Fiche de révision : Neuropsychomotricité et fonctions cérébrales

Plan du Cours

  1. Évaluation neuropsychologique et terminologie
  2. Développement cérébral et plasticité
  3. Composition et protection du cerveau
  4. Sommeil, santé et différences cérébrales
  5. Anatomie fonctionnelle cérébrale
  6. Corps calleux et spécialisation hémisphérique
  7. Attention et fonctions exécutives
  8. Praxies et programmation gestuelle
  9. Mémoires et systèmes mnésiques
  10. Langage et fonctions visuo-spatiales
  11. Somesthésie et gnosies
  12. Syndromes frontal et praxiques
  13. Aphasies, troubles mnésiques et agnosies
  14. Troubles somesthésiques et douleur
  15. Déconnexions interhémisphériques

1. Évaluation neuropsychologique et terminologie

Notions clés & Définitions

  • Syndrome : Un syndrome est un ensemble de symptômes, de signes cliniques et de modifications pathologiques dont les causes ou les mécanismes peuvent différer et qui peut être commun à plusieurs maladies.
  • Diagnostic : Le diagnostic est la démarche par laquelle le médecin détermine l’affection en recherchant ses causes et ses effets, notamment les symptômes et les signes cliniques.
  • Trouble : Un trouble est une déficience d’une fonction dont la personne se plaint en raison de ses manifestations, comme une douleur ou une gêne, et sa notion est essentiellement subjective.

★ À maîtriser

📌 Un signe clinique est une manifestation objective constatée par le praticien, tandis qu’un symptôme est une manifestation subjective perçue par le malade.

  • L’évaluation neuropsychologique associe un entretien d’anamnèse, des tests standardisés et une restitution des résultats.

Compléments

  • L’anamnèse recueille :

    • l’histoire et le mode de vie
    • l’histoire de la maladie et des symptômes
    • l’impact quotidien et les souffrances perçues
  • La restitution s’appuie sur un compte rendu écrit, met en évidence les difficultés et les points forts, les relie aux ressentis du patient et de l’entourage, puis peut conduire à une indication ou une réorientation.

Astuce mémo

Signe observable, symptôme ressenti : objectiver sans confondre.

2. Développement cérébral et plasticité

★ À maîtriser

  • Le développement embryonnaire décrit passe de la morula à la blastula, puis à la gastrula et à la neurula, où le tube neural est mis en place par neurulation.

  • Le développement cérébral comprend quatre processus :

    • Neurogenèse
    • Différenciation
    • Migration et guidance axonale
    • Maturation
  • À la naissance, le cerveau possède le nombre de neurones de l’adulte, mais la moitié des connexions neuronales reste à établir.

  • La période critique du développement cérébral s’étend de la naissance jusqu’à environ 3 à 6 ans, puis les connexions synaptiques se stabilisent.

Compléments

  • À la blastula, le blastocèle apparaît ; les feuillets embryonnaires, dont l’ectoderme externe et l’endoderme interne, se mettent en place lors de la gastrulation.

  • À la gastrula apparaît le mésoderme intermédiaire, associé notamment aux muscles et au squelette.

  • La neurogenèse génère de nouveaux neurones à partir de cellules souches dans les zones ventriculaire et subventriculaire.

  • La migration neuronale peut être fortement affectée par certaines substances, notamment l’alcool, les drogues et des médicaments.

📌 On peut poser des diagnostics avant 6 à 7 ans malgré la période critique, sans que cela empêche une prise en charge précoce.

Astuce mémo

Morula → blastula → gastrula → neurula.

3. Composition et protection du cerveau

Notions clés & Définitions

  • Dure-mère : La dure-mère, ou pachyméninge, est la méninge superficielle, résistante, très innervée et composée de deux feuillets.
  • Arachnoïde : L’arachnoïde est la membrane intermédiaire non vascularisée, sous laquelle se trouve l’espace contenant le liquide cérébrospinal.
  • Pie-mère : La pie-mère est un fin tissu conjonctif très irrigué, collé au tissu nerveux dont elle épouse les circonvolutions, et elle nourrit, protège et structure ce tissu.

★ À maîtriser

  • Le cerveau compte environ 100 milliards de neurones et pèse environ 1,5 kg pour un volume d’environ 1200 cm³.

  • Bien qu’il représente environ 2 % de la masse corporelle, le cerveau requiert 20 % de l’apport calorique et consomme entre 20 et 40 % de l’oxygène.

  • Le liquide cérébrospinal, ou liquide céphalorachidien, est contenu dans l’espace sous-arachnoïdien entre l’arachnoïde et la pie-mère et est composé à 99 % d’eau, ainsi que de protéines et de glucose.

  • Le liquide céphalorachidien assure : l’amortissement mécanique des chocs, l’apport de nutriments, hormones, neurotransmetteurs, anticorps et lymphocytes, l’élimination des déchets

  • La barrière hémato-encéphalique sépare la circulation sanguine du tissu cérébral et limite l’entrée des toxines, bactéries, virus, cellules immunitaires et molécules chimiques, tout en laissant passer l’oxygène, le glucose et les nutriments.

Compléments

  • L’eau représente 70 à 80 % de la composition du cerveau, et sa masse sèche est essentiellement composée de lipides.

4. Sommeil, santé et différences cérébrales

★ À maîtriser

  • Le cycle veille-sommeil comprend trois phases :

    • Éveil
    • Sommeil lent
    • Sommeil paradoxal
  • Le cycle veille-sommeil est un rythme endogène réglé par une horloge interne et remis à l’heure par des synchroniseurs externes comme la lumière, le bruit et le rythme social.

  • La privation aiguë de sommeil augmente l’appétit et le risque d’accident, diminue la satiété et l’efficacité immunitaire, accroît l’émotivité et perturbe la régulation émotionnelle ainsi que la concentration, l’attention et la mémoire.

  • La privation chronique de sommeil est associée à un risque d’AVC multiplié par 4, à une hausse des risques d’obésité, de certains cancers, de diabète et de maladies cardiaques, à une moindre production de spermatozoïdes et à un impact sur l’âge de mortalité.

  • Les différences structurelles cérébrales entre les sexes ne corrèlent pas avec les performances cognitives évaluées séparément ni avec le QI global.

Compléments

  • Le noyau suprachiasmatique, situé dans l’hypothalamus juste derrière le chiasma optique, génère et synchronise les rythmes en réagissant aux cellules photosensibles.

  • Pendant le sommeil, le système glymphatique contribue au nettoyage cérébral, à l’élimination de composés neurotoxiques accumulés pendant l’éveil et à l’augmentation de l’espace interstitiel entre les cellules cérébrales.

  • Les hommes ont en moyenne un cerveau légèrement plus volumineux et davantage de substance blanche, tandis que les femmes ont légèrement plus de substance grise.

5. Anatomie fonctionnelle cérébrale

Notions clés & Définitions

  • Mort cérébrale : International Guidelines for the Determination of Death – Phase I - La mort cérébrale, selon la définition de l’OMS proposée depuis 2012, correspond à la perte permanente de la capacité de conscience et de toutes les fonctions du tronc cérébral, à la suite d’un arrêt permanent de l’activité circulatoire ou d’une blessure cérébrale catastrophique.

★ À maîtriser

  • Le cerveau comprend quatre lobes externes et deux lobes internes, et chaque lobe est subdivisé en aires auxquelles des fonctions sont classiquement attribuées.

  • Le lobe frontal participe :

    • aux fonctions cognitives supérieures
    • à la motricité et à l’action
    • au comportement et aux affects
    • au langage

Compléments

  • Brodmann a défini 52 aires cérébrales en 1909.

  • Le lobe pariétal contribue :

    • aux sensations somatiques
    • à la perception visuospatiale
    • au mouvement de manipulation
    • à lire, écrire et calculer
  • Le lobe temporal participe :

    • à l’audition
    • à la compréhension du langage
    • à la perception visuelle
    • à la mémoire et aux émotions
  • Le lobe occipital comprend le cortex visuel primaire et des aires visuelles associatives impliquées dans le traitement des couleurs, du mouvement et des formes.

  • Les structures internes citées sont :

    • l’hippocampe
    • l’amygdale
    • le gyrus cingulaire
    • le fornix
  • Le tronc cérébral participe aux fonctions vitales automatiques, à la régulation veille-sommeil et au passage des voies motrices et sensitives.

6. Corps calleux et spécialisation hémisphérique

Notions clés & Définitions

  • Corps calleux : Le corps calleux est la plus importante commissure cérébrale, constituée de fibres commissurales myélinisées de substance blanche qui relient les deux hémisphères et assurent le transfert d’informations et leur coordination.

Points essentiels

  • L’hémisphère gauche est associé :

    • au traitement séquentiel et temporel
    • au langage oral et écrit
    • au raisonnement logique
    • au calcul
    • à l’analyse
    • à la planification
  • L’hémisphère droit est associé : au traitement visuel, tactile et auditif, à la prosodie et aux informations non linguistiques, aux traitements spatial et visuoconstructif, au traitement émotionnel, à des capacités artistiques

Astuce mémo

Gauche : séquentiel et verbal ; droit : spatial et non verbal.

7. Attention et fonctions exécutives

Notions clés & Définitions

  • Attention : L’attention est la capacité à se concentrer pendant une certaine durée et à réaliser plusieurs tâches en même temps.
  • Fonctions exécutives : Les fonctions exécutives permettent de s’organiser et de mettre en place des stratégies pour faire face à des situations inhabituelles.
  • Attention sélective : L’attention sélective permet de répondre spécifiquement à un stimulus tout en ignorant les autres stimuli.

Points essentiels

  • Les types d’attention sont :

    • sélective
    • soutenue
    • partagée
    • alternée
  • Les fonctions exécutives comprennent :

    • la planification
    • le raisonnement
    • la gestion du temps
    • l’organisation de l’information
    • l’inhibition
    • le maintien de l’attention
    • la flexibilité
    • la mémoire de travail
    • le suivi des tâches et objectifs
  • 🔄 Une action exécutive suit quatre opérations :

    1. Formulation d’un objectif
    2. Planification
    3. Exécution
    4. Vérification

Astuce mémo

Objectif → planification → exécution → vérification.

8. Praxies et programmation gestuelle

Notions clés & Définitions

  • Praxie : Une praxie est un geste intentionnel appris qui devient finalement automatisé et permet d’interagir avec le monde extérieur.
  • Praxie idéatoire : La praxie idéatoire permet de manipuler des objets grâce à une séquence de gestes et nécessite de connaître l’objet, l’action et l’ordre des actes.

★ À maîtriser

📌 Les apraxies et les dyspraxies sont des troubles neurocognitifs touchant la planification et l’exécution corticales, et non des troubles moteurs.

  • Les types de praxies présentés sont :
    • idéomotrice
    • idéatoire
    • bucco-faciale
    • visuo-constructive

Compléments

  • La réalisation d’un geste intentionnel mobilise le projet idéatoire pariétal gauche, les régions prémotrices, le cortex moteur et associatif, les ganglions de la base, puis le cortex moteur primaire et la voie pyramidale.

Astuce mémo

Motricité précâblée, praxie apprise.

9. Mémoires et systèmes mnésiques

Notions clés & Définitions

  • Mémoire : La mémoire est la capacité du cerveau à enregistrer, stocker et récupérer des informations ainsi qu’à utiliser des connaissances acquises antérieurement.

★ À maîtriser

📌 La mémoire immédiate permet de saisir une information et de la redonner sans traitement, tandis que la mémoire de travail manipule et transforme l’information pour obtenir un résultat différent.

📌 La mémoire épisodique concerne les événements autobiographiques situés dans un contexte spatio-temporel précis, tandis que la mémoire sémantique concerne les mots, idées et concepts indépendamment de leur contexte d’acquisition.

Compléments

  • La mémoire de travail est une fonction exécutive qui nécessite la manipulation volontaire d’une information et mobilise des boucles sous-cortico-frontales.

  • La mémoire épisodique comporte trois phases :

    • encodage
    • stockage
    • récupération

📌 La mémoire procédurale concerne les automatismes exécutés implicitement, tandis que la mémoire perceptive retient notamment des images et des sons à partir des sens, le plus souvent à l’insu de la personne.

Astuce mémo

Immédiate : redonner ; travail : manipuler.

10. Langage et fonctions visuo-spatiales

Notions clés & Définitions

  • Langage : Montel, S., 11 grandes notions de neuropsychologie clinique, 2016 - Le langage est un instrument multimodal de communication humaine, de dimension physique, physiologique et psychique, qui utilise des signes vocaux ou écrits et relève des domaines individuel et social.
  • Fonctions visuo-spatiales : Montel, S., 11 grandes notions de neuropsychologie clinique, 2016 - Les fonctions visuo-spatiales permettent de s’orienter et de se repérer dans l’espace, de comprendre le positionnement des objets et de guider notamment la préhension et l’orientation du regard ou de l’attention.
  • Fonctions visuo-constructives : Les fonctions visuo-constructives associent les capacités visuo-spatiales à des habiletés de construction permettant d’assembler, d’écrire ou de coudre.

★ À maîtriser

  • Le langage se situe dans l’hémisphère gauche chez 99 % des droitiers et 70 % des gauchers.

Compléments

  • La compréhension auditive transforme les vibrations sonores en informations transmises par le tympan et les osselets, puis en signaux électriques dans la cochlée, transmis à l’aire auditive primaire, avant la confrontation aux phonèmes, l’assemblage en mot et l’accès au sens.

  • La compréhension de la parole est associée au lobe temporal et la production de la parole au lobe frontal.

Astuce mémo

Son → phonèmes → mot → sens.

11. Somesthésie et gnosies

Notions clés & Définitions

  • Gnosie : Montel, S., 11 grandes notions de neuropsychologie clinique, 2016 - Une gnosie est la capacité de reconnaître et d’identifier, par un sens, des images, des sons, des odeurs, des saveurs ou des objets.

★ À maîtriser

  • La somesthésie représente le corps sur le cortex sensoriel sous la forme d’une carte corticale appelée homonculus.

  • Les modalités somesthésiques sont :

    • le tact
    • la proprioception
    • la nociception
    • la thermoréception

📌 La voie ventrale de la perception visuelle répond à la question « quoi ? » et reconnaît les objets, tandis que la voie dorsale répond à « où ? » et traite leur localisation et leurs mouvements dans l’espace. - Ungerleider and Mischkin, 1982

Compléments

  • Les types de gnosies sont :
    • visuel
    • auditif
    • gustatif
    • olfactif
    • tactile

12. Syndromes frontal et praxiques

Notions clés & Définitions

  • Syndrome dysexécutif : Le syndrome frontal ou dysexécutif est une atteinte des fonctions exécutives et cognitives associées au lobe frontal, pouvant empêcher partiellement ou totalement de développer et planifier un comportement orienté vers un but.
  • Apraxie : Une apraxie est un trouble neurologique lié à une lésion cérébrale, qui empêche de réaliser des mouvements intentionnels appris malgré une volonté et une capacité motrice préservées.

Points essentiels

  • Les causes citées comprennent :
    • les AVC ischémiques ou hémorragiques
    • les lésions focales comme les tumeurs
    • les traumatismes crâniens
    • les démences
    • les processus inflammatoires
    • les pathologies psychiatriques

📌 Le syndrome frontal peut comporter un type inhibé avec aboulie, apathie, apragmatisme et aspontanéité, ou un type désinhibé avec impulsivité et désinhibition.

  • Les manifestations citées comprennent :

    • des troubles exécutifs
    • une perte de l’abstraction et du jugement
    • des troubles de mémoire et de planification
    • un réflexe d’agrippement
    • un déficit moteur
    • des aphasies
    • une hypertonie oppositionnelle
  • Les apraxies peuvent être idéomotrices, idéatoires, bucco-faciales ou visuo-constructives.

13. Aphasies, troubles mnésiques et agnosies

Notions clés & Définitions

  • Aphasie : Une aphasie est une pathologie acquise caractérisée par une perte de l’usage du langage liée à une atteinte cérébrale de la compréhension ou de l’expression, pouvant toucher le langage oral ou écrit.
  • Agnosie : Une agnosie est une pathologie neurologique acquise qui empêche partiellement ou totalement de reconnaître certains stimuli en l’absence de troubles sensoriels primaires, et peut concerner tous les sens.

★ À maîtriser

  • Les troubles négatifs de la mémoire épisodique cités sont :
    • les oublis
    • le syndrome amnésique
    • l’amnésie rétrograde
    • l’amnésie antérograde

Compléments

  • L’aphasie peut être d’origine vasculaire, traumatique, tumorale, dégénérative ou infectieuse.

  • Les exemples de faux souvenirs sont :

    • la confabulation
    • les intrusions
    • les fausses reconnaissances
    • la paramnésie
    • le déjà-vu
  • Les agnosies visuelles comprennent les formes aperceptive, associative, la prosopagnosie et la simultagnosie.

📌 L’agnosie aperceptive empêche de construire ou reconnaître une perception visuelle complète, tandis que l’agnosie associative permet d’identifier une figure sans en définir les aspects fonctionnels.

Astuce mémo

Agnosie : trouble acquis ; dysgnosie : développement gnosique.

14. Troubles somesthésiques et douleur

Notions clés & Définitions

  • Douleur projetée : Jin Q, Chang Y, Lu C, Chen L, Wang Y, Referred pain: characteristics, possible mechanisms, and clinical management, 2023 - Une douleur projetée résulte d’une mauvaise interprétation corticale de l’origine du signal douloureux liée à l’interconnexion des voies douloureuses, de sorte que la douleur ressentie peut être éloignée de sa source réelle.
  • Asymbolie à la douleur : L’asymbolie à la douleur est un trouble neurologique où le stimulus douloureux est perçu sans réaction désagréable, retrait ou expression faciale et verbale, contrairement à l’insensibilité congénitale à la douleur.

★ À maîtriser

  • La sensation de membre fantôme, présente chez 90 à 100 % des personnes amputées, est la sensation que le membre amputé ou manquant reste relié au corps ou continue d’agir; elle peut apparaître immédiatement ou à distance de l’amputation.

Compléments

  • Les exemples de douleurs projetées comprennent une douleur du membre supérieur gauche d’origine cardiaque, une douleur à l’épaule d’origine hépatique, péricardique ou diaphragmatique, et une dorsalgie d’origine gastrique ou gynécologique.

📌 La sensation fantôme peut être une sensation non douloureuse, comme des picotements, fourmillements ou chatouillements, ou une douleur fantôme neuropathique, comme des crampes, un courant électrique, un coup de poignard ou un écrasement.

15. Déconnexions interhémisphériques

Notions clés & Définitions

  • Hémialexie gauche : L’hémialexie gauche est l’incapacité à reconnaître et lire les lettres et les mots présentés dans le champ visuel gauche, alors que la lecture des stimuli présentés dans le champ visuel droit est normale.
  • Main étrangère : La main étrangère est la perte de la sensation d’appartenance d’une main palpée à l’aveugle par l’autre, en l’absence de trouble sensitif.
  • Anomie tactile gauche : L’anomie tactile gauche permet de reconnaître et manipuler correctement un objet tenu dans la main gauche sans pouvoir le nommer, car l’information identifiée par l’hémisphère droit ne peut être transférée aux aires du langage de l’hémisphère gauche.
  • Réseau du mode par défaut : Alves, P.N., Foulon, C., Karolis, V. et al., An improved neuroanatomical model of the default-mode network reconciles previous neuroimaging and neuropathological findings, 2019 - Le réseau du mode par défaut s’active de manière synchrone lorsque les pensées sont libres et qu’aucune tâche consciente n’est réalisée, et concerne notamment la mémoire, l’introspection et les émotions.

★ À maîtriser

  • Les manifestations citées comprennent :
    • l’agraphie gauche
    • l’alexithymie
    • l’apraxie constructive droite
    • l’apraxie idéomotrice gauche
    • l’anomie tactile gauche
    • la main étrangère
    • l’hémialexie gauche

📌 La connectivité fonctionnelle correspond à l’activation synchrone de différentes régions cérébrales, qui coopèrent en réseaux plutôt que de faire reposer chaque fonction sur une aire isolée.

  • La dysfonction d’une aire lésée peut être compensée par une autre partie du réseau neuronal.

📌 Le réseau attentionnel ventral détecte la saillance des stimuli environnementaux, tandis que le réseau dorsal est actif dans les tâches attentionnelles focalisées, longues et prolongées. - Vossel S, Geng JJ, Fink GR, Dorsal and ventral attention systems: distinct neural circuits but collaborative roles, 2014

Compléments

  • Les causes citées de lésions du corps calleux sont :

    • les tumeurs
    • l’épilepsie
    • les AVC
    • les traumatismes crâniens
  • La substance blanche joue un rôle majeur dans l’organisation des réseaux neuronaux fonctionnels.

Tableaux de synthèse

Comparaison des réseaux attentionnels

RéseauRôleActivation
Ventral (VAN)Détection de la saillance des stimuli environnementauxRéorientation vers les stimuli saillants
Dorsal (DAN)Attention focalisée et prolongéeTâches attentionnelles longues

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Neuropsychomotricité et fonctions cérébrales avec 50 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Dans un groupe de gauchers, quelle proportion présente généralement une latéralisation du langage dans l’hémisphère gauche ?

2. Lorsqu’une personne comprend une parole entendue, quel lobe est principalement associé à cette fonction ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Neuropsychomotricité et fonctions cérébrales avec 96 flashcards interactives.

Qu’est-ce qui distingue un signe clinique d’un symptôme ?

Le signe clinique est objectif, tandis que le symptôme est subjectif.

Qu’est-ce qu’un syndrome ?

Un ensemble de symptômes, de signes cliniques et de modifications pathologiques.

Qu’est-ce que le diagnostic médical ?

La démarche qui détermine une affection en recherchant ses causes et ses effets.

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