Fiche de révision : Mobilisation articulaire physiologique

Plan du Cours

  1. Évaluation et objectifs du module
  2. Mouvement et position anatomique
  3. Plans, axes et mouvements
  4. Classifications fonctionnelle et structurelle
  5. Types d’articulations synoviales
  6. Degrés de liberté articulaires
  7. Mouvements physiologiques et accessoires
  8. Évaluation et effets de l’immobilisation
  9. Indications et objectifs thérapeutiques
  10. Précautions et sensation finale

1. Évaluation et objectifs du module

★ À maîtriser

📌 La classification du module correspond à la moyenne des deux évaluations et doit atteindre au minimum 10/20 ; les deux évaluations sont obligatoires.

Compléments

  • L’examen écrit du module dure 1 h 30, est prévu le 20/10/26 à 13 h et compte pour 30 % de l’évaluation du module.

  • L’examen pratique individuel est prévu le 14/01/27 à 8 h et compte pour 70 % de l’évaluation du module.

  • La moyenne totale du module représente 25 % de la moyenne finale de l’UC.

2. Mouvement et position anatomique

Notions clés & Définitions

  • Mouvement : Changement de position d’un segment corporel par rapport à un point de référence, autour d’un axe de rotation et dans une direction déterminée.

★ À maîtriser

  • La position anatomique de référence comporte les éléments suivants :
    • Position orthostatique
    • Visage et regard tournés vers l’avant
    • Membres supérieurs le long du corps
    • Avant-bras en supination et paumes vers l’avant
    • Pieds écartés et parallèles, talons ensemble

Compléments

  • Les principales paires et positions directionnelles sont :
    • Antérieur/postérieur ou ventral/dorsal
    • Médial/latéral ou interne/externe
    • Supérieur/inférieur ou céphalique/crânial/caudal
    • Proximal/distal
    • Superficiel/profond
    • Homolatéral/ipsilatéral/contralatéral
    • Intermédiaire

3. Plans, axes et mouvements

★ À maîtriser

  • Le plan sagittal divise le corps en sections droite et gauche et est associé à l’axe transversal, qui traverse le corps de droite à gauche.
  • Le plan frontal divise le corps en sections antérieure et postérieure et est associé à l’axe sagittal, qui traverse le corps d’arrière en avant.

  • Le plan horizontal divise le corps en sections supérieure et inférieure et est associé à l’axe longitudinal, qui traverse le corps de la région céphalique à la région caudale.

Compléments

  • Dans le plan sagittal autour de l’axe transversal se produisent notamment la flexion et l’extension de l’épaule, du coude et du genou, ainsi que la flexion dorsale et plantaire.

  • Dans le plan frontal autour de l’axe sagittal se produisent notamment l’abduction et l’adduction de l’épaule et de la hanche, la flexion latérale du tronc, les déviations ulnaire et radiale, ainsi que l’éversion et l’inversion.

  • Dans le plan horizontal autour de l’axe longitudinal se produisent notamment les rotations interne et externe de l’épaule et de la hanche, la pronation et la supination de l’avant-bras, ainsi que l’abduction et l’adduction horizontales de l’épaule.

4. Classifications fonctionnelle et structurelle

★ À maîtriser

📌 La classification fonctionnelle distingue les synarthroses presque immobiles, les amphiarthroses semi-mobiles et les diarthroses mobiles.

  • Les diarthroses possèdent une cavité contenant du liquide synovial, une capsule articulaire et des surfaces recouvertes de cartilage hyalin ; elles permettent des mouvements de grande amplitude. - Seeley et al., 2016

Compléments

  • Les synarthroses sont des articulations fibreuses presque immobiles, comme les sutures du crâne. - Seeley et al., 2016
  • Les amphiarthroses permettent des mouvements de faible amplitude et comprennent notamment la symphyse pubienne et les disques intervertébraux entre les corps vertébraux. - Seeley et al., 2016

Astuce mémo

Fonctionnelle : combien ça bouge ; structurelle : comment les os sont reliés.

5. Types d’articulations synoviales

★ À maîtriser

  • Les articulations fibreuses relient les os par du tissu conjonctif riche en collagène de type I, sans cavité articulaire, et présentent peu ou pas de mouvement. - Seeley et al., 2016

  • Les articulations cartilagineuses comprennent les synchondroses, où les os sont reliés par du cartilage hyalin riche en collagène de type II, et les symphyses, où ils sont reliés par du fibrocartilage riche en collagène de type I. - Seeley et al., 2016

  • Les articulations synoviales ont une cavité remplie de liquide synovial, des surfaces recouvertes de cartilage hyalin riche en collagène de type II, une capsule articulaire et des ligaments non contractiles. - Seeley et al., 2016

  • La membrane fibreuse externe de la capsule articulaire est un tissu conjonctif dense riche en collagène de type I qui protège et stabilise l’articulation, tandis que la membrane synoviale interne produit le liquide synovial. - Seeley et al., 2016

Compléments

  • Les articulations fibreuses comprennent les sutures, les syndesmoses et les gomphoses ; une syndesmose relie des os éloignés par des ligaments ou une membrane interosseuse, et une gomphose emboîte une structure dans une cavité. - Seeley et al., 2016

  • Le liquide synovial lubrifie l’articulation, nourrit le cartilage articulaire et réduit les frottements. - Seeley et al., 2016

  • Les disques articulaires ou ménisques améliorent la stabilité et répartissent les contraintes, les bourses synoviales réduisent les frottements entre les structures, et les gaines synoviales facilitent le glissement de certains tendons. - Seeley et al., 2016

  • Les mécanorécepteurs et les nocicepteurs articulaires se trouvent principalement dans la capsule et les ligaments et transmettent respectivement des informations proprioceptives et douloureuses. - Seeley et al., 2016

6. Degrés de liberté articulaires

★ À maîtriser

  • Les articulations synoviales à un degré de liberté comprennent les arthrodies, les trochoïdes et les trochlées ; elles permettent principalement un glissement, une rotation ou une flexion-extension selon le type articulaire. - Seeley et al., 2016

  • Les articulations biaxiales comprennent les condyliennes et les articulations en selle ; elles permettent notamment la flexion-extension et l’abduction-adduction ou la déviation ulnaire-radiale. - Seeley et al., 2016

  • Les articulations sphéroïdes, ou énarthroses, sont multiaxiales et comprennent notamment les articulations gléno-humérale et coxo-fémorale. - Seeley et al., 2016

Compléments

  • La circumduction est un mouvement combiné qui se déroule dans les trois plans de l’espace. - Kapandji, 2019

7. Mouvements physiologiques et accessoires

★ À maîtriser

📌 Les mouvements physiologiques déplacent les segments corporels, sont volontaires et observables, se produisent dans un plan autour d’un axe et sont mesurables en degrés par goniométrie. - Kisner & Colby, 2022

📌 Les mouvements accessoires sont des mouvements intra-articulaires de faible amplitude, non volontaires et non mesurables en degrés, qui contribuent au maintien de la congruence et à la répartition des contraintes mécaniques. - Kisner & Colby, 2022

  • Les mouvements accessoires comprennent : (Kisner & Colby, 2022) :
    • Le roulement, où de nouveaux points des surfaces articulaires entrent en contact et qui se produit dans le même sens
    • La rotation d’une structure autour de son axe le plus long
    • Le glissement d’un os sur un autre

Compléments

  • Les mouvements physiologiques peuvent s’accompagner de mouvements associés dans d’autres articulations, comme les mouvements de la clavicule et de la scapula lors de l’élévation du bras. - Kisner & Colby, 2022

  • Les déficits des mouvements accessoires peuvent modifier la mécanique articulaire, diminuer l’amplitude, réduire la congruence, provoquer des douleurs et entraîner des compensations motrices. - Kisner & Colby, 2022

Astuce mémo

Physiologique : mouvement visible ; accessoire : mouvement intra-articulaire non volontaire.

8. Évaluation et effets de l’immobilisation

★ À maîtriser

  • L’évaluation articulaire examine les limitations de mouvement, la stabilité articulaire et la mobilité et l’élasticité des tissus périarticulaires contractiles et non contractiles.

  • L’immobilisation ou l’alitement peut provoquer : (Kisner & Colby, 2022) :

    • Atrophie et dégénérescence du cartilage articulaire
    • Diminution de la circulation du liquide synovial
    • Adhérences intra-articulaires
    • Rétractions capsulo-ligamentaires
    • Diminution de l’élasticité des tissus périarticulaires
    • Faiblesse ligamentaire
    • Diminution de la proprioception
    • Raideur articulaire et diminution de l’amplitude articulaire
  • La mobilisation passive facilite la circulation du liquide synovial et l’apport de nutriments au cartilage articulaire avasculaire ainsi qu’au fibrocartilage intra-articulaire, notamment les ménisques et les disques articulaires. - Kisner & Colby, 2022

Compléments

  • Les mécanorécepteurs articulaires contribuent à la perception de la position articulaire et du mouvement, puis transmettent des informations afférentes au système nerveux central. - Kisner & Colby, 2022

  • Une diminution du feedback proprioceptif après une lésion, une immobilisation prolongée ou une dégénérescence articulaire peut altérer l’équilibre, la coordination, le contrôle moteur et la stabilité articulaire. - Kisner & Colby, 2022

Astuce mémo

Immobilisation → adhérences, raideur et diminution de la mobilité.

9. Indications et objectifs thérapeutiques

★ À maîtriser

  • La mobilisation physiologique passive est indiquée notamment en cas de : (Kisner & Colby, 2022) :

    • Douleur, défense musculaire ou spasmes
    • Défaut de positionnement ou subluxation
    • Hypomobilité articulaire réversible
    • Immobilité fonctionnelle
    • Limitation progressive de l’amplitude articulaire
  • Les objectifs de la mobilisation articulaire comprennent : (Hengeveld & Banks, 2014) :

    • Maintenir ou augmenter l’amplitude articulaire
    • Maintenir l’intégrité articulaire
    • Préserver l’élasticité des tissus contractiles et non contractiles
    • Prévenir les adhérences et les contractures
    • Diminuer ou inhiber la douleur
    • Favoriser la circulation et le mouvement synovial
    • Aider le processus de cicatrisation
    • Corriger la position articulaire
    • Stimuler la conscience du mouvement et le feedback sensoriel proprioceptif
  • La mobilisation passive ne prévient pas l’atrophie musculaire et n’augmente ni la force ni l’endurance. - Kisner & Colby, 2022

Compléments

  • La mobilisation passive peut réduire la douleur en stimulant les mécanorécepteurs, qui peuvent inhiber la transmission des stimuli nociceptifs au niveau de la moelle épinière ou du tronc cérébral. - Kisner & Colby, 2022

📌 En cas de douleur ou d’irritabilité, la mobilisation passive doit être douce et répétée dans l’amplitude tolérable, avant ou près du début de la douleur ou de la résistance. - Maitland/Hengeveld & Banks

📌 En cas de raccourcissement des tissus non contractiles ou d’adhérences, le mouvement passif est progressivement amené vers la résistance ou la fin d’amplitude afin d’étirer les tissus périarticulaires. - Maitland

10. Précautions et sensation finale

Notions clés & Définitions

  • End-feel : Cyriax, 1982 - Sensation de fin de mouvement transmise à la main du kinésithérapeute lorsqu’une pression supplémentaire est appliquée à la fin de l’amplitude disponible pendant l’évaluation passive d’une articulation.

★ À maîtriser

📌 Les lésions aiguës non évaluées, les fractures récentes et instables et certaines chirurgies constituent des contre-indications à la mobilisation articulaire. - Kisner & Colby, 2022

  • Les précautions concernent notamment les fractures non consolidées, l’ankylose, l’hypermobilité ou l’instabilité, la douleur excessive ou irritable, les tissus conjonctifs nouvellement formés, une maladie oncologique, un épanchement articulaire modéré et lent, les maladies osseuses, la fragilité circulatoire et conjonctive chez les personnes âgées, ainsi que les contre-indications médicales postopératoires. - Kisner & Colby, 2022

  • Les end-feels physiologiques comprennent : (Cyriax, 1993) :

    • Le type dur, dû au contact osseux
    • Le type mou, dû au rapprochement des tissus mous
    • Le type élastique, dû à l’étirement des tissus capsulaires, ligamentaires ou musculaires

Compléments

📌 En cas d’épanchement articulaire modéré et lent apparaissant plus de 4 heures après le traumatisme, la mobilisation doit être de faible amplitude et légère, sans étirement ni stress capsulaire. - Kisner & Colby, 2022

Astuce mémo

End-feel dur : os contre os ; mou : rapprochement des tissus mous.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Mobilisation articulaire physiologique avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelles conditions déterminent la classification du module ?

2. Quelle part la moyenne totale du module représente-t-elle dans la moyenne finale de l’UC ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Mobilisation articulaire physiologique avec 9 flashcards interactives.

Qu’est-ce qu’un mouvement corporel ?

Le changement de position d’un segment corporel par rapport à un point de référence, autour d’un axe et dans une direction déterminée.

Quelle posture définit la position anatomique de référence ?

La station debout, le regard vers l’avant, les bras le long du corps, les paumes vers l’avant et les pieds parallèles, talons joints.

Quelle est la date et l’heure de l’examen écrit du module ?

Le 20/10/26 à 13 h.

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