QCM : Bilan de l’eau et régulation rénale (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un bilan d’osmolarité, on considère une mole de NaCl dissoute et des compartiments à l’équilibre. Quelles propositions sont exactes ?

Une mole de NaCl dissoute correspond à trois osmoles, car elle donne trois particules ioniques.
À l’équilibre, l’osmolarité intracellulaire est pratiquement le double de celle du plasma.
À l’équilibre, l’osmolarité intracellulaire est pratiquement identique à l’osmolarité extracellulaire.
La dissociation d’une mole de NaCl produit une mole de Na⁺ et une mole de Cl⁻.
L’osmolarité du plasma est généralement différente de celle du milieu interstitiel à l’équilibre.

À l’équilibre, l’osmolarité intracellulaire est pratiquement identique à l’osmolarité extracellulaire. · La dissociation d’une mole de NaCl produit une mole de Na⁺ et une mole de Cl⁻.

Explication

Une mole de NaCl dissoute produit une mole de Na⁺ et une mole de Cl⁻, soit deux osmoles. À l’équilibre, l’osmolarité intracellulaire est pratiquement identique à l’osmolarité extracellulaire, et l’osmolarité du plasma est pratiquement identique à celle du milieu interstitiel. L’osmolarité intracellulaire n’est donc pas le double de celle du plasma.

2. Concernant la pression hydrostatique exercée par une colonne d’eau :

Une colonne d’eau exerce une pression qui pousse l’eau vers l’extérieur.
La pression hydrostatique peut provoquer la sortie de l’eau par une ouverture située en bas d’une cuve.
La pression hydrostatique attire l’eau vers le haut, contre l’effet de la colonne d’eau.
La pression hydrostatique est produite par la dissociation des solutés en particules osmotiques.
La pression hydrostatique correspond à l’attraction osmotique exercée par les protéines plasmatiques.

Une colonne d’eau exerce une pression qui pousse l’eau vers l’extérieur. · La pression hydrostatique peut provoquer la sortie de l’eau par une ouverture située en bas d’une cuve.

Explication

La pression hydrostatique est la pression exercée par une colonne d’eau, qui pousse l’eau vers l’extérieur et peut la faire sortir par un trou inférieur. L’attraction liée aux protéines plasmatiques relève de la pression oncotique, tandis que la dissociation des solutés concerne l’osmolarité.

3. Dans un vaisseau, on distingue l’effet des protéines plasmatiques de celui de la pression hydrostatique. Quelles propositions sont exactes ?

La pression oncotique liée aux protéines plasmatiques tend à pousser l’eau hors des vaisseaux.
La pression oncotique correspond à une pression osmotique associée aux protéines plasmatiques.
Les protéines plasmatiques contribuent à une pression oncotique qui tend à attirer l’eau dans les vaisseaux.
La pression hydrostatique tend à déplacer l’eau des vaisseaux vers l’extérieur.
La pression hydrostatique liée à la colonne d’eau tend à faire entrer l’eau dans les vaisseaux.

La pression oncotique correspond à une pression osmotique associée aux protéines plasmatiques. · Les protéines plasmatiques contribuent à une pression oncotique qui tend à attirer l’eau dans les vaisseaux. · La pression hydrostatique tend à déplacer l’eau des vaisseaux vers l’extérieur.

Explication

La pression oncotique, liée aux protéines plasmatiques, tend à faire entrer l’eau dans les vaisseaux ; elle correspond à une pression osmotique. À l’inverse, la pression hydrostatique tend à pousser l’eau hors des vaisseaux.

4. Chez un homme de 75 kg, les volumes hydriques se répartissent entre secteurs. Quelles propositions sont exactes ?

Le secteur interstitiel représente environ un quart de l’eau extracellulaire, soit 5 % du poids corporel.
L’eau corporelle totale représente environ 45 litres, soit près de 60 % du poids corporel.
Le secteur plasmatique contient environ trois quarts de l’eau extracellulaire, soit 15 % du poids corporel.
Le secteur intracellulaire représente environ un tiers de l’eau corporelle totale, soit 20 % du poids corporel.
Le secteur intracellulaire contient environ deux tiers de l’eau corporelle totale.

L’eau corporelle totale représente environ 45 litres, soit près de 60 % du poids corporel. · Le secteur intracellulaire contient environ deux tiers de l’eau corporelle totale.

Explication

Chez un homme de 75 kg, environ 60 % du poids correspond à l’eau, soit 45 litres, et les deux tiers de cette eau se trouvent dans le secteur intracellulaire. Le secteur interstitiel représente les trois quarts de l’eau extracellulaire, tandis que le plasma en représente un quart.

5. Chez un homme de 75 kg, un bilan décrit les volumes hydriques et leurs conséquences. Quelles propositions sont exactes ?

Un excès d’eau interstitielle peut être associé à des œdèmes ou à une ascite.
Le volume intracellulaire est d’environ 30 litres, tandis que le volume extracellulaire atteint 15 litres.
Des variations d’eau intracellulaire peuvent affecter les cellules cérébrales et les globules rouges.
Le sang contient environ 55 % de globules rouges et 45 % de plasma.
Chez cet homme, le volume plasmatique est d’environ 11,25 litres et le volume interstitiel de 3,75 litres.

Un excès d’eau interstitielle peut être associé à des œdèmes ou à une ascite. · Le volume intracellulaire est d’environ 30 litres, tandis que le volume extracellulaire atteint 15 litres. · Des variations d’eau intracellulaire peuvent affecter les cellules cérébrales et les globules rouges.

Explication

Chez un homme de 75 kg, les volumes sont d’environ 30 litres en intracellulaire et 15 litres en extracellulaire ; parmi ces derniers, 11,25 litres sont interstitiels et 3,75 litres plasmatiques. Les variations intracellulaires peuvent toucher les cellules cérébrales et les globules rouges, et l’excès interstitiel peut entraîner des œdèmes ou une ascite. Le sang comprend environ 45 % de globules rouges et 55 % de plasma.

6. Chez une personne présentant un excès d’eau interstitielle et un pli cutané persistant, quelles propositions sont exactes ?

L’excès d’eau dans l’interstitium peut se manifester par des œdèmes.
Après pincement, un pli cutané persistant peut révéler une déshydratation interstitielle.
Des œdèmes généralisés sans épanchement des cavités définissent une anasarque.
Des œdèmes interstitiels indiquent une déshydratation du secteur concerné.
Un pli cutané persistant traduit généralement un excès d’eau dans l’interstitium.

L’excès d’eau dans l’interstitium peut se manifester par des œdèmes. · Après pincement, un pli cutané persistant peut révéler une déshydratation interstitielle.

Explication

Les œdèmes manifestent un excès d’eau interstitielle, tandis qu’un pli cutané persistant après pincement peut signaler une déshydratation de ce secteur. L’anasarque associe des œdèmes généralisés à des épanchements dans les cavités ; le pli cutané n’indique donc pas un excès d’eau.

7. Chez un patient dont la volémie diminue fortement, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La baisse importante de volémie peut s’accompagner d’hypotension et de tachycardie.
La diminution de volémie active notamment le SRAA et le système nerveux sympathique.
La volémie désigne le volume plasmatique, sans inclure les éléments cellulaires sanguins.
La réponse sympathique à cette baisse réduit notamment la fréquence cardiaque.
La volémie correspond au sang contenu dans les vaisseaux, plasma et cellules compris.

La baisse importante de volémie peut s’accompagner d’hypotension et de tachycardie. · La diminution de volémie active notamment le SRAA et le système nerveux sympathique. · La volémie correspond au sang contenu dans les vaisseaux, plasma et cellules compris.

Explication

La volémie comprend le plasma et les éléments cellulaires du sang présents dans les vaisseaux. Une baisse importante peut provoquer hypotension et tachycardie, et activer notamment le SRAA ainsi que le système sympathique, qui augmente la fréquence cardiaque.

8. Un patient présente une surcharge du volume vasculaire et une accumulation de liquide dans les alvéoles pulmonaires. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

L’œdème aigu du poumon résulte d’une accumulation initiale d’eau dans les alvéoles puis le tissu pulmonaire.
La surcharge vasculaire diminue la pression hydrostatique et limite le passage d’eau vers les tissus.
Un cœur qui gère mal l’afflux sanguin peut favoriser l’œdème aigu du poumon.
L’excès de volume vasculaire peut augmenter la pression hydrostatique et favoriser un œdème pulmonaire.
Dans les capillaires pulmonaires, une pression accrue peut favoriser l’accumulation d’eau dans le tissu.

Un cœur qui gère mal l’afflux sanguin peut favoriser l’œdème aigu du poumon. · L’excès de volume vasculaire peut augmenter la pression hydrostatique et favoriser un œdème pulmonaire. · Dans les capillaires pulmonaires, une pression accrue peut favoriser l’accumulation d’eau dans le tissu.

Explication

L’excès de volume peut accroître la pression hydrostatique et favoriser la sortie d’eau vers les tissus ; dans les poumons, le liquide peut gagner le tissu puis les alvéoles. Une pression accrue ne limite pas ce passage, et l’accumulation précède dans le tissu pulmonaire l’atteinte des alvéoles.

9. Après l’ajout de 3 litres d’eau pure à un patient ayant initialement 30 litres en intracellulaire et 15 litres en extracellulaire, quelles propositions sont exactes ?

Le compartiment extracellulaire atteint 16 litres après l’apport de trois litres d’eau.
L’eau pure reste dans le secteur extracellulaire, sans traverser les membranes cellulaires.
L’eau sans solutés se répartit jusqu’à l’iso-osmolarité, selon les volumes initiaux des compartiments.
Dans cet exemple, le compartiment intracellulaire atteint 32 litres après l’apport d’eau.
À l’équilibre, les volumes intracellulaire et extracellulaire augmentent de façon identique.

Le compartiment extracellulaire atteint 16 litres après l’apport de trois litres d’eau. · L’eau sans solutés se répartit jusqu’à l’iso-osmolarité, selon les volumes initiaux des compartiments. · Dans cet exemple, le compartiment intracellulaire atteint 32 litres après l’apport d’eau.

Explication

L’eau pure se redistribue entre les compartiments jusqu’au rétablissement de l’iso-osmolarité, en fonction de leurs volumes initiaux. Dans le cas donné, le volume intracellulaire passe à 32 litres et l’extracellulaire à 16 litres ; les augmentations ne sont donc pas identiques et l’eau ne reste pas confinée à l’extérieur des cellules.

10. À l’équilibre osmotique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) concernant un apport d’un litre d’eau avec 285 mOsm de sodium :

L’eau apportée avec 285 mOsm de sel reste dans le secteur extracellulaire.
L’eau se déplace entre les compartiments jusqu’à accentuer leur différence d’osmolarité.
Dans l’exemple d’un apport de trois litres d’eau, l’osmolarité finale atteint 267 mOsm/L.
L’ajout d’un litre d’eau avec 285 mOsm de sodium maintient l’osmolarité.
L’apport d’eau associé à 285 mOsm de sodium fait diminuer l’osmolarité à l’équilibre.

L’eau apportée avec 285 mOsm de sel reste dans le secteur extracellulaire. · Dans l’exemple d’un apport de trois litres d’eau, l’osmolarité finale atteint 267 mOsm/L. · L’ajout d’un litre d’eau avec 285 mOsm de sodium maintient l’osmolarité.

Explication

Un litre d’eau accompagné de 285 mOsm de sodium ou de sel maintient l’osmolarité et laisse l’eau apportée dans le secteur extracellulaire. L’eau se déplace entre les compartiments jusqu’à rétablir l’iso-osmolarité, et non pour accentuer leur différence d’osmolarité. Dans l’exemple des trois litres d’eau pure, l’osmolarité passe de 285 à 267 mOsm/L. L’ajout d’un litre d’eau avec 285 mOsm de sodium ne fait donc pas diminuer l’osmolarité à l’équilibre.

11. Un apport de sel survient dans le secteur extracellulaire : quelles propositions décrivent l’équilibre osmotique et son estimation plasmatique ?

L’osmolarité estimée se calcule en additionnant la natrémie et deux fois la glycémie.
Avec une natrémie de 140 et une glycémie de 5, l’estimation vaut 285 mOsm/kg d’eau.
L’apport de sel diminue l’osmolarité extracellulaire et attire l’eau vers les cellules.
L’eau se déplace du secteur extracellulaire vers le secteur intracellulaire après l’apport de sel.
L’augmentation de l’osmolarité extracellulaire attire l’eau depuis le secteur intracellulaire.

Avec une natrémie de 140 et une glycémie de 5, l’estimation vaut 285 mOsm/kg d’eau. · L’augmentation de l’osmolarité extracellulaire attire l’eau depuis le secteur intracellulaire.

Explication

Le sel augmente l’osmolarité extracellulaire, ce qui attire l’eau hors des cellules jusqu’à l’équilibre. L’estimation est 2×140+5=2852 \times 140 + 5 = 285 mOsm/kg d’eau ; les autres propositions inversent le flux ou la formule.

12. Chez un patient, la natrémie permet d’estimer une osmolarité plasmatique basse ; quelles conclusions sont exactes ?

Une osmolarité plasmatique basse indique une déshydratation intracellulaire.
Une osmolarité plasmatique normale correspond à une hydratation cellulaire normale.
La natrémie sert à estimer l’osmolarité plasmatique, puis l’état hydrique cellulaire.
La natrémie renseigne directement sur l’hydratation extracellulaire sans estimation osmotique.
Une osmolarité plasmatique basse correspond à une hyperhydratation intracellulaire.

Une osmolarité plasmatique normale correspond à une hydratation cellulaire normale. · La natrémie sert à estimer l’osmolarité plasmatique, puis l’état hydrique cellulaire. · Une osmolarité plasmatique basse correspond à une hyperhydratation intracellulaire.

Explication

Une osmolarité basse indique une hyperhydratation intracellulaire, tandis qu’une osmolarité normale correspond à une hydratation cellulaire normale. La natrémie permet d’estimer l’osmolarité plasmatique, puis l’iso-osmolarité permet d’en déduire l’état cellulaire ; les deux autres propositions inversent ou court-circuitent ce raisonnement.

13. Concernant les entrées et les pertes d’eau quotidiennes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les aliments fournissent environ un litre et demi d’eau par jour.
La respiration et la sueur constituent les principales pertes hydriques quotidiennes.
Les entrées et sorties quotidiennes avoisinent deux à deux litres et demi.
Les boissons apportent généralement entre un et un litre et demi d’eau quotidiennement.
Les pertes par les selles augmentent notamment lors d’une constipation.

Les entrées et sorties quotidiennes avoisinent deux à deux litres et demi. · Les boissons apportent généralement entre un et un litre et demi d’eau quotidiennement.

Explication

Les boissons apportent environ 1 à 1,5 litre par jour, et le bilan quotidien moyen atteint environ 2 à 2,5 litres. Les aliments représentent environ 700 cc, les pertes fécales augmentent notamment en cas de diarrhée, et les urines sont les pertes principales.

14. Après une hausse de l’osmolarité, quelles propositions décrivent les adaptations de la soif et du bilan hydrique ?

Les boissons et les urines sont les principales variables adaptables du bilan hydrique.
La hausse de l’osmolarité inhibe les osmorécepteurs et atténue la soif.
Les aliments apportent environ 1 à 1,5 litre d’eau chaque jour.
Les osmorécepteurs cérébraux stimulés déclenchent la sensation de soif.
La soif augmente les entrées d’eau et contribue à diluer les concentrations.

Les boissons et les urines sont les principales variables adaptables du bilan hydrique. · Les osmorécepteurs cérébraux stimulés déclenchent la sensation de soif. · La soif augmente les entrées d’eau et contribue à diluer les concentrations.

Explication

Une osmolarité accrue stimule les osmorécepteurs cérébraux et déclenche la soif, qui augmente les apports d’eau et contribue à diluer les concentrations. Les boissons et les urines sont les principales variables adaptables du bilan hydrique. Les aliments fournissent environ 700 cc d’eau par jour, et non 1 à 1,5 litre.

15. Une personne présentant une hypovolémie ne reçoit pas d’ADH : quelles propositions concernant l’hormone et le tube collecteur sont exactes ?

Sans ADH, les AQP2 rejoignent la membrane apicale et concentrent les urines.
Le tubule distal réabsorbe environ 25 % de l’eau filtrée.
L’hypovolémie stimule la sécrétion d’une hormone peptidique synthétisée par l’hypothalamus.
Sans ADH, l’eau est excrétée dans des urines abondantes d’osmolarité supérieure à 100 mOsm.
L’ADH est synthétisée par la post-hypophyse et libérée par l’hypothalamus.

L’hypovolémie stimule la sécrétion d’une hormone peptidique synthétisée par l’hypothalamus.

Explication

L’hypovolémie stimule l’ADH, un petit peptide synthétisé par l’hypothalamus ; la post-hypophyse la stocke et la libère. Sans ADH, les AQP2 restent intracellulaires et l’urine est diluée, abondante et d’osmolarité inférieure à 100 mOsm ; le tubule distal ne réabsorbe pas d’eau.

16. Un fluide tubulaire parcourt l’anse de Henlé avant d’atteindre la papille. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

À l’entrée de l’anse, le fluide présente une osmolarité proche de 1 200 mOsm/L.
Dans la branche ascendante, le sel est réabsorbé avec l’eau et le fluide se dilue vers la papille.
Avant sa concentration dans l’anse, son osmolarité est proche de celle du plasma, autour de 285 mOsm/L.
Dans la branche descendante, la réabsorption massive d’eau porte son osmolarité vers 1 200 mOsm/L à la papille.
Dans la branche descendante, le sel est réabsorbé sans eau et le fluide se dilue vers la papille.

Avant sa concentration dans l’anse, son osmolarité est proche de celle du plasma, autour de 285 mOsm/L. · Dans la branche descendante, la réabsorption massive d’eau porte son osmolarité vers 1 200 mOsm/L à la papille.

Explication

Le fluide commence avec une osmolarité proche du plasma, d’environ 285 mOsm/L, puis la branche descendante réabsorbe massivement l’eau et le concentre jusqu’à environ 1 200 mOsm/L à la papille. Dans la branche ascendante, le sel est réabsorbé sans eau ; le fluide se dilue ensuite dans la branche ascendante et le tubule distal, jusqu’à environ 60 mOsm/L.

17. Lors du passage dans la branche ascendante puis le tubule distal, quelles propositions décrivent correctement l’évolution du fluide et du gradient rénal ?

Le gradient cortico-papillaire correspond à une baisse de l’osmolarité interstitielle du cortex vers la papille.
L’anse de Henlé crée le gradient cortico-papillaire par l’augmentation de l’osmolarité interstitielle vers la papille.
Le fluide perd du sel sans perdre d’eau et se dilue jusqu’à environ 60 mOsm/L.
L’osmolarité de l’interstitium augmente du cortex vers la papille.
Dans la branche ascendante et le tubule distal, le sel est réabsorbé sans réabsorption d’eau.

L’anse de Henlé crée le gradient cortico-papillaire par l’augmentation de l’osmolarité interstitielle vers la papille. · Le fluide perd du sel sans perdre d’eau et se dilue jusqu’à environ 60 mOsm/L. · L’osmolarité de l’interstitium augmente du cortex vers la papille. · Dans la branche ascendante et le tubule distal, le sel est réabsorbé sans réabsorption d’eau.

Explication

Dans la branche ascendante et le tubule distal, le sel est réabsorbé sans eau, ce qui dilue le fluide jusqu’à environ 60 mOsm/L. L’anse de Henlé crée un gradient dont l’osmolarité interstitielle augmente du cortex vers la papille ; le sens inverse est donc erroné.

18. Chez un patient, la natriurèse est de 30 mmol/L, la kaliurèse de 10 mmol/L et l’urée urinaire de 200 mOsm/L. Concernant l’estimation de l’osmolarité urinaire et le rôle du gradient :

Le gradient cortico-papillaire fournit la force qui attire l’eau hors du tube collecteur lorsque les AQP2 y sont insérées.
L’estimation s’obtient en multipliant par deux la natriurèse seule, puis en ajoutant la kaliurèse et l’urée.
La seule présence d’AQP2 suffit à concentrer les urines, même en l’absence de gradient cortico-papillaire.
L’estimation donne 280 mOsm/L, en appliquant deux fois la somme des natriurèse et kaliurèse, puis en ajoutant l’urée.
Le gradient cortico-papillaire attire l’eau hors du tube collecteur indépendamment de la présence d’AQP2.

Le gradient cortico-papillaire fournit la force qui attire l’eau hors du tube collecteur lorsque les AQP2 y sont insérées. · L’estimation donne 280 mOsm/L, en appliquant deux fois la somme des natriurèse et kaliurèse, puis en ajoutant l’urée.

Explication

Le calcul est 2×(30+10)+200=2802\times(30+10)+200=280 mOsm/L. Le gradient fournit la force osmotique, tandis que les AQP2 permettent le passage de l’eau ; les AQP2 seules ne suffisent pas et le mécanisme décrit nécessite leur insertion.

19. Un patient présente une hypernatrémie accompagnée d’une hyperosmolarité plasmatique. Quelles réponses urinaires sont attendues ?

L’inhibition de l’ADH empêche l’insertion des AQP2 et produit des urines diluées sous 100 mOsm/L.
L’insertion des AQP2 réduit la réabsorption d’eau et conduit à des urines diluées.
La sécrétion d’ADH favorise l’insertion des AQP2 et la réabsorption d’eau, donnant des urines concentrées.
L’hypernatrémie entraîne une osmolarité urinaire inférieure à 100 mOsm/L par inhibition de l’ADH.
L’hyperosmolarité plasmatique inhibe l’ADH, ce qui limite la réabsorption d’eau dans le tube collecteur.

La sécrétion d’ADH favorise l’insertion des AQP2 et la réabsorption d’eau, donnant des urines concentrées.

Explication

En situation d’hypernatrémie avec hyperosmolarité plasmatique, l’ADH est sécrétée, les AQP2 sont insérées et l’eau est réabsorbée, ce qui concentre les urines. L’inhibition de l’ADH et les urines diluées sous 100 mOsm/L caractérisent au contraire l’hyponatrémie avec hypo-osmolarité plasmatique.

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Dans quel sens diffusent les molécules à travers une membrane perméable aux solutés et à l’eau ?

Du compartiment le plus concentré vers le moins concentré.

Dans quel sens l’eau se déplace-t-elle par osmose à travers une membrane semi-perméable ?

Du compartiment le moins concentré vers le plus concentré en solutés.

Quelle osmolarité caractérise les secteurs intracellulaire et extracellulaire à l’équilibre ?

Une osmolarité pratiquement identique.

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