QCM : Troubles cognitifs et accompagnement infirmier (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne présente une plainte cognitive et un déficit mesurable, mais reste autonome dans ses activités quotidiennes. Quelle classification correspond à son tableau ?

Un trouble cognitif léger
Un trouble neurocognitif majeur avec autonomie préservée
Une plainte cognitive sans déficit mesurable
Un trouble neurocognitif majeur

Un trouble cognitif léger

Explication

Le trouble cognitif léger associe une plainte et un déficit mesurable tout en préservant l’autonomie. Le trouble majeur interfère avec celle-ci, tandis qu’une plainte sans déficit mesurable ne répond pas à la définition donnée.

2. Laquelle de ces associations classe correctement les étiologies des troubles neurocognitifs ?

Alzheimer parmi les dégénératives et vasculaires parmi les non dégénératives
Causes toxiques parmi les dégénératives et corps de Lewy parmi les non dégénératives
Alzheimer parmi les non dégénératives et vasculaires parmi les dégénératives
Iatrogènes parmi les dégénératives et Parkinson parmi les non dégénératives

Alzheimer parmi les dégénératives et vasculaires parmi les non dégénératives

Explication

Les étiologies dégénératives comprennent notamment Alzheimer, les corps de Lewy et Parkinson, tandis que les causes vasculaires et iatrogènes sont non dégénératives. La classification inverse vasculaire et dégénérative, ainsi que les classements proposés pour Alzheimer, iatrogénie, Parkinson, toxicité et corps de Lewy, confondent ces catégories.

3. Chez une personne, les premières difficultés concernent le souvenir des événements récents, puis apparaissent des atteintes du langage et du jugement. Quelle évolution correspond le mieux à la maladie d’Alzheimer ?

Des fluctuations cognitives initiales, suivies d’hallucinations visuelles et de signes parkinsoniens
Une atteinte initiale du langage et du jugement, suivie de difficultés de mémoire des faits récents
Une atteinte initiale de la mémoire épisodique récente, suivie d’autres domaines cognitifs
Une évolution par paliers, liée à des lésions vasculaires, sans atteinte initiale typique de la mémoire récente

Une atteinte initiale de la mémoire épisodique récente, suivie d’autres domaines cognitifs

Explication

La maladie d’Alzheimer débute le plus souvent par l’atteinte de la mémoire épisodique des faits récents, puis peut toucher d’autres domaines. Les fluctuations avec hallucinations et parkinsonisme évoquent plutôt les corps de Lewy, l’évolution par paliers les lésions vasculaires, et l’option restante inverse la progression décrite.

4. Une personne présente des fluctuations cognitives, des hallucinations visuelles et un syndrome parkinsonien. Quelle pathologie correspond à cette association ?

Une forme fronto-temporale
Une démence vasculaire
Une maladie d’Alzheimer
Une démence à corps de Lewy

Une démence à corps de Lewy

Explication

La démence à corps de Lewy associe fluctuations cognitives, hallucinations visuelles et syndrome parkinsonien, avec une sensibilité importante aux neuroleptiques. Alzheimer est plutôt associée à une atteinte initiale de la mémoire récente, tandis que l’évolution vasculaire peut se faire par paliers.

5. Dans la maladie d’Alzheimer, que désigne la cascade pathologique associant bêta-amyloïde et protéine tau ?

Une atteinte préférentielle des lobes frontaux et temporaux avec mémoire longtemps préservée
Une baisse cognitive liée à une déshydratation, souvent réversible après réhydratation
Une atteinte vasculaire provoquant des lésions cérébrales et une évolution par paliers
Une perte progressive des neurones et des synapses, précédée de plusieurs années par ces mécanismes

Une perte progressive des neurones et des synapses, précédée de plusieurs années par ces mécanismes

Explication

L’accumulation de bêta-amyloïde et l’agrégation anormale de tau entraînent une perte progressive des neurones et des synapses, avant l’apparition des symptômes. L’évolution par paliers relève plutôt de lésions vasculaires, et non de cette cascade propre à Alzheimer.

6. Quel test est coté sur 30 points et sert au repérage global des troubles cognitifs ?

La GDS, utilisée pour évaluer les fonctions exécutives et le langage
Le MoCA, conçu pour mesurer l’autonomie dans les activités quotidiennes
Le MMSE, utilisé comme test global de repérage cognitif
L’échelle IADL, utilisée pour dépister une dépression pouvant imiter un trouble cognitif

Le MMSE, utilisé comme test global de repérage cognitif

Explication

Le MMSE est un test global de repérage cognitif dont le score est coté sur 30 points. Le MoCA est plutôt décrit comme plus sensible aux troubles cognitifs légers, et non comme une mesure de l’autonomie.

7. Quelle est la fonction principale de l’échelle GDS dans l’évaluation d’une personne présentant des troubles cognitifs ?

Repérer les difficultés de langage et les troubles des praxies
Mesurer l’autonomie dans les activités quotidiennes instrumentales
Dépister une dépression susceptible d’imiter un trouble cognitif
Évaluer les capacités cognitives globales sur un score standardisé

Dépister une dépression susceptible d’imiter un trouble cognitif

Explication

La GDS sert à dépister une dépression, qui peut se manifester par des difficultés ressemblant à un trouble cognitif. Les échelles ADL et IADL évaluent plutôt l’autonomie dans les activités quotidiennes.

8. Lorsqu’une personne présentant un trouble du comportement devient agitée, quelle démarche l’équipe devrait-elle privilégier avant d’envisager un médicament ?

L’isoler de son environnement, puis attendre que le comportement cesse spontanément
Proposer une activité exigeante, puis évaluer si elle parvient à la terminer
Corriger immédiatement ses propos, puis lui demander de reprendre calmement son activité
Rechercher une cause possible, puis apaiser l’environnement et rediriger l’attention

Rechercher une cause possible, puis apaiser l’environnement et rediriger l’attention

Explication

L’agitation peut signaler une douleur, un besoin non exprimé, de la fatigue ou une cause somatique ; il faut rechercher ces facteurs, apaiser l’environnement et rediriger l’attention avant de considérer un médicament en dernier recours. L’isolement ne remplace pas cette recherche des causes et risque de ne pas répondre au besoin à l’origine du comportement.

9. Comment la prévention des chutes et la prévention des troubles de la déglutition diffèrent-elles dans leurs mesures prioritaires ?

La prévention des chutes se limite à surveiller le poids, tandis que celle des troubles de la déglutition consiste à réévaluer les traitements favorisant les chutes.
La prévention des chutes adapte l’éclairage et le chaussage, tandis que celle des troubles de la déglutition ajuste les textures et l’installation à table.
La prévention des chutes repose sur l’enfermement, tandis que celle des troubles de la déglutition impose un environnement stimulant et bruyant.
La prévention des chutes privilégie l’adaptation des textures, tandis que celle des troubles de la déglutition repose sur l’éclairage et le chaussage.

La prévention des chutes adapte l’éclairage et le chaussage, tandis que celle des troubles de la déglutition ajuste les textures et l’installation à table.

Explication

L’éclairage et le chaussage font partie des adaptations visant à réduire les chutes, alors que la prévention des difficultés de déglutition comprend l’adaptation des textures et une installation assise. L’adaptation des textures concerne la déglutition, et non la prévention des chutes.

10. Pourquoi les transmissions infirmières doivent-elles préciser les changements observés et l’efficacité des mesures mises en place ?

Pour déterminer le diagnostic médical à partir des observations consignées par les infirmiers.
Pour remplacer l’évaluation clinique et éviter de solliciter les autres professionnels de l’équipe.
Pour établir une mesure de protection juridique sans consulter la personne concernée.
Pour assurer la continuité des soins et permettre à l’équipe d’ajuster les interventions selon leur effet.

Pour assurer la continuité des soins et permettre à l’équipe d’ajuster les interventions selon leur effet.

Explication

Des transmissions factuelles, datées et précises permettent aux professionnels de suivre l’évolution de la situation et d’adapter les soins en fonction des résultats constatés. Elles ne remplacent pas le diagnostic médical, qui relève du médecin.

11. Une personne atteinte de troubles cognitifs peut encore s’habiller en partie, mais se perd lorsqu’elle doit organiser seule toutes les étapes. Comment l’accompagner pour préserver son autonomie ?

Lui demander de choisir seule l’ordre des étapes sans lui fournir d’indication.
La laisser effectuer les étapes qu’elle maîtrise, en lui proposant des repères simples pour les autres.
Remplacer sa routine habituelle par une nouvelle méthode plus rapide à apprendre.
Réaliser l’habillage à sa place afin d’éviter toute erreur ou hésitation.

La laisser effectuer les étapes qu’elle maîtrise, en lui proposant des repères simples pour les autres.

Explication

Laisser la personne faire ce qu’elle peut et découper une tâche complexe en étapes simples soutient ses capacités tout en lui apportant l’aide nécessaire. Faire l’habillage à sa place risque de réduire sa participation plutôt que de maintenir son autonomie.

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Qu’est-ce qui distingue le trouble cognitif léger du trouble neurocognitif majeur ?

Le trouble léger préserve l’autonomie quotidienne, contrairement au trouble majeur.

Quelle maladie est la cause la plus fréquente de trouble neurocognitif majeur chez la personne âgée ?

La maladie d’Alzheimer.

Quelle atteinte inaugure le plus souvent la maladie d’Alzheimer ?

L’atteinte de la mémoire épisodique des faits récents.

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