QCM : Les étapes de la démarche scientifique (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle de Fortin et Gagnon, combien de phases et d’étapes composent la démarche scientifique, de la formulation du sujet à l’intégration des résultats dans la pratique ?

Quinze phases et cinq étapes
Cinq phases et quatorze étapes
Six phases et quinze étapes
Cinq phases et quinze étapes

Cinq phases et quinze étapes

Explication

La démarche comprend cinq phases et quinze étapes, jusqu’à l’intégration des résultats dans la pratique. « Quinze phases » inverse les deux nombres, « quatorze étapes » omet une étape et « six phases » ajoute une phase.

2. Une équipe vient de recueillir et d’organiser ses données à l’étape 11. Quelle phase suit cette étape, et quelles étapes lui appartiennent ?

La phase analytique, étapes 12 et 13
La phase de diffusion, étapes 12 et 13
La phase analytique, étapes 11 et 12
La phase empirique, étapes 12 et 13

La phase analytique, étapes 12 et 13

Explication

La phase empirique correspond à l’étape 11, consacrée au recueil des données; la phase analytique comprend ensuite les étapes 12 et 13. « Phase empirique » confond recueil et analyse, « diffusion » attribue les étapes à la phase suivante, et « étapes 11 et 12 » décale leur attribution.

3. Une étude qualitative ajuste son plan en cours de route, tandis qu’une étude quantitative comparable suit les étapes dans leur ordre annoncé. Quelle interprétation correspond à cette différence ?

En quantitatif, des étapes peuvent se déplacer ou se chevaucher; en qualitatif, l’ordre est généralement structuré
En qualitatif, des étapes sont supprimées; en quantitatif, elles sont remplacées par d’autres
Dans les deux démarches, les étapes se déplacent et se chevauchent de la même manière
En qualitatif, des étapes peuvent se déplacer ou se chevaucher; en quantitatif, l’ordre est généralement structuré

En qualitatif, des étapes peuvent se déplacer ou se chevaucher; en quantitatif, l’ordre est généralement structuré

Explication

La démarche qualitative permet que plusieurs étapes se déplacent ou se chevauchent, alors que la démarche quantitative suit généralement un ordre structuré. L’ordre structuré appliqué au qualitatif généralise l’autre démarche, l’inversion attribue les caractéristiques au mauvais type de recherche, et la suppression confond souplesse et abandon d’étapes.

4. Une chercheuse choisit d’examiner un aspect précis des connaissances sur l’accompagnement des proches aidants. Comment désigne-t-on cet aspect qu’elle se propose d’étudier ?

Un plan méthodologique
Une question de départ
Un pivot interrogatif
Un sujet de recherche

Un sujet de recherche

Explication

Un sujet de recherche est un aspect particulier d’un domaine de connaissances que l’on se propose d’examiner. « Domaine entier » élargit indûment le sujet, « question de départ » désigne la manière de l’aborder, et « plan méthodologique » concerne la méthode.

5. Lors d’un stage, une infirmière remarque qu’un problème revient fréquemment et en fait le point de départ d’une idée d’étude. De quelle source reconnue de sujets de recherche cette idée provient-elle ?

Les théories et les concepts
L’expérience clinique
Les enjeux sociaux
Les recherches déjà publiées

L’expérience clinique

Explication

Un problème récurrent observé dans la pratique relève de l’expérience clinique, l’une des sources reconnues de sujets de recherche. Les enjeux sociaux renvoient à des comportements liés à l’actualité, les théories à des concepts à travailler et les recherches publiées aux pistes déjà proposées par des études.

6. Un étudiant a choisi comme sujet « le sommeil des personnes hospitalisées » et doit préciser l’angle de son étude. Quel rôle remplit la question de départ par rapport au sujet ?

Elle indique le sujet sans préciser comment l’aborder
Elle choisit l’outil de collecte sans formuler de question
Elle délimite le sujet et précise les interrogations qui orientent l’étude
Elle nomme le domaine général sans préciser d’interrogation

Elle délimite le sujet et précise les interrogations qui orientent l’étude

Explication

La question de départ délimite le sujet et précise les interrogations, ou pivots, qui orientent l’étude; le sujet indique sur quoi porte la recherche et la question, comment l’aborder. « Domaine général » reste trop large, « sujet sans angle » confond sujet et question, et « outil de collecte » réduit la question à une étape méthodologique.

7. Une équipe propose d’étudier une question pertinente sur des patients difficiles à joindre, sans avoir leur accord et avec un délai incompatible avec le recrutement. Quelle évaluation de cette question est la plus juste ?

Elle est faisable si les moyens sont suffisants, même sans accès aux patients
Elle est faisable si les délais conviennent, même sans accord des patients
Elle est faisable dès lors que son intérêt scientifique est établi
Elle n’est pas encore faisable compte tenu de l’accès, de l’accord et des délais

Elle n’est pas encore faisable compte tenu de l’accès, de l’accord et des délais

Explication

Une question de qualité doit être pertinente, respecter l’éthique et pouvoir être réalisée avec les personnes accessibles, leur accord, les délais et les moyens disponibles. La pertinence seule ne garantit pas la faisabilité; ignorer l’accord néglige l’éthique, et ignorer l’accès aux participants ne permet pas d’envisager le recrutement.

8. Une étudiante commence sa recension en précisant sa question, puis repère et interroge des sources. Quelle étape doit-elle ensuite réaliser avant de lire et d’évaluer la documentation ?

Synthétiser les informations recueillies
Déterminer les critères de sélection des écrits
Organiser et rédiger la recension
Reformuler la question à partir des résultats

Déterminer les critères de sélection des écrits

Explication

Après avoir interrogé les sources, il faut fixer les critères de sélection avant de lire et d’évaluer la documentation. La synthèse vient après l’évaluation, tandis que l’organisation et la rédaction clôturent le processus.

9. Dans une étude sur l’isolement social, quel rôle joue le cadre de recherche ?

Énumérer les résultats que l’étude devrait obtenir
Délimiter les personnes qui participeront à l’étude
Donner une perspective logique pour expliquer le phénomène
Décrire les techniques choisies pour recueillir les données

Donner une perspective logique pour expliquer le phénomène

Explication

Le cadre de recherche est une structure logique d’explication qui donne une perspective à l’étude et oriente la manière d’examiner le phénomène. Les techniques, les résultats attendus et la population relèvent d’autres composantes du projet.

10. Une chercheuse construit son cadre à partir d’un modèle conceptuel et de concepts définis avec une précision variable, sans s’appuyer sur une théorie existante. Comment qualifier ce cadre ?

Un cadre théorique
Un cadre empirique
Un cadre méthodologique
Un cadre conceptuel

Un cadre conceptuel

Explication

Un cadre est conceptuel lorsqu’il découle d’un modèle conceptuel ou repose sur des concepts définis plus ou moins précisément. Le cadre théorique, lui, s’appuie sur une ou plusieurs théories existantes.

11. Quelle formulation correspond à un problème de recherche ?

Un relevé des observations empiriques, sans interprétation ni piste de solution
Une question précise qui indique la relation à examiner entre des variables
Un énoncé général précisant les concepts, la population et le verbe d’action
Une situation interrogée, exposant faits, causes et conséquences, avec une solution fondée sur les connaissances

Une situation interrogée, exposant faits, causes et conséquences, avec une solution fondée sur les connaissances

Explication

Un problème de recherche réunit les faits, leurs causes et leurs conséquences, puis propose une solution à partir des connaissances disponibles. Un but est un énoncé général, tandis qu’un simple constat ne constitue pas une formulation complète du problème.

12. Une équipe prépare une étude auprès de personnes vivant avec une maladie chronique et s’apprête à choisir ses techniques d’entretien. Quelle décision doit-elle prendre au préalable dans la phase méthodologique ?

Déterminer l’échantillon à interroger
Préciser les indicateurs de mesure
Choisir le type d’étude
Prendre en compte les enjeux éthiques

Prendre en compte les enjeux éthiques

Explication

La prise en compte des enjeux éthiques ouvre la phase méthodologique et précède le choix des techniques de recherche. Le type d’étude, l’échantillon et les indicateurs sont des décisions distinctes de la planification.

13. Une équipe veut étudier comment des infirmières décrivent la continuité des soins, mais n’a pas encore choisi de plan d’étude. Quel principe doit guider son choix ?

Faire découler le type d’étude des critères de l’échantillon
Faire découler le type d’étude des ressources matérielles
Faire découler le type d’étude de la question de recherche
Faire découler le type d’étude des indicateurs retenus

Faire découler le type d’étude de la question de recherche

Explication

Le type d’étude organise le recueil et l’analyse des données, et doit découler de la question de recherche. Le choisir selon les ressources, l’échantillon ou les indicateurs ne remplace pas ce principe directeur.

14. Une étude vise à tirer des conclusions sur tous les adultes d’une région répondant à des critères d’inclusion et d’exclusion; seuls certains seront recrutés. Quel ensemble désigne la population ?

Les adultes effectivement recrutés pour participer à l’étude
Les adultes ayant fourni des données complètes à l’équipe
Tous les adultes de la région qui répondent aux critères
Les critères servant à déterminer l’admissibilité des adultes

Tous les adultes de la région qui répondent aux critères

Explication

La population est l’ensemble des personnes sur lesquelles le chercheur veut se prononcer, défini par des critères d’inclusion et d’exclusion. Les personnes recrutées ou ayant fourni des données constituent le groupe effectivement étudié, c’est-à-dire l’échantillon.

15. Une équipe souhaite mesurer la fatigue, qui n’est pas directement observable, en recueillant des données sur plusieurs de ses dimensions. Que doit-elle faire pour opérationnaliser ce concept ?

Sélectionner un échantillon représentant les dimensions étudiées
Choisir un plan de recherche représentant la fatigue
Définir la fatigue sans la traduire en données observables
Utiliser des indicateurs représentant les dimensions de la fatigue

Utiliser des indicateurs représentant les dimensions de la fatigue

Explication

La mesure rend observable un concept qui ne l’est pas directement en s’appuyant sur des indicateurs représentant ses dimensions. Une définition seule ne produit pas de données observables, et l’échantillonnage ou le type d’étude répondent à d’autres questions méthodologiques.

16. Pour protéger la confidentialité des participants d’une étude, quelle organisation des données faut-il mettre en place ?

Garder les noms avec les réponses dans un fichier à accès restreint
Attribuer un numéro et détruire la liste nominative des participants
Attribuer un numéro à chacun et conserver séparément la liste nominative
Remplacer les noms par des pseudonymes dans le fichier des réponses

Attribuer un numéro à chacun et conserver séparément la liste nominative

Explication

Un numéro d’identification remplace le nom dans les données, tandis que la liste nominative est conservée séparément. Le fichier commun confond données et identités, les pseudonymes ne garantissent pas la séparation prévue, et la destruction de la liste écarte une partie de la procédure.

17. Après une série d’entretiens et de questionnaires, quelle démarche prépare correctement les données à leur analyse ?

Analyser directement les réponses, sans en vérifier l’utilisabilité
Vérifier que les informations sont utilisables, puis organiser les données par codage
Coder les réponses, puis vérifier si les informations peuvent être exploitées
Vérifier que les informations sont utilisables, puis les laisser sans codage

Vérifier que les informations sont utilisables, puis organiser les données par codage

Explication

Après la collecte, les questionnaires et entretiens sont vérifiés pour s’assurer que les informations sont utilisables, puis les données sont organisées par codage. Coder avant la vérification inverse les étapes, l’absence de codage omet l’organisation, et l’analyse directe saute la vérification.

18. Une équipe résume les mesures recueillies et obtient des résultats, puis explique ce qu’ils signifient pour son étude. Quelle distinction décrit ces deux opérations ?

L’interprétation vérifie les hypothèses et l’analyse situe les résultats dans l’étude
L’analyse produit les résultats et l’interprétation en explique la signification
L’interprétation produit les résultats et l’analyse en explique la signification
L’analyse confronte les résultats aux travaux publiés et l’interprétation les résume

L’analyse produit les résultats et l’interprétation en explique la signification

Explication

L’analyse produit les résultats, tandis que l’interprétation explique leur signification. Attribuer la production des résultats à l’interprétation inverse les deux opérations, et confronter aux travaux publiés ou situer les résultats relève de l’interprétation, non de la définition de l’analyse.

19. Une chercheuse veut interpréter un résultat obtenu dans son étude : quelle démarche lui permet de lui donner un sens rigoureux ?

Le décrire dans le contexte de l’étude, sans le confronter aux travaux ni aux questions initiales
Le confronter aux travaux publiés, sans le situer dans l’étude ni le relier aux questions initiales
Le relier aux hypothèses initiales, sans tenir compte du contexte ni des travaux publiés
Le situer dans le contexte, le confronter aux travaux publiés et le relier aux questions ou hypothèses initiales

Le situer dans le contexte, le confronter aux travaux publiés et le relier aux questions ou hypothèses initiales

Explication

Interpréter consiste à situer les résultats dans le contexte de l’étude, à les confronter aux travaux publiés et à établir leurs liens avec les questions ou hypothèses initiales. Une comparaison isolée, un lien sans contexte ni travaux, ou une simple description laisse de côté une partie de cette démarche.

20. Un essai clinique révèle un effet statistiquement significatif, mais l’ampleur du bénéfice paraît faible pour les patients. Quelle conclusion est justifiée ?

Le résultat peut être statistiquement significatif sans être important sur le plan clinique
Le résultat n’est pas statistiquement significatif si son importance clinique est faible
Le résultat statistiquement significatif démontre un bénéfice clinique important
Le résultat est cliniquement important dès qu’il est statistiquement significatif

Le résultat peut être statistiquement significatif sans être important sur le plan clinique

Explication

La signification statistique n’implique pas nécessairement une importance clinique pour le patient : les deux notions doivent être distinguées. Assimiler significativité et importance clinique confond les concepts, tandis qu’une faible importance clinique ne supprime pas automatiquement la significativité statistique.

21. Une infirmière examine des résultats de recherche pour répondre à un problème rencontré dans son unité. Quelle démarche correspond à une pratique fondée sur des données probantes ?

Formuler une question pratique, rechercher et apprécier les résultats, puis les intégrer en considérant expertise, préférences et ressources
Rechercher les résultats, les apprécier, puis les intégrer selon l’expertise infirmière sans considérer préférences ni ressources
Choisir les résultats disponibles, puis définir une question pratique à partir de ceux-ci avant leur intégration
Formuler une question pratique, rechercher les résultats, puis les appliquer sans les apprécier de manière critique

Formuler une question pratique, rechercher et apprécier les résultats, puis les intégrer en considérant expertise, préférences et ressources

Explication

La démarche commence par une question issue de la pratique, puis recherche et apprécie les meilleurs résultats avant de les intégrer en tenant compte de l’expertise infirmière, des préférences des patients et des ressources. L’absence d’évaluation critique, l’oubli des préférences et ressources, ou l’inversion de l’ordre entre question et recherche déforment cette démarche.

22. Un établissement souhaite que les résultats de recherche influencent durablement les soins. Quel contexte favorise le mieux cette intégration ?

Un programme centré sur l’adoption des résultats, sans encourager le questionnement professionnel
Une initiative individuelle reposant sur l’expertise clinique, sans évolution de l’environnement
Une diffusion des résultats accompagnée d’une consigne de changement ponctuel des pratiques
Une culture et un environnement qui encouragent l’esprit de recherche et le questionnement

Une culture et un environnement qui encouragent l’esprit de recherche et le questionnement

Explication

L’intégration durable dépend d’une culture et d’un environnement qui soutiennent l’esprit de recherche et le questionnement. La diffusion seule, une initiative individuelle isolée ou l’adoption sans questionnement ne fournit pas ce soutien durable.

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Selon Fortin et Gagnon (2022), combien de phases et d’étapes comprend la démarche scientifique ?

Cinq phases et quinze étapes.

Selon Fortin et Gagnon (2022), quelles étapes composent les cinq phases de la démarche de recherche ?

Conceptuelle : 1 à 5 ; méthodologique : 6 à 10 ; empirique : 11 ; analytique : 12 et 13 ; diffusion : 14 et 15.

Selon Fortin et Gagnon (2022), comment l’ordre des étapes diffère-t-il entre recherches qualitative et quantitative ?

En qualitatif, les étapes peuvent se déplacer ou se chevaucher ; en quantitatif, l’ordre annoncé est généralement suivi.

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