★ À maîtriser
📌 La mémoire humaine est plurielle : ses systèmes interagissent étroitement tout en conservant une relative indépendance.
📌 L’apprentissage distribué en plusieurs séances est plus favorable que l’apprentissage massé en une seule séance.
Compléments
Ebbinghaus a étudié expérimentalement la mémoire à l’aide de séries de pseudo-mots monosyllabiques prononçables mais inexistants dans la langue, appris par lectures successives.
L’augmentation du nombre de lectures d’une liste de 16 pseudo-mots améliore son rappel après 24 heures.
Le réapprentissage est moins efficient entre 18 et 20 heures après l’apprentissage initial qu’entre 10 et 11 heures.
La signification du matériel, comme dans un texte en prose, réduit le nombre de répétitions nécessaire par rapport à des syllabes sans signification.
Apprentissage massé : une fois ; distribué : plusieurs fois.
📌 Le behaviorisme assimile la mémoire à l’habitude et l’étudie par l’apprentissage et le conditionnement, en privilégiant les tâches interprétables en termes de stimulus-réponse.
📌 Le conditionnement opérant, initié par Thorndike et développé par Skinner, étudie un apprentissage qui aboutit à une action non réflexe et se distingue par ses conséquences sur l’environnement.
📌 Ribot distingue la mémoire organique, fondée sur des associations nerveuses dynamiques stabilisées par la répétition, de la mémoire psychologique, caractérisée par la conscience du souvenir. - Théodule Ribot, 1881
La régression mnésique suit ces directions : (Ribot) :
Dans les troubles décrits par Korsakoff chez des patients alcooliques, la mémoire des habitudes persiste le plus longtemps, suivie de la mémoire des faits anciens, tandis que les informations récentes sont rapidement oubliées. - Sergei Korsakoff, 1889
Pavlov associe un stimulus à une réponse réflexe ; Skinner étudie une action et ses conséquences.
★ À maîtriser
📌 Le modèle sériel d’Atkinson et Shiffrin propose des registres sensoriels, puis une mémoire à court terme de capacité limitée, avant le transfert en mémoire à long terme favorisé par l’autorépétition. - Atkinson et Schiffrin, 1968
📌 Chez K.F., la composante auditivo-verbale est déficitaire alors que la composante visuospatiale est préservée, ce qui a conduit à distinguer ces composantes de la mémoire à court terme. - Baddeley & Hitch, 1974
Compléments
H.M. : MCT préservée, MLT atteinte ; K.F. : MCT atteinte, apprentissage à long terme préservé.
★ À maîtriser
La mémoire déclarative rend accessibles à la conscience des informations représentationnelles verbalisables, tandis que la mémoire non déclarative permet des apprentissages dispositionnels non conscients, notamment les habiletés. - Cohen et Squire, 1980
La mémoire explicite implique la récupération consciente ou intentionnelle d’expériences antérieures, tandis que la mémoire implicite se manifeste par une modification du comportement sans référence consciente à ces expériences. - Graf & Schacter, 1985
Dans le modèle mono-hiérarchique de Tulving, les systèmes supérieurs dépendent des systèmes inférieurs tout en possédant des capacités propres ; la mémoire épisodique est autonoétique, la mémoire sémantique noétique et la mémoire procédurale anoétique.
Le modèle SPI de Tulving postule un encodage sériel, un stockage parallèle et une récupération indépendante des informations dans les systèmes mnésiques.
Les cinq systèmes principaux sont : (Tulving, 1995 ; 2001) :
Compléments
Les structures associées à la mémoire déclarative comprennent : (Squire, 1987) :
L’apprentissage d’habiletés dépend du striatum, le conditionnement du cervelet et de l’amygdale, et l’amorçage ainsi que les apprentissages perceptifs du cortex occipital. - Squire, 1987 ; 2004
La distinction entre mémoire explicite et implicite décrit la nature des tests et de l’expérience de récupération, sans postuler des systèmes fonctionnellement indépendants.
En 1994, Tulving ajoute au modèle hiérarchique le système de représentations perceptives et la mémoire de travail.
Tulving considère que de nouvelles connaissances sémantiques peuvent se former indépendamment de la mémoire épisodique, contrairement à Squire, qui attribue un rôle à la mémoire épisodique dans cette formation.
★ À maîtriser
Dans la tâche de Brown-Peterson, le rappel ne porte plus que sur 20 à 30 % des consonnes après 9 secondes et devient nul après 18 secondes lorsque la tâche distractrice empêche la répétition.
Baddeley décrit la mémoire de travail comme composée d’un administrateur central, d’une boucle phonologique et d’un calepin visuospatial.
Le modèle de mémoire de travail de Baddeley comprend deux systèmes de stockage esclaves, la boucle phonologique et le calepin visuospatial, coordonnés par l’administrateur central, composante attentionnelle amodale.
Baddeley (2000) ajoute au modèle un buffer épisodique qui sert d’interface entre l’administrateur central et la mémoire à long terme.
Le registre phonologique a une capacité limitée et les représentations qui y sont maintenues déclinent passivement en moins de deux secondes.
📌 L’information verbale présentée auditivement accède directement et obligatoirement au stock phonologique, tandis que l’information verbale présentée visuellement doit être convertie en code phonologique par la récapitulation articulatoire.
Le calepin visuospatial maintient des informations visuelles et spatiales et permet la formation et la manipulation d’images mentales.
Selon Baddeley (1996), l’administrateur central focalise l’attention sur un stimulus en inhibant les distracteurs, partage l’attention entre plusieurs tâches, rompt les stratégies de rappel et récupère et manipule les informations en mémoire à long terme.
Le buffer épisodique stocke temporairement des informations intégrées provenant de différentes sources, sous le contrôle de l’administrateur central.
Compléments
📌 L’oubli dans la tâche de Brown-Peterson peut s’expliquer soit par l’affaiblissement de la trace mnésique avec le temps, soit par l’interférence entre les éléments du matériel. - Peterson et Peterson, 1959
Ces activités comprennent : (Baddeley, 1986) :
La récapitulation articulatoire subvocale rafraîchit l’information verbale et convertit en code phonologique un stimulus verbalisable présenté visuellement.
★ À maîtriser
Compléments
La boucle phonologique contribuerait à l’apprentissage de la lecture, à certains aspects de la compréhension du langage, au calcul mental et à l’acquisition du vocabulaire et de certaines propriétés syntaxiques d’une langue étrangère, mais sa contribution précise au langage fait l’objet de controverses.
La boucle phonologique peut aider à comprendre des textes difficiles en maintenant l’ordre des mots et, dans certaines circonstances, l’accentuation et le rythme d’élocution. - Just & Carpenter, 1992
📌 La patiente CS, atteinte d’un syndrome de Williams, présentait une boucle phonologique apparemment intègre et un déficit d’apprentissage à long terme pour des mots familiers, mais des performances normales pour des paires mots/non-mots. - Barisnikov, Van der Linden et Poncelet, 1996
★ À maîtriser
L’évaluation de la mémoire de travail doit examiner l’administrateur central ainsi que les systèmes esclaves, notamment la boucle phonologique et le registre visuospatial.
L’empan de chiffres endroit dépend de la boucle phonologique, tandis que l’empan de chiffres envers sollicite l’administrateur central.
Le test de Corsi mesure l’empan visuospatial en demandant de reproduire dans l’ordre des séquences de frappes de plus en plus longues sur des cubes ou des carrés. - Milner, 1971
Compléments
Au running span, le participant entend une liste de consonnes de longueur variable et doit rappeler les quatre dernières consonnes présentées.
Dans l’alpha-span, le participant remet des mots en ordre alphabétique ; dans la tâche séquence lettre-chiffre de la WAIS III, il restitue d’abord les lettres par ordre alphabétique puis les chiffres par ordre croissant.
Dans l’empan visuospatial simultané de Wilson (1993), le participant observe pendant deux secondes une grille dont la moitié des carrés forme un pattern non significatif, puis le reproduit sur une grille vierge ; l’empan correspond au nombre de carrés de la plus grande grille réussie au moins une fois sur quatre.
📌 Le test de Corsi exige l’encodage et la récupération séquentiels de mouvements spatiaux, tandis que l’empan visuospatial simultané exige la mémorisation de positions présentées simultanément. - Logie & Pearson, 1997
★ À maîtriser
Compléments
Selon Tulving (1985), la mémoire sémantique est associée à une conscience noétique permettant une introspection consciente des connaissances sur le monde.
Aristote associait la récupération d’une information à des éléments semblables, contraires ou étroitement liés, et les philosophes associationnistes ont ensuite décrit les lois de causalité, de contiguïté, de ressemblance et de similitude.
Selon les associationnistes, la contiguïté entre deux mots dans le discours crée une liaison dont la force dépend du nombre de leurs occurrences dans la langue.
Brown et McNeill (1966) ont observé que, lors d’un état de mot sur le bout de la langue, les mots proposés proches du mot-cible coïncidaient à 49 % avec sa première lettre et à 48 % avec son nombre de syllabes. - Brown & McNeill
Brown et McNeill (1966) suggèrent que la mémoire à long terme des mots et des définitions possède une entrée à partir de la définition et une autre à partir de la sonorité. - Brown & McNeill
★ À maîtriser
Collins et Quillian (1969) représentent la mémoire sémantique comme un réseau abstrait et amodal où les concepts sont stockés dans des nœuds reliés de façon hiérarchique.
Dans le modèle de Collins et Quillian, la récupération d’une information se fait par diffusion de l’activation à partir d’un concept dans le réseau jusqu’à la rencontre d’un autre concept pertinent.
Le modèle de Collins et Quillian s’appuie sur une hiérarchie catégorielle et sur l’économie cognitive, qui évite de stocker avec chaque exemplaire les propriétés déjà associées à une catégorie générale.
Compléments
📌 Le modèle distingue des nœuds catégories, qui représentent des catégories du langage, et des nœuds exemplaires, qui représentent les individus de ces catégories. - Collins et Quillian, 1969
Conrad (1972) a contesté l’interprétation de l’économie cognitive en relevant que le niveau hiérarchique et la fréquence de cooccurrence des propriétés pouvaient être confondus.
Dans l’étude de Conrad (1972), lorsque les concepts étaient présentés avec des propriétés répétées équivalentes, le temps de réaction ne variait pas selon leur éloignement dans la hiérarchie.
★ À maîtriser
Collins et Loftus (1975) conservent la représentation en réseau, mais les concepts ne sont plus reliés hiérarchiquement : l’organisation dépend de leur distance sémantique, déterminée par la longueur et le nombre de liens entre eux.
Dans le modèle de Collins et Loftus, l’activation se diffuse à partir d’un nœud source selon la force des liens, décroît avec l’accessibilité et se partage entre les nœuds activés.
📌 Le réseau lexical, organisé selon les ressemblances phonétiques, stocke les noms des concepts, tandis que le réseau sémantique, organisé selon les liens de sens, stocke leur signification. - Collins et Loftus, 1975
Compléments
📌 Un concept est activé lorsque la somme de l’activation qui lui parvient depuis différents nœuds atteint un seuil. - Collins et Loftus, 1975
★ À maîtriser
L’accès à un concept peut partir du réseau lexical, par ressemblance phonétique, ou du réseau sémantique, par signification.
Dans l’appariement sémantique décrit par Collins et Loftus (1975), la décision positive ou négative sur l’appariement de deux concepts dépend d’un nombre suffisant de preuves issues des intersections trouvées en mémoire.
📌 Dans l’appariement sémantique, une preuve positive établit un chemin où deux concepts partagent une ou plusieurs propriétés, tandis qu’une preuve négative établit qu’ils n’en partagent aucune.
📌 La conception des catégories en termes de propriétés nécessaires et suffisantes traite les catégories naturelles comme homogènes et parfaitement délimitées, alors que la théorie du prototype juge l’appartenance selon la distance à des exemplaires représentatifs. - Katz & Fodor, 1963
Compléments
Dans la question « Un canari est-il un oiseau ? », les propriétés communes « est animal », « a des ailes », « a des plumes » et « peut voler » fournissent des preuves positives en faveur de l’appariement.
Freedman et Loftus (1971) observent un temps de réaction plus court lorsque la catégorie est présentée avant la lettre ou l’adjectif, même si l’exemplaire est plus fréquemment associé à l’adjectif qu’à la catégorie.
Selon Collins et Loftus (1975), une catégorie présentée en premier diffuse l’activation à un petit nombre de concepts étroitement liés, tandis qu’une lettre ou un adjectif présenté en premier la diffuse à une série plus large de concepts peu liés entre eux.
Dans la théorie du prototype, seuls les traits typiques d’une information sont retenus lors de la formation d’un concept, qui constitue une représentation résumée de la catégorie.
Les membres d’une catégorie cités spontanément ne le sont pas dans un ordre quelconque : certains apparaissent plus fréquemment que d’autres, comme l’illustrent Battig & Montague (1969).
Barsalou et Medin (1986) rapportent que le recouvrement des listes de propriétés caractéristiques d’une catégorie produites par différents sujets est d’environ un tiers. - Barsalou & Medin
Les gradients de typicalité varient aussi selon le point de vue adopté par une même personne et selon le moment où elle est interrogée, notamment à deux ou trois semaines d’intervalle.
Le modèle en réseau de Collins et Quillian (1969) est limité par son organisation hiérarchique, qui prévoit un temps de vérification plus long lorsque davantage de liens séparent deux nœuds, tandis que le modèle de Collins et Loftus (1975) n’impose pas d’organisation hiérarchique.
Dans les modèles classiques en réseau, les nœuds sont des entités vides, car un concept n’est défini que par ses liens avec les autres nœuds.
Catégorie scientifique : frontières nettes ; prototype : représentativité graduelle.
★ À maîtriser
📌 Shallice (1988) distingue une sémantique visuelle, accessible pour comprendre les images et les objets, et une sémantique verbale, accessible pour comprendre les mots.
Compléments
Shallice (1988) avance comme arguments en faveur de systèmes sémantiques séparés les aphasies spécifiques à une modalité, les effets d’amorçage spécifiques à une modalité et les perturbations catégorielles de la mémoire sémantique.
Les déficits spécifiques concernent : les mots concrets, les mots abstraits, les animaux, les fruits, les végétaux, les parties du corps, les outils, les moyens de transport et les meubles
Les déficits catégories-spécifiques sont souvent observés lors de lésions bilatérales ou d’une atteinte temporale gauche, et la dissociation la plus souvent rapportée affecte davantage la catégorie biologique que les objets manufacturés.
Warrington et McCarthy (1983) décrivent un patient dont les connaissances sur les objets inanimés sont atteintes alors que celles sur les animaux, la nourriture et les fleurs sont préservées.
Les revues de Mahon (2009) et Hart (2007) recensent plus de cent études de cas de patients présentant des atteintes sémantiques partielles spécifiques à une catégorie.
Capitani et al. (2003) estiment que le ratio entre les atteintes spécifiques des vivants et celles des non-vivants est d’environ trois pour une.
📌 Selon Humphreys et Riddoch (1988), les troubles sélectifs de catégories peuvent refléter les demandes perceptives nécessaires pour les distinguer plutôt qu’une organisation du système sémantique par catégories.
Selon Humphreys et Riddoch (1988), les objets manufacturés peuvent être reconnus à partir de traits fonctionnels et présentent un recouvrement perceptif moindre.
Hillis et Caramazza (1991) rapportent une double dissociation entre un patient déficitaire pour les animaux et les moyens de transport et un autre patient chez lequel ces catégories sont préservées.
Dans l’hypothèse de Hillis et Caramazza (1991), les représentations sémantiques comprennent des traits perceptifs et fonctionnels, dont certains sont communs aux membres d’une catégorie, et l’altération de certains traits affecte plusieurs items reliés.
Atteinte des vivants versus atteinte des non-vivants.
★ À maîtriser
📌 Les objets vivants, notamment les visages et les animaux, activent la partie latérale du gyrus fusiforme, tandis que les objets non vivants, notamment les véhicules et les outils, activent sa partie médiane, en présentation visuelle ou verbale.
📌 Les modèles à stock amodal ajoutent aux réseaux distribués une zone d’intégration dans les cortex temporaux, notamment les lobes temporaux antérieurs, qui associe les connaissances sur les objets indépendamment de la modalité sensorielle et de la tâche. - Patterson et al., 2007
Compléments
Réseau distribué sans centre amodal ; réseau distribué avec intégration temporale.
★ À maîtriser
📌 Les patients atteints de démence sémantique ont généralement davantage de difficultés d’accès aux informations verbales qu’aux informations visuelles, notamment en définition de mots et en appariement de mots par rapport à l’appariement d’images.
Compléments
Des tests évaluent l’intégrité des connaissances sémantiques pour des items animés et non animés, en modalités visuelle et verbale.
Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer peuvent présenter des difficultés sémantiques en dénomination d’objets, en appariement de mots et d’images et en fluences catégorielles, généralement moins prononcées que dans la démence sémantique.
★ À maîtriser
Selon Tulving (2001), la mémoire épisodique s’accompagne chez l’humain d’une conscience autonoétique, liée au self et à la prise de conscience de son identité dans un continuum passé-présent-futur.
La mémoire épisodique stocke des événements directement vécus, est autobiographique, dépend du contexte spatial, temporel et émotionnel, et est sensible à l’oubli.
La performance en mémoire épisodique dépend de la qualité de l’encodage, du stockage et de la récupération, et un déficit peut provenir d’une perturbation de l’un de ces processus.
Un encodage profond, notamment de nature sémantique pour du matériel verbalisable, produit une trace mnésique plus forte et durable qu’un traitement moins profond. - Tulving, 1975
L’encodage automatique ne nécessite pas d’attention ou de conscience de l’apprentissage, tandis que l’encodage contrôlé nécessite un contrôle volontaire de l’attention.
La répétition distribuée, où les apprentissages sont séparés par un délai, conduit à de meilleures performances de rappel que la répétition massée, où le même stimulus est présenté successivement. - Crowder, 1976
Dans l’interférence rétroactive, les informations nouvelles perturbent les souvenirs anciens, tandis que dans l’interférence proactive, les souvenirs anciens gênent la mémorisation des informations nouvelles. - Mayes, 1988
Les processus associatifs de récupération activent automatiquement une trace lorsqu’il existe un recouvrement suffisant entre l’indice et la trace, tandis que les processus stratégiques recherchent activement un contexte et un indice de récupération.
Selon Tulving et Patterson (1968), un échec de récupération signifie soit que l’information n’est pas stockée, soit qu’elle est stockée mais inaccessible. - Tulving & Patterson
Selon le principe de spécificité de l’encodage, la performance de récupération est meilleure lorsque les conditions de récupération correspondent aux conditions d’encodage. - Tulving, 1970
Compléments
Des études rapportent que des chimpanzés peuvent évoquer des épisodes passés à l’aide d’idéogrammes et que la gorille Koko a raconté des éléments de sa capture, mais les capacités animales sont parfois qualifiées de mémoire de type épisodique plutôt que de mémoire épisodique avérée.
La récupération en mémoire épisodique combine un indice de récupération avec les épisodes activés par cet indice. - Tulving
L’encodage porte sur une information cible et sur des informations contextuelles :
Encoder, consolider, récupérer : la chaîne du souvenir.
★ À maîtriser
📌 Une tâche prospective time-based exige d’accomplir une action à un moment prédéterminé et nécessite généralement un indiçage interne ainsi qu’une estimation et une vérification du temps écoulé.
📌 Une tâche prospective event-based exige d’accomplir l’action lorsqu’un indice apparaît dans l’environnement, et son efficacité dépend notamment du caractère distinctif de l’indice et de la force du lien entre l’indice et l’action.
🔄 L’information suit le circuit de Papez : de l’hippocampe aux corps mamillaires, des corps mamillaires au noyau antérieur du thalamus, du noyau antérieur du thalamus au cortex cingulaire, du cortex cingulaire au cortex entorhinal, du cortex entorhinal à l’hippocampe
Après plusieurs passages dans le circuit de Papez, les associations temporaires entre assemblées de neurones corticaux se remodèlent et se consolident jusqu’à devenir indépendantes de l’hippocampe.
Une lésion bilatérale de l’hippocampe empêche la formation de nouveaux souvenirs à long terme, mais n’efface pas les souvenirs encodés avant la lésion.
Compléments
Le circuit de Papez, décrit par James Papez en 1937, est impliqué dans les processus de mémorisation en lien avec les émotions et est aussi appelé circuit hippocampo-mamillo-thalamique.
L’hippocampe reçoit des connexions des aires corticales sensorielles primaires, associatives unimodales et multimodales, ainsi que des cortex rhinal et entorhinal.
Les connexions antérogrades convergent vers l’hippocampe, tandis que des voies rétrogrades en repartent vers les cortex primaires pour y fixer des associations facilitées par l’hippocampe.
Après leur désengagement progressif du système limbique, les souvenirs sont encodés dans des zones corticales correspondant aux régions où les informations sensorielles à leur origine ont été reçues, et les traces peuvent durer des décennies ou toute la vie.
Hippocampe → corps mamillaires → thalamus → cortex cingulaire → cortex entorhinal → hippocampe.
★ À maîtriser
📌 Le rappel libre demande de restituer un maximum d’items dans n’importe quel ordre, tandis que le rappel sériel exige de respecter leur ordre exact de présentation.
Le California Verbal Learning Test présente une liste A de 16 mots répartis en quatre catégories à rappeler sur cinq essais, puis une liste interférente B de 16 mots, suivie de rappels de A et d’un rappel différé après 20 minutes avec rappel libre, indicé et reconnaissance. - Delis et al., 1987
🔄 La procédure de Grober et Buschke comprend : un contrôle de l’encodage à l’aide d’indices sémantiques, trois rappels libres, trois rappels indicés pour les items non évoqués en rappel libre, une phase de reconnaissance
Dans une épreuve de rappel indicé, un score faible en rappel libre qui s’améliore avec l’indiçage, avec un score total rappel libre plus rappel indicé dans les normes, indique un trouble de récupération plutôt qu’un trouble de stockage.
Un trouble du stockage entraîne une information ni accessible ni disponible et une performance qui ne s’améliore pas avec l’indiçage.
Dans ces épreuves, un score est dans les normes si la note z est supérieure à -1,65 et inférieure à 1,65 ; une note z inférieure à -1,65 indique une performance déficitaire et une note z supérieure à 1,65 une performance au-dessus de la moyenne, avec p < .05.
Compléments
📌 Le rappel indicé fournit des indices catégoriels ou phonologiques, tandis que la reconnaissance demande d’identifier les items précédemment présentés parmi les items proposés.
La MEM-III, anciennement WMS-R, mesure différents types de mémoire et comprend notamment une histoire que le patient doit restituer.
La figure de Rey est reproduite par le sujet sans qu’il sache qu’il devra ensuite la restituer de mémoire, et permet d’évaluer la composante visuelle de la mémoire épisodique.
Rappel libre faible mais indicé amélioré : accès ; absence d’amélioration : stockage.
| Composante | Fonction | Type d’information |
|---|---|---|
| Boucle phonologique | Stocker et rafraîchir | Informations verbales |
| Calepin visuospatial | Maintenir et manipuler | Informations visuelles et spatiales |
| Administrateur central | Coordonner et contrôler | Opérations attentionnelles |
| Buffer épisodique | Intégrer temporairement | Informations de sources diverses |
| Notion | Caractéristique | Opposition |
|---|---|---|
| Sémantique visuelle | Accès aux images et aux objets | Sémantique verbale : accès aux mots |
| Atteinte des vivants | Profil le plus souvent rapporté | Atteinte des non-vivants : profil inverse également observé |
| Modèle distribué | Réseau sensoriel, moteur et linguistique | Modèle amodal : ajoute une intégration temporale |
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1. Quel rôle la mémoire humaine joue-t-elle en plus du stockage, du maintien et de la restitution de l’information ?
2. Quelle description rend compte du caractère pluriel de la mémoire humaine ?
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Quels rôles la mémoire humaine remplit-elle pour l’information ?
Elle permet de la stocker, de la maintenir et de la restituer.
Quelles propriétés caractérisent les systèmes de la mémoire humaine ?
Ils interagissent étroitement tout en restant relativement indépendants.
Combien de pseudo-mots étaient rappelés après une seule lecture ?
Sept pseudo-mots.
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