QCM : Mémoire sémantique et épisodique (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle la mémoire humaine joue-t-elle en plus du stockage, du maintien et de la restitution de l’information ?

Elle permet de percevoir les stimuli présents et de les identifier.
Elle sert à conserver les événements passés sans autre fonction.
Elle déclenche les réponses réflexes face aux situations familières.
Elle contribue à l’identité et à la projection dans le futur.

Elle contribue à l’identité et à la projection dans le futur.

Explication

La mémoire regroupe des sous-systèmes de stockage, de maintien et de restitution, et participe aussi à l’identité ainsi qu’à la projection dans le futur. Réduire sa fonction au passé, la confondre avec la perception ou lui attribuer la production des réflexes ne correspond pas à cette définition.

2. Quelle description rend compte du caractère pluriel de la mémoire humaine ?

Un système unique stocke les informations sans sous-systèmes distincts.
Plusieurs systèmes interagissent tout en gardant une relative indépendance.
Plusieurs systèmes sont entièrement fusionnés en une mémoire indivisible.
Plusieurs systèmes fonctionnent séparément sans interagir entre eux.

Plusieurs systèmes interagissent tout en gardant une relative indépendance.

Explication

La mémoire est plurielle : ses différents systèmes interagissent étroitement tout en conservant une relative indépendance. Un stockage unique nie cette pluralité, tandis que l’absence d’interaction ou la fusion complète écarte l’un des deux aspects.

3. Lors d’une expérience de mémorisation, une personne apprend une liste de 36 pseudo-mots. Quel nombre de lectures est nécessaire dans le résultat rapporté par Ebbinghaus ?

36 lectures
16 lectures
7 lectures
55 lectures

55 lectures

Explication

Pour 36 pseudo-mots, le résultat rapporté est de 55 lectures, l’augmentation du nombre d’éléments exigeant rapidement davantage de répétitions. Le chiffre 7 correspond au rappel après une seule lecture, 36 transpose le nombre d’éléments, et 16 ne correspond pas à ce résultat.

4. Une étudiante doit apprendre une liste et peut soit répartir ses révisions sur plusieurs séances, soit tout réviser en une séance. Quelle stratégie est la plus favorable à l’apprentissage ?

Effectuer toutes les répétitions à la fin d’une séance.
Remplacer les répétitions par une lecture unique.
Répartir les répétitions en plusieurs séances.
Concentrer les répétitions dans une seule séance.

Répartir les répétitions en plusieurs séances.

Explication

L’apprentissage distribué, qui répartit les répétitions en plusieurs séances, est plus favorable que l’apprentissage massé en une séance. Concentrer les répétitions relève du massé, et une lecture unique ou leur report intégral ne correspond pas à la stratégie distribuée.

5. Dans une étude behavioriste de l’apprentissage, quelles tâches sont privilégiées parce qu’elles se prêtent à une interprétation en termes de stimulus-réponse ?

Le rappel libre ou par couples.
La reconnaissance ou le rappel libre.
La reconnaissance ou l’introspection du souvenir.
Le rappel sériel ou par couples.

Le rappel sériel ou par couples.

Explication

Le behaviorisme assimile la mémoire à l’habitude et privilégie le rappel sériel ou par couples, plus facilement interprétable en termes de stimulus-réponse. Le rappel libre et la reconnaissance sont confondus ici avec les tâches que les chercheurs behavioristes ont délaissées.

6. Dans une expérience, un son est présenté avant la nourriture et finit par provoquer la salivation d’un chien. Quel mécanisme décrit cette situation ?

Une mémorisation consciente déclenchant un souvenir volontaire.
Un apprentissage par conséquence modifiant l’environnement.
Un conditionnement classique provoquant une réponse réflexe.
Un conditionnement opérant renforçant une action volontaire.

Un conditionnement classique provoquant une réponse réflexe.

Explication

Dans le conditionnement classique de Pavlov, un stimulus présenté avant l’aliment peut déclencher conditionnellement une réponse réflexe comme la salivation. L’action volontaire et ses conséquences relèvent du conditionnement opérant, tandis qu’un souvenir volontaire ne décrit pas le mécanisme.

7. Un rat apprend à appuyer sur un levier et cette action modifie ce qui se produit dans son environnement. De quel type d’apprentissage s’agit-il ?

Du conditionnement classique.
Du conditionnement opérant.
D’une réponse réflexe conditionnée.
D’une reconnaissance consciente.

Du conditionnement opérant.

Explication

Le conditionnement opérant porte sur un apprentissage qui aboutit à une action non réflexe et se distingue par les conséquences de cette action sur l’environnement. Le conditionnement classique concerne une réponse réflexe déclenchée par un stimulus, et la reconnaissance consciente est une autre notion.

8. Dans un cas de régression mnésique décrit par la loi de Ribot, quelle catégorie de souvenirs est atteinte en premier ?

Les souvenirs les plus anciens.
Les souvenirs les plus nouveaux.
Les souvenirs les plus automatiques.
Les souvenirs les plus organisés.

Les souvenirs les plus nouveaux.

Explication

Selon la loi de Ribot, la régression atteint les souvenirs du plus nouveau au plus ancien, et suit également d’autres gradients, notamment du moins organisé au plus organisé et du plus volontaire au plus automatique. Placer les souvenirs anciens, organisés ou automatiques au début inverse ces ordres.

9. Deux patients passent deux tests de mémoire : le premier échoue au test A et réussit au test B, tandis que le second réussit au test A et échoue au test B. Quel phénomène ce profil illustre-t-il ?

Une dissociation simple chez le premier patient
Une double dissociation entre les deux fonctions évaluées
Un déficit commun aux deux fonctions évaluées
Une dissociation simple chez le second patient

Une double dissociation entre les deux fonctions évaluées

Explication

Une double dissociation est caractérisée par des profils inverses : chacun des patients échoue à un test que l’autre réussit, et réussit l’autre test. Une dissociation simple ne concerne qu’un profil, des profils identiques ne sont pas inverses et un déficit commun n’oppose pas les résultats aux deux tests.

10. Après une intervention qui retire les lobes temporaux internes, dont l’hippocampe, un patient peut retenir brièvement une information, mais ne parvient pas à la conserver durablement. Quel profil mnésique correspond à ce cas ?

Capacités intellectuelles et mémoire à court terme fortement déficitaires
Mémoire à court terme déficitaire et mémoire à long terme préservée
Mémoire à court terme et mémoire à long terme toutes deux préservées
Mémoire à court terme préservée et mémoire à long terme fortement déficitaire

Mémoire à court terme préservée et mémoire à long terme fortement déficitaire

Explication

Après l’opération, H.M. présentait un déficit majeur de mémoire à long terme tandis que sa mémoire à court terme était préservée. Le déficit à court terme avec mémoire à long terme préservée correspond plutôt au profil de K.F. ; la préservation des deux mémoires et la perte générale des capacités intellectuelles ne décrivent pas le cas.

11. Une personne répète mentalement une information maintenue dans un registre temporaire afin d’augmenter ses chances de la retenir durablement. Quelle étape du modèle d’Atkinson et Shiffrin cette stratégie favorise-t-elle ?

Le transfert de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme
Le transfert direct des registres sensoriels vers la mémoire à long terme
Le maintien initial de l’information dans les registres sensoriels
L’augmentation de la capacité de la mémoire à court terme

Le transfert de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme

Explication

Dans le modèle sériel, l’autorépétition maintient l’information en mémoire à court terme et favorise son transfert en mémoire à long terme. Les registres sensoriels assurent le stockage temporaire initial ; le transfert direct et l’augmentation de capacité ne sont pas le rôle de l’autorépétition.

12. Après une lésion, un patient a du mal à retenir des séquences de mots entendus, mais réussit des tâches de maintien d’informations spatiales. Quelle distinction ce profil appuie-t-il ?

Un déficit de la mémoire à long terme avec une mémoire à court terme préservée
Une composante visuospatiale déficitaire et une composante auditivo-verbale préservée
Une composante auditivo-verbale déficitaire et une composante visuospatiale préservée
Un déficit général de la mémoire à court terme, sans distinction entre composantes

Une composante auditivo-verbale déficitaire et une composante visuospatiale préservée

Explication

Le profil de K.F. montre une atteinte de la composante auditivo-verbale avec préservation de la composante visuospatiale, ce qui soutient leur distinction. Un déficit général efface cette dissociation, tandis que l’inversion des composantes et le contraste avec la mémoire à long terme ne correspondent pas à ce profil.

13. Une personne se rappelle avoir visité un musée un mardi avec une amie, puis sait que Paris est la capitale de la France sans se rappeler où elle a appris ce fait. Quel classement distingue correctement ces deux souvenirs ?

Les deux souvenirs sont procéduraux puisqu’ils sont conservés en mémoire
Le souvenir de visite est épisodique et le fait sur Paris est sémantique
Le souvenir de visite est sémantique et le fait sur Paris est épisodique
Les deux souvenirs sont épisodiques puisqu’ils sont récupérés consciemment

Le souvenir de visite est épisodique et le fait sur Paris est sémantique

Explication

La mémoire épisodique conserve des événements personnellement vécus dans un contexte spatio-temporel, tandis que la mémoire sémantique regroupe des connaissances générales indépendantes de leur contexte d’apprentissage. Classer le fait général comme épisodique lui attribue à tort un contexte précis ; la récupération consciente ne suffit pas à rendre les deux souvenirs épisodiques, et il ne s’agit pas d’habiletés procédurales.

14. Une personne peut expliquer consciemment une règle apprise, mais exécute aussi une habileté motrice acquise sans pouvoir décrire précisément comment elle l’a apprise. Quelle distinction décrit le mieux ces deux apprentissages ?

La règle relève de la mémoire déclarative et l’habileté de la mémoire non déclarative
La règle relève de la mémoire non déclarative et l’habileté de la mémoire déclarative
La règle et l’habileté relèvent toutes deux de la mémoire déclarative
La règle et l’habileté relèvent toutes deux de la mémoire épisodique

La règle relève de la mémoire déclarative et l’habileté de la mémoire non déclarative

Explication

La mémoire déclarative concerne des informations représentationnelles accessibles à la conscience et verbalisables ; la mémoire non déclarative comprend notamment des apprentissages d’habiletés qui ne sont pas consciemment rapportés. L’inversion attribue à tort la règle à une mémoire non consciente, tandis que les deux autres classements ne rendent pas compte de la distinction décrite.

15. Un patient améliore sa performance à une tâche après l’avoir pratiquée, mais ne se rappelle pas consciemment les séances d’entraînement. Quelle forme de mémoire est mise en évidence par cette amélioration ?

La mémoire implicite, qui modifie le comportement sans rappel conscient des expériences
L’absence de mémoire, puisque les séances ne sont pas rappelées consciemment
La mémoire déclarative, qui rend l’habileté apprise facilement verbalisable
La mémoire explicite, qui suppose de récupérer consciemment les séances antérieures

La mémoire implicite, qui modifie le comportement sans rappel conscient des expériences

Explication

La mémoire implicite se manifeste par une modification du comportement consécutive à une expérience, sans référence consciente à cette expérience. La mémoire explicite implique une récupération consciente ou intentionnelle ; une amélioration peut ne pas être verbalisable, et l’absence de souvenir des séances n’annule pas l’effet de l’apprentissage.

16. Dans le modèle SPI de Tulving, quelle combinaison décrit l’encodage, le stockage et la récupération des informations mnésiques ?

Encodage sériel, stockage parallèle et récupération indépendante
Encodage sériel, stockage indépendant et récupération parallèle
Encodage parallèle, stockage sériel et récupération indépendante
Encodage indépendant, stockage parallèle et récupération sérielle

Encodage sériel, stockage parallèle et récupération indépendante

Explication

SPI signifie que l’encodage est sériel, que le stockage est parallèle et que la récupération est indépendante. Les distracteurs déplacent les propriétés d’une étape à une autre ou remplacent le mode sériel d’encodage par un mode parallèle.

17. Dans une expérience, une participante mémorise trois consonnes, compte à rebours pendant quelques secondes, puis doit les restituer dans l’ordre. Quelle procédure décrit cette tâche ?

Mémoriser des items, les rappeler immédiatement, puis effectuer la tâche distractrice
Mémoriser des items, les répéter pendant un délai variable, puis les reconnaître parmi des choix
Mémoriser des items, effectuer une tâche distractrice pendant un délai variable, puis les rappeler dans l’ordre
Effectuer une tâche distractrice, mémoriser les items, puis les rappeler sans ordre imposé

Mémoriser des items, effectuer une tâche distractrice pendant un délai variable, puis les rappeler dans l’ordre

Explication

La tâche de Brown-Peterson associe la mémorisation d’items, une activité distractrice durant un délai variable, puis leur rappel dans l’ordre. La reconnaissance parmi des choix, la répétition pendant le délai et le rappel sans ordre modifient des éléments essentiels de la procédure.

18. Après avoir mémorisé des consonnes, un participant réalise une activité qui empêche leur répétition pendant 9 secondes. Quelle performance de rappel est attendue dans la tâche de Brown-Peterson ?

Un rappel nul de toutes les consonnes
Environ 70 à 80 % des consonnes
Un rappel presque complet des consonnes
Environ 20 à 30 % des consonnes

Environ 20 à 30 % des consonnes

Explication

Lorsque la tâche distractrice empêche la répétition, le rappel tombe à environ 20 à 30 % des consonnes après 9 secondes. Le rappel nul correspond à 18 secondes, tandis que les estimations élevées surestiment la performance après le délai.

19. Une personne doit garder temporairement des informations en tête et les transformer pendant qu’elle résout un problème. Quel système correspond à cette fonction ?

La mémoire à long terme, système de conservation durable des connaissances
La mémoire de travail, système limité de maintien temporaire et de manipulation
Le calepin visuospatial, système de stockage temporaire des informations visuelles
La boucle phonologique, système de stockage temporaire des informations verbales

La mémoire de travail, système limité de maintien temporaire et de manipulation

Explication

La mémoire de travail maintient temporairement et manipule une quantité limitée d’informations pendant les tâches cognitives. La mémoire à long terme concerne la conservation durable, tandis que la boucle phonologique et le calepin visuospatial sont des composantes spécialisées du modèle.

20. Dans une version élargie du modèle de Baddeley, quelle composante sert d’interface entre l’administrateur central et la mémoire à long terme ?

La boucle phonologique
Le buffer épisodique
L’administrateur central
Le calepin visuospatial

Le buffer épisodique

Explication

Baddeley ajoute le buffer épisodique au modèle pour faire l’interface entre l’administrateur central et la mémoire à long terme. L’administrateur central coordonne les systèmes, alors que la boucle phonologique et le calepin visuospatial assurent des stockages spécialisés.

21. Une patiente conserve une mémoire à long terme normale pour des mots familiers, mais ne parvient pas à apprendre durablement des associations de mots non familiers. Quelle interprétation Baddeley, Papagno et Vallar ont-ils proposée à partir de ce profil ?

Le calepin visuospatial facilite le transfert des associations verbales nouvelles en mémoire à long terme
Le stock phonologique à court terme facilite surtout le maintien de mots familiers déjà appris
La mémoire à long terme préservée suffit à transférer les associations phonologiques nouvelles
Le stock phonologique à court terme facilite le transfert de nouvelles informations phonologiques en mémoire à long terme

Le stock phonologique à court terme facilite le transfert de nouvelles informations phonologiques en mémoire à long terme

Explication

Le profil de PV a conduit à proposer que le stock phonologique à court terme contribue au transfert en mémoire à long terme d’informations phonologiques nouvelles. Inverser les performances de PV ou lui attribuer une difficulté pour les mots familiers contredit son profil; le calepin visuospatial n’est pas la composante concernée.

22. Une patiente présentant un syndrome de Williams montre une boucle phonologique apparemment intacte, mais apprend difficilement des mots familiers à long terme et réussit normalement les paires mots/non-mots. Quel profil correspond à la patiente CS ?

Performances normales pour apprendre des mots familiers, déficit pour les paires mots/non-mots
Déficit pour apprendre des mots familiers et pour les paires mots/non-mots
Performances normales pour apprendre des mots familiers et pour les paires mots/non-mots
Déficit pour apprendre des mots familiers, performances normales pour les paires mots/non-mots

Déficit pour apprendre des mots familiers, performances normales pour les paires mots/non-mots

Explication

CS présentait un déficit d’apprentissage à long terme pour des mots familiers, mais des performances normales pour des paires mots/non-mots, malgré une boucle phonologique apparemment intacte. Le profil inversé est celui de PV, et les deux autres propositions attribuent à CS des résultats normaux ou déficitaires incompatibles avec ce contraste.

23. Pour établir un profil complet de mémoire de travail chez une patiente, quels composants l’évaluation doit-elle examiner ?

L’administrateur central et la mémoire à long terme, sans les systèmes esclaves
L’administrateur central et les systèmes esclaves, dont la boucle phonologique et le registre visuospatial
La boucle phonologique et le registre visuospatial, sans l’administrateur central
L’administrateur central et le buffer épisodique, sans les systèmes esclaves

L’administrateur central et les systèmes esclaves, dont la boucle phonologique et le registre visuospatial

Explication

Une évaluation complète doit porter sur l’administrateur central et sur les systèmes esclaves, notamment la boucle phonologique et le registre visuospatial. Se passer de l’administrateur central néglige la composante de contrôle ; substituer le buffer épisodique ou la mémoire à long terme confond ces éléments avec les systèmes à évaluer.

24. Un neuropsychologue compare deux tâches : dans la première, le patient répète les chiffres dans leur ordre de présentation ; dans la seconde, il les restitue à rebours. Quelle association entre tâche et composant est attendue ?

Endroit : administrateur central ; envers : boucle phonologique
Endroit et envers : boucle phonologique
Endroit : boucle phonologique ; envers : administrateur central
Endroit et envers : administrateur central

Endroit : boucle phonologique ; envers : administrateur central

Explication

L’empan de chiffres endroit dépend de la boucle phonologique, tandis que l’empan envers sollicite l’administrateur central. Attribuer l’empan endroit au contrôle central inverse la distinction ; attribuer les deux tâches à un seul composant efface la différence entre maintien et manipulation.

25. Lors d’un bilan, une patiente doit reproduire des séquences de frappes de longueur croissante sur des cubes disposés devant elle. Quelle capacité le clinicien évalue-t-il principalement avec cette tâche ?

Le séquençage alphabétique des mots
L’empan de chiffres endroit
La mise à jour des informations verbales
L’empan visuospatial

L’empan visuospatial

Explication

Le test de Corsi évalue l’empan visuospatial en demandant de reproduire des séquences de frappes de plus en plus longues. L’empan de chiffres et le rappel de consonnes relèvent de tâches verbales, tandis que le classement alphabétique est une opération différente.

26. Pour vérifier les hypothèses sur les substrats cérébraux de la mémoire de travail, une équipe combine l’étude de patients ayant des lésions focalisées et des techniques d’imagerie. Quelle conclusion méthodologique décrit le mieux cette démarche ?

L’IRM fonctionnelle et la TEP constituent les seules sources de confirmation
Les tests d’empan suffisent à établir les substrats cérébraux
Les études de lésions et l’imagerie cérébrale apportent des éléments convergents
Les observations de patients constituent les seules sources de confirmation

Les études de lésions et l’imagerie cérébrale apportent des éléments convergents

Explication

Les études de patients présentant des lésions focalisées et les études d’imagerie par IRM fonctionnelle et TEP ont contribué à confirmer les hypothèses sur les substrats cérébraux. Réduire la démarche à l’imagerie ou aux patients omet l’autre approche ; un test d’empan mesure une performance, plutôt que de fournir à lui seul cette confirmation cérébrale.

27. Une équipe veut étudier les bases cérébrales de la mémoire de travail en associant données de patients et observations réalisées pendant une tâche. Quel ensemble de méthodes correspond à cette démarche ?

Tests comportementaux d’empan et entretiens cliniques seulement
Études de patients, sans recourir à l’imagerie cérébrale
Études de lésions focalisées et imagerie par IRM fonctionnelle ou TEP
Imagerie par IRM fonctionnelle ou TEP, sans étude de patients

Études de lésions focalisées et imagerie par IRM fonctionnelle ou TEP

Explication

Les données provenant de patients présentant des lésions focalisées sont complétées par l’imagerie cérébrale, notamment l’IRM fonctionnelle et la TEP. Les mesures d’empan et les entretiens ne remplacent pas ces approches ; retenir une seule des deux catégories de méthodes laisse de côté l’autre source de confirmation.

28. Une personne sait que le cuivre conduit l’électricité, sans se rappeler où ni quand elle a appris cette information. De quel type de mémoire relève cette connaissance ?

De la mémoire sémantique
De la mémoire lexicale
De la mémoire épisodique
De la mémoire de travail

De la mémoire sémantique

Explication

La mémoire sémantique stocke les mots, les idées, les concepts et les connaissances sur le monde indépendamment du contexte d’acquisition. La mémoire épisodique renvoie aux événements vécus, la mémoire de travail au maintien temporaire et la mémoire lexicale à une notion plus restreinte liée aux mots.

29. Dans une tâche d’association, une personne relie « abeille » à « miel » parce que l’une contribue à produire l’autre. Quelle relation associative illustre ce lien ?

La causalité
La similitude
La superordination
La contiguïté

La causalité

Explication

La causalité relie ici l’abeille au miel par un rapport de production. La contiguïté correspond à des éléments associés par proximité, la similitude à des éléments analogues et la superordination à un rapport entre une catégorie générale et un terme qui en relève.

30. Dans la représentation proposée par Collins et Quillian, comment les concepts sont-ils organisés en mémoire sémantique ?

Dans un réseau d’associations reliées principalement par leur ressemblance
Dans un réseau abstrait et amodal de nœuds reliés hiérarchiquement
Dans un réseau d’images sensorielles reliées selon leur modalité
Dans une liste de faits isolés classés selon leur fréquence d’usage

Dans un réseau abstrait et amodal de nœuds reliés hiérarchiquement

Explication

Le modèle représente les connaissances dans un réseau abstrait et amodal, où des nœuds conceptuels sont reliés hiérarchiquement. Une organisation par images sensorielles, par faits isolés ou par ressemblance seule ne correspond pas à cette caractérisation.

31. Pour retrouver le lien entre deux concepts, un modèle active d’abord un concept, puis propage cette activation dans le réseau jusqu’à atteindre un concept pertinent. Quel mécanisme décrit cette recherche ?

Le stockage répété des propriétés dans chaque exemplaire
La remontée systématique des catégories vers les exemplaires
La diffusion de l’activation dans le réseau
Le rappel d’un épisode lié à l’apprentissage des concepts

La diffusion de l’activation dans le réseau

Explication

Dans le modèle, la récupération progresse par diffusion de l’activation depuis un concept jusqu’à la rencontre d’un autre concept pertinent. Une remontée hiérarchique unidirectionnelle ne décrit pas ce mécanisme, et ni le rappel d’un épisode ni la répétition des propriétés ne constituent cette procédure.

32. Dans un réseau sémantique, une catégorie générale possède déjà des propriétés associées, et ses exemplaires en héritent. Quel principe explique qu’on évite de stocker de nouveau ces propriétés avec chaque exemplaire ?

Une organisation associative sans hiérarchie
Le principe d’économie cognitive
Le principe de diffusion de l’activation
La distinction entre nœuds catégories et exemplaires

Le principe d’économie cognitive

Explication

L’économie cognitive évite de stocker avec chaque exemplaire les propriétés déjà associées à sa catégorie générale. La distinction entre catégories et exemplaires définit des types de nœuds, la diffusion de l’activation décrit la récupération, et une organisation sans hiérarchie contredit le modèle.

33. Dans le modèle de Collins et Loftus, deux concepts sont proches dans le réseau lorsqu’ils sont reliés par quels éléments ?

Un grand nombre de propriétés qu’ils ne partagent pas
Un petit nombre de liens, dont la longueur détermine la distance sémantique
Un rang hiérarchique commun dans une classification de concepts
Une forte ressemblance entre les sons de leurs noms

Un petit nombre de liens, dont la longueur détermine la distance sémantique

Explication

La distance sémantique dépend de la longueur et du nombre de liens entre concepts, sans organisation hiérarchique. Le rang hiérarchique réintroduit l’ancien modèle, la ressemblance sonore relève du réseau lexical et les propriétés absentes ne rapprochent pas les concepts.

34. Une activation part d’un nœud et atteint plusieurs concepts reliés par des liens de force variable. Que prédit le modèle de Collins et Loftus pour un concept moins accessible, alors que davantage de nœuds sont activés ?

Il reste sans activation, car la diffusion ne peut atteindre plusieurs nœuds à la fois
Il reçoit la même quantité d’activation que chaque autre nœud, quel que soit son lien
Il reçoit moins d’activation, car celle-ci décroît avec l’accessibilité et se partage entre les nœuds activés
Il reçoit davantage d’activation parce que son lien est moins accessible

Il reçoit moins d’activation, car celle-ci décroît avec l’accessibilité et se partage entre les nœuds activés

Explication

L’activation diffusée décroît avec l’accessibilité ou la force des liens et sa quantité se répartit entre les nœuds activés. Une quantité identique ignore ce partage, un lien moins accessible ne renforce pas la propagation et la diffusion peut se poursuivre en parallèle.

35. Une personne reconnaît un mot grâce à la ressemblance de ses sons avec un autre nom, puis accède à sa signification. Quel partage des fonctions entre réseaux rend compte de ces deux opérations ?

Les deux réseaux stockent les noms, mais selon des hiérarchies différentes
Le réseau lexical stocke les noms selon leur ressemblance phonétique, et le réseau sémantique stocke les significations
Le réseau lexical stocke les significations selon leurs liens de sens, et le réseau sémantique stocke les sons
Le réseau sémantique stocke les noms selon leur ressemblance phonétique, et le réseau lexical stocke les significations

Le réseau lexical stocke les noms selon leur ressemblance phonétique, et le réseau sémantique stocke les significations

Explication

Le réseau lexical organise les noms selon les ressemblances phonétiques, tandis que le réseau sémantique organise et stocke le sens des concepts. L’inversion des réseaux confond leurs fonctions, et attribuer le sens au réseau lexical ou les sons au réseau sémantique mélange également ces rôles.

36. Une personne entend un mot et l’associe à d’autres mots qui lui ressemblent par le son; une autre part de la signification d’un concept pour en retrouver des concepts liés. Quels réseaux sont mobilisés, respectivement ?

Le réseau sémantique, puis le réseau lexical
Le réseau lexical, puis le réseau sémantique
Le réseau sémantique pour les deux accès
Le réseau lexical pour les deux accès

Le réseau lexical, puis le réseau sémantique

Explication

L’accès phonétique passe par le réseau lexical, tandis que l’accès à partir de la signification passe par le réseau sémantique. L’ordre inversé confond les voies, et aucun des deux réseaux ne prend en charge les deux modes d’accès à lui seul.

37. Dans une tâche, une personne compare deux concepts en recherchant en mémoire des intersections entre leurs propriétés; quand les éléments de preuve atteignent un nombre suffisant, que détermine-t-elle ?

Une décision positive, quel que soit le résultat de la recherche
Une décision exigeant qu’une propriété particulière soit commune
Une décision positive ou négative sur l’appariement des deux concepts
Une décision déterminée par la seule proximité phonétique des deux noms

Une décision positive ou négative sur l’appariement des deux concepts

Explication

L’appariement sémantique repose sur un nombre suffisant de preuves issues des intersections trouvées en mémoire pour parvenir à une décision positive ou négative. La ressemblance phonétique concerne l’accès lexical, une propriété unique ne correspond pas au critère décrit et la décision peut être négative.

38. Deux objets appartiennent à une catégorie naturelle, mais l’un ressemble davantage à ses exemplaires représentatifs que l’autre. Quelle comparaison distingue la théorie du prototype de l’approche par propriétés nécessaires et suffisantes ?

La théorie du prototype juge l’appartenance par distance aux exemplaires représentatifs, contrairement à l’approche par propriétés définitoires
La théorie du prototype exige des catégories homogènes et parfaitement délimitées, contrairement à l’approche par propriétés définitoires
La théorie du prototype juge l’appartenance par ressemblance phonétique, contrairement à l’approche par propriétés définitoires
La théorie du prototype vérifie des propriétés nécessaires et suffisantes, contrairement à l’approche par exemplaires représentatifs

La théorie du prototype juge l’appartenance par distance aux exemplaires représentatifs, contrairement à l’approche par propriétés définitoires

Explication

La théorie du prototype situe l’appartenance selon la distance à des exemplaires représentatifs, tandis que l’approche par propriétés nécessaires et suffisantes traite les catégories comme homogènes et bien délimitées. L’homogénéité est attribuée à tort au prototype, la phonétique ne définit pas l’appartenance, et la dernière réponse inverse les deux conceptions.

39. Lors d’une tâche de catégorisation, une participante répond plus vite qu’un autre lorsqu’elle évalue un exemplaire très représentatif de la catégorie. Quel résultat est conforme à l’effet de typicalité ?

Les items typiques sont jugés plus rapidement comme membres de leur catégorie
Les items typiques sont évoqués moins facilement que les exemplaires atypiques
Les items moins représentatifs sont jugés plus rapidement comme membres de leur catégorie
La représentativité facilite le rappel, mais ne modifie pas la rapidité du jugement

Les items typiques sont jugés plus rapidement comme membres de leur catégorie

Explication

Les items typiques sont jugés plus rapidement comme membres de leur catégorie, et les exemplaires prototypiques sont aussi évoqués plus facilement. La difficulté de rappel inverse cet effet, les exemplaires moins représentatifs ne bénéficient pas de la rapidité décrite, et la représentativité est bien associée à un jugement plus rapide.

40. Une patiente comprend les mots entendus et lus, mais reconnaît moins bien les objets présentés en image. Quel type de dissociation ce profil illustre-t-il ?

Un déficit sémantique touchant pareillement toutes les modalités
Un déficit sémantique sélectif selon le caractère oral ou écrit des mots
Un déficit sémantique sélectif selon la catégorie des objets
Un déficit sémantique sélectif selon la modalité d’entrée

Un déficit sémantique sélectif selon la modalité d’entrée

Explication

Des déficits sémantiques sélectifs peuvent dépendre de la modalité d’entrée, notamment visuelle ou verbale. La distinction oral-écrit concerne deux formes d’entrée verbale, tandis qu’un trouble catégoriel dépend de la classe des concepts.

41. Un patient comprend correctement les mots, mais peine à identifier le contenu d’images et d’objets. Quelle dissociation entre systèmes sémantiques ce profil évoque-t-il ?

Une atteinte de la compréhension orale avec préservation de la compréhension écrite
Une atteinte des concepts vivants avec préservation des concepts non vivants
Une atteinte de la sémantique visuelle avec préservation de la sémantique verbale
Une atteinte de la sémantique verbale avec préservation de la sémantique visuelle

Une atteinte de la sémantique visuelle avec préservation de la sémantique verbale

Explication

La sémantique visuelle donne accès à la compréhension des images et des objets, alors que la sémantique verbale concerne la compréhension des mots. L’option inversant ces systèmes confond leurs domaines; les deux autres décrivent des distinctions différentes.

42. Dans un groupe de patients présentant des troubles sémantiques catégoriels, quel profil général est le plus fréquemment observé, tout en sachant que le profil inverse existe aussi ?

Des déficits équivalents pour les objets vivants et les objets non vivants
Des déficits plus marqués pour les objets non vivants que pour les objets vivants
Des déficits plus marqués pour les mots abstraits que pour les mots concrets
Des déficits plus marqués pour les objets vivants que pour les objets non vivants

Des déficits plus marqués pour les objets vivants que pour les objets non vivants

Explication

La majorité des patients recensés présente des déficits plus importants pour les objets vivants, même si le profil inverse est également rapporté. L’option privilégiant les objets non vivants inverse la tendance majoritaire; l’égalité et l’opposition concret-abstrait ne correspondent pas à ce constat.

43. Lors d’une étude, l’imagerie montre que le traitement de plusieurs catégories d’objets mobilise notamment une voie cérébrale commune. Quelle voie est concernée ?

La voie ventrale occipito-temporale
Les systèmes sensoriels et moteurs
La voie dorsale pariéto-frontale
Les lobes temporaux antérieurs

La voie ventrale occipito-temporale

Explication

Le traitement de différentes catégories d’objets dépend au moins en partie de la voie ventrale occipito-temporale. Les lobes temporaux antérieurs correspondent à une zone d’intégration proposée par certains modèles, tandis que les autres réponses ne désignent pas la voie indiquée.

44. Une expérience présente des images d’outils et de véhicules, puis leurs noms écrits. Quelle région du gyrus fusiforme devrait être davantage activée pour ces objets non vivants ?

La partie médiane du gyrus fusiforme
La partie latérale du gyrus fusiforme
La partie latérale de la voie ventrale occipito-temporale
Les lobes temporaux antérieurs

La partie médiane du gyrus fusiforme

Explication

Les objets non vivants, comme les véhicules et les outils, activent la partie médiane du gyrus fusiforme, que leur présentation soit visuelle ou verbale. La partie latérale est associée notamment aux objets vivants; les lobes temporaux antérieurs désignent une zone d’intégration des modèles à stock amodal.

45. Dans un modèle distribué de la mémoire sémantique, où les connaissances sur les objets sont-elles représentées ?

Dans un système linguistique relié à des représentations dédiées aux noms des objets
Dans une région cérébrale unique qui regroupe les connaissances sur les objets
Dans un réseau réparti auquel s’ajoute une zone d’intégration des cortex temporaux
Dans un réseau réparti entre les systèmes sensoriels, moteurs et linguistiques, ainsi que leurs interactions

Dans un réseau réparti entre les systèmes sensoriels, moteurs et linguistiques, ainsi que leurs interactions

Explication

Le modèle distribué situe les connaissances dans un réseau réparti entre les systèmes sensoriels, moteurs et linguistiques, dont les régions et les interactions constituent la mémoire sémantique. L’ajout d’une zone temporale caractérise le modèle à stock amodal; les autres choix réduisent ou localisent excessivement ce réseau.

46. Une équipe propose que les connaissances relatives à un objet soient associées dans une région temporale, indépendamment de la modalité sensorielle et de la tâche. À quel type de modèle cette proposition correspond-elle ?

Un modèle fondé sur la spécialisation du gyrus fusiforme
Un modèle à stock amodal
Un modèle distribué sans zone d’intégration ajoutée
Un modèle centré sur la sémantique verbale

Un modèle à stock amodal

Explication

Les modèles à stock amodal ajoutent aux réseaux distribués une zone d’intégration dans les cortex temporaux, notamment les lobes temporaux antérieurs, qui associe les connaissances indépendamment de la modalité et de la tâche. Le modèle distribué n’ajoute pas cette zone; les autres propositions portent sur des systèmes ou des régions distincts.

47. Pour évaluer les connaissances sémantiques d’une personne dont les difficultés langagières compliquent les réponses orales, quel type de tâche convient aux tests PPT et CCT ?

Comparer deux images sans choix de réponse
Produire librement le nom de chaque élément présenté
Définir oralement chaque élément présenté
Pointer la bonne réponse parmi plusieurs choix

Pointer la bonne réponse parmi plusieurs choix

Explication

Le PPT et le CCT évaluent la mémoire sémantique par pointage en choix multiple, ce qui limite les exigences langagières. La définition orale et la production libre exigent une réponse verbale, tandis que la comparaison d’images sans choix ne correspond pas au format décrit.

48. Une personne atteinte de démence sémantique réussit mieux l’appariement d’images que la définition de mots et l’appariement de mots. Quel profil cela illustre-t-il ?

Une difficulté équivalente dans les tâches verbales et visuelles
Une difficulté limitée à la dénomination orale des objets
Un accès aux informations visuelles plus difficile qu’aux informations verbales
Un accès aux informations verbales plus difficile qu’aux informations visuelles

Un accès aux informations verbales plus difficile qu’aux informations visuelles

Explication

Dans la démence sémantique, l’accès aux informations verbales est généralement plus difficile que l’accès aux informations visuelles, notamment en définition et en appariement de mots. Le profil inverse renverse cette différence, une difficulté équivalente l’efface et la dénomination seule ne rend pas compte des tâches décrites.

49. Une personne se remémore consciemment un événement qu’elle a vécu, ainsi que le lieu et le moment où il s’est produit. Quel système mnésique est mobilisé ?

La mémoire sémantique
La mémoire procédurale
La mémoire de travail
La mémoire épisodique

La mémoire épisodique

Explication

La mémoire épisodique permet le souvenir conscient d’événements personnellement vécus dans leur contexte spatio-temporel. La mémoire sémantique renvoie plutôt aux connaissances générales, tandis que la familiarité seule ou le maintien temporaire d’informations ne caractérisent pas ce souvenir autobiographique.

50. En entretien, une personne revit un souvenir en le reliant à son identité et à sa place dans le continuum passé-présent-futur. Quelle forme de conscience accompagne cette expérience ?

La conscience de familiarité
La conscience perceptive
La conscience noétique
La conscience autonoétique

La conscience autonoétique

Explication

La mémoire épisodique s’accompagne d’une conscience autonoétique, liée au soi et à la prise de conscience de son identité dans le temps. La conscience noétique est associée à la mémoire sémantique, et la perception ou la familiarité ne traduisent pas ce lien autobiographique.

51. Après une tâche de mémoire épisodique, une personne reconnaît que des informations ont été présentées, mais ne peut pas les rappeler; l’encodage et le stockage semblent préservés. Quel processus pourrait expliquer cette baisse de performance ?

Une perturbation de l’encodage
Une perturbation de la familiarité
Une perturbation du stockage
Une perturbation de la récupération

Une perturbation de la récupération

Explication

La performance épisodique dépend de l’encodage, du stockage et de la récupération; un déficit de l’un de ces processus peut l’altérer. Ici, l’encodage et le stockage étant préservés, une perturbation de la récupération est une explication cohérente, contrairement aux deux autres processus déjà écartés.

52. Pour mémoriser durablement une liste de mots, une personne réfléchit au sens de chaque mot plutôt qu’à son apparence visuelle. Quel effet ce choix devrait-il avoir sur la trace mnésique ?

Produire une trace plus faible et moins durable
Produire une trace de force similaire, mais moins durable
Produire une trace plus forte et plus durable
Produire une trace plus durable sans en renforcer la force

Produire une trace plus forte et plus durable

Explication

Un encodage profond, notamment sémantique pour du matériel verbalisable, produit une trace mnésique plus forte et plus durable qu’un traitement superficiel. Traiter l’apparence est moins profond, et la simple répétition du rappel ne correspond pas au principe testé ici.

53. Quelle capacité définit la mémoire prospective lorsqu’une personne prévoit d’agir ultérieurement ?

Se rappeler un événement vécu à un moment passé
Former une intention sans réaliser l’action prévue
Retenir des connaissances générales sans contexte personnel
Effectuer une action prévue au moment futur approprié

Effectuer une action prévue au moment futur approprié

Explication

La mémoire prospective consiste à réaliser une action prévue au moment futur approprié, ce qui suppose une intention. Le souvenir d’un événement passé relève du rappel rétrospectif, les connaissances générales relèvent de la mémoire sémantique, et une intention non exécutée ne suffit pas à définir cette capacité.

54. Nora doit prendre un médicament à 18 heures et consulte sa montre pour vérifier l’heure écoulée ; quel type de tâche prospective réalise-t-elle ?

Une tâche de rappel libre d’informations verbales
Une tâche prospective déclenchée par un événement
Une tâche de reconnaissance d’un indice présenté
Une tâche prospective fondée sur le temps

Une tâche prospective fondée sur le temps

Explication

Une tâche time-based demande d’effectuer l’action à un moment prédéterminé et repose généralement sur un indiçage interne ainsi que sur l’estimation et la vérification du temps écoulé. Un indice environnemental déclencherait une tâche event-based ; le rappel libre et la reconnaissance ne désignent pas ici le type de tâche prospective.

55. En sortant de la bibliothèque, Sami doit rendre un livre dès qu’il voit la boîte de retour ; quel élément déclenche son action ?

L’estimation interne du temps écoulé depuis le départ
Le rappel spontané de l’intention sans déclencheur
L’arrivée d’une heure fixée à l’avance
L’apparition de la boîte de retour dans l’environnement

L’apparition de la boîte de retour dans l’environnement

Explication

Dans une tâche event-based, l’action est déclenchée par l’apparition d’un indice dans l’environnement ; son efficacité dépend notamment de la distinction de l’indice et du lien avec l’action. Une heure prédéterminée et l’estimation du temps caractérisent plutôt une tâche time-based, tandis qu’une intention sans indice ne décrit pas le déclencheur indiqué.

56. Dans un schéma du circuit de Papez, quelle structure doit suivre le noyau antérieur du thalamus avant le cortex entorhinal ?

Le cortex cingulaire
L’hippocampe
Le cortex entorhinal
Les corps mamillaires

Le cortex cingulaire

Explication

Le trajet passe de l’hippocampe aux corps mamillaires, puis au noyau antérieur du thalamus, au cortex cingulaire et au cortex entorhinal, avant de revenir à l’hippocampe. Le cortex entorhinal vient après le cortex cingulaire, tandis que l’hippocampe et les corps mamillaires occupent d’autres positions dans le circuit.

57. Dans une épreuve où l’on demande de restituer un maximum de mots sans ordre imposé, quel type de rappel est évalué ?

Le rappel libre
La reconnaissance
Le rappel indicé
Le rappel sériel

Le rappel libre

Explication

Le rappel libre consiste à restituer un maximum d’items dans n’importe quel ordre. Le rappel sériel impose l’ordre exact de présentation, la reconnaissance demande d’identifier des items et le rappel indicé fournit une aide au rappel.

58. Une neuropsychologue administre le CVLT : après cinq essais sur une liste A de 16 mots, quelle étape suit la présentation de cette liste ?

Commencer directement la phase de reconnaissance de la liste A
Présenter une liste B de quatre mots d’une seule catégorie
Faire immédiatement un rappel différé après 20 minutes
Présenter une liste interférente B de 16 mots

Présenter une liste interférente B de 16 mots

Explication

Dans le CVLT, la liste A de 16 mots est rappelée sur cinq essais, puis une liste interférente B de 16 mots est présentée. Le délai de 20 minutes et la reconnaissance interviennent plus tard, et la liste B comporte elle aussi 16 mots répartis en catégories.

59. Lors d’une épreuve de rappel indicé, Léa obtient un faible score en rappel libre, s’améliore avec les indices et présente un score total dans les normes ; quel profil cela indique-t-il ?

Un trouble de récupération
Un trouble de stockage
Un trouble limité à la reconnaissance
Une performance globale déficitaire

Un trouble de récupération

Explication

Une amélioration avec l’indiçage et un score total rappel libre plus rappel indicé dans les normes orientent vers un trouble de récupération : l’information reste disponible, mais elle est moins accessible sans aide. Un trouble du stockage ne s’améliore pas avec l’indiçage, et le score total décrit ici n’est pas déficitaire.

60. À une épreuve dont les scores sont interprétés selon les seuils indiqués, un patient obtient une note z de -1,8 ; comment classer sa performance ?

Une performance déficitaire
Une performance au-dessus de la moyenne
Une performance dans les normes
Une performance non classable par une note z

Une performance déficitaire

Explication

Une note z inférieure à -1,65 indique une performance déficitaire ; -1,8 se situe sous ce seuil. La plage normative va de -1,65 à 1,65, tandis qu’une note supérieure à 1,65 indique une performance au-dessus de la moyenne.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Mémoire sémantique et épisodique.

Quels rôles la mémoire humaine remplit-elle pour l’information ?

Elle permet de la stocker, de la maintenir et de la restituer.

Quelles propriétés caractérisent les systèmes de la mémoire humaine ?

Ils interagissent étroitement tout en restant relativement indépendants.

Combien de pseudo-mots étaient rappelés après une seule lecture ?

Sept pseudo-mots.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Mémoire sémantique et épisodique.

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