QCM : Transmission et intégration synaptiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une synapse libère davantage de neurotransmetteur, prolonge son séjour dans la fente et se situe plus près du cône d’implantation. À propos des potentiels postsynaptiques :

La durée de présence du neurotransmetteur dans la fente influence l’amplitude du potentiel.
La distance entre la synapse et le cône d’implantation ne contribue pas à l’amplitude graduée.
Les PPSE correspondent à une hyperpolarisation de la membrane postsynaptique.
Les PPSE et les PPSI sont des potentiels locaux dont l’amplitude est graduée.
La quantité de neurotransmetteur libérée contribue à déterminer l’amplitude du potentiel postsynaptique.

La durée de présence du neurotransmetteur dans la fente influence l’amplitude du potentiel. · Les PPSE et les PPSI sont des potentiels locaux dont l’amplitude est graduée. · La quantité de neurotransmetteur libérée contribue à déterminer l’amplitude du potentiel postsynaptique.

Explication

Les PPSE et PPSI sont locaux et gradués ; leur amplitude dépend notamment de la quantité libérée et de la durée de séjour dans la fente. Les PPSE dépolarisent la membrane, et la distance entre synapse et cône d’implantation est aussi un facteur d’amplitude.

2. Deux cellules sont reliées par une synapse électrique ; quelle(s) proposition(s) caractérise(nt) cette jonction ?

L’assemblage de connexines forme une jonction communicante asymétrique entre ces cellules.
La transmission de cette jonction s’effectue dans une seule direction entre les cellules.
Le courant franchit cette jonction par un mécanisme actif et la transmission est bidirectionnelle.
L’assemblage de connexines en connexons forme une jonction communicante symétrique.
Le courant passe passivement, ce qui permet une transmission dans les deux directions.

L’assemblage de connexines en connexons forme une jonction communicante symétrique. · Le courant passe passivement, ce qui permet une transmission dans les deux directions.

Explication

La synapse électrique est une jonction communicante symétrique formée par l’assemblage de connexines en connexons, et le courant y passe passivement dans les deux directions. L’asymétrie et le sens unique correspondent à des confusions avec la synapse chimique, tandis que le passage du courant n’est pas décrit comme actif.

3. Des influx successifs activent une même synapse, tandis que plusieurs autres synapses sont stimulées simultanément. Quelles propositions décrivent correctement l’intégration ?

L’addition des PPSI accroît l’hyperpolarisation de la membrane postsynaptique.
L’addition des potentiels produits par des influx successifs correspond à une sommation temporelle.
La stimulation synchrone de plusieurs terminaisons correspond à une sommation temporelle.
La sommation spatiale résulte d’influx successifs transmis par une seule terminaison.
L’addition des PPSE accroît l’hyperpolarisation plutôt que la dépolarisation membranaire.

L’addition des PPSI accroît l’hyperpolarisation de la membrane postsynaptique. · L’addition des potentiels produits par des influx successifs correspond à une sommation temporelle.

Explication

La sommation temporelle additionne les potentiels issus d’influx successifs, tandis que la stimulation synchrone de plusieurs terminaisons produit une sommation spatiale. Les PPSI augmentent l’hyperpolarisation et les PPSE augmentent la dépolarisation.

4. Concernant l’origine du signal EEG, quelles propositions sont exactes ?

Le signal résulte de potentiels postsynaptiques synchrones provenant de nombreux neurones.
La sommation responsable du signal porte sur des potentiels présynaptiques synchrones.
La sommation des potentiels intervient après leur diffusion dans le milieu extracellulaire.
Le signal correspond à l’activité d’un neurone isolé enregistrée avant diffusion extracellulaire.
Le signal résulte de potentiels postsynaptiques asynchrones provenant de nombreux neurones.

Le signal résulte de potentiels postsynaptiques synchrones provenant de nombreux neurones. · La sommation des potentiels intervient après leur diffusion dans le milieu extracellulaire.

Explication

Le signal EEG résulte de la sommation de potentiels postsynaptiques synchrones issus d’un grand nombre de neurones. Cette sommation est observée après leur diffusion dans le milieu extracellulaire ; elle ne correspond ni à un neurone isolé ni à des potentiels présynaptiques.

5. Concernant l’architecture d’une synapse chimique, quelles propositions sont exactes ?

Les vésicules synaptiques contiennent un quantum de neurotransmetteur dans l’élément présynaptique.
La grille présynaptique et la densité postsynaptique figurent parmi les structures de cette synapse.
La synapse chimique est asymétrique et comprend des éléments pré- et postsynaptiques séparés par une fente.
Les zones actives correspondent à des différenciations membranaires de l’élément postsynaptique.
La synapse chimique est symétrique et ses éléments pré- et postsynaptiques sont équivalents.

Les vésicules synaptiques contiennent un quantum de neurotransmetteur dans l’élément présynaptique. · La grille présynaptique et la densité postsynaptique figurent parmi les structures de cette synapse. · La synapse chimique est asymétrique et comprend des éléments pré- et postsynaptiques séparés par une fente.

Explication

La synapse chimique est asymétrique et comprend un élément présynaptique, une fente et un élément postsynaptique ; ses vésicules contiennent un quantum de neurotransmetteur. La grille présynaptique et la densité postsynaptique sont aussi décrites, tandis que les zones actives sont des différenciations présynaptiques, non postsynaptiques.

6. Dans une synapse, le neurotransmetteur agit directement en ouvrant un canal postsynaptique ; cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’action directe repose sur un récepteur couplé aux protéines G, contrairement à l’action indirecte.
L’action indirecte correspond à l’ouverture directe d’un récepteur-canal postsynaptique.
Une fréquence accrue des potentiels d’action réduit l’ouverture des canaux calciques présynaptiques.
L’action directe met en jeu un récepteur-canal, tandis que l’action indirecte mobilise une protéine G.
Une fréquence accrue des potentiels d’action diminue la concentration intracellulaire de calcium présynaptique.

L’action directe met en jeu un récepteur-canal, tandis que l’action indirecte mobilise une protéine G.

Explication

La transmission directe passe par un récepteur-canal, alors que la transmission indirecte implique des récepteurs couplés aux protéines G. Une fréquence accrue des potentiels d’action augmente l’ouverture des canaux calciques et la concentration intracellulaire de calcium, ce qui contredit les propositions qui inversent ces effets.

7. Après l’activation d’une synapse, quelle(s) proposition(s) décrit(vent) correctement la détermination de l’effet et l’inactivation du neurotransmetteur ?

La recapture du glutamate par les astrocytes constitue une forme de dégradation enzymatique.
La nature du récepteur détermine si la synapse produit un effet excitateur ou inhibiteur.
Le glutamate peut être recapté par les astrocytes lors de l’inactivation de ses effets synaptiques.
La dégradation enzymatique et la diffusion hors de la synapse peuvent contribuer à l’inactivation.
La nature du neurotransmetteur, plutôt que celle du récepteur, détermine l’effet excitateur ou inhibiteur.

La nature du récepteur détermine si la synapse produit un effet excitateur ou inhibiteur. · Le glutamate peut être recapté par les astrocytes lors de l’inactivation de ses effets synaptiques. · La dégradation enzymatique et la diffusion hors de la synapse peuvent contribuer à l’inactivation.

Explication

L’effet excitateur ou inhibiteur dépend de la nature du récepteur, et non de la seule identité du neurotransmetteur. L’inactivation peut inclure la recapture du glutamate par les astrocytes, la dégradation enzymatique ou la diffusion hors de la synapse ; la recapture et la dégradation enzymatique sont des mécanismes distincts.

8. Concernant l’architecture et la communication de la synapse chimique, quelles propositions sont exactes ?

La transmission chimique comporte un délai entre le signal présynaptique et la réponse postsynaptique.
La communication chimique entre deux neurones se réalise dans les deux sens, comme à une synapse électrique.
La transmission chimique présente une polarité fonctionnelle orientée du neurone présynaptique vers le neurone postsynaptique.
La neurexine 1, la neuroligine 4 et Shank 3 sont des neurotransmetteurs libérés dans la fente.
La neurexine 1, la neuroligine 4 et Shank 3 sont associées à l’architecture synaptique.

La transmission chimique comporte un délai entre le signal présynaptique et la réponse postsynaptique. · La transmission chimique présente une polarité fonctionnelle orientée du neurone présynaptique vers le neurone postsynaptique. · La neurexine 1, la neuroligine 4 et Shank 3 sont associées à l’architecture synaptique.

Explication

La synapse chimique transmet le signal du côté présynaptique vers le côté postsynaptique et cette transmission comporte un délai. La neurexine 1, la neuroligine 4 et Shank 3 sont des protéines associées à l’architecture synaptique, non des neurotransmetteurs ; la transmission bidirectionnelle caractérise ici la synapse électrique.

9. À propos de la transmission synaptique et de l’activité cérébrale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Chaque neurotransmetteur est libéré sans cotransmetteur dans une synapse.
Un neurotransmetteur peut être libéré avec un ou plusieurs cotransmetteurs.
Le cerveau réalise environ un milliard d’opérations par seconde.
Le cerveau contient environ 101510^{15} synapses selon l’ordre de grandeur indiqué.
Les actions postsynaptiques sont identiques quel que soit le récepteur activé.

Un neurotransmetteur peut être libéré avec un ou plusieurs cotransmetteurs. · Le cerveau réalise environ un milliard d’opérations par seconde. · Le cerveau contient environ $$10^{15}$$ synapses selon l’ordre de grandeur indiqué.

Explication

Un neurotransmetteur peut être accompagné d’un ou plusieurs cotransmetteurs, et les actions postsynaptiques varient selon le récepteur. Le cerveau compte environ 101510^{15} synapses et réalise un milliard d’opérations par seconde ; les actions ne sont donc pas identiques pour tous les récepteurs.

10. À propos de l’implication des processus synaptiques dans les maladies, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les maladies neuromusculaires sont citées à la place des maladies neurologiques.
Les processus synaptiques sont impliqués dans les maladies psychiatriques et neurologiques.
Les maladies neurosensorielles font aussi partie des domaines impliquant les processus synaptiques.
Les processus synaptiques sont impliqués dans les maladies psychiatriques et endocriniennes.
Les processus synaptiques sont également associés aux maladies neuromusculaires.

Les processus synaptiques sont impliqués dans les maladies psychiatriques et neurologiques. · Les maladies neurosensorielles font aussi partie des domaines impliquant les processus synaptiques. · Les processus synaptiques sont également associés aux maladies neuromusculaires.

Explication

L’implication synaptique concerne les maladies psychiatriques, neurologiques, neuromusculaires et neurosensorielles. Les maladies endocriniennes ne figurent pas dans cette liste, et les maladies neuromusculaires s’ajoutent aux maladies neurologiques au lieu de les remplacer.

11. Concernant le rôle de la transmission synaptique, quelles propositions sont exactes ?

Les synapses neuro-effectrices font partie des formes de synapses participant au fonctionnement physiologique du système nerveux.
Les synapses interneuronales sont situées dans les muscles plutôt que dans le système nerveux central.
Une synapse peut relier une cellule réceptrice à un neurone dans certains circuits.
La transmission synaptique transfère des informations d’une cellule à une autre au niveau d’une synapse.
La transmission synaptique désigne le transfert d’informations entre deux cellules sans intervention d’une synapse.

Les synapses neuro-effectrices font partie des formes de synapses participant au fonctionnement physiologique du système nerveux. · Une synapse peut relier une cellule réceptrice à un neurone dans certains circuits. · La transmission synaptique transfère des informations d’une cellule à une autre au niveau d’une synapse.

Explication

La transmission synaptique correspond au transfert d’informations entre cellules au niveau d’une synapse. Les synapses cellule réceptrice-neurone et neuro-effectrices comptent parmi ses formes ; les deux autres propositions déplacent le transfert hors de la synapse ou les synapses interneuronales hors du système nerveux central.

Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce que la transmission synaptique ?

Le transfert d’informations entre deux cellules au niveau d’une synapse.

Quelle structure constitue une synapse électrique symétrique ?

L’assemblage de connexines en connexons.

Quelle propriété de symétrie caractérise une synapse électrique ?

C’est une jonction communicante symétrique.

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