QCM : Traumatismes crânien et cervical (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de critères correspond à un traumatisme crânien léger ?

Un score de Glasgow de 13 à 15, avec une perte de conscience inférieure à 30 minutes
Un score de Glasgow de 9 à 12, avec une perte de conscience inférieure à 60 minutes
Un score de Glasgow de 3 à 8, avec une amnésie post-traumatique inférieure à 24 heures
Un score de Glasgow de 13 à 15, avec une perte de conscience dépassant 30 minutes

Un score de Glasgow de 13 à 15, avec une perte de conscience inférieure à 30 minutes

Explication

Le traumatisme crânien léger associe un mécanisme compatible, un trouble neurologique transitoire possible et un score de Glasgow compris entre 13 et 15, avec une perte de conscience de moins de 30 minutes. Un Glasgow de 9 à 12 correspond plutôt à un traumatisme de gravité modérée.

2. À quel moment certains symptômes d’un traumatisme crânien léger peuvent-ils apparaître après l’impact ?

Après plusieurs mois, lorsqu’une chronicisation est établie
Dans les premières secondes, avant toute période asymptomatique
Dans les 24 à 48 heures suivant l’impact
Après plusieurs semaines, lorsque la récupération est terminée

Dans les 24 à 48 heures suivant l’impact

Explication

Les manifestations d’un traumatisme crânien léger peuvent être retardées et apparaître dans les 24 à 48 heures suivant le choc. Une apparition différée ne signifie donc pas nécessairement que l’atteinte est chronique.

3. Quel constat après un traumatisme crânien constitue un indice de lésion intracrânienne ?

Au moins trois épisodes de vomissements en quatre heures
Une légère fatigue apparue après une nuit de sommeil
Une cervicalgie isolée sans autre signe neurologique
Une gêne auditive brève immédiatement après le choc

Au moins trois épisodes de vomissements en quatre heures

Explication

Au moins trois vomissements en quatre heures font partie des indices de lésion intracrânienne à rechercher. Une fatigue légère, une cervicalgie isolée ou une gêne auditive brève ne figurent pas parmi les indices listés.

4. Qu’est-ce qui caractérise le syndrome post-commotionnel après un traumatisme crânien léger ?

La présence d’un trouble de conscience prolongé avec un Glasgow inférieur à 13
L’apparition d’un déficit moteur immédiat associé à une fracture du crâne
La persistance ou la chronicisation de symptômes pendant plusieurs semaines, mois ou années
La disparition complète des symptômes dans les heures qui suivent le traumatisme

La persistance ou la chronicisation de symptômes pendant plusieurs semaines, mois ou années

Explication

Le syndrome post-commotionnel correspond à des symptômes qui persistent ou se chronicisent au-delà de la récupération attendue, pendant plusieurs semaines, mois ou années. Un déficit moteur immédiat ou un Glasgow inférieur à 13 évoque plutôt une autre gravité ou une autre complication.

5. Quelle association décrit le mieux les manifestations du syndrome post-commotionnel ?

Une douleur locale sans trouble du sommeil ni fatigue
Un déficit moteur isolé limité à un membre
Des symptômes physiques, émotionnels et cognitifs associés
Une perte de conscience prolongée sans autre symptôme

Des symptômes physiques, émotionnels et cognitifs associés

Explication

Le syndrome post-commotionnel peut associer céphalées, étourdissements, fatigue, irritabilité, anxiété, troubles du sommeil et difficultés cognitives. Il ne se réduit donc pas à un déficit moteur ou à une manifestation physique unique.

6. Que faut-il faire lorsque les symptômes persistent au-delà de 4 à 6 semaines après un traumatisme crânien léger ?

Attribuer les symptômes à une lésion cervicale sans réexaminer le patient
Prescrire une immobilisation systématique jusqu’à disparition des symptômes
Rechercher un syndrome post-commotionnel et procéder à une réévaluation médicale
Conclure à une récupération normale et interrompre le suivi clinique

Rechercher un syndrome post-commotionnel et procéder à une réévaluation médicale

Explication

Une persistance au-delà de 4 à 6 semaines doit faire rechercher un syndrome post-commotionnel et justifie une réévaluation médicale. La durée des symptômes ne permet pas, à elle seule, de conclure à une récupération normale ni d’identifier une cause cervicale.

7. Quel mécanisme définit l’entorse cervicale lors d’un whiplash ?

Une compression radiculaire provoquant un déficit neurologique dans un territoire précis
Un étirement musculaire, tendineux et ligamentaire lié à une contraction importante
Une fracture vertébrale entraînant une instabilité mécanique immédiate
Une inflammation articulaire indépendante de toute contraction musculaire

Un étirement musculaire, tendineux et ligamentaire lié à une contraction importante

Explication

L’entorse cervicale résulte d’un étirement des structures musculaires, tendineuses et ligamentaires lors d’une contraction importante associée au whiplash. Une compression radiculaire correspond plutôt à une radiculopathie, tandis qu’une fracture relève d’une autre lésion.

8. Quel tableau clinique évoque le plus une entorse cervicale après un traumatisme ?

Une douleur cervicale avec déficit sensitif, moteur et réflexe dans un territoire précis
Une cervicalgie immédiate ou retardée, une contracture musculaire et une limitation douloureuse des mouvements
Une fracture cervicale avec déformation et instabilité sans contracture musculaire
Une douleur diffuse sans limitation des mouvements ni sensibilité musculaire

Une cervicalgie immédiate ou retardée, une contracture musculaire et une limitation douloureuse des mouvements

Explication

L’entorse cervicale se manifeste par une cervicalgie immédiate ou retardée, une douleur et une contracture du trapèze ou des muscles paracervicaux, ainsi qu’une limitation douloureuse. Un déficit sensitif, moteur ou réflexe orienterait plutôt vers une radiculopathie.

9. Quelle progression correspond aux quatre degrés des troubles associés au whiplash ?

Le WAD-I associe douleur ou raideur, le WAD-II ajoute une limitation, le WAD-III des signes neurologiques et le WAD-IV une fracture ou luxation
Le WAD-I associe une fracture, le WAD-II une luxation, le WAD-III une raideur et le WAD-IV des signes neurologiques
Le WAD-I comporte des signes neurologiques, le WAD-II une fracture, le WAD-III une douleur et le WAD-IV une limitation
Le WAD-I correspond à une limitation, le WAD-II à une fracture, le WAD-III à une luxation et le WAD-IV à une raideur

Le WAD-I associe douleur ou raideur, le WAD-II ajoute une limitation, le WAD-III des signes neurologiques et le WAD-IV une fracture ou luxation

Explication

La classification progresse de la douleur ou raideur sans limitation physique dans le WAD-I vers la limitation d’amplitude dans le WAD-II, les signes neurologiques dans le WAD-III, puis la fracture ou la luxation dans le WAD-IV. Les autres séquences mélangent les critères et les degrés.

10. Quelle prise en charge est recommandée pour une entorse cervicale non compliquée ?

Associer analgésie, réassurance et reprise progressive des activités en évitant l’immobilisation
Limiter les mouvements du cou et retarder la reprise des activités pendant plusieurs mois
Privilégier la chirurgie précoce et réserver l’analgésie aux douleurs persistantes
Maintenir une immobilisation prolongée et attendre la disparition complète de la douleur

Associer analgésie, réassurance et reprise progressive des activités en évitant l’immobilisation

Explication

La prise en charge repose sur l’analgésie, la réassurance, la reprise des activités dès que possible et l’évitement de l’immobilisation, avec une amélioration attendue après environ un mois. L’immobilisation prolongée et la chirurgie précoce ne correspondent pas à cette conduite pour une entorse non compliquée.

11. Quelle lésion explique une douleur et des troubles sensitifs dans le territoire d’une racine cervicale donnée ?

Une protrusion discale comprimant cette racine nerveuse
Une entorse cervicale irritant les muscles paravertébraux
Une contusion cutanée perturbant la sensibilité locale
Une fracture costale comprimant le plexus brachial

Une protrusion discale comprimant cette racine nerveuse

Explication

La hernie cervicale correspond à une protrusion discale qui comprime une racine nerveuse et provoque des symptômes dans son territoire. Une entorse cervicale ne se caractérise pas par une atteinte radiculaire, même si elle peut causer une douleur cervicale.

12. Quelles racines cervicales sont le plus souvent atteintes lors d’une radiculopathie cervicale ?

C3 et C4
C6 et C7
C8 et D1
C1 et C2

C6 et C7

Explication

Les racines C6 et C7 sont les plus fréquemment touchées dans la radiculopathie cervicale. Les racines C1 et C2 peuvent être atteintes lors d’un traumatisme important, mais elles sont moins souvent concernées.

13. Chez un patient présentant une hernie discale C5-C6, quelle racine nerveuse est typiquement atteinte ?

La racine C5
La racine C6
La racine C4
La racine C7

La racine C6

Explication

Une hernie située entre C5 et C6 atteint typiquement la racine C6. La racine C5 est associée à une hernie C4-C5, tandis que C7 correspond à une hernie C6-C7.

14. Quel ensemble de signes correspond le mieux à une radiculopathie cervicale ?

Céphalée, vomissements en jet, bradycardie et hypertension artérielle
Douleur irradiant au bras, paresthésies, faiblesse et réflexe diminué
Douleur thoracique, essoufflement, cyanose et œdème des jambes
Douleur locale, fièvre, raideur méningée et troubles de l’équilibre

Douleur irradiant au bras, paresthésies, faiblesse et réflexe diminué

Explication

La radiculopathie cervicale associe typiquement une douleur cervicale irradiant au bras à des troubles sensitifs, une diminution de la force et une baisse du réflexe correspondant. Les vomissements en jet, la bradycardie et l’hypertension évoquent plutôt une hypertension intracrânienne.

15. Quelle structure est directement atteinte lors d’une lésion médullaire cervicale ?

Une racine nerveuse isolée dans le foramen intervertébral
La moelle épinière dans le canal vertébral cervical
Un muscle cervical situé autour de la colonne
Un ligament reliant deux vertèbres cervicales

La moelle épinière dans le canal vertébral cervical

Explication

La lésion médullaire cervicale est une atteinte de la moelle épinière au niveau du foramen vertébral. La radiculopathie concerne principalement une racine nerveuse et constitue donc une atteinte différente.

16. Quelle conséquence peut provoquer une compression cervicale haute située entre C1 et C4 ?

Une douleur lombaire associée à une faiblesse des deux pieds
Une quadriplégie associée à une paralysie diaphragmatique
Une paralysie isolée du membre inférieur sans trouble respiratoire
Une paraplégie associée à une cervicobrachialgie

Une quadriplégie associée à une paralysie diaphragmatique

Explication

Une compression médullaire haute de C1 à C4 peut atteindre les voies responsables des quatre membres et de la respiration diaphragmatique. La paraplégie avec cervicobrachialgie est plutôt associée à une compression située de C5 à D1.

17. Quel constat clinique renforce la suspicion d’une fracture cervicale après un traumatisme ?

Une rotation cervicale supérieure à 60 degrés sans douleur
Une rotation cervicale inférieure à 45 degrés
Une douleur légère disparaissant après quelques minutes de repos
Une gêne musculaire apparue plusieurs jours après le traumatisme

Une rotation cervicale inférieure à 45 degrés

Explication

Une rotation cervicale inférieure à 45 degrés fait partie des signes qui doivent faire suspecter une fracture cervicale, comme la douleur immédiate ou un déficit neurologique. Une rotation ample et indolore ne constitue pas ce critère de suspicion.

18. Quelle conduite adopter devant une suspicion de lésion médullaire ou de fracture cervicale ?

Traiter la douleur puis autoriser la reprise immédiate des activités
Éviter toute immobilisation afin de prévenir la raideur cervicale
Mobiliser le cou pour tester son amplitude avant toute orientation
Immobiliser le rachis et adresser rapidement le patient à un médecin

Immobiliser le rachis et adresser rapidement le patient à un médecin

Explication

La suspicion de lésion médullaire ou de fracture impose l’immobilisation du rachis cervical et une orientation urgente vers un médecin, avec une éventuelle prise en charge chirurgicale. Tester activement la mobilité ou éviter l’immobilisation peut aggraver une lésion instable.

19. Quel signe après un traumatisme crânien évoque particulièrement une fracture de la base du crâne ?

Une épistaxis rouge isolée sans autre signe neurologique
Une congestion nasale apparue après une exposition allergique
Une rhinorrhée claire pouvant correspondre à une fuite de liquide cérébrospinal
Une douleur faciale modérée sans écoulement ni ecchymose

Une rhinorrhée claire pouvant correspondre à une fuite de liquide cérébrospinal

Explication

Une rhinorrhée claire après un traumatisme peut traduire une fuite de liquide cérébrospinal liée à une fracture de la base du crâne. Une épistaxis banale correspond à un saignement nasal et n’a pas la même signification clinique.

20. Quelle différence d’évolution distingue typiquement l’hématome extradural de l’hématome sous-dural ?

Les deux hématomes restent asymptomatiques jusqu’à une infection intracrânienne
L’extradural apparaît des semaines plus tard, tandis que le sous-dural s’aggrave rapidement
Les deux hématomes provoquent une aggravation rapide immédiatement après le traumatisme
L’extradural peut s’aggraver rapidement, tandis que le sous-dural peut se révéler des semaines plus tard

L’extradural peut s’aggraver rapidement, tandis que le sous-dural peut se révéler des semaines plus tard

Explication

L’hématome extradural peut entraîner une détérioration neurologique rapide après l’hémorragie. L’hématome sous-dural peut, quant à lui, devenir symptomatique plusieurs semaines après le traumatisme.

21. Quel tableau clinique peut évoquer une hypertension intracrânienne ou un œdème cérébral diffus ?

Rhinorrhée claire, hémotympan et ecchymoses périorbitaires
Douleur locale, limitation de la rotation cervicale et sensibilité des apophyses
Céphalée importante en position déclive, vomissements en jet, troubles visuels et bradycardie
Douleur cervicale isolée, paresthésies du bras et réflexe diminué

Céphalée importante en position déclive, vomissements en jet, troubles visuels et bradycardie

Explication

L’hypertension intracrânienne ou l’œdème cérébral diffus peuvent provoquer une céphalée majorée en position déclive, des vomissements en jet, des troubles visuels, une altération de la conscience, une hypertension artérielle et une bradycardie. Les autres tableaux décrivent plutôt une radiculopathie cervicale, une fracture de la base du crâne ou une fracture cervicale.

22. Quel élément doit faire rechercher une fracture du nez après un traumatisme nasal ?

La présence d’une épistaxis associée au traumatisme
Une épistaxis isolée sans notion de choc
Une douleur faciale survenant après un effort
Une obstruction nasale apparue sans traumatisme

La présence d’une épistaxis associée au traumatisme

Explication

Une épistaxis associée à un traumatisme nasal doit conduire à rechercher une fracture des os ou du cartilage nasal. Une épistaxis sans traumatisme ne constitue pas, à elle seule, un argument spécifique en faveur d’une fracture nasale.

23. Quelle prise en charge est indiquée devant un hématome de la cloison nasale ?

Une immobilisation externe sans intervention locale
Un drainage rapide réalisé par un médecin ORL
Une réduction fermée après disparition de l’œdème
Une simple surveillance jusqu’à résorption spontanée

Un drainage rapide réalisé par un médecin ORL

Explication

L’hématome de la cloison, souvent blanchâtre ou violacé et fluctuant, doit être drainé rapidement par un ORL afin d’éviter l’infection, la nécrose cartilagineuse et le nez en selle. La surveillance seule expose à ces complications.

24. Quelle stratégie d’imagerie convient à une fracture nasale isolée et non compliquée ?

Un diagnostic clinique sans imagerie systématique
Un scan du massif facial réalisé d’emblée
Une radiographie cérébrale avant tout examen nasal
Une IRM cervicale centrée sur les parties molles

Un diagnostic clinique sans imagerie systématique

Explication

Une fracture nasale isolée et non compliquée se diagnostique cliniquement. Le scan du massif facial est plutôt indiqué lorsqu’une fracture naso-orbito-ethmoïdale ou une autre fracture faciale est suspectée.

25. Quelle amplitude correspond approximativement à la flexion cervicale normale ?

Environ 20 degrés
Environ 70 degrés
Environ 90 degrés
Environ 60 degrés

Environ 60 degrés

Explication

La flexion cervicale normale est d’environ 60 degrés. Une amplitude proche de 70 degrés correspond plutôt à l’extension, tandis que 20 degrés se rapproche de la limite basse de la flexion latérale.

26. Quel réflexe explore principalement la racine C7 lors de l’examen cervical ?

Le réflexe stylo-radial
Le réflexe tricipital
Le réflexe bicipital
Le réflexe rotulien

Le réflexe tricipital

Explication

Le réflexe tricipital explore principalement la racine C7. Le réflexe bicipital concerne surtout C5-C6 et le réflexe stylo-radial explore principalement C6.

27. Comment une manœuvre de Spurling est-elle considérée comme positive ?

Lorsqu’elle provoque une douleur locale sans irradiation
Lorsqu’elle améliore les symptômes après une flexion cervicale
Lorsqu’elle reproduit une douleur radiculaire avec des paresthésies
Lorsqu’elle révèle une limitation isolée de la rotation

Lorsqu’elle reproduit une douleur radiculaire avec des paresthésies

Explication

La manœuvre de Spurling associe extension, rotation du côté symptomatique et pression axiale progressive; elle est positive si elle reproduit une douleur radiculaire et des paresthésies. Une douleur cervicale locale sans irradiation est moins évocatrice d’une atteinte radiculaire.

28. Quel mécanisme constitue un critère dangereux selon la Canadian C-Spine Rule ?

Une chute d’au moins 1 mètre ou de 5 marches
Une chute de sa hauteur sans douleur cervicale
Un mouvement cervical brusque pendant une activité sportive
Une collision à faible vitesse sans projection du patient

Une chute d’au moins 1 mètre ou de 5 marches

Explication

La Canadian C-Spine Rule considère notamment comme dangereux une chute d’au moins 1 mètre ou de 5 marches. Elle sert à évaluer le risque de lésion cervicale, et non l’indication d’un scan cérébral selon la CT Head Rule.

29. Dans quelle situation une IRM cervicale est-elle particulièrement indiquée ?

Après l’échec du traitement conservateur pendant 4 à 6 semaines
D’emblée pour toute cervicalgie sans signe associé
Après une simple limitation de mobilité sans déficit neurologique
En cas de douleur brève rapidement résolutive

Après l’échec du traitement conservateur pendant 4 à 6 semaines

Explication

Une IRM cervicale est indiquée notamment après l’échec du traitement conservateur pendant 4 à 6 semaines, en cas de déficit moteur important, de red flag ou de suspicion de hernie significative. Elle n’est pas systématique devant une cervicalgie simple sans élément d’alerte.

30. Après un traumatisme craniocérébral léger, quelle conduite est recommandée durant les premiers jours?

Reprendre immédiatement les activités physiques habituelles afin d’évaluer la tolérance cérébrale
Observer un repos initial de 24 à 48 heures, puis reprendre progressivement les activités sans majorer les symptômes
Maintenir un repos strict prolongé jusqu’à disparition complète de toute fatigue
Privilégier les activités intellectuelles intenses avant toute reprise des mouvements physiques

Observer un repos initial de 24 à 48 heures, puis reprendre progressivement les activités sans majorer les symptômes

Explication

Un repos initial de 24 à 48 heures est habituellement suivi d’une reprise progressive des activités intellectuelles et physiques, guidée par les symptômes. Le repos strict prolongé n’est pas la conduite recommandée, car il est remplacé par une réactivation graduelle.

31. Quelle condition doit être remplie avant de commencer le retour progressif au sport après un traumatisme craniocérébral léger?

Le sportif doit respecter une semaine complète de repos avant de reprendre une activité sportive légère
Le sportif doit avoir terminé la reprise intellectuelle, même si certains symptômes persistent encore
Le sportif doit pouvoir reprendre directement l’entraînement complet sans période d’observation
Le sportif doit être totalement asymptomatique et attendre au moins 24 heures entre les étapes

Le sportif doit être totalement asymptomatique et attendre au moins 24 heures entre les étapes

Explication

Le retour au sport commence lorsque le sportif est totalement asymptomatique, avec au moins 24 heures entre chaque étape. La persistance de symptômes s’oppose à la progression, et leur réapparition impose de revenir à l’étape précédente.

32. Quelle prise en charge correspond à l’évolution habituelle d’une entorse cervicale?

Utiliser une intervention chirurgicale précoce, complétée par une restriction complète des mouvements
Associer une analgésie, de la glace ou de la chaleur, une réassurance et une reprise des activités
Limiter le traitement aux anti-inflammatoires, avec une physiothérapie immédiate pour chaque patient
Prescrire une immobilisation prolongée, sans reprise des activités ni réévaluation fonctionnelle

Associer une analgésie, de la glace ou de la chaleur, une réassurance et une reprise des activités

Explication

La prise en charge associe l’analgésie, la glace ou la chaleur, la réassurance et la reprise des activités; une physiothérapie peut être ajoutée si l’évolution est défavorable. L’immobilisation prolongée ou la chirurgie précoce ne constituent pas la conduite générale décrite.

33. Chez la personne âgée, quelle association contribue particulièrement au risque de traumatisme?

Les chutes fréquentes et la polypharmacie comprenant notamment des psychotropes, des antihypertenseurs ou des anticoagulants
Les infections respiratoires saisonnières et la prise ponctuelle de vitamines ou de suppléments minéraux
Les troubles visuels isolés et une alimentation pauvre en protéines sans exposition médicamenteuse notable
Les activités sportives régulières et l’absence habituelle de traitement cardiovasculaire ou neurologique

Les chutes fréquentes et la polypharmacie comprenant notamment des psychotropes, des antihypertenseurs ou des anticoagulants

Explication

Chez la personne âgée, les chutes représentent 40 à 60 % des traumatismes rencontrés, et la polypharmacie est associée aux traumatismes. Les médicaments concernés comprennent notamment les psychotropes, les antihypertenseurs et les anticoagulants; réduire ce risque aux activités ou à la nutrition serait incomplet.

34. Quelle affirmation décrit le risque lié aux anticoagulants après un traumatisme crânien chez une personne âgée?

Ils doivent être poursuivis à la même dose, car leur effet ne modifie pas le risque hémorragique
Ils sont associés à une mortalité trois à dix fois supérieure, et leur interruption suit l’algorithme approprié
Ils n’influencent le pronostic que lorsqu’une fracture cervicale est également diagnostiquée
Ils diminuent la mortalité en limitant les complications thrombotiques après le traumatisme crânien

Ils sont associés à une mortalité trois à dix fois supérieure, et leur interruption suit l’algorithme approprié

Explication

Chez la personne âgée anticoagulée, la mortalité après un traumatisme crânien est trois à dix fois supérieure, et l’anticoagulant doit être interrompu selon l’algorithme approprié. L’idée d’une absence d’effet ou d’un bénéfice protecteur méconnaît l’augmentation importante du risque.

35. Quelle association anatomique est correcte dans la région cervicale?

Les disques intervertébraux occupent le canal vertébral, tandis que la moelle épinière relie directement les vertèbres
Les méninges constituent les articulations cervicales, tandis que le disque intervertébral protège principalement les muscles paravertébraux
La moelle épinière absorbe les chocs entre les vertèbres, tandis que les méninges forment les disques intervertébraux
La moelle épinière et les méninges occupent le canal vertébral, tandis que le disque intervertébral absorbe les chocs

La moelle épinière et les méninges occupent le canal vertébral, tandis que le disque intervertébral absorbe les chocs

Explication

La moelle épinière et les méninges passent dans le canal vertébral, alors que le disque intervertébral contribue à l’absorption des chocs entre les vertèbres. Les autres associations attribuent aux structures nerveuses ou aux méninges la fonction mécanique du disque.

36. Quelle caractéristique permet de repérer la vertèbre C7 à la base du cou?

Elle correspond à la première vertèbre cervicale et soutient directement la base du crâne
Elle présente une apophyse transverse courte située immédiatement sous l’occiput
Elle se distingue par une apophyse épineuse bifide qui reste cachée sous les muscles cervicaux
Elle possède une apophyse épineuse particulièrement longue et forme une proéminence palpable

Elle possède une apophyse épineuse particulièrement longue et forme une proéminence palpable

Explication

C7 possède l’apophyse épineuse la plus longue et constitue une proéminence repérable à la base du cou. Elle n’est pas la première vertèbre cervicale, et les caractéristiques de l’atlas ou des autres vertèbres ne permettent pas cette identification.

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Quels critères définissent un traumatisme crânien léger ?

Un mécanisme compatible, un trouble transitoire de conscience, perte de conscience <30 min, amnésie ≤24 h, signe neurologique transitoire, score Glasgow 13-15.

Quand apparaissent les symptômes d’un traumatisme crânien léger ?

Dans les 24 à 48 heures suivant l’impact.

Quels signes indiquent une lésion intracrânienne après un traumatisme crânien ?

Perte de conscience >5 s, ≥3 vomissements en 4 h, convulsion, changement comportement, signes neurologiques focaux, fracture crâne, bombement fontanelles.

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