★ À maîtriser
L’HTA est définie par une pression artérielle systolique d’au moins 140 mmHg ou une pression artérielle diastolique d’au moins 90 mmHg, constatée lors de 3 consultations successives sur 3 à 6 mois.
En cas d’HTA sévère confirmée, avec une pression systolique supérieure à 180 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure à 110 mmHg, un traitement pharmacologique doit être instauré sans délai.
L’HTA blouse blanche correspond à une pression élevée en consultation alors que la pression diurne moyenne hors cabinet est inférieure à 135/85 mmHg ; elle ne nécessite habituellement pas de traitement antihypertenseur mais impose une surveillance annuelle et des mesures hygiéno-diététiques.
Compléments
La pression artérielle est considérée comme normale en cabinet si elle est inférieure à 14/9 cmHg, tandis que les seuils de normalité en automesure à domicile sont inférieurs à 135/85 mmHg.
En France, en 2012, 11 % de la population adulte était traitée pour une hypertension artérielle, 20 % des personnes hypertendues ne prenaient pas de traitement et 50 % des personnes traitées restaient insuffisamment contrôlées.
HTA permanente ≠ HTA blouse blanche : seuils élevés persistants versus pression normale hors cabinet.
📌 La pression systolique est la pression maximale mesurée pendant la contraction et l’éjection du cœur, tandis que la pression diastolique est la pression minimale mesurée pendant le relâchement et le remplissage cardiaque.
📐 Formule — Selon la loi physique d’Ohm, la pression artérielle vérifie , où R représente les résistances périphériques et DC le débit cardiaque.
📌 La pression artérielle augmente lorsque le débit cardiaque augmente par élévation de la fréquence cardiaque ou du volume sanguin, ou lorsque les résistances périphériques augmentent lors d’une vasoconstriction.
L’HTA rigidifie les grosses artères, épaissit les petites artères et réduit leur lumière et leur capacité de dilatation, ce qui diminue l’irrigation du cerveau, du cœur et du rein.
Les complications de l’HTA augmentent le risque d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde et d’insuffisance rénale, et l’Organisation mondiale de la Santé estime que 13 % des décès seraient liés à ces complications.
Débit cardiaque ou résistances périphériques augmentés → pression artérielle élevée → lésions des organes cibles.
La prise en charge de l’HTA commence par des mesures hygiéno-diététiques, puis un traitement antihypertenseur est proposé en cas d’échec, tandis que les mesures sont poursuivies au long cours.
Les mesures hygiéno-diététiques comprennent la réduction du sel, l’activité physique régulière, la réduction du poids en cas de surcharge pondérale, la diminution de l’alcool, la consommation de fruits et légumes et l’arrêt du tabac.
📌 Les antihypertenseurs réduisent soit le débit cardiaque, notamment par les bêta-bloquants ou les diurétiques, soit les résistances périphériques, notamment par les inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone, les inhibiteurs sympathiques, les dérivés nitrés ou les inhibiteurs calciques.
Mesures hygiéno-diététiques → traitement médicamenteux → associations si contrôle insuffisant.
★ À maîtriser
📌 L’hypotension orthostatique est une diminution de la pression systolique d’au moins 20 mmHg et/ou de la pression diastolique d’au moins 10 mmHg, ou la survenue de vertiges ou d’un malaise, dans les 5 minutes suivant le passage couché-debout.
📌 Les bêta-bloquants diminuent par blocage bêta1 la fréquence cardiaque, la contractilité, la conduction auriculo-ventriculaire et la sécrétion de rénine, tandis que le blocage bêta2 peut provoquer vasoconstriction, bronchoconstriction et hypoglycémie masquée.
📌 Les bêta-bloquants sont contre-indiqués dans l’asthme et le syndrome de Raynaud sévère, et doivent être utilisés avec précaution en cas de diabète, d’artériopathie des membres inférieurs ou de bronchopneumopathie chronique obstructive.
Compléments
📌 Les inhibiteurs sympathiques centraux sont des antihypertenseurs de seconde intention, souvent mal tolérés, pouvant provoquer une sédation et un effet rebond lors de l’arrêt brutal de la clonidine ou de l’alpha-méthyldopa.
📌 Les bêta-bloquants doivent être prescrits à des posologies individualisées atteintes par paliers, sans interruption brutale, avec surveillance de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.
Action centrale : baisse du tonus sympathique ; action périphérique : blocage des récepteurs alpha ou bêta.
★ À maîtriser
📌 Les IEC diminuent la production d’angiotensine II et la dégradation de la bradykinine, tandis que les ARA2 bloquent compétitivement les récepteurs AT1 de l’angiotensine II.
📌 Les IEC et les ARA2 sont des antihypertenseurs de première intention indiqués notamment dans l’insuffisance cardiaque, mais ils sont contre-indiqués pendant la grossesse et l’allaitement.
Les effets indésirables importants des IEC sont la toux persistante, les œdèmes angioneurotiques et l’hyperkaliémie, qui constitue un point majeur de surveillance.
Les ARA2 provoquent une hyperkaliémie mais ne provoquent pas de toux, ce qui permet leur utilisation comme alternative aux IEC.
Compléments
Les IEC ont une dénomination commune internationale se terminant par -pril, tandis que les ARA2 ont une dénomination se terminant par -sartan.
Les effets indésirables des inhibiteurs calciques peuvent comprendre un effet inotrope négatif et une bradycardie cardiaque, des palpitations par tachycardie réflexe, un flush facial, des œdèmes artériolaires, des céphalées et une constipation.
IEC : toux possible ; ARA2 : alternative sans toux, mais les deux exposent à l’hyperkaliémie.
★ À maîtriser
📌 Les diurétiques thiazidiques sont des antihypertenseurs de première intention, mais ils sont inefficaces en cas d’insuffisance rénale sévère.
📌 Une association d’antihypertenseurs combine des mécanismes différents et complémentaires lorsque la monothérapie ne suffit pas, tandis qu’une association fixe dans un seul comprimé favorise l’observance mais empêche de modifier séparément les doses des deux composants.
Compléments
📌 La surveillance d’un traitement thiazidique comprend la natrémie, la kaliémie, la calcémie, la créatininémie, l’urée sanguine et la glycémie, avec une vigilance accrue chez la personne âgée en raison des risques de déshydratation et d’insuffisance rénale.
IEC ou ARA2 hyperkaliémiants + thiazidiques hypokaliémiants : effets électrolytiques opposés.
Principales classes et effets
| Classe | Mécanisme principal | Effets indésirables majeurs |
|---|---|---|
| Bêta-bloquants | Diminution de la fréquence cardiaque et de la contractilité | Bradycardie, bronchoconstriction, hypoglycémie masquée |
| IEC | Diminution de l’angiotensine II et de la vasoconstriction | Toux, hyperkaliémie |
| ARA2 | Blocage des récepteurs AT1 | Hyperkaliémie, absence de toux |
| Inhibiteurs calciques | Blocage des canaux calciques et vasodilatation | Œdèmes, céphalées, bradycardie ou tachycardie réflexe |
| Diurétiques thiazidiques | Excrétion urinaire de sodium et d’eau | Hypokaliémie, déshydratation |
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Qu'est-ce que l'hypertension artérielle ?
Une augmentation anormale persistante de la pression sanguine sur la paroi des artères.
Seuils HTA
≥ 140/90 mmHg confirmés sur 3 consultations
Quels sont les seuils de pression définissant l'HTA ?
Une pression systolique ≥140 mmHg ou diastolique ≥90 mmHg sur 3 consultations.
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