QCM : Maladies vectorielles du chien — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel agent transmet principalement la piroplasmose au chien et quelle conséquence provoque-t-il ?

La tique dure Dermacentor reticulatus, qui inocule des protozoaires responsables d’une anémie hémolytique
La puce du chien, qui inocule une bactérie responsable d’une dermatite infectieuse
Le moustique, qui inocule un protozoaire responsable d’une insuffisance respiratoire
La tique Rhipicephalus, qui inocule des vers ronds responsables d’une anémie chronique

La tique dure Dermacentor reticulatus, qui inocule des protozoaires responsables d’une anémie hémolytique

Explication

Dermacentor reticulatus est le principal vecteur décrit et transmet des protozoaires capables de provoquer une anémie hémolytique. La maladie de Lyme, et non la piroplasmose, est due à une bactérie transmise par certaines tiques.

2. Que sont les piroplasmes chez le chien ?

Des vers ronds qui circulent dans les vaisseaux sanguins
Des protozoaires qui se développent à l’intérieur des érythrocytes
Des champignons qui colonisent la peau et les follicules
Des bactéries qui se multiplient dans les voies respiratoires

Des protozoaires qui se développent à l’intérieur des érythrocytes

Explication

Les piroplasmes sont des protozoaires intraérythrocytaires, c’est-à-dire qu’ils se trouvent dans les globules rouges. Les filaires, contrairement aux piroplasmes, sont des vers ronds.

3. Quelle association entre forme de piroplasmose et vecteur est correcte ?

Babesia canis canis est transmise par Rhipicephalus, tandis que Babesia canis vogeli l’est par Dermacentor
Les deux formes sont transmises par les puces dans les habitations chauffées
Babesia canis canis est transmise par Dermacentor, tandis que Babesia canis vogeli l’est par Rhipicephalus
Les deux formes sont transmises par les moustiques dans les milieux aquatiques

Babesia canis canis est transmise par Dermacentor, tandis que Babesia canis vogeli l’est par Rhipicephalus

Explication

Babesia canis canis est associée à Dermacentor, alors que Babesia canis vogeli est associée à Rhipicephalus. Les autres associations remplacent les vecteurs de tiques par des insectes qui ne correspondent pas à ces formes.

4. Un chien vit dans un chenil chaud où la température atteint 30C30\,^{\circ}\mathrm{C}. Quel vecteur de piroplasmose est particulièrement favorisé dans ce contexte ?

Dermacentor, qui recherche principalement les habitations chauffées entre 2222 et 35C35\,^{\circ}\mathrm{C}
Dermacentor, qui préfère les milieux ouverts à température modérée
Rhipicephalus, qui devient actif dans les prairies fraîches autour de 13C13\,^{\circ}\mathrm{C}
Rhipicephalus, qui apprécie la chaleur et les chenils ou les maisons

Rhipicephalus, qui apprécie la chaleur et les chenils ou les maisons

Explication

Rhipicephalus aime la chaleur, les chenils et les maisons, avec une activité située entre 2222 et 35C35\,^{\circ}\mathrm{C}. Dermacentor est plutôt associé aux milieux ouverts et suburbains et à une activité entre 1212 et 15C15\,^{\circ}\mathrm{C}.

5. Quel mécanisme explique l’anémie des formes aiguës de piroplasmose ?

Une hémolyse intravasculaire régénérative provoquée par l’éclatement des globules rouges
Une perte de globules rouges limitée aux tissus après une inflammation locale
Une diminution progressive de la production des globules rouges dans la moelle osseuse
Une destruction des plaquettes entraînant indirectement une baisse des globules rouges

Une hémolyse intravasculaire régénérative provoquée par l’éclatement des globules rouges

Explication

Les piroplasmes provoquent une hémolyse intravasculaire régénérative : les globules rouges éclatent dans les vaisseaux, ce qui entraîne notamment hyperthermie et anémie. Cette situation ne correspond pas à une simple baisse de production médullaire.

6. Quelle combinaison de signes peut caractériser une forme aiguë sévère de piroplasmose non traitée ?

Muqueuses pâles ou ictériques, hémoglobinurie, abattement et atteinte hépatorénale
Toux sèche, prurit généralisé, diarrhée légère et augmentation de l’appétit
Muqueuses rosées, prise de poids, polyphagie et amélioration spontanée rapide
Convulsions isolées, écoulement nasal et inflammation articulaire sans anomalie sanguine

Muqueuses pâles ou ictériques, hémoglobinurie, abattement et atteinte hépatorénale

Explication

Les formes aiguës peuvent associer pâleur ou ictère des muqueuses, hémoglobinurie, abattement marqué et atteinte du foie et des reins, avec un risque fatal sans traitement. La pâleur traduit surtout l’anémie, tandis que l’ictère est lié à l’augmentation de la bilirubinémie.

7. Pourquoi un frottis sanguin négatif ne permet-il pas toujours d’exclure une piroplasmose ?

Parce qu’il devient positif seulement après la guérison de l’animal
Parce qu’il détecte uniquement les bactéries circulant dans le plasma
Parce qu’il mesure la fonction rénale sans observer les cellules sanguines
Parce que sa sensibilité imparfaite peut produire un résultat faussement négatif

Parce que sa sensibilité imparfaite peut produire un résultat faussement négatif

Explication

L’examen microscopique du frottis constitue le diagnostic de certitude lorsqu’il révèle les piroplasmes, mais sa sensibilité imparfaite expose à des faux négatifs. Il reste donc possible de ne pas observer le parasite malgré une infection présente.

8. Quel protocole correspond au traitement spécifique de la piroplasmose ?

De la perméthrine injectable associée à une restriction hydrique stricte
De l’imidocarbe à 6,6mg/kg6{,}6\,\mathrm{mg/kg} par voie sous-cutanée, avec perfusions et hépatoprotecteurs
Un hépatoprotecteur oral associé à un antibiotique dirigé contre une bactérie
Des perfusions seules à forte dose, sans médicament antiparasitaire spécifique

De l’imidocarbe à $$6{,}6\,\mathrm{mg/kg}$$ par voie sous-cutanée, avec perfusions et hépatoprotecteurs

Explication

Le traitement spécifique repose sur le Carbésia, ou imidocarbe, administré à 6,6mg/kg6{,}6\,\mathrm{mg/kg} par voie sous-cutanée, tandis que les perfusions et les hépatoprotecteurs apportent un soutien. Les perfusions et les hépatoprotecteurs ne remplacent donc pas le traitement antiparasitaire spécifique.

9. Comment l’imidocarbe peut-il être utilisé dans la prise en charge de la piroplasmose ?

Comme prévention après l’apparition des signes, sans effet sur une infection déclarée
Comme traitement curatif d’une infection et comme prévention avant l’apparition de la maladie
Comme médicament réservé aux tiques, sans action liée à l’infection à Babesia
Comme traitement curatif administré uniquement par voie orale après la guérison

Comme traitement curatif d’une infection et comme prévention avant l’apparition de la maladie

Explication

L’imidocarbe possède une action curative lorsqu’il traite une infection et une action préventive lorsqu’il est administré avant la maladie. La prévention et le traitement curatif correspondent donc à deux usages distincts du même médicament.

10. Quelle précaution est indispensable lors de l’utilisation d’une pipette ou d’un collier contenant de la perméthrine ?

Ne pas l’administrer à un chat, car ce produit lui est contre-indiqué
L’appliquer sur le chat après dilution dans l’eau pour neutraliser son action
Le réserver aux chats vivant dehors et l’éviter chez les chiens exposés aux tiques
L’administrer au chat à une dose réduite pour limiter les effets indésirables

Ne pas l’administrer à un chat, car ce produit lui est contre-indiqué

Explication

Les pipettes et colliers contenant de la perméthrine ne doivent pas être administrés aux chats. Réduire la dose ou diluer le produit ne supprime pas cette contre-indication.

11. Quel calendrier vaccinal est indiqué pour le vaccin contre la piroplasmose ?

Une primo-injection à 22 mois, deux rappels hebdomadaires, puis une vaccination mensuelle
Une injection unique à l’âge adulte, suivie d’un rappel tous les cinq ans
Deux injections le même jour à 88 mois, puis aucun rappel programmé
Une primo-injection à 88 mois, un rappel un mois après, puis un rappel annuel ou bisannuel

Une primo-injection à $$8$$ mois, un rappel un mois après, puis un rappel annuel ou bisannuel

Explication

Le protocole comprend une primo-injection à 88 mois, un rappel un mois plus tard, puis des rappels annuels ou bisannuels. Le vaccin contient des antigènes inactivés de Babesia canis et un adjuvant de saponine.

12. Quel agent et quel vecteur sont responsables de la maladie de Lyme chez le chien ?

La bactérie Borrelia burgdorferi transmise par un phlébotome
Le protozoaire Leishmania infantum transmis par un moustique
La bactérie Borrelia burgdorferi transmise par Ixodes ricinus
Le protozoaire responsable de la piroplasmose transmis par Ixodes ricinus

La bactérie Borrelia burgdorferi transmise par Ixodes ricinus

Explication

La maladie de Lyme est une zoonose vectorielle bactérienne due à Borrelia burgdorferi et transmise par la tique Ixodes ricinus. La piroplasmose est, elle, une maladie protozoaire et ne correspond pas à l’agent causal de Lyme.

13. Après une morsure, dans quelles structures Borrelia burgdorferi se dissémine-t-elle principalement ?

Dans les voies respiratoires, puis dans les alvéoles et les ganglions médiastinaux
Dans le sang circulant, où elle reste durablement en forte concentration
Dans les tissus conjonctifs et certaines zones de filtre comme la synovie
Dans les macrophages cutanés avant d’atteindre préférentiellement la moelle osseuse

Dans les tissus conjonctifs et certaines zones de filtre comme la synovie

Explication

Borrelia burgdorferi se multiplie puis se dissémine dans les tissus conjonctifs, les structures lymphoïdes et des zones de filtre telles que la synovie ou le glomérule. Cette dynamique la distingue d’un agent hémopathogène circulant durablement dans le sang.

14. Quelle condition favorise la transmission de Borrelia burgdorferi par Ixodes ricinus ?

Une fixation de 16 à 48 heures, avec une transmission surtout trans-stadiale
Une fixation de 2 à 5 mois, avec une transmission limitée au stade adulte
Une fixation de quelques minutes, avec une transmission principalement transovarienne
Une fixation nocturne, avec une transmission exclusivement liée aux larves

Une fixation de 16 à 48 heures, avec une transmission surtout trans-stadiale

Explication

Ixodes ricinus transmet généralement la bactérie après 16 à 48 heures de fixation, et la transmission est surtout trans-stadiale, de la larve à la nymphe puis à l’adulte. La durée de fixation et le passage entre stades sont donc les éléments déterminants.

15. Quelle proportion des chiens infectés par la maladie de Lyme présente des symptômes ?

Environ 90 % des chiens infectés
Environ 5 % des chiens infectés
Environ 60 % des chiens infectés
Environ 30 % des chiens infectés

Environ 5 % des chiens infectés

Explication

Seuls environ 5 % des chiens infectés présentent des signes cliniques, ce qui explique que le chien soit souvent un porteur sain. Le pourcentage d’animaux infectés, situé entre 10 et 30 %, ne correspond pas à la proportion symptomatique.

16. Quel ensemble de signes constitue la présentation clinique la plus fréquente chez les chiens sensibles atteints de maladie de Lyme ?

Adénomégalie et anorexie, avec une fréquence d’environ 30 %
Gonflement carpien et tarsien, avec une fréquence d’environ 40 %
Perte de poils et anorexie, avec une fréquence d’environ 49 %
Hyperthermie et boiterie, avec une fréquence d’environ 65 %

Hyperthermie et boiterie, avec une fréquence d’environ 65 %

Explication

L’hyperthermie et la boiterie représentent les principaux signes, observés dans environ 65 % des cas. Le gonflement des articulations carpiennes et tarsiennes est également fréquent, mais sa fréquence est d’environ 60 %, et non 40 %.

17. Chez un chien infecté, quelle évolution des anticorps est attendue au cours de la maladie de Lyme ?

Les IgG apparaissent d’abord puis diminuent rapidement, tandis que les IgM persistent pendant plusieurs années
Les IgM apparaissent après les IgG et restent élevées lorsque les IgG deviennent indétectables
Les IgM et les IgG apparaissent simultanément puis disparaissent après trois à six semaines
Les IgM apparaissent d’abord puis diminuent, tandis que les IgG apparaissent plus tard et peuvent persister des années

Les IgM apparaissent d’abord puis diminuent, tandis que les IgG apparaissent plus tard et peuvent persister des années

Explication

Les IgM apparaissent après 2 à 3 semaines, culminent entre 3 et 6 semaines puis diminuent, tandis que les IgG apparaissent après 4 à 6 semaines et peuvent rester élevées durant des années. L’erreur fréquente consiste à inverser l’ordre d’apparition de ces deux classes d’immunoglobulines.

18. Quel est le mode de transmission et le principal réservoir de la leishmaniose canine ?

Une tique transmet Leishmania infantum, dont les macrophages constituent le réservoir principal
Un phlébotome transmet Leishmania infantum, dont le chien est le principal réservoir
Un phlébotome transmet Borrelia burgdorferi, dont le chien est le principal réservoir
Un moustique transmet Leishmania infantum, dont le chien est un hôte accidentel

Un phlébotome transmet Leishmania infantum, dont le chien est le principal réservoir

Explication

La leishmaniose est une zoonose vectorielle due au protozoaire flagellé Leishmania infantum, transmis par des phlébotomes, avec le chien comme principal réservoir. La transmission par moustique correspond plutôt à la dirofilariose, ce qui explique la confusion proposée.

19. Que se passe-t-il après l’injection des leishmanies par le phlébotome ?

Elles restent dans le sang circulant, puis colonisent principalement les muscles squelettiques
Elles se multiplient dans les tissus conjonctifs, puis atteignent les zones de filtre comme la synovie
Elles sont phagocytées par des macrophages cutanés, puis gagnent les organes hématolymphopoïétiques
Elles envahissent d’abord les voies respiratoires, puis se concentrent dans les ganglions thoraciques

Elles sont phagocytées par des macrophages cutanés, puis gagnent les organes hématolymphopoïétiques

Explication

Après leur injection, les leishmanies sont phagocytées par les macrophages cutanés, qui éclatent ensuite, permettant l’invasion des organes hématolymphopoïétiques, notamment la moelle osseuse. La dissémination dans les tissus conjonctifs correspond plutôt au processus décrit pour Borrelia burgdorferi.

20. Quels signes systémiques sont observés chez le chien atteint de leishmaniose dans environ 70 % des cas ?

Abattement, cachexie, amyotrophie et adénomégalie
Érythème, épistaxis, diarrhée et paralysie
Prurit, toux, ascite et bradycardie
Vomissements, ictère, convulsions et polyurie

Abattement, cachexie, amyotrophie et adénomégalie

Explication

Les signes systémiques concernés comprennent l’abattement, la cachexie, l’amyotrophie et l’adénomégalie, avec une fréquence d’environ 70 %. Les signes cutanés comme le prurit ou l’érythème relèvent d’une autre catégorie clinique.

21. Quel ensemble décrit le mieux les manifestations cutanées typiques de la leishmaniose canine ?

Squamosis débutant à la tête, ulcères persistants, pyodermite et onychogryphose
Dermatite humide, prurit interdigital, abcès profonds et dépilation généralisée
Alopécie caudale, urticaire aiguë, vésicules et décoloration du pelage
Pustules abdominales, nodules musculaires, ecchymoses et nécrose auriculaire

Squamosis débutant à la tête, ulcères persistants, pyodermite et onychogryphose

Explication

Les manifestations cutanées comprennent notamment un squamosis débutant à la tête, des ulcères persistants, une pyodermite et une onychogryphose. Les autres associations mélangent des lésions qui ne constituent pas l’ensemble caractéristique décrit ici.

22. Quelle distinction permet d’opposer le diagnostic direct au diagnostic indirect de la leishmaniose canine ?

Le direct recherche des antigènes urinaires, tandis que l’indirect identifie les larves par examen microscopique
Le direct mesure les anticorps sanguins, tandis que l’indirect révèle le protozoaire dans les ganglions
Le direct utilise une immunofluorescence, tandis que l’indirect repose sur une ponction de moelle osseuse
Le direct recherche le protozoaire dans la moelle ou les ganglions, tandis que l’indirect recherche des anticorps par sérologie

Le direct recherche le protozoaire dans la moelle ou les ganglions, tandis que l’indirect recherche des anticorps par sérologie

Explication

Le diagnostic direct met en évidence les protozoaires après ponction de moelle osseuse ou de ganglions, alors que le diagnostic indirect détecte des anticorps par immunofluorescence ou ELISA. La confusion fréquente consiste à inverser la recherche du parasite et celle des anticorps.

23. Chez un chien atteint de leishmaniose sans insuffisance rénale préexistante, quel schéma correspond au Glucantime ?

Antimoniate de méglumine par voie intraveineuse, à 10 mg/kg par jour pendant trois mois
Allopurinol par voie orale, à 10 mg/kg trois fois par jour pendant trois mois
Antimoniate de méglumine par voie sous-cutanée, à 100 mg/kg par jour pendant 30 jours
Allopurinol par voie sous-cutanée, à 100 mg/kg une fois par jour pendant 30 jours

Antimoniate de méglumine par voie sous-cutanée, à 100 mg/kg par jour pendant 30 jours

Explication

Le Glucantime, ou antimoniate de méglumine, s’administre par voie sous-cutanée à 100 mg/kg par jour durant 30 jours. L’allopurinol correspond au Zyloric et possède un autre dosage, une autre voie d’administration et un rôle leishmanostatique.

24. Quel agent et quel mode de transmission caractérisent la dirofilariose cardio-respiratoire canine ?

Leishmania infantum, un protozoaire transmis par les phlébotomes
Dirofilaria immitis, une bactérie transmise par les tiques
Toxoplasma gondii, un protozoaire transmis par les puces
Dirofilaria immitis, une filaire transmise par les moustiques

Dirofilaria immitis, une filaire transmise par les moustiques

Explication

La dirofilariose cardio-respiratoire est due à la filaire Dirofilaria immitis et se transmet par les moustiques, principalement chez le chien. La leishmaniose est causée par un protozoaire et relève d’un autre vecteur.

25. Quel enchaînement décrit correctement le cycle de Dirofilaria immitis chez le chien et le moustique ?

Les L3 inoculées muent en L4, migrent vers le cœur droit et les poumons, puis les adultes libèrent des microfilaires réingérées par les moustiques
Les L4 sont déposées par le moustique, restent dans la peau, puis produisent des adultes éliminés dans les selles
Les microfilaires inoculées muent en L3 dans le chien, gagnent le cœur gauche, puis deviennent des œufs réingérés par les moustiques
Les adultes sont inoculés par le moustique, deviennent des L3 dans les poumons, puis libèrent des larves absorbées par voie digestive

Les L3 inoculées muent en L4, migrent vers le cœur droit et les poumons, puis les adultes libèrent des microfilaires réingérées par les moustiques

Explication

Les moustiques inoculent des larves L3, qui muent en L4, migrent ensuite vers les vaisseaux sanguins puis le cœur droit et les vaisseaux pulmonaires. Les vers adultes libèrent des microfilaires dans le sang, lesquelles sont réingérées par les moustiques.

26. À quel moment les symptômes de dirofilariose apparaissent-ils généralement après des contaminations multiples ?

Quelques jours plus tard, dès la pénétration des larves dans la peau
Après plusieurs années, lorsque les larves restent confinées dans les muscles
Environ sept mois plus tard, lorsque les vers adultes encombrent le cœur droit et les vaisseaux pulmonaires
Après deux semaines, lorsque les microfilaires atteignent les reins

Environ sept mois plus tard, lorsque les vers adultes encombrent le cœur droit et les vaisseaux pulmonaires

Explication

Les signes apparaissent généralement environ sept mois après des contaminations multiples, au moment où les vers adultes occupent le cœur droit et les vaisseaux pulmonaires. Les larves précoces ne provoquent pas habituellement cette obstruction cardio-pulmonaire à elles seules.

27. Quelle progression clinique correspond à l’évolution typique de la dirofilariose avancée ?

Toux initiale, dermatite, insuffisance cardiaque gauche, puis obstruction intestinale par les adultes
Fièvre aiguë, insuffisance hépatique, insuffisance cardiaque gauche, puis paralysie périphérique
Anémie précoce, convulsions, hypertension systémique, puis cirrhose avec hémorragie digestive
Stade asymptomatique, hypertension pulmonaire, insuffisance cardiaque droite avec ascite, puis atteinte rénale par glomérulonéphrite

Stade asymptomatique, hypertension pulmonaire, insuffisance cardiaque droite avec ascite, puis atteinte rénale par glomérulonéphrite

Explication

L’évolution décrite va d’un stade asymptomatique vers l’hypertension pulmonaire, puis l’insuffisance cardiaque droite avec ascite et épanchement pleural, avant une atteinte immunitaire rénale. L’insuffisance cardiaque gauche ne constitue pas l’étape centrale de cette progression.

28. Quels examens et tests participent au diagnostic direct de la dirofilariose, contrairement à la sérologie ?

Dosage d’anticorps par sérologie, test cutané, analyse urinaire et électrocardiogramme de repos
Détection d’anticorps par immunofluorescence, biopsie musculaire, coproculture et mesure de la glycémie
Recherche de microfilaires, échographie cardiaque, radiographie thoracique, détection antigénique par Snap 4Dx et PCR éventuelle
Recherche d’œufs fécaux, culture bactérienne, dosage des enzymes hépatiques et radiographie abdominale

Recherche de microfilaires, échographie cardiaque, radiographie thoracique, détection antigénique par Snap 4Dx et PCR éventuelle

Explication

Le diagnostic repose notamment sur la recherche de microfilaires, l’imagerie cardio-thoracique, la détection antigénique par Snap 4Dx et parfois la PCR. La sérologie recherche des anticorps et se montre moins sensible et moins spécifique dans ce contexte.

29. Chez un chien nécessitant un traitement adulticide contre la dirofilariose, quel rôle est attribué à la doxycycline dans le protocole ?

Elle détruit directement les vers adultes avant toute antibiothérapie complémentaire
Elle prévient les réactions inflammatoires et remplace la corticothérapie associée
Elle élimine les microfilaires et remplace les injections de mélarsomine
Elle cible Wolbachia avant l’administration de la mélarsomine contre les vers adultes

Elle cible Wolbachia avant l’administration de la mélarsomine contre les vers adultes

Explication

La doxycycline est administrée en premier pour agir contre Wolbachia, puis le protocole comprend la mélarsomine, la cortisone et plusieurs injections de mélarsomine. La mélarsomine est l’agent destiné à tuer les vers adultes, et non la doxycycline.

30. Quelle chimioprévention convient notamment à un chien de plus de 12 semaines vivant en zone endémique ?

Moxidectine injectable à 0,17 mg/kg par voie sous-cutanée tous les six mois
Doxycycline orale à 10 mg/kg par jour pendant six mois
Mélarsomine injectable à 0,17 mg/kg par voie sous-cutanée chaque semaine
Allopurinol injectable à 10 mg/kg par voie intramusculaire tous les mois

Moxidectine injectable à 0,17 mg/kg par voie sous-cutanée tous les six mois

Explication

La chimioprévention peut reposer sur la moxidectine injectable, administrée à 0,17 mg/kg par voie sous-cutanée tous les six mois chez les chiens concernés. La mélarsomine est un adulticide et la doxycycline cible Wolbachia dans le traitement des animaux infectés.

31. Quel agent transmet principalement l’ehrlichiose monocytaires canine et quelle est sa nature ?

Culex pipiens transmet un protozoaire appelé Ehrlichia canis
Rhipicephalus sanguineus transmet un protozoaire appelé Babesia canis
Rhipicephalus sanguineus transmet une bactérie appelée Ehrlichia canis
Dermacentor reticulatus transmet une bactérie appelée Ehrlichia canis

Rhipicephalus sanguineus transmet une bactérie appelée Ehrlichia canis

Explication

L’ehrlichiose monocytaires canine est une maladie vectorielle bactérienne due à Ehrlichia canis et transmise par Rhipicephalus sanguineus. La piroplasmose correspond à une infection protozoaire, ce qui explique pourquoi Babesia canis n’est pas le bon agent ici.

32. Dans quelles cellules Ehrlichia canis forme-t-elle des morulae avant leur déplacement vers certains organes lymphoïdes ?

Dans les érythrocytes, où se multiplient les piroplasmes responsables d’anémie
Dans les hépatocytes, avant une diffusion vers les voies biliaires et le pancréas
Dans les granulocytes, avec une migration secondaire vers les alvéoles pulmonaires
Dans les cellules mononucléées, notamment les monocytes, macrophages et lymphocytes

Dans les cellules mononucléées, notamment les monocytes, macrophages et lymphocytes

Explication

Ehrlichia canis se regroupe en morulae dans les vacuoles intracytoplasmiques des cellules mononucléées, puis celles-ci gagnent notamment la rate et les nœuds lymphatiques. Les érythrocytes abritent plutôt les piroplasmes, ce qui constitue une confusion classique.

33. Un chien atteint d’ehrlichiose présente une fièvre, un abattement, une adénomégalie et une thrombopénie depuis trois semaines. Quelle phase correspond le mieux à cette présentation ?

La phase aiguë, qui s’étend généralement sur une à quatre semaines
La phase de convalescence, durant laquelle les anomalies hématologiques persistent rarement
La phase chronique, caractérisée par des désordres quasi irréversibles
La phase de latence, marquée par une absence habituelle de signes cliniques

La phase aiguë, qui s’étend généralement sur une à quatre semaines

Explication

Une durée de trois semaines associée à de la fièvre, de l’abattement, une adénomégalie et une thrombopénie correspond à la phase aiguë, qui dure une à quatre semaines. La phase chronique se définit plutôt par des désordres hématologiques et immunitaires quasi irréversibles.

34. Quelle prise en charge associe correctement le traitement et la prévention de l’ehrlichiose canine ?

Administrer de la doxycycline à dose unique et éviter les contacts avec les chiens infectés
Administrer de la doxycycline à 10 mg/kg par jour pendant un à trois mois et lutter contre les tiques
Administrer un antiviral pendant un à trois mois et limiter l’exposition aux moustiques
Administrer un antiparasitaire protozoaire pendant une semaine et vacciner le chien chaque année

Administrer de la doxycycline à 10 mg/kg par jour pendant un à trois mois et lutter contre les tiques

Explication

Le traitement recommandé repose sur la doxycycline à 10 mg/kg par jour pendant un à trois mois, tandis que la prévention repose sur la lutte contre les tiques. La vaccination ne fait pas partie de la prévention, car il n’existe pas de vaccin contre cette maladie.

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Qu'est-ce que la piroplasmose chez le chien ?

Une maladie vectorielle transmise par la tique Dermacentor reticulatus.

Que sont les piroplasmes ?

Des protozoaires intraérythrocytaires responsables de la piroplasmose.

Qui a donné son nom au genre Babesia et quand ?

Victor Babes au XIXe siècle.

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