QCM : Mémoire de travail et contrôle exécutif (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne doit retenir une réponse impulsive, corriger une erreur et poursuivre deux activités simultanées. Quelles situations requièrent un contrôle exécutif ?

L’inhibition d’une réponse inappropriée dans un contexte particulier requiert un contrôle exécutif.
La coordination de tâches simultanées fait partie des situations sollicitant ce contrôle.
La correction d’une erreur constitue une situation nécessitant un processus contrôlé.
La recherche automatique d’informations en mémoire à long terme appelle un contrôle exécutif.
Le maintien de l’attention prolongée relève d’un processus automatique plutôt que contrôlé.

L’inhibition d’une réponse inappropriée dans un contexte particulier requiert un contrôle exécutif. · La coordination de tâches simultanées fait partie des situations sollicitant ce contrôle. · La correction d’une erreur constitue une situation nécessitant un processus contrôlé.

Explication

Inhiber une réponse inappropriée, corriger une erreur et coordonner des tâches simultanées sollicitent un contrôle exécutif. La recherche automatique en mémoire à long terme est distinguée de la recherche délibérée, et le maintien prolongé de l’attention requiert un processus contrôlé.

2. À propos des limites de l’évaluation exécutive, quelles propositions sont exactes ?

La Tour de Londres consiste à produire oralement un mot issu du champ sémantique.
Les fonctions exécutives sont inférées à partir de tâches mobilisant aussi des processus non exécutifs.
Le Test de Hayling sollicite notamment le langage et l’accès au champ sémantique.
Le Trail Making Test repose sur les praxies, mais pas sur la connaissance de l’alphabet.
Le go-no go demande de nommer des couleurs, tandis que le Stroop suspend une réponse.

Les fonctions exécutives sont inférées à partir de tâches mobilisant aussi des processus non exécutifs. · Le Test de Hayling sollicite notamment le langage et l’accès au champ sémantique.

Explication

Les fonctions exécutives ne sont pas observables directement : leur évaluation repose sur des tâches qui mobilisent aussi d’autres processus. Le Hayling sollicite le langage et l’accès sémantique; le Trail Making Test mobilise également l’alphabet, le comptage et les praxies. Le go-no go implique de suspendre une réponse, le Stroop de nommer des couleurs et la Tour de Londres de déplacer des boules.

3. Quel constat soutient l’hypothèse d’une diversité des fonctions exécutives ?

Des performances similaires d’un patient à tous les tests et de fortes corrélations entre ces tests.
Des dissociations entre les difficultés quotidiennes et les tests, sans comparaison entre plusieurs tests exécutifs.
Une activation limitée aux aires frontales, commune à l’ensemble des tests exécutifs.
Des dissociations entre les résultats d’un patient à différents tests et de faibles corrélations entre ces tests.

Des dissociations entre les résultats d’un patient à différents tests et de faibles corrélations entre ces tests.

Explication

Des profils de réussite différents selon les tests, associés à de faibles corrélations entre eux, suggèrent que les fonctions exécutives ne forment pas un bloc unique. Les écarts entre difficultés quotidiennes et résultats aux tests concernent plutôt la représentativité de l’évaluation neuropsychologique.

4. Combien d’étudiants ont participé à l’étude expérimentale de Miyake et ses collaborateurs en 2000 ?

157 étudiants
137 étudiants
147 étudiants
127 étudiants

137 étudiants

Explication

L’étude de Miyake et ses collaborateurs a été menée auprès de 137 étudiants. Le nombre de 127 correspond à un effectif différent de celui rapporté pour cette étude.

5. Dans la tâche Plus-Minus, quel est l’objectif de la troisième liste de calculs ?

Alterner le dénombrement local et global selon la couleur de chaque figure.
Juger la parité des chiffres tout en classant les lettres en consonnes ou voyelles.
Répéter l’addition de 3 afin de stabiliser une seule règle de calcul.
Alterner l’addition et la soustraction de 3 d’un chiffre au suivant.

Alterner l’addition et la soustraction de 3 d’un chiffre au suivant.

Explication

La troisième liste requiert de changer alternativement d’opération, en ajoutant puis en soustrayant 3. Les deux autres tâches évoquées correspondent à des paradigmes distincts, et répéter une seule opération ne met pas en jeu cette alternance.

6. Quelle est la définition de la mise à jour en mémoire de travail proposée par Morris et Jones en 1990 ?

Passer d’un ensemble cognitif à un autre en désengageant une tâche devenue non pertinente.
Empêcher intentionnellement une réponse dominante ou automatique de guider le comportement.
Maintenir une information en mémoire sans la remplacer au cours de la tâche.
Encoder et maintenir les informations pertinentes, puis remplacer celles qui sont devenues obsolètes.

Encoder et maintenir les informations pertinentes, puis remplacer celles qui sont devenues obsolètes.

Explication

Morris et Jones ont décrit la mise à jour comme le maintien d’informations pertinentes et le remplacement des éléments qui ne le sont plus. Le maintien sans remplacement correspond à une conception plus statique de la mémoire de travail et omet l’actualisation des contenus.

7. En quoi l’inhibition délibérée de Miyake se distingue-t-elle de l’inhibition réactive ?

Elle permet de passer à un nouveau set cognitif, tandis que l’inhibition réactive empêche la lecture d’un mot incongru.
Elle résiste aux distracteurs présents, tandis que l’inhibition réactive empêche une réponse automatique avant qu’elle soit préparée.
Elle remplace les informations obsolètes, tandis que l’inhibition réactive maintient le but de la tâche en mémoire de travail.
Elle empêche intentionnellement une réponse dominante, tandis que l’inhibition réactive gêne le traitement d’informations précédemment inhibées.

Elle empêche intentionnellement une réponse dominante, tandis que l’inhibition réactive gêne le traitement d’informations précédemment inhibées.

Explication

L’inhibition délibérée consiste à empêcher volontairement une réponse dominante ou automatique. L’inhibition réactive désigne plutôt la gêne éprouvée lors du traitement d’une information qui avait été inhibée auparavant.

8. À quels chercheurs est attribuée l’étude qui associe le shifting au WCST, l’inhibition à la Tour de Hanoï et la mise à jour à la génération aléatoire de nombres et à l’empan arithmétique ?

Friedman et Miyake, dans leur étude de 2004
Fisk et Sharp, dans leur étude de 2004
Collette et ses collaborateurs, dans leur étude de 2005
Miyake et ses collaborateurs, dans leur étude de 2000

Miyake et ses collaborateurs, dans leur étude de 2000

Explication

Miyake et ses collaborateurs ont étudié en 2000 les contributions des trois fonctions exécutives à ces tâches complexes. Friedman et Miyake ont plutôt distingué différents types d’inhibition dans leurs travaux de 2004.

9. Pourquoi les fonctions exécutives peuvent-elles être à la fois distinctes et relativement unifiées ?

Parce qu’elles correspondent à une opération unique, mais interviennent dans des tâches et des contextes différents.
Parce qu’elles sont indépendantes, mais utilisent les mêmes stratégies de réponse dans les tâches complexes.
Parce qu’elles reposent sur des mécanismes inhibiteurs identiques, mais mobilisent des systèmes de mémoire différents.
Parce qu’elles reposent sur des opérations distinctes, mais partagent le maintien du but, du contexte et des informations pertinentes en mémoire de travail.

Parce qu’elles reposent sur des opérations distinctes, mais partagent le maintien du but, du contexte et des informations pertinentes en mémoire de travail.

Explication

Le maintien en mémoire de travail du but, du contexte et des informations pertinentes peut contribuer à l’unité, tandis que les fonctions conservent des opérations distinctes. L’idée d’une opération unique confond cette unité relative avec une absence de diversité fonctionnelle.

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Selon Van der Linden et al., 2000, que facilitent les fonctions exécutives ?

L’adaptation aux situations nouvelles lorsque les routines ou les habiletés surapprises ne suffisent pas.

Selon Amieva et al., 2003, quels comportements les fonctions exécutives soutiennent-elles ?

Les comportements sociaux, professionnels et personnels adaptés.

Pourquoi les fonctions exécutives sont-elles inférées plutôt qu’observées directement ?

Elles ne sont pas directement observables et les tâches mobilisent aussi des processus non exécutifs.

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