QCM : Neuropsychomotricité et fonctions cérébrales (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un groupe de gauchers, quelle proportion présente généralement une latéralisation du langage dans l’hémisphère gauche ?

Environ 30 %
Environ 70 %
Environ 50 %
Environ 99 %

Environ 70 %

Explication

Le langage se situe dans l’hémisphère gauche chez environ 70 % des gauchers. Le taux d’environ 99 % concerne les droitiers, tandis que 50 % et 30 % ne correspondent pas aux proportions indiquées.

2. Lorsqu’une personne comprend une parole entendue, quel lobe est principalement associé à cette fonction ?

Le lobe occipital
Le lobe pariétal
Le lobe temporal
Le lobe frontal

Le lobe temporal

Explication

La compréhension de la parole est associée au lobe temporal, alors que sa production est associée au lobe frontal. Le lobe occipital est lié au traitement visuel et le lobe pariétal n’est pas l’association indiquée pour cette fonction.

3. Quelles sont les trois grandes phases du cycle veille-sommeil ?

Sommeil lent, sommeil profond et sommeil paradoxal
Éveil, endormissement et sommeil profond
Éveil, sommeil lent et sommeil paradoxal
Éveil, sommeil paradoxal et nettoyage glymphatique

Éveil, sommeil lent et sommeil paradoxal

Explication

Les trois grandes phases sont l’éveil, le sommeil lent et le sommeil paradoxal. L’endormissement n’est pas l’une des trois phases énoncées, et le nettoyage glymphatique est une fonction associée au sommeil.

4. Lors d’un examen, une personne perçoit un stimulus douloureux, mais ne manifeste ni réaction désagréable ni retrait. Quel trouble correspond à ce profil ?

Une hypoesthésie douloureuse
Une insensibilité congénitale à la douleur
Une douleur projetée
Une asymbolie à la douleur

Une asymbolie à la douleur

Explication

Dans l’asymbolie à la douleur, le stimulus douloureux est perçu, mais il ne suscite pas la réaction désagréable attendue ni un retrait. L’insensibilité congénitale implique une absence de perception douloureuse, la douleur projetée concerne sa localisation, et l’hypoesthésie une sensibilité diminuée.

5. En préparant une présentation, Noé définit son objectif, prévoit les étapes, réalise la présentation puis contrôle le résultat. Quelle opération vient après la planification ?

La vérification
Une nouvelle planification
La formulation d’un objectif
L’exécution

L’exécution

Explication

La conduite d’une action exécutive suit l’ordre suivant : formulation d’un objectif, planification, exécution, puis vérification. La vérification intervient après la réalisation, tandis que l’objectif est formulé avant la planification.

6. Lors d’un examen, le praticien observe une démarche instable que la personne n’a pas remarquée. Comment qualifier cette manifestation ?

Un symptôme
Un syndrome
Un diagnostic
Un signe clinique

Un signe clinique

Explication

Un signe clinique est une manifestation objective constatée par le praticien. Le symptôme renvoie à une perception subjective, le syndrome à un ensemble de manifestations et le diagnostic à une démarche médicale.

7. Quelle capacité générale caractérise l’attention ?

Organiser une suite d’étapes pour atteindre un objectif
Inhiber une réponse et ignorer les stimuli concurrents
Passer d’un point d’attention à un autre pour varier les tâches
Se concentrer pendant un certain temps et réaliser plusieurs tâches en même temps

Se concentrer pendant un certain temps et réaliser plusieurs tâches en même temps

Explication

L’attention permet de maintenir la concentration pendant une certaine durée et de réaliser plusieurs tâches en même temps. L’inhibition concerne le contrôle des réponses, l’alternance le passage entre des points d’attention, et l’organisation des étapes relève des fonctions exécutives.

8. Une équipe décrit l’organisation générale du cerveau dans un schéma fonctionnel. Quelle représentation correspond à cette organisation ?

Quatre lobes externes et deux lobes internes, subdivisés en aires fonctionnelles
Quatre lobes externes et deux lobes internes, sans subdivision en aires
Six lobes externes, sans subdivision en aires fonctionnelles
Deux lobes externes et quatre lobes internes, subdivisés en aires fonctionnelles

Quatre lobes externes et deux lobes internes, subdivisés en aires fonctionnelles

Explication

Le cerveau comprend quatre lobes externes et deux lobes internes, et chaque lobe est subdivisé en aires auxquelles des fonctions sont classiquement attribuées. La réponse évoquant deux lobes externes inverse les nombres, celle qui parle de six lobes externes confond lobes et subdivisions, et celle qui supprime les aires omet la subdivision.

9. Après une lésion, un patient a du mal à transmettre des informations entre ses deux hémisphères et à coordonner leurs activités. Quelle structure est la plus directement concernée ?

Une aire corticale assurant une fonction spécialisée dans un hémisphère
Un faisceau associatif reliant des régions d’un même hémisphère
Une voie de projection reliant le cortex aux structures sous-corticales
Le corps calleux, principale commissure reliant les deux hémisphères

Le corps calleux, principale commissure reliant les deux hémisphères

Explication

Le corps calleux est la plus importante commissure cérébrale : ses fibres myélinisées relient les deux hémisphères et contribuent au transfert d’informations et à leur coordination. Une voie de projection relie d’autres niveaux du système nerveux, une aire corticale est une région fonctionnelle, et un faisceau associatif relie des régions d’un même hémisphère.

10. Une personne amputée commence à sentir, plusieurs mois après l’opération, que son membre manquant est encore relié à son corps. Quelle interprétation correspond à ce phénomène ?

Une sensation de membre fantôme, possible même à distance de l’amputation
Une asymbolie à la douleur, avec perception sans réaction désagréable
Une douleur fantôme, définie par une sensation nécessairement douloureuse
Une sensation post-amputation limitée aux premiers instants

Une sensation de membre fantôme, possible même à distance de l’amputation

Explication

La sensation de membre fantôme est l’impression que le membre amputé reste relié au corps ou continue d’agir; elle peut apparaître immédiatement ou à distance de l’amputation. Une douleur fantôme est une forme douloureuse, tandis que l’asymbolie concerne la réaction affective au stimulus douloureux.

11. Une personne reconnaît la forme d’une tasse, mais peine à indiquer où elle se trouve et dans quelle direction elle se déplace. Quelle voie visuelle est principalement concernée par cette difficulté ?

La voie dorsale
La voie proprioceptive
La voie ventrale
La voie auditive

La voie dorsale

Explication

La voie dorsale traite la localisation et les mouvements des objets dans l’espace, correspondant ici à la difficulté observée. La voie ventrale traite la reconnaissance de l’objet, la proprioception concerne la sensibilité profonde et la voie auditive traite les sons.

12. Après un choc, quelle substance contribue à amortir les mouvements du cerveau tout en participant à l’apport de nutriments et à l’élimination des déchets ?

Le liquide céphalorachidien
La dure-mère
La barrière hémato-encéphalique
La pie-mère

Le liquide céphalorachidien

Explication

Le liquide céphalorachidien amortit les chocs et participe aux échanges biologiques ainsi qu’à l’élimination des déchets. La barrière hémato-encéphalique régule les échanges avec le sang, la dure-mère protège mécaniquement et la pie-mère nourrit le tissu nerveux.

13. Après une lésion cérébrale, une personne comprend difficilement les paroles et peine à s’exprimer à l’oral comme à l’écrit. Quel trouble correspond à cette atteinte acquise du langage ?

Un syndrome amnésique
Une aphasie
Une dysarthrie
Une agnosie

Une aphasie

Explication

L’aphasie est une perte acquise de l’usage du langage liée à une atteinte cérébrale de la compréhension ou de l’expression, et elle peut toucher l’oral ou l’écrit. Le syndrome amnésique concerne la mémoire, l’agnosie la reconnaissance des stimuli, et la dysarthrie l’exécution motrice de la parole.

14. Après une lésion cérébrale, une patiente comprend la consigne et peut bouger ses membres, mais ne réussit pas à réaliser un geste appris sur demande. Quel trouble correspond à ce tableau ?

Une agnosie
Un syndrome dysexécutif
Un déficit moteur
Une apraxie

Une apraxie

Explication

L’apraxie empêche de réaliser des mouvements intentionnels appris malgré une volonté et une capacité motrice préservées. Le déficit moteur suppose une atteinte de la capacité motrice, le syndrome dysexécutif concerne notamment la planification d’un comportement orienté vers un but, et l’agnosie touche la reconnaissance.

15. Quels sont les quatre processus du développement cérébral ?

Neurogenèse, différenciation, myélinisation et neurulation
Neurogenèse, différenciation, migration avec guidance axonale et maturation
Neurogenèse, synaptogenèse, myélinisation et maturation
Différenciation, neurulation, migration avec guidance axonale et apoptose

Neurogenèse, différenciation, migration avec guidance axonale et maturation

Explication

Les quatre processus sont la neurogenèse, la différenciation, la migration avec guidance axonale et la maturation. La synaptogenèse, la myélinisation, l’apoptose et la neurulation ne remplacent pas les étapes de cette liste.

16. Une personne ajuste le regard et la portée de sa main pour saisir une tasse posée sur une table. Quelle fonction cognitive contribue directement à cette action ?

Les fonctions langagières
Les fonctions de mémoire épisodique
Les fonctions visuo-spatiales
Les fonctions de production de la parole

Les fonctions visuo-spatiales

Explication

Les fonctions visuo-spatiales aident à se repérer dans l’espace, à comprendre la position des objets et à guider la préhension ou l’orientation du regard. Le langage et la mémoire épisodique ne décrivent pas ce guidage spatial.

17. Un organe représentant environ 2 % de la masse corporelle utilise une part importante des ressources de l’organisme. Quelle consommation correspond au cerveau ?

20 % de l’apport calorique et 20 à 40 % de l’oxygène consommé
20 % de l’apport calorique et 2 % de l’oxygène consommé
20 à 40 % de l’apport calorique et 20 % de l’oxygène consommé
2 % de l’apport calorique et 20 à 40 % de l’oxygène consommé

20 % de l’apport calorique et 20 à 40 % de l’oxygène consommé

Explication

Malgré sa faible part de la masse corporelle, le cerveau requiert environ 20 % de l’apport calorique et consomme entre 20 et 40 % de l’oxygène. Les autres choix confondent les proportions de masse, de calories et d’oxygène.

18. Plusieurs patients atteints de maladies différentes présentent un même ensemble de signes et de symptômes. Quelle notion décrit cet ensemble ?

Un trouble
Un diagnostic
Un syndrome
Une maladie

Un syndrome

Explication

Un syndrome regroupe des symptômes, des signes cliniques et des modifications pathologiques, et peut être commun à plusieurs maladies. Une maladie est une entité précise; un trouble est subjectif et le diagnostic est une démarche.

19. Quel ensemble regroupe des manifestations citées de déconnexion interhémisphérique ?

Agraphie droite, apraxie idéomotrice droite et hémialexie droite
Inattention prolongée, amnésie épisodique et désorientation spatiale
Agnosie visuelle droite, aphasie globale et négligence gauche
Agraphie gauche, apraxie idéomotrice gauche et hémialexie gauche

Agraphie gauche, apraxie idéomotrice gauche et hémialexie gauche

Explication

L’agraphie gauche, l’apraxie idéomotrice gauche et l’hémialexie gauche figurent parmi les manifestations de déconnexion interhémisphérique citées. Les signes droits inversent la latéralité, l’aphasie globale et la négligence ne correspondent pas à cette liste, et l’inattention prolongée renvoie à une autre notion.

20. Une personne doit garder son attention sur une tâche, la partager entre deux activités, puis passer d’une activité à l’autre. Quels sont les quatre types d’attention reconnus ?

Soutenue, alternée, simultanée et organisée
Sélective, soutenue, partagée et alternée
Soutenue, inhibitrice, partagée et flexible
Sélective, vigilante, divisée et flexible

Sélective, soutenue, partagée et alternée

Explication

Les quatre types sont l’attention sélective, soutenue, partagée et alternée. La flexibilité et l’inhibition sont des fonctions exécutives, tandis que « vigilance » et « simultanée » ne remplacent pas les catégories énumérées.

21. Une personne doit retenir un numéro puis le répéter immédiatement sans le modifier. Quelle fonction mnésique est principalement mobilisée ?

La mémoire de travail
La mémoire sémantique
La mémoire épisodique
La mémoire immédiate

La mémoire immédiate

Explication

La mémoire immédiate permet de saisir une information et de la redonner sans traitement. La mémoire de travail implique une manipulation, la mémoire épisodique porte sur des événements vécus et la mémoire sémantique sur des connaissances générales.

22. Dans une séquence de développement embryonnaire, le tube neural est en train de se mettre en place. À quel stade et par quel processus cela correspond-il ?

À la blastula, par différenciation cellulaire
À la neurula, par neurulation
À la morula, par division cellulaire
À la gastrula, par formation du mésoderme

À la neurula, par neurulation

Explication

La séquence passe de la morula à la blastula, puis à la gastrula et à la neurula; c’est à la neurula que la neurulation met en place le tube neural. La blastula et la gastrula correspondent à des étapes antérieures, tandis que la migration concerne le développement cérébral.

23. Une personne change de rythme social et s’expose à une lumière différente; ces facteurs modifient l’horaire de son sommeil. Quel mécanisme explique cette remise à l’heure ?

Une horloge externe remplace le rythme endogène et commande les phases
Le bruit et la lumière produisent directement toutes les phases du sommeil
Des synchroniseurs externes ajustent un rythme endogène réglé par une horloge interne
Le rythme social génère le cycle sans intervention d’une horloge interne

Des synchroniseurs externes ajustent un rythme endogène réglé par une horloge interne

Explication

Le cycle veille-sommeil est endogène et réglé par une horloge interne, mais des synchroniseurs externes comme la lumière, le bruit et le rythme social le remettent à l’heure. Les autres formulations attribuent à tort aux facteurs externes la génération ou le remplacement du rythme interne.

24. Une personne se rappelle avoir appris un mot lors d’un voyage précis, dans une ville et à une date données. Quel système mnésique correspond à ce souvenir contextualisé ?

La mémoire immédiate
La mémoire de travail
La mémoire épisodique
La mémoire sémantique

La mémoire épisodique

Explication

La mémoire épisodique concerne les événements autobiographiques replacés dans un contexte spatio-temporel précis. La mémoire sémantique concerne les mots et concepts indépendamment de leur contexte d’acquisition, tandis que les deux autres réponses désignent des fonctions différentes.

25. Après une atteinte du lobe frontal, une personne ne parvient plus à organiser les étapes nécessaires pour mener à bien un objectif. Quel syndrome décrit le mieux cette difficulté ?

Un syndrome frontal ou dysexécutif
Un trouble moteur
Une apraxie
Une gnosie déficitaire

Un syndrome frontal ou dysexécutif

Explication

Le syndrome frontal ou dysexécutif atteint des fonctions exécutives et cognitives associées au lobe frontal, pouvant empêcher la planification d’un comportement orienté vers un but. Une gnosie concerne la reconnaissance, une apraxie l’exécution de mouvements appris et un trouble moteur la capacité motrice.

26. Une personne identifie une odeur, un son ou un objet grâce au sens correspondant : quelle capacité met-elle en œuvre ?

Une fonction visuo-spatiale
Une somesthésie
Une praxie
Une g nosie

Une g nosie

Explication

Une gnosie est la capacité de reconnaître et d’identifier des stimuli par l’un des sens. La praxie concerne les mouvements intentionnels appris, la fonction visuo-spatiale le repérage dans l’espace et la somesthésie les sensations corporelles. (Correction typographique : « gnosie ».)

27. Quelles sont les quatre modalités qui composent la somesthésie ?

Le tact, la proprioception, la nociception et l’audition
Le tact, la proprioception, la gustation et la thermoréception
Le tact, la proprioception, la nociception et la thermoréception
Le tact, la vision, la nociception et la thermoréception

Le tact, la proprioception, la nociception et la thermoréception

Explication

Les quatre modalités somesthésiques sont le tact, la proprioception, la nociception et la thermoréception. La vision, la gustation et l’audition sont des sens, mais ne font pas partie de ces quatre modalités.

28. Comment s’appelle la carte corticale qui représente le corps sur le cortex sensoriel ?

L’homonculus
La gnosie tactile
La voie ventrale
Le cortex moteur

L’homonculus

Explication

La représentation somesthésique du corps sur le cortex sensoriel prend la forme d’une carte appelée homonculus. La voie ventrale concerne la perception visuelle, la gnosie tactile la reconnaissance par le toucher et le cortex moteur la commande du mouvement.

29. Quelle définition décrit le mieux la mémoire humaine ?

La capacité à percevoir les informations présentes et à les transformer en sensations
La capacité à rappeler des événements personnels situés dans un contexte précis
La capacité à enregistrer, stocker et récupérer des informations, puis à utiliser des connaissances acquises
La capacité à maintenir des informations sensorielles sans les récupérer ni les réutiliser

La capacité à enregistrer, stocker et récupérer des informations, puis à utiliser des connaissances acquises

Explication

La mémoire englobe l’enregistrement, le stockage et la récupération des informations, ainsi que l’utilisation de connaissances acquises antérieurement. La réduire au stockage, à la perception ou aux seuls souvenirs autobiographiques en laisse de côté des composantes essentielles.

30. Quels éléments composent l’évaluation neuropsychologique ?

Un entretien d’anamnèse, une imagerie cérébrale et une prescription médicamenteuse
Un entretien d’anamnèse, des tests standardisés et une restitution des résultats
Une observation en situation, un entretien familial et une consultation médicale
Des tests standardisés, un examen neurologique et un programme de rééducation

Un entretien d’anamnèse, des tests standardisés et une restitution des résultats

Explication

L’évaluation neuropsychologique associe un entretien d’anamnèse, des tests standardisés et la restitution des résultats. L’imagerie, la prescription et le programme de rééducation ne constituent pas les éléments énoncés dans cette définition.

31. Après une nuit blanche, quelle combinaison d’effets est cohérente avec une privation aiguë de sommeil ?

Appétit diminué, satiété accrue et attention perturbée
Appétit accru, satiété diminuée et attention perturbée
Risque d’AVC quadruplé, obésité accrue et maladies cardiaques plus probables
Émotivité diminuée, régulation émotionnelle renforcée et mémoire préservée

Appétit accru, satiété diminuée et attention perturbée

Explication

La privation aiguë augmente l’appétit, diminue la satiété et perturbe notamment l’attention et la concentration. Le risque d’AVC multiplié par quatre est associé à la privation chronique; les autres effets émotionnels proposés vont à l’inverse des effets observés.

32. Une personne oublie des événements vécus, présente un syndrome amnésique et ne se souvient plus d’une partie de son passé ou peine à former de nouveaux souvenirs. À quelle catégorie appartiennent ces manifestations ?

Aux troubles de la mémoire épisodique
Aux troubles gnosiques
Aux distorsions mnésiques et faux souvenirs
Aux troubles de la mémoire sémantique

Aux troubles de la mémoire épisodique

Explication

Les troubles de la mémoire épisodique comprennent les oublis, le syndrome amnésique, l’amnésie rétrograde et l’amnésie antérograde. Les faux souvenirs correspondent à des distorsions mnésiques, tandis que les troubles gnosiques concernent la reconnaissance.

33. En imagerie fonctionnelle, plusieurs régions cérébrales s’activent de façon synchrone pendant une tâche et coopèrent. Quelle notion décrit cette organisation ?

La connectivité fonctionnelle en réseaux cérébraux
La succession d’activations cérébrales indépendantes
La liaison anatomique directe entre deux aires
La spécialisation d’une aire cérébrale isolée

La connectivité fonctionnelle en réseaux cérébraux

Explication

La connectivité fonctionnelle désigne l’activation synchrone de régions qui coopèrent en réseaux, plutôt qu’une fonction portée par une aire isolée. La spécialisation isolée nie cette coopération, la liaison anatomique directe confond fonction et anatomie, et des activations indépendantes ne sont pas synchrones.

34. Quel ensemble de valeurs décrit approximativement le cerveau humain adulte ?

100 milliards de neurones, 1,5 kg et 1 200 cm³
1 200 milliards de neurones, 1,5 kg et 100 cm³
1,5 milliard de neurones, 1 200 kg et 100 cm³
100 milliards de neurones, 1 200 kg et 1,5 cm³

100 milliards de neurones, 1,5 kg et 1 200 cm³

Explication

Le cerveau compte environ 100 milliards de neurones, pèse près de 1,5 kg et occupe environ 1 200 cm³. Les autres choix intervertissent ou déforment ces ordres de grandeur.

35. Après une lésion perturbant une aire cérébrale, une autre partie du réseau contribue à maintenir la fonction. Quelle interprétation convient ?

Une autre partie du réseau neuronal compense la dysfonction
Une aire isolée remplace le réseau neuronal entier
La fonction disparaît du fait de la lésion de l’aire
L’aire lésée récupère spontanément son fonctionnement

Une autre partie du réseau neuronal compense la dysfonction

Explication

La dysfonction d’une aire lésée peut être compensée par une autre partie du réseau neuronal. La disparition définitive de la fonction néglige cette compensation, la récupération de l’aire n’est pas le mécanisme décrit, et une aire isolée ne résume pas le rôle du réseau.

36. Une étude relève des différences structurelles cérébrales entre les sexes. Quelle conclusion est justifiée au sujet des performances cognitives et du QI global ?

Elles impliquent des performances cognitives différentes dans chaque domaine évalué
Elles ne sont pas corrélées aux performances évaluées séparément ni au QI global
Elles prédisent un QI global différent entre les groupes étudiés
Elles sont corrélées au QI global, mais pas aux performances séparées

Elles ne sont pas corrélées aux performances évaluées séparément ni au QI global

Explication

Les différences structurelles cérébrales entre les sexes ne corrèlent ni avec les performances cognitives évaluées séparément ni avec le QI global. Les autres choix infèrent un lien que cette distinction ne permet pas d’établir.

37. Lors d’une tâche, une personne doit organiser une suite d’étapes dans le temps, effectuer un calcul et planifier une réponse verbale. À quel hémisphère ces traitements sont-ils principalement associés ?

À l’hémisphère droit
Au corps calleux plutôt qu’à un hémisphère
Aux deux hémisphères sans spécialisation décrite
À l’hémisphère gauche

À l’hémisphère gauche

Explication

Le traitement séquentiel et temporel, le langage, le calcul, le raisonnement logique, l’analyse et la planification sont associés à l’hémisphère gauche. L’hémisphère droit est davantage associé aux traitements visuels, spatiaux, émotionnels et non linguistiques, tandis que le corps calleux assure la communication entre les hémisphères.

38. Dans une tâche de reconnaissance de formes vues et touchées, d’interprétation de la prosodie et d’analyse spatiale, quel hémisphère est le plus directement associé à ces traitements ?

Aux deux hémisphères sans spécialisation décrite
À l’hémisphère droit
Au corps calleux plutôt qu’à un hémisphère
À l’hémisphère gauche

À l’hémisphère droit

Explication

L’hémisphère droit est associé aux traitements visuels, tactiles et auditifs, à la prosodie, aux informations non linguistiques, aux traitements spatiaux et visuoconstructifs, ainsi qu’au traitement émotionnel et à des capacités artistiques. Le langage et le traitement séquentiel sont associés à l’hémisphère gauche, tandis que le corps calleux assure le transfert d’informations entre les hémisphères.

39. Face à une situation inhabituelle au travail, Lina doit s’organiser et élaborer une stratégie pour y faire face. Quelle capacité mobilise-t-elle principalement ?

Les fonctions exécutives
L’attention soutenue
L’attention sélective
La mémoire de travail

Les fonctions exécutives

Explication

Les fonctions exécutives permettent de s’organiser et de mettre en place des stratégies face à des situations inhabituelles. L’attention soutenue maintient une activité cognitive, la mémoire de travail conserve des informations actives, et l’attention sélective cible un stimulus.

40. Une personne ressent une douleur à l’épaule, mais l’examen révèle que son origine est hépatique. Quel mécanisme explique le décalage entre le lieu ressenti et la source réelle ?

La persistance d’une sensation provenant d’un membre amputé
Une interprétation corticale erronée liée à l’interconnexion des voies douloureuses
Une absence de perception du stimulus douloureux
Une atteinte tissulaire locale qui produit la douleur à l’épaule

Une interprétation corticale erronée liée à l’interconnexion des voies douloureuses

Explication

La douleur projetée résulte d’une mauvaise interprétation corticale de l’origine du signal, favorisée par l’interconnexion des voies douloureuses; le lieu ressenti peut donc différer de la source réelle. La douleur fantôme concerne un membre manquant, l’absence de perception caractérise l’insensibilité, et une lésion locale ne rend pas compte du décalage décrit.

41. Un patient doit rester concentré sur une tâche attentionnelle focalisée et prolongée. Quel réseau est principalement associé à ce type de tâche ?

Le réseau attentionnel dorsal
Le réseau de détection de la saillance
Le réseau attentionnel ventral
Le réseau de réaction à la nouveauté

Le réseau attentionnel dorsal

Explication

Le réseau attentionnel dorsal est actif dans les tâches attentionnelles focalisées, longues et prolongées. Le réseau ventral détecte plutôt la saillance des stimuli, tandis que la détection de saillance et la réaction à la nouveauté ne désignent pas le rôle décrit pour cette tâche.

42. Quelle démarche consiste à déterminer l’affection d’un patient en recherchant ses causes et ses effets, notamment les symptômes et les signes cliniques ?

Le diagnostic
Le tableau clinique
La pathologie
Le pronostic

Le diagnostic

Explication

Le diagnostic est la démarche par laquelle le médecin détermine l’affection en recherchant ses causes et ses effets. Le tableau clinique désigne les manifestations, la pathologie est l’étude des maladies et le pronostic porte sur l’évolution et l’issue.

43. Un enfant a dépassé l’âge de six ans et ses connexions synaptiques entrent dans une phase de stabilisation. Quelle description correspond à cette période ?

La période critique se termine à la naissance, avant la stabilisation synaptique
La période critique s’étend de la naissance à l’âge adulte, sans stabilisation
La période critique commence vers 3 à 6 ans et se poursuit ensuite
La période critique, de la naissance à environ 3 à 6 ans, est passée

La période critique, de la naissance à environ 3 à 6 ans, est passée

Explication

La période critique s’étend de la naissance jusqu’à environ 3 à 6 ans, puis les connexions synaptiques se stabilisent. La placer après cet intervalle ou la faire commencer à la naissance seulement méconnaît sa durée.

44. Après une lésion corticale, une personne comprend la consigne mais ne parvient pas à planifier et exécuter le geste demandé; sa force musculaire est préservée. Quelle catégorie décrit le mieux ce trouble ?

Un trouble sensoriel empêchant de percevoir le mouvement
Un trouble neurocognitif de planification et d’exécution corticales
Un trouble de compréhension de la consigne
Un trouble moteur dû à une faiblesse des muscles

Un trouble neurocognitif de planification et d’exécution corticales

Explication

Les apraxies et les dyspraxies sont des troubles neurocognitifs qui touchent la planification et l’exécution corticales, et non des troubles moteurs. Une faiblesse musculaire ou une difficulté à comprendre la consigne désigne une autre difficulté.

45. Une personne présente des difficultés touchant à la planification d’actions, à la motricité, au comportement et au langage. Quel lobe est le plus directement associé à l’ensemble de ces fonctions ?

Le lobe occipital
Le lobe temporal
Le lobe frontal
Le lobe pariétal

Le lobe frontal

Explication

Le lobe frontal participe aux fonctions cognitives supérieures, à la motricité, à l’action, au comportement, aux affects et au langage. Le lobe pariétal est notamment lié aux sensations somatiques et à la perception visuospatiale, tandis que les attributions aux lobes temporal et occipital ne correspondent pas à cet ensemble.

46. Après une lésion cérébrale, une personne ne reconnaît plus certains objets par le toucher, alors que ses sensations tactiles élémentaires sont préservées. Quel trouble décrit le mieux ce cas ?

Une agnosie somatosensorielle
Une perte de sensibilité tactile primaire
Une aphasie de compréhension
Une dysgnosie du développement

Une agnosie somatosensorielle

Explication

Une agnosie acquise empêche de reconnaître certains stimuli malgré l’absence de trouble sensoriel primaire; elle peut toucher la modalité somatosensorielle. La dysgnosie concerne le développement des fonctions gnosiques, la perte de sensibilité atteint la perception primaire et l’aphasie concerne le langage.

47. Quels types de praxies sont distingués dans la classification présentée ?

Idéatoire, exécutive, alternée et visuo-constructive
Idéomotrice, attentionnelle, bucco-faciale et visuo-spatiale
Motrice, idéatoire, bucco-faciale et attentionnelle
Idéomotrice, idéatoire, bucco-faciale et visuo-constructive

Idéomotrice, idéatoire, bucco-faciale et visuo-constructive

Explication

Les types présentés sont les praxies idéomotrice, idéatoire, bucco-faciale et visuo-constructive. L’attention alternée et les fonctions exécutives sont des notions distinctes, et « motrice » ne remplace pas l’une de ces catégories de praxie.

48. Lorsqu’on distingue les méninges selon leur position et leur résistance, laquelle est la membrane superficielle, résistante et composée de deux feuillets ?

La dure-mère, ou pachyméninge
L’espace sous-arachnoïdien, entre les membranes
La pie-mère, tissu fin et adhérent
L’arachnoïde, membrane intermédiaire

La dure-mère, ou pachyméninge

Explication

La dure-mère est la méninge superficielle, résistante et formée de deux feuillets. L’arachnoïde est intermédiaire, tandis que la pie-mère est accolée au tissu nerveux; l’espace sous-arachnoïdien n’est pas une méninge.

49. À la naissance, quel état du cerveau correspond au nombre de neurones et aux connexions neuronales ?

La moitié des neurones est présente, et les connexions sont celles de l’adulte
La moitié des neurones est présente, et la moitié des connexions reste à établir
Le nombre de neurones est celui de l’adulte, et les connexions sont achevées
Le nombre de neurones est celui de l’adulte, et la moitié des connexions reste à établir

Le nombre de neurones est celui de l’adulte, et la moitié des connexions reste à établir

Explication

À la naissance, le cerveau possède le nombre de neurones de l’adulte, mais la moitié des connexions neuronales reste à établir. L’erreur consistant à inverser neurones et connexions méconnaît cette distinction.

50. Quelle caractéristique distingue une praxie de la motricité précâblée dès la naissance ?

C’est un geste intentionnel appris, qui peut ensuite s’automatiser
C’est un mouvement précâblé dès la naissance, sans apprentissage
C’est un mouvement volontaire qui reste nécessairement conscient
C’est un geste réflexe qui ne porte pas d’intention

C’est un geste intentionnel appris, qui peut ensuite s’automatiser

Explication

Une praxie est un geste intentionnel acquis par apprentissage, qui devient finalement automatisé et permet d’interagir avec le monde extérieur. La motricité précâblée renvoie à la confusion entre motricité innée et praxies acquises.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Neuropsychomotricité et fonctions cérébrales.

Qu’est-ce qui distingue un signe clinique d’un symptôme ?

Le signe clinique est objectif, tandis que le symptôme est subjectif.

Qu’est-ce qu’un syndrome ?

Un ensemble de symptômes, de signes cliniques et de modifications pathologiques.

Qu’est-ce que le diagnostic médical ?

La démarche qui détermine une affection en recherchant ses causes et ses effets.

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Consultez la fiche de révision complète sur Neuropsychomotricité et fonctions cérébrales.

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