose n’est donc pas augmentée dans ce contexte.

12. Quelle caractéristique épidémiologique distingue le diabète de type 2 du diabète de type 1 ?

Il constitue une forme minoritaire et concerne environ 100 000 personnes en France
Il représente environ 80 à 90 % des diabètes et concerne près de 2 millions de personnes en France
Il représente environ 10 à 15 % des diabètes et concerne près de 200 000 personnes en France
Il touche une proportion comparable de patients et concerne environ 500 000 personnes en France

Il représente environ 80 à 90 % des diabètes et concerne près de 2 millions de personnes en France

Explication

Le diabète de type 2 est la forme majoritaire, représentant 80 à 90 % des diabètes et environ 2 millions de personnes en France. La proportion de 10 à 15 % et l’effectif d’environ 200 000 personnes correspondent au diabète de type 1.

13. Quelle tendance concerne la prévalence du diabète de type 2 en France ?

Elle varie principalement selon l’incidence du diabète de type 1 chez l’enfant
Elle augmente de 5,7 % par an, notamment sous l’influence de facteurs environnementaux
Elle reste stable chaque année, car les facteurs environnementaux ont peu d’effet
Elle diminue de 5,7 % par an, malgré l’importance des facteurs génétiques

Elle augmente de 5,7 % par an, notamment sous l’influence de facteurs environnementaux

Explication

La prévalence du diabète de type 2 augmente de 5,7 % par an et les facteurs environnementaux jouent un rôle majeur. La tendance n’est donc ni une diminution ni une stabilité attribuable à une faible influence environnementale.

14. Quelle valeur glycémique définit une hypoglycémie ?

Une glycémie supérieure à 0,7 g/L avec une cétonurie
Une glycémie supérieure à 2,5 g/L
Une glycémie comprise entre 1,5 et 2,0 g/L
Une glycémie inférieure à 0,7 g/L

Une glycémie inférieure à 0,7 g/L

Explication

L’hypoglycémie correspond à une glycémie inférieure à 0,7 g/L. Une glycémie supérieure à 2,5 g/L, associée à la cétose et à l’acidose, évoque plutôt une acidocétose.

15. Lequel de ces ensembles correspond aux signes neurovégétatifs d’une hypoglycémie ?

Troubles visuels, modification du comportement, confusion et coma
Confusion, troubles de la parole, troubles de l’équilibre et coma
Somnolence, déshydratation, respiration altérée et douleurs abdominales
Palpitations, tremblements, sueurs, pâleur et fringales

Palpitations, tremblements, sueurs, pâleur et fringales

Explication

Les signes neurovégétatifs comprennent notamment les palpitations, les tremblements, les sueurs, la pâleur et les fringales. La confusion, les troubles cognitifs ou de la parole et le coma relèvent plutôt de la neuroglucopénie.

16. Quel ensemble de critères est compatible avec une acidocétose diabétique ?

Une hyperglycémie supérieure à 2,5 g/L, une cétose et un pH inférieur à 7,30
Une glycémie inférieure à 0,7 g/L, une absence de cétose et un pH supérieur à 7,30
Une hyperglycémie modérée avec une alcalose et des bicarbonates supérieurs à 15 mEq/L
Une hyperosmolarité avec déshydratation, sans hyperglycémie ni trouble acido-basique

Une hyperglycémie supérieure à 2,5 g/L, une cétose et un pH inférieur à 7,30

Explication

L’acidocétose associe une hyperglycémie supérieure à 2,5 g/L, une cétonurie ou une cétonémie élevée et une acidose définie par un pH inférieur à 7,30 ou des bicarbonates inférieurs à 15 mEq/L. L’hyperosmolarité et la déshydratation dominent plutôt le coma hyperosmolaire.

17. Quelle prise en charge urgente est indiquée lors d’une acidocétose diabétique ?

Une administration orale de sucre, sans perfusion ni contrôle biologique rapproché
Une correction par bicarbonates seuls avec surveillance clinique espacée
Une restriction hydrique associée à une insulinothérapie intermittente par voie sous-cutanée
Une insulinothérapie intraveineuse continue, une réhydratation avec potassium et une surveillance horaire

Une insulinothérapie intraveineuse continue, une réhydratation avec potassium et une surveillance horaire

Explication

Le traitement urgent associe une insulinothérapie intraveineuse continue, une réhydratation intraveineuse avec potassium et une surveillance clinique et biologique horaire. L’administration de sucre traite une hypoglycémie et ne corrige pas le mécanisme de l’acidocétose.

18. Quelle association décrit correctement la microangiopathie diabétique ?

Elle touche les veines et entraîne surtout des thromboses des membres inférieurs
Elle atteint les petites artères et inclut des atteintes rétiniennes, rénales et nerveuses
Elle atteint les grosses artères et provoque principalement des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux
Elle concerne les capillaires pulmonaires et se manifeste principalement par une hypertension pulmonaire

Elle atteint les petites artères et inclut des atteintes rétiniennes, rénales et nerveuses

Explication

La microangiopathie concerne les petites artères et comprend notamment la rétinopathie, la néphropathie ainsi que les neuropathies. La macroangiopathie, contrairement à cette atteinte, touche les grosses artères et favorise les événements cardiovasculaires.

19. Quel suivi est particulièrement indiqué pour dépister et prendre en charge la rétinopathie diabétique ?

Un fond d’œil annuel, avec recours possible au traitement laser
Un électromyogramme annuel, avec recours possible aux antalgiques
Une échographie rénale annuelle, avec recours possible à la dialyse
Une radiographie des membres inférieurs annuelle, avec recours possible à la revascularisation

Un fond d’œil annuel, avec recours possible au traitement laser

Explication

La rétinopathie diabétique peut rester longtemps compatible avec une fonction visuelle préservée, ce qui justifie une surveillance ophtalmologique annuelle par fond d’œil et permet notamment un traitement laser. L’échographie rénale et la dialyse concernent plutôt l’évaluation ou le traitement des complications rénales.

20. Quelle caractéristique correspond à la néphropathie diabétique ?

Il s’agit d’une atteinte urétérale révélée principalement par des coliques néphrétiques
Il s’agit d’une atteinte glomérulaire révélée notamment par une albuminurie
Il s’agit d’une atteinte vasculaire cérébrale révélée par des crises convulsives
Il s’agit d’une atteinte tubulaire révélée principalement par une glycosurie isolée

Il s’agit d’une atteinte glomérulaire révélée notamment par une albuminurie

Explication

La néphropathie diabétique est une néphropathie glomérulaire caractérisée notamment par l’albuminurie et représente une cause majeure d’insuffisance rénale chronique en Occident. Les coliques néphrétiques et les crises convulsives ne décrivent pas cette complication rénale.

21. Quel tableau clinique évoque le mieux une polynévrite diabétique ?

Une faiblesse unilatérale brutale avec trouble du langage et paralysie faciale
Une douleur localisée d’un seul nerf avec perte motrice après un traumatisme
Une atteinte bilatérale et symétrique distale avec déficit sensitif en chaussette et douleurs en brûlure
Une perte visuelle progressive avec scotome central et baisse de l’acuité

Une atteinte bilatérale et symétrique distale avec déficit sensitif en chaussette et douleurs en brûlure

Explication

La polynévrite diabétique commence aux nerfs les plus éloignés de la moelle et produit une atteinte bilatérale, symétrique, avec déficit en chaussette et douleurs neuropathiques brûlantes. Une faiblesse unilatérale brutale évoque plutôt une atteinte neurologique focale, comme un accident vasculaire cérébral.

22. Quelle manifestation relève principalement de la macroangiopathie diabétique ?

Une albuminurie liée à une atteinte glomérulaire
Une gastroparésie liée à une atteinte du système nerveux autonome
Un infarctus du myocarde lié à l’atteinte des grosses artères
Une rétinopathie liée à l’atteinte des petits vaisseaux rétiniens

Un infarctus du myocarde lié à l’atteinte des grosses artères

Explication

La macroangiopathie touche les grosses artères et peut se manifester par un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ou une artériopathie des membres inférieurs. La rétinopathie et l’albuminurie appartiennent aux complications microvasculaires, tandis que la gastroparésie relève d’une neuropathie végétative.

23. Quelle proposition caractérise le mieux la macroangiopathie diabétique ?

Elle est plus rare, plus tardive et moins sévère, et entraîne principalement des troubles de la vision
Elle évolue surtout vers une insuffisance rénale et constitue la principale cause de dialyse chez les personnes diabétiques
Elle est plus fréquente, plus grave et plus précoce, et constitue la première cause de décès chez les personnes diabétiques
Elle se limite aux nerfs périphériques et provoque surtout des douleurs distales en brûlure

Elle est plus fréquente, plus grave et plus précoce, et constitue la première cause de décès chez les personnes diabétiques

Explication

La macroangiopathie diabétique survient plus fréquemment, avec une gravité et une précocité importantes, et représente la première cause de décès chez les personnes diabétiques. Les troubles visuels, l’insuffisance rénale et les douleurs distales correspondent plutôt à des complications microvasculaires.

24. Quelle association définit le pied diabétique ?

Une thrombose veineuse, un œdème et une insuffisance cardiaque décompensée
Une plaie traumatique isolée sans atteinte nerveuse, artérielle ou infectieuse
Une neuropathie, une artériopathie des membres inférieurs et une susceptibilité accrue aux infections
Une fracture, une entorse et une immobilisation prolongée du membre inférieur

Une neuropathie, une artériopathie des membres inférieurs et une susceptibilité accrue aux infections

Explication

Le pied diabétique résulte de l’association d’une neuropathie, d’une artériopathie des membres inférieurs et d’une susceptibilité aux infections. Une plaie traumatique isolée ne suffit pas à définir ce syndrome en l’absence de cette association de mécanismes.

25. Quel ensemble correspond à la prise en charge d’un pied diabétique compliqué ?

Traiter la douleur, augmenter la marche et différer l’évaluation vasculaire
Renforcer l’appui sur le pied, limiter les soins locaux et attendre l’évolution spontanée
Immobiliser le membre, arrêter les traitements anti-infectieux et privilégier les massages
Traiter l’ischémie, l’infection et la plaie, tout en assurant la mise en décharge

Traiter l’ischémie, l’infection et la plaie, tout en assurant la mise en décharge

Explication

La prise en charge associe le traitement de l’ischémie, de l’infection et de la plaie à une mise en décharge afin de favoriser la cicatrisation. Augmenter l’appui ou différer l’évaluation vasculaire risque au contraire d’aggraver les lésions et de retarder les traitements nécessaires.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Maladies métaboliques et diabète.

Quelle est la plage normale de la glycémie chez un sujet sain ?

Entre 0,74 g/L et 1,10 g/L.

Qu'est-ce que l'homéostasie glucidique ?

Le maintien de la glycémie par l'insuline et le glucagon.

Quelle proportion des cellules des îlots de Langerhans sont des cellules β ?

70 % des cellules.

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