Quels rôles la mémoire humaine remplit-elle pour l’information ?
Elle permet de la stocker, de la maintenir et de la restituer.
Quelles propriétés caractérisent les systèmes de la mémoire humaine ?
Ils interagissent étroitement tout en restant relativement indépendants.
Combien de pseudo-mots étaient rappelés après une seule lecture ?
Sept pseudo-mots.
Quel mode d’apprentissage est plus favorable : distribué ou massé ?
L’apprentissage distribué en plusieurs séances.
Comment le behaviorisme étudie-t-il la mémoire assimilée à l’habitude ?
Par l’apprentissage et le conditionnement, en privilégiant les tâches interprétables en termes de stimulus-réponse.
Quelle réponse le conditionnement classique de Pavlov peut-il déclencher conditionnellement ?
Une réponse réflexe telle que la salivation.
Quel auteur et quelles dates sont associés au conditionnement classique décrit ici ?
Ivan Pavlov, années 1890 et 1900.
Quelle conséquence distingue le conditionnement opérant du conditionnement classique ?
Les conséquences de l’action sur l’environnement.
Quelles sont les deux formes de mémoire distinguées par Théodule Ribot en 1881 ?
La mémoire organique et la mémoire psychologique.
Comment la mémoire organique se caractérise-t-elle selon Théodule Ribot ?
Par des associations nerveuses dynamiques stabilisées par la répétition.
Dans quel ordre la loi de Ribot décrit-elle la régression des souvenirs ?
Du plus nouveau au plus ancien, du plus complexe au plus simple, du plus volontaire au plus automatique, du moins organisé au plus organisé et de l’instable au stable.
Quelle forme de mémoire persiste le plus longtemps dans les troubles décrits par Sergei Korsakoff en 1889 ?
La mémoire des habitudes.
Selon Teuber (1955), quand apparaît une double dissociation ?
Quand deux patients présentent des profils inverses sur deux tests.
Après l’opération de 1953, quel déficit de mémoire H.M. présente-t-il ?
Un déficit majeur de mémoire à long terme, avec une mémoire à court terme préservée.
Que propose le modèle sériel d’Atkinson et Shiffrin (1968) ?
Un transfert des registres sensoriels vers la mémoire à court terme, puis vers la mémoire à long terme par autorépétition.
Quel empan auditivo-verbal K.F. présente-t-il selon Shallice et Warrington (1970) ?
Un empan limité à deux items.
Quelle capacité d’apprentissage K.F. conserve-t-il selon Shallice et Warrington (1970) ?
Un apprentissage à long terme normal.
Quelle composante de la mémoire à court terme est déficitaire chez K.F. selon Baddeley et Hitch (1974) ?
La composante auditivo-verbale.
Quelle composante de la mémoire à court terme est préservée chez K.F. selon Baddeley et Hitch (1974) ?
La composante visuospatiale.
Selon Endel Tulving, 1972, que conserve la mémoire épisodique ?
Des événements vécus dans un contexte spatio-temporel précis.
Selon Cohen et Squire, 1980, que permet la mémoire non déclarative ?
Des apprentissages dispositionnels non conscients, notamment les habiletés.
Selon Graf & Schacter, 1985, comment se manifeste la mémoire implicite ?
Par une modification du comportement sans référence consciente aux expériences antérieures.
Selon Tulving, 1985, quels systèmes mnésiques sont autonoétique, noétique et anoétique ?
La mémoire épisodique est autonoétique, la mémoire sémantique noétique et la mémoire procédurale anoétique.
Dans la tâche de Brown-Peterson, quelles sont les étapes suivies par le participant ?
Il mémorise des items, effectue une tâche distractrice pendant un délai variable, puis tente de les rappeler dans l’ordre.
Après neuf secondes de distraction dans la tâche de Brown-Peterson, quel pourcentage de consonnes est rappelé ?
De 20 à 30 %.
Selon Baddeley, 1986, qu’est-ce que la mémoire de travail ?
Un système de capacité limitée qui maintient temporairement et manipule l’information pendant les tâches cognitives.
Selon Baddeley, 1986, quelles composantes constituent la mémoire de travail ?
Un administrateur central, une boucle phonologique et un calepin visuospatial.
Dans le modèle de Baddeley, quelles composantes l’administrateur central coordonne-t-il ?
La boucle phonologique et le calepin visuospatial.
Selon Baddeley, 2000, entre quelles structures le buffer épisodique sert-il d’interface ?
Entre l’administrateur central et la mémoire à long terme.
Quel rôle Baddeley, Papagno et Vallar attribuent-ils au stock phonologique à court terme ?
Il facilite le transfert d’informations phonologiques nouvelles en mémoire à long terme.
Quelle patiente Baddeley, Papagno et Vallar ont-ils étudiée en 1988 ?
La patiente PV.
Quelle difficulté d’apprentissage à long terme PV présentait-elle ?
Elle ne pouvait pas apprendre des associations de mots non familiers.
Quels systèmes l’évaluation de la mémoire de travail doit-elle examiner ?
L’administrateur central et les systèmes esclaves, dont la boucle phonologique et le registre visuospatial.
De quel système dépend l’empan de chiffres endroit ?
De la boucle phonologique.
Quel chercheur et quelle année sont associés au test de Corsi ?
Milner, 1971.
Que stocke la mémoire sémantique indépendamment du contexte d’acquisition ?
Les mots, les idées, les concepts et les connaissances sur le monde.
Quelles relations associatives principales sont observées entre les mots ?
L’opposition, la similitude, la superordination, la subordination, la causalité et la contiguïté.
Selon Collins et Quillian (1969), comment la mémoire sémantique est-elle représentée ?
Comme un réseau abstrait et amodal de concepts stockés dans des nœuds hiérarchiquement reliés.
Selon Collins et Quillian (1969), comment l’information est-elle récupérée dans le réseau ?
Par diffusion de l’activation d’un concept jusqu’à un autre concept pertinent.
Selon Collins et Quillian (1969), quels principes fondent leur modèle ?
La hiérarchie catégorielle et l’économie cognitive.
Selon Collins et Quillian (1969), que permet l’économie cognitive dans le stockage des propriétés ?
Elle évite de stocker avec chaque exemplaire les propriétés déjà associées à une catégorie générale.
Quel principe organise les concepts dans le modèle de Collins et Loftus (1975) ?
Leur organisation dépend de la distance sémantique, déterminée par la longueur et le nombre de liens.
Qui a proposé en 1975 une organisation des concepts selon leur distance sémantique ?
Collins et Loftus.
Dans le modèle de Collins et Loftus (1975), comment l’activation se diffuse-t-elle ?
Elle se diffuse depuis un nœud source selon la force des liens, décroît avec l’accessibilité et se partage entre les nœuds activés.
Qui a proposé en 1975 le modèle de diffusion de l’activation décrit ici ?
Collins et Loftus.
Selon Collins et Loftus (1975), qu’organise le réseau lexical ?
Les noms des concepts selon leurs ressemblances phonétiques.
Par quelles voies l’accès à un concept peut-il commencer ?
Par le réseau lexical, selon la ressemblance phonétique, ou par le réseau sémantique, selon la signification.
Qui décrit l’appariement sémantique en 1975 ?
Collins et Loftus, en 1975.
Que démontre une preuve négative dans l’appariement sémantique ?
Les deux concepts ne partagent aucune propriété.
Qui a publié la distinction entre propriétés nécessaires et suffisantes et théorie du prototype ?
Katz & Fodor, en 1963.
Comment Ebbinghaus faisait-il apprendre ses pseudo-mots ?
Par lectures successives de séries de pseudo-mots monosyllabiques prononçables mais inexistants.
Quel effet les lectures supplémentaires ont-elles sur le rappel après 24 heures ?
Elles améliorent le rappel de la liste de 16 pseudo-mots.
À quel moment le réapprentissage est-il moins efficient après l’apprentissage initial ?
Entre 18 et 20 heures.
Quel effet la signification du matériel a-t-elle sur le nombre de répétitions nécessaire ?
Elle le réduit par rapport aux syllabes sans signification.
Malgré son amnésie, quelles capacités H.M. conserve-t-il ?
Il conserve ses capacités intellectuelles et peut réaliser des activités quotidiennes.
Selon Squire, 1987, de quelles structures dépend notamment la mémoire déclarative ?
Du lobe temporal interne, de la formation hippocampique et des cortex parahippocampique et périrhinal adjacent.
Selon Squire, 1987 ; 2004, de quelles structures dépendent les habiletés, le conditionnement et l’amorçage ?
Les habiletés dépendent du striatum, le conditionnement du cervelet et de l’amygdale, et l’amorçage du cortex occipital.
Que décrit la distinction entre mémoire explicite et mémoire implicite ?
La nature des tests et de l’expérience de récupération, sans postuler de systèmes fonctionnellement indépendants.
Selon Tulving, 1994, quels systèmes s’ajoutent au modèle hiérarchique ?
Le système de représentations perceptives et la mémoire de travail.
Selon Peterson et Peterson, 1959, quelles explications de l’oubli sont proposées dans la tâche de Brown-Peterson ?
L’affaiblissement de la trace mnésique avec le temps ou l’interférence entre les éléments du matériel.
Selon Baddeley, 1986, à quelles activités cognitives complexes la mémoire de travail est-elle nécessaire ?
À la compréhension, à l’apprentissage et au raisonnement.
À quels apprentissages la boucle phonologique contribuerait-elle ?
À la lecture, à certains aspects de la compréhension du langage, au calcul mental et à l’acquisition du vocabulaire et de propriétés syntaxiques d’une langue étrangère.
Quel aspect de la contribution de la boucle phonologique au langage reste controversé ?
Sa contribution précise au langage.
Quel rôle la boucle phonologique joue-t-elle dans la compréhension de textes difficiles ?
Elle maintient l’ordre des mots et, parfois, l’accentuation et le rythme d’élocution.
Qui a décrit le rôle de la boucle phonologique dans la compréhension de textes difficiles, et quand ?
Just & Carpenter, 1992.
Quelle dissociation caractérisait la patiente CS selon Barisnikov, Van der Linden et Poncelet, 1996 ?
Elle avait une boucle phonologique apparemment intègre et un déficit d’apprentissage à long terme des mots familiers, mais des performances normales pour les paires mots/non-mots.
Que doit rappeler le participant au running span ?
Les quatre dernières consonnes présentées.
Comment le participant réorganise-t-il les mots dans l’alpha-span ?
Il les remet en ordre alphabétique.
Dans l’empan visuospatial simultané de Wilson (1993), combien de temps observe-t-on la grille ?
Deux secondes.
Quel type d’encodage le test de Corsi exige-t-il, selon Logie & Pearson (1997) ?
Un encodage séquentiel de mouvements spatiaux.
Quels facteurs une évaluation approfondie de la boucle phonologique peut-elle comparer ?
La similarité phonologique, la longueur des mots, la suppression articulatoire et le mode de présentation.
Quelles études ont contribué à confirmer les hypothèses sur les substrats cérébraux de la mémoire de travail ?
Les études de patients avec des lésions cérébrales focalisées et les études d’imagerie par IRM fonctionnelle et TEP.
Qui associe la mémoire sémantique à une conscience noétique ?
Tulving, en 1985.
À quoi Aristote associait-il la récupération d’une information ?
À des éléments semblables, contraires ou étroitement liés.
Que fait une personne lors d’associations libres ?
Elle émet les mots qui lui viennent à l’esprit à partir d’un mot associant, sans critère spécifique de fluence.
De quoi dépend la force d’une liaison créée par la contiguïté de deux mots ?
Du nombre de leurs occurrences dans la langue.
Quelles correspondances Brown et McNeill ont-ils observées lors d’un mot sur le bout de la langue ?
Les mots proposés correspondaient à la première lettre dans 49 % des cas et au nombre de syllabes dans 48 % des cas.
Selon Brown & McNeill (1966), par quelles entrées accède-t-on à la mémoire à long terme des mots et des définitions ?
Par la définition et par la sonorité.
Selon Collins et Quillian (1969), que représentent les nœuds catégories ?
Les catégories du langage.
Selon Collins et Quillian (1969), que représentent les nœuds exemplaires ?
Les individus appartenant aux catégories.
Quelle interprétation Conrad (1972) a-t-il contestée ?
L’interprétation de l’économie cognitive, car le niveau hiérarchique et la fréquence de cooccurrence des propriétés pouvaient être confondus.
Selon Conrad (1972), quel effet l’éloignement hiérarchique avait-il sur le temps de réaction ?
Aucun effet lorsque les concepts étaient présentés avec des propriétés répétées équivalentes.
Dans le modèle de Collins et Loftus, quand un concept est-il activé ?
Lorsque la somme des activations reçues de différents nœuds atteint un seuil.
Qui a formulé en 1975 la règle du seuil d’activation des concepts ?
Collins et Loftus.
Dans le modèle de Collins et Loftus (1975), qu’est-ce qui renforce le lien entre deux concepts ?
Le partage de propriétés et d’interconnexions.
Quelles propriétés communes soutiennent l’appariement « canari-oiseau » ?
Être un animal, avoir des ailes, avoir des plumes et pouvoir voler.
Quel effet Freedman et Loftus observent-ils en 1971 sur le temps de réaction ?
Il est plus court lorsque la catégorie précède la lettre ou l’adjectif.
Que diffuse d’abord une catégorie selon Collins et Loftus en 1975 ?
L’activation vers un petit nombre de concepts étroitement liés.
Qu’est-ce qu’une catégorie naturelle ?
Un ensemble de propriétés élémentaires corrélées décrivant des entités associées à une dénomination.
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1. Quel rôle la mémoire humaine joue-t-elle en plus du stockage, du maintien et de la restitution de l’information ?
2. Quelle description rend compte du caractère pluriel de la mémoire humaine ?
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