QCM : Neurophysiologie de la somesthésie (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble désigne les mécanismes nerveux responsables des sensations du corps ?

La perception sensorielle externe
La motricité somatique
La proprioception
La somesthésie

La somesthésie

Explication

La somesthésie regroupe les mécanismes nerveux responsables des sensations du corps. La proprioception est une modalité particulière, la perception sensorielle externe concerne l’environnement et la motricité relève de l’action.

2. Quelles sont les quatre modalités somesthésiques présentées pour une évaluation sensorielle du corps ?

Le toucher, la proprioception, la nociception et la thermo-sensibilité
Le toucher, la proprioception, l’audition et la thermo-sensibilité
L’olfaction, la proprioception, la nociception et la thermo-sensibilité
Le toucher, l’équilibration, la nociception et la thermo-sensibilité

Le toucher, la proprioception, la nociception et la thermo-sensibilité

Explication

Les modalités somesthésiques indiquées sont le toucher, la proprioception, la nociception et la thermo-sensibilité. L’audition, l’équilibration et l’olfaction sont des notions sensorielles distinctes, mais ne remplacent pas ces modalités dans cette liste.

3. Un stimulus est détecté à la périphérie, puis son signal est transformé et codé avant d’être transmis au système nerveux. Quelle structure assure cette fonction et peut aussi filtrer ou amplifier le stimulus ?

Le récepteur neurosensoriel
Le nerf sensitif afférent
Le centre sensoriel cortical
Le site générateur

Le récepteur neurosensoriel

Explication

Le récepteur neurosensoriel est l’organe périphérique qui détecte, transforme et code le stimulus, et peut le filtrer ou l’amplifier. Le nerf transmet le message, le site générateur en produit la forme nerveuse et le cortex l’interprète.

4. Lors d’une stimulation, une structure filtre d’abord l’énergie reçue, puis une région la convertit en potentiel récepteur, avant qu’une autre produise des potentiels d’action. Quel est l’ordre des trois étapes ?

Site transducteur, structure accessoire, site générateur
Site générateur, site transducteur, structure accessoire
Structure accessoire, site transducteur, site générateur
Structure accessoire, site générateur, site transducteur

Structure accessoire, site transducteur, site générateur

Explication

La structure accessoire adapte et filtre l’énergie, le site transducteur la convertit en potentiel récepteur, puis le site générateur produit le message sensoriel en potentiels d’action. Placer la transduction avant le filtrage inverse les étapes initiales, tandis que placer le site générateur avant le transducteur inverse la production du signal.

5. Quel type de stimulus un mécanorécepteur est-il spécialisé à détecter ?

Des variations thermiques de la peau
Des substances chimiques comme les molécules odorantes
Des stimuli mécaniques comme la pression ou l’étirement
Des commandes motrices envoyées aux muscles

Des stimuli mécaniques comme la pression ou l’étirement

Explication

Un mécanorécepteur répond à des stimuli mécaniques, notamment la pression, le toucher, les vibrations ou la déformation des tissus. Les substances chimiques, les commandes motrices et la température correspondent à d’autres types de signaux.

6. Lorsqu’une pression déforme la peau, quelle fonction les mécanorécepteurs cutanés contribuent-ils à assurer ?

La sensibilité extéroceptive tactile épicritique
La détection des stimuli nocifs par la peau
La commande motrice des muscles sous-cutanés
La perception proprioceptive de la position des segments

La sensibilité extéroceptive tactile épicritique

Explication

En détectant les déformations de la peau, les mécanorécepteurs cutanés contribuent à la sensibilité extéroceptive tactile épicritique. La proprioception concerne la position corporelle, tandis que la détection nociceptive et la commande motrice sont d’autres fonctions.

7. Une personne reconnaît les contours et la texture d’un relief immobile du bout du doigt, comme lors de la lecture du braille. Quel récepteur contribue particulièrement à cette discrimination ?

Les corpuscules de Meissner
Les disques de Merkel
Les corpuscules de Pacini
Les corpuscules de Ruffini

Les disques de Merkel

Explication

Les disques de Merkel, à petit champ récepteur et à adaptation lente, participent à la discrimination statique des formes, des bords et des textures, notamment lors de la lecture du braille. Pacini détecte notamment les vibrations rapides, Ruffini la pression et l’étirement, et Meissner les mouvements légers superficiels.

8. Une vibration rapide appliquée à une zone cutanée étendue est détectée par un récepteur situé dans les couches profondes de la peau et doté d’un grand champ récepteur. Lequel correspond à ce profil ?

Les disques de Merkel
Les corpuscules de Meissner
Les corpuscules de Pacini
Les corpuscules de Ruffini

Les corpuscules de Pacini

Explication

Les corpuscules de Pacini se trouvent dans les couches profondes de la peau et le tissu sous-cutané, possèdent un champ récepteur large et détectent notamment les vibrations rapides. Meissner et Merkel ont un petit champ récepteur, tandis que Ruffini détecte surtout la pression et l’étirement cutanés.

9. Quelle information un propriocepteur musculaire ou articulaire fournit-il au système nerveux central ?

La forme et la texture des objets en contact avec la peau
L’ordre moteur destiné à provoquer la contraction musculaire
La position des segments corporels et les caractéristiques de leur déplacement
La localisation des objets dans le champ visuel

La position des segments corporels et les caractéristiques de leur déplacement

Explication

Un propriocepteur informe le système nerveux central de la position des segments corporels et des caractéristiques de leur déplacement. La forme des objets relève de la sensibilité tactile, la localisation visuelle de la vision, et la contraction d’une commande motrice.

10. Lors d’un examen, on identifie au centre d’un muscle squelettique des fibres musculaires modifiées disposées parallèlement au muscle et sensibles à son étirement. Quel récepteur est examiné ?

Le récepteur de Ruffini articulaire
Le fuseau neuromusculaire
Le récepteur de Golgi ligamentaire
L’organe tendineux de Golgi

Le fuseau neuromusculaire

Explication

Le fuseau neuromusculaire est constitué de fibres musculaires modifiées situées au centre du muscle squelettique, parallèlement à celui-ci, et sensibles à son étirement. L’organe tendineux de Golgi se situe dans les fibres tendineuses, tandis que les récepteurs de Ruffini et de Golgi articulaires se trouvent respectivement dans les capsules et les ligaments.

11. Une traction étire les fibres d’un tendon et active des ramifications nerveuses associées à des fibrilles de collagène. Quel récepteur est stimulé ?

Le fuseau neuromusculaire
Le récepteur de Ruffini articulaire
Le récepteur de Golgi ligamentaire
L’organe tendineux de Golgi

L’organe tendineux de Golgi

Explication

L’organe tendineux de Golgi associe des ramifications nerveuses à des fibrilles de collagène dans les fibres tendineuses et s’active lors de l’étirement du tendon. Le fuseau répond à l’étirement musculaire, tandis que les récepteurs articulaires cités se trouvent dans les capsules ou les ligaments.

12. Lors d’un examen cutané, quelle combinaison décrit correctement les récepteurs sollicités par le froid et par le chaud ?

Froid profond lié aux fibres Aδ et C ; chaud superficiel lié aux fibres C amyélinisées
Froid superficiel lié aux fibres C amyélinisées ; chaud plus profond lié aux fibres Aδ et C
Froid superficiel lié aux fibres C ; chaud plus profond lié aux fibres Aδ et C
Froid superficiel lié aux fibres Aδ et C ; chaud plus profond lié aux fibres C amyélinisées

Froid superficiel lié aux fibres Aδ et C ; chaud plus profond lié aux fibres C amyélinisées

Explication

Les récepteurs du froid sont superficiels et associés aux fibres Aδ et C, tandis que ceux du chaud sont plus profonds et associés aux fibres C amyélinisées. L’inversion de profondeur, l’attribution des fibres Aδ au chaud et l’inversion des types de fibres sont les confusions visées par les autres réponses.

13. La peau d’une personne est exposée à une température de 30 °C. Quelle réponse sensorielle thermique est attendue ?

Les récepteurs du chaud s’activent tandis que l’activité des récepteurs du froid diminue
L’activité des récepteurs de la chaleur cesse et celle des récepteurs de la douleur augmente
Les récepteurs du froid s’activent tandis que les récepteurs de la douleur cessent de répondre
La température est neutre et l’activité des récepteurs du froid reste inchangée

Les récepteurs du chaud s’activent tandis que l’activité des récepteurs du froid diminue

Explication

À 30 °C, dans l’intervalle de 25 à 35 °C, les récepteurs du chaud s’activent et ceux du froid diminuent leur activité. La neutralité correspond à 15–20 °C, l’activation douloureuse décrite ici survient au-dessus de 45 °C, et la réponse du froid concerne 10–15 °C.

14. Après une inflammation persistante, une stimulation nociceptive auparavant peu douloureuse provoque une douleur plus intense en raison d’un seuil d’activation abaissé. Quel phénomène cela décrit-il ?

L’adaptation thermique
L’hyperalgésie
L’hypoalgésie
La neutralité thermique

L’hyperalgésie

Explication

L’hyperalgésie est une augmentation de la sensibilité douloureuse, notamment liée à l’abaissement du seuil d’activation des nocicepteurs lors d’une inflammation persistante. L’adaptation thermique concerne les thermorécepteurs, la neutralité concerne une plage de température, et l’hypoalgésie désigne une sensibilité douloureuse diminuée.

15. Une lésion tissulaire persiste alors qu’un nocicepteur reçoit une stimulation continue. Quelle évolution de son activité électrique est attendue ?

Elle se maintient, de sorte que la douleur persiste tant que la lésion demeure
Elle diminue avec la stimulation, même si la lésion demeure
Elle apparaît brièvement au début puis à la fin, de sorte que la douleur est intermittente
Elle s’atténue en une trentaine de secondes, de sorte que la douleur cesse

Elle se maintient, de sorte que la douleur persiste tant que la lésion demeure

Explication

Les nocicepteurs s’adaptent peu et ne diminuent pas leur activité électrique sous une stimulation persistante ; la douleur persiste donc tant que la lésion demeure. L’adaptation partielle en une trentaine de secondes concerne les thermorécepteurs, tandis qu’une décharge brève correspond à l’adaptation rapide.

16. Lorsqu’un récepteur transforme l’énergie mécanique d’un stimulus en signal bioélectrique transmis vers un centre nerveux par un neurone afférent, quel processus réalise-t-il ?

La transduction
La délimitation du champ récepteur
La propagation axonale
Le codage sensoriel

La transduction

Explication

La transduction est la transformation de l’énergie du stimulus en signal bioélectrique transmis par le neurone afférent vers un centre nerveux. Le codage porte sur les caractéristiques du stimulus, le champ récepteur désigne une zone anatomique, et la propagation axonale concerne le déplacement du signal le long de l’axone.

17. Chez un patient, un stimulus crée un potentiel récepteur dont l’effet au site générateur atteint le seuil critique. Quelle conséquence suit cette étape ?

Le potentiel générateur déclenche des potentiels d’action
Le potentiel récepteur se propage le long de l’axone
Le potentiel générateur devient un nouveau potentiel récepteur
Le potentiel récepteur cesse avant l’apparition de toute décharge

Le potentiel générateur déclenche des potentiels d’action

Explication

Le potentiel récepteur produit un potentiel générateur, et celui-ci déclenche des potentiels d’action lorsqu’il atteint le seuil critique. Assimiler le potentiel récepteur au potentiel d’action, inverser les deux potentiels ou nier la décharge au seuil méconnaît cette succession.

18. Deux stimulations de même nature sont appliquées à un récepteur, mais la seconde est plus intense. Quels indices peuvent traduire cette intensité accrue dans le message sensoriel ?

Une amplitude identique du potentiel récepteur, une fréquence accrue des potentiels d’action et un recrutement plus important des afférences
Une amplitude identique du potentiel récepteur, une fréquence réduite des potentiels d’action et un recrutement moindre des afférences
Une amplitude plus grande du potentiel récepteur, une fréquence réduite des potentiels d’action et un recrutement moindre des afférences
Une amplitude plus grande du potentiel récepteur, une fréquence accrue des potentiels d’action et un recrutement plus important des afférences

Une amplitude plus grande du potentiel récepteur, une fréquence accrue des potentiels d’action et un recrutement plus important des afférences

Explication

L’intensité du stimulus est codée par l’amplitude du potentiel récepteur, la fréquence des potentiels d’action et le recrutement des afférences ; une stimulation plus intense peut donc accroître ces trois indices. Les autres réponses inversent les variations attendues ou remplacent le codage par la durée.

19. Deux récepteurs sont stimulés : le premier décharge brièvement au début et à la fin du stimulus, tandis que le second maintient sa décharge pendant toute la stimulation. Comment les classe-t-on ?

Le premier présente une adaptation rapide et le second une adaptation lente
Les deux présentent une adaptation lente car leur activité répond au stimulus
Le premier présente une adaptation lente et le second une adaptation rapide
Les deux présentent une adaptation rapide car leur décharge dépend du stimulus

Le premier présente une adaptation rapide et le second une adaptation lente

Explication

L’adaptation rapide produit une décharge brève au début, à la fin ou aux deux moments, tandis que l’adaptation lente maintient la décharge pendant le stimulus. L’inversion des profils, l’assimilation de la décharge aux extrémités à une adaptation lente et celle du maintien à une adaptation rapide sont les confusions en jeu.

20. Combien de neurones se succèdent dans les voies somesthésiques entre la périphérie et le cortex, et comment se nomment-ils dans l’ordre ?

Un protoneurone, un deutoneurone et un troisième neurone thalamo-cortical
Un protoneurone et un deutoneurone
Un protoneurone, un deutoneurone, un troisième neurone et un quatrième neurone
Un protoneurone, un troisième neurone thalamo-cortical et un deutoneurone

Un protoneurone, un deutoneurone et un troisième neurone thalamo-cortical

Explication

La voie somesthésique comporte trois neurones successifs : le protoneurone, le deutoneurone et le troisième neurone thalamo-cortical. La réponse à deux neurones omet un relais, celle à quatre en ajoute un, et l’ordre proposé dans la dernière réponse est erroné.

21. Après l’entrée d’une afférence sensitive dans la moelle par une racine postérieure, quel trajet décrit correctement les relais jusqu’au cortex ?

Le protoneurone a son corps cellulaire dans la substance grise médullaire, le deutoneurone gagne le thalamus, puis le troisième neurone rejoint le cortex
Le protoneurone a son corps cellulaire dans le ganglion spinal, le deutoneurone gagne le thalamus, puis le troisième neurone croise vers la moelle
Le protoneurone a son corps cellulaire dans le ganglion spinal, le deutoneurone croise vers le thalamus, puis le troisième neurone gagne le cortex
Le protoneurone a son corps cellulaire dans le ganglion spinal, le deutoneurone gagne directement le cortex, puis le troisième neurone rejoint le thalamus

Le protoneurone a son corps cellulaire dans le ganglion spinal, le deutoneurone croise vers le thalamus, puis le troisième neurone gagne le cortex

Explication

Le protoneurone possède son corps cellulaire dans le ganglion spinal ; le deutoneurone croise généralement la ligne médiane et rejoint le thalamus, d’où le troisième neurone projette vers le cortex. La substance grise médullaire ne contient pas le corps cellulaire du protoneurone, le deutoneurone ne saute pas le relais thalamique et le croisement n’est pas attribué au troisième neurone.

22. Dans une coupe médullaire, quelle interprétation distingue correctement la région centrale de la région périphérique ?

La substance grise centrale contient des corps neuronaux et participe aux relais et à l’intégration ; la substance blanche périphérique regroupe surtout des axones myélinisés
La substance grise centrale regroupe surtout des axones myélinisés ; la substance blanche périphérique contient les corps neuronaux et assure l’intégration
La substance grise centrale contient des corps neuronaux et participe à la conduction en faisceaux ; la substance blanche périphérique assure surtout les relais et l’intégration
La substance grise centrale contient des corps neuronaux et participe aux relais ; la substance blanche périphérique regroupe surtout des axones myélinisés

La substance grise centrale contient des corps neuronaux et participe aux relais ; la substance blanche périphérique regroupe surtout des axones myélinisés

Explication

La substance grise centrale regroupe les corps neuronaux et contribue aux relais et à l’intégration, tandis que la substance blanche périphérique contient surtout des axones myélinisés en faisceaux. Les autres interprétations inversent les régions ou réduisent à tort leurs fonctions à la conduction ou aux relais.

23. Quelle description caractérise le thalamus dans le traitement des informations sensitives ?

Un ensemble pair de noyaux gris du diencéphale qui conduit les afférences sans participer à leur intégration
Un ensemble pair de noyaux gris de la moelle qui relaie et intègre notamment les afférences sensitives
Un ensemble pair de noyaux gris du diencéphale qui relaie et intègre notamment les afférences sensitives
Un ensemble pair de noyaux gris du cortex qui relaie et intègre notamment les afférences sensitives

Un ensemble pair de noyaux gris du diencéphale qui relaie et intègre notamment les afférences sensitives

Explication

Le thalamus est un ensemble pair de noyaux gris diencéphaliques qui relaie et intègre notamment les afférences sensitives. Le cortex et la moelle sont des localisations erronées, tandis que la notion de simple conduction omet sa fonction d’intégration.

24. Une information somesthésique provenant de la joue emprunte la voie trigéminale : quel noyau thalamique la reçoit ?

Le noyau ventro-postéro-médian
Le gyrus postcentral
Le noyau ventro-postéro-latéral
Le noyau ventro-postéro-médian pour les informations du corps

Le noyau ventro-postéro-médian

Explication

Le noyau ventro-postéro-médian reçoit les informations de la face par la voie trigéminale, alors que le noyau ventro-postéro-latéral reçoit celles du corps. Le gyrus postcentral est une région corticale, pas un noyau thalamique.

25. Lors de l’enregistrement de S1, une stimulation proprioceptive active principalement quelle aire ?

L’aire 2
L’aire 3b
L’aire 3a
L’aire 1

L’aire 3a

Explication

L’aire 3a reçoit majoritairement les informations proprioceptives, tandis que les aires 3b et 1 sont principalement tactiles et que l’aire 2 analyse notamment des stimuli complexes, les formes et les tailles. Choisir 3b ou 1 confond proprioception et tact ; choisir 2 lui attribue une fonction différente.

26. Pour construire le schéma corporel, quel rôle joue le cortex pariétal postérieur ?

Il reçoit principalement les informations tactiles et proprioceptives comme aire sensorielle primaire
Il intègre les informations tactiles et proprioceptives avec des informations visuelles, attentionnelles et de planification du mouvement
Il relaie les afférences sensitives vers S1 sans les combiner avec des informations de planification du mouvement
Il intègre les informations tactiles et proprioceptives sans les associer à des informations visuelles ou attentionnelles

Il intègre les informations tactiles et proprioceptives avec des informations visuelles, attentionnelles et de planification du mouvement

Explication

Le cortex pariétal postérieur combine les informations tactiles et proprioceptives avec des informations visuelles, attentionnelles et liées à la planification du mouvement afin de construire le schéma corporel. Une intégration limitée aux deux premières modalités est incomplète, et le relais initial ou la réception sensorielle primaire ne décrivent pas ce rôle intégratif.

27. Après une lésion des cordons postérieurs, quelle voie est principalement concernée dans la transmission du tact épicritique et de la proprioception consciente ?

La voie spinoréticulo-thalamique, qui passe par la formation réticulée et les noyaux thalamiques non spécifiques
La voie lemniscale, qui passe ensuite par les noyaux gracile et cunéiforme, le thalamus et S1
La voie néospinothalamique, qui passe par le VPL puis principalement S2
La voie antérolatérale, qui rejoint les noyaux gracile et cunéiforme avant le thalamus

La voie lemniscale, qui passe ensuite par les noyaux gracile et cunéiforme, le thalamus et S1

Explication

La voie lemniscale transmet principalement le tact épicritique et la proprioception consciente par les cordons postérieurs, les noyaux gracile et cunéiforme, le thalamus et S1. La voie néospinothalamique concerne surtout le tact protopathique, la sensibilité thermique et la nociception; la voie spinoréticulo-thalamique participe notamment à la vigilance; le trajet antérolatéral ne correspond pas aux cordons postérieurs.

28. Une atteinte sélective du faisceau gracile perturbe les informations sensitives de quelles régions du corps ?

Du thorax et du cou, à l’exclusion des membres
Des membres inférieurs et des parties basses du tronc
Des membres supérieurs, du thorax et du cou
Des membres inférieurs et des membres supérieurs

Des membres inférieurs et des parties basses du tronc

Explication

Le faisceau gracile conduit les informations proprioceptives et extéroceptives des membres inférieurs et des parties basses du tronc. Les membres supérieurs, le thorax et le cou relèvent du faisceau cunéiforme; limiter le gracile au thorax et au cou lui attribue un territoire supérieur; inclure les membres supérieurs confond les deux faisceaux.

29. Lorsqu’un stimulus tactile épicritique est transmis par la voie lemniscale, quelles propriétés permettent d’attendre une localisation précise et une conduction rapide ?

Une somatotopie diffuse, des fibres de petit diamètre myélinisées et une décussation complète
Une somatotopie moins stricte, des fibres de gros diamètre et une décussation incomplète
Une somatotopie précise, des fibres de petit diamètre peu myélinisées et une décussation partielle
Une somatotopie précise, des fibres de gros diamètre myélinisées et une décussation complète

Une somatotopie précise, des fibres de gros diamètre myélinisées et une décussation complète

Explication

La voie lemniscale possède une somatotopie précise, conduit rapidement grâce à ses fibres de gros diamètre myélinisées et décusse complètement. La somatotopie moins stricte et la décussation moins complète caractérisent plutôt la voie néospinothalamique; les fibres de petit diamètre ne justifient pas une conduction rapide.

30. Un patient présente une perte de toutes les modalités sensitives limitée au territoire d’une racine postérieure sectionnée, sans trouble moteur lié à une atteinte nerveuse tronculaire. Quel tableau est attendu ?

Une anesthésie de tous les modes sensitifs sous une lésion médullaire
Une anesthésie thermo-algésique suspendue et bilatérale
Des troubles moteurs associés à une atteinte tronculaire
Une anesthésie radiculaire touchant tous les modes sensitifs

Une anesthésie radiculaire touchant tous les modes sensitifs

Explication

La section d’une racine postérieure entraîne une anesthésie radiculaire touchant tous les modes sensitifs. Les troubles moteurs sont associés à une atteinte tronculaire; l’anesthésie thermo-algésique suspendue évoque un syndrome syringomyélique; une perte sous-lésionnelle de toutes les sensibilités correspond à une section complète de la moelle.

31. Après une hémi-section médullaire, un examen retrouve du côté de la lésion une perte sous-lésionnelle des sensibilités épicritique et proprioceptive avec hyperesthésie thermo-algésique, et du côté opposé une anesthésie thermo-algésique. Quel syndrome explique ce tableau ?

Le syndrome cordonal postérieur
Le syndrome de Déjérine-Roussy
Le syndrome syringomyélique
Le syndrome de Brown-Séquard

Le syndrome de Brown-Séquard

Explication

Le syndrome de Brown-Séquard associe, du côté de la lésion, une perte sous-lésionnelle des sensibilités épicritique et proprioceptive ainsi qu’une hyperesthésie thermo-algésique; du côté opposé, il entraîne une anesthésie thermo-algésique. Le syndrome cordonal postérieur touche surtout les sensibilités épicritique et kinesthésique; le syndrome syringomyélique cause une anesthésie thermo-algésique bilatérale suspendue; Déjérine-Roussy concerne une atteinte du VPL.

32. Une lésion des cordons postérieurs entraîne une ataxie liée à une perte du sens de la position, alors que les sensibilités thermique et douloureuse restent intactes. Quel syndrome correspond à ces constatations ?

Le syndrome cordonal postérieur
Le syndrome de Brown-Séquard
Le syndrome syringomyélique
Le syndrome de Déjérine-Roussy

Le syndrome cordonal postérieur

Explication

Le syndrome cordonal postérieur entraîne une perte des sensibilités épicritique et kinesthésique, avec ataxie, tandis que les sensibilités thermique et douloureuse sont conservées. Une anesthésie thermo-algésique évoque plutôt le syndrome syringomyélique; la perte sensitive controlatérale et la main thalamique caractérisent Déjérine-Roussy; Brown-Séquard produit un tableau sensitif asymétrique lié à une hémi-lésion médullaire.

33. Après une lésion du noyau VPL, un patient présente du côté opposé une perte tactile et kinesthésique, une hyperpathie et une ataxie de la main. Quelle atteinte explique cette association ?

Une atteinte thalamique du noyau VPL
Un syndrome syringomyélique
Une section complète de la moelle
Un syndrome cordonal postérieur

Une atteinte thalamique du noyau VPL

Explication

Une atteinte du VPL peut provoquer une perte controlatérale des sensibilités tactiles et kinesthésiques, une hyperpathie thalamique et une ataxie de la main appelée main thalamique. Une lésion des cordons postérieurs cause surtout une perte épicritique et kinesthésique avec ataxie; le syndrome syringomyélique affecte bilatéralement la sensibilité thermo-algésique sur un territoire suspendu; une section médullaire complète entraîne une anesthésie sous-lésionnelle de toutes les sensibilités.

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Qu’est-ce que la somesthésie, ou système sensoriel somatique ?

L’ensemble des mécanismes nerveux responsables des sensations du corps.

Quelles sont les modalités somesthésiques présentées ?

Le toucher, la proprioception, la nociception et la thermo-sensibilité.

Qu’est-ce qu’un récepteur neurosensoriel ?

Un organe périphérique spécialisé dans la détection, la transformation et le codage d’un stimulus en message nerveux.

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