QCM : Neurosciences du mouvement humain — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désignent les neurosciences ?

L’étude philosophique de la conscience et de l’expérience subjective
L’étude scientifique du système nerveux, de sa structure et de son fonctionnement à plusieurs échelles
L’analyse biologique des muscles et des articulations impliqués dans les mouvements
L’étude clinique des troubles psychiques à partir des seuls comportements observables

L’étude scientifique du système nerveux, de sa structure et de son fonctionnement à plusieurs échelles

Explication

Les neurosciences étudient scientifiquement le système nerveux, depuis l’échelle moléculaire jusqu’à celle de l’organisme entier. L’analyse des muscles et des articulations relève plutôt de la physiologie du mouvement, et ne couvre pas l’ensemble du système nerveux.

2. Dans quel contexte historique les neurosciences se sont-elles notamment développées ?

Aux États-Unis dans les années 1960, notamment autour de l’électrophysiologie
Au Japon dans les années 1980, surtout grâce à l’imagerie cérébrale
Au Canada dans les années 1940, principalement grâce à la psychologie cognitive
En Europe dans les années 1920, principalement autour de l’anatomie comparée

Aux États-Unis dans les années 1960, notamment autour de l’électrophysiologie

Explication

Les neurosciences ont émergé aux États-Unis dans les années 1960 et leur développement s’est notamment appuyé sur l’électrophysiologie. L’imagerie cérébrale et la psychologie cognitive ont contribué au domaine, mais ne correspondent pas au contexte historique indiqué.

3. Quelle distinction décrit correctement la sensation et la perception ?

La sensation détecte et achemine l’information, tandis que la perception l’interprète après traitement central
La sensation interprète l’information, tandis que la perception transmet le signal vers les récepteurs sensoriels
La sensation mesure les différences individuelles, tandis que la perception enregistre les signaux physiques
La sensation produit une expérience consciente, tandis que la perception déclenche les mouvements réflexes

La sensation détecte et achemine l’information, tandis que la perception l’interprète après traitement central

Explication

La sensation correspond à la détection et à l’acheminement du signal vers le système nerveux central, alors que la perception concerne son interprétation après traitement. Confondre ces deux étapes revient à attribuer à la sensation une fonction d’interprétation qu’elle n’a pas.

4. Quel exemple illustre le caractère subjectif de l’expérience perceptive ?

La perception des couleurs dépend exclusivement de la transmission du signal par les récepteurs
Deux personnes reçoivent nécessairement des signaux sensoriels identiques avant tout traitement nerveux
Deux personnes peuvent ressentir différemment une douleur ou percevoir différemment certaines couleurs
La douleur est déterminée par les propriétés physiques du stimulus sans variation entre individus

Deux personnes peuvent ressentir différemment une douleur ou percevoir différemment certaines couleurs

Explication

Les perceptions de la douleur et des couleurs peuvent varier selon les individus, ce qui montre que l’expérience perceptive possède une dimension subjective. Cette idée ne signifie pas que les signaux sensoriels sont toujours différents dès leur détection, ni que la perception est fixée par les seules propriétés physiques du stimulus.

5. Quelle information le système vestibulaire fournit-il principalement lorsqu’une personne tourne rapidement la tête ?

Des informations sur les couleurs, les détails fins et la lecture d’un texte
Des informations sur l’accélération angulaire de la tête et sa position dans les trois dimensions
Des informations sur la pression exercée par les objets contre la peau
Des informations sur les fréquences sonores et leur intensité dans l’environnement

Des informations sur l’accélération angulaire de la tête et sa position dans les trois dimensions

Explication

Le système vestibulaire détecte notamment les accélérations angulaires de la tête et contribue à renseigner sur sa position dans les trois dimensions. Les fréquences sonores sont traitées par le système auditif, tandis que les couleurs et la pression cutanée relèvent d’autres systèmes sensoriels.

6. Quelle association entre les structures vestibulaires et les accélérations détectées est correcte ?

Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires, tandis que le saccule et l’utricule détectent les accélérations linéaires
Les canaux semi-circulaires contrôlent la vision périphérique, tandis que le saccule et l’utricule contrôlent la vision centrale
Les canaux semi-circulaires détectent les fréquences sonores, tandis que le saccule et l’utricule analysent les couleurs
Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations linéaires, tandis que le saccule et l’utricule détectent les accélérations angulaires

Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires, tandis que le saccule et l’utricule détectent les accélérations linéaires

Explication

Le système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires sensibles aux accélérations angulaires, ainsi que le saccule et l’utricule sensibles aux accélérations linéaires. Inverser ces fonctions constitue la confusion principale entre les deux ensembles de structures.

7. Quelle comparaison entre la vision centrale et la vision périphérique est exacte ?

La vision centrale, liée surtout aux cônes, permet la vision consciente et la lecture, tandis que la vision périphérique, liée surtout aux bâtonnets, contribue à détecter inconsciemment le mouvement
La vision centrale renseigne principalement sur l’équilibre, tandis que la vision périphérique analyse les accélérations de la tête
La vision centrale, liée surtout aux bâtonnets, détecte inconsciemment le mouvement, tandis que la vision périphérique, liée surtout aux cônes, permet la lecture
La vision centrale traite principalement les fréquences sonores, tandis que la vision périphérique interprète les messages douloureux

La vision centrale, liée surtout aux cônes, permet la vision consciente et la lecture, tandis que la vision périphérique, liée surtout aux bâtonnets, contribue à détecter inconsciemment le mouvement

Explication

Les cônes contribuent principalement à la vision centrale, consciente, à la lecture et à l’identification des couleurs, tandis que les bâtonnets participent à la vision périphérique et à la détection inconsciente du mouvement. Les fonctions d’équilibre et d’accélération de la tête appartiennent au système vestibulaire, non aux deux modalités visuelles.

8. Quel paramètre l’organe tendineux de Golgi code-t-il principalement lorsqu’un muscle développe une tension ?

La position générale de l’articulation
La longueur initiale des fibres musculaires
La vitesse de conduction du neurone moteur
La force développée par le muscle

La force développée par le muscle

Explication

L’organe tendineux de Golgi est situé dans le tendon et sa fréquence de décharge varie avec la force produite par le muscle. Le fuseau neuromusculaire, et non l’organe de Golgi, renseigne principalement sur la longueur musculaire et ses variations.

9. Lorsqu’un muscle est étiré, quel récepteur détecte principalement sa longueur et la variation de cette longueur ?

Le fuseau neuromusculaire
L’organe tendineux de Golgi
Le neurone moteur efférent
Le récepteur cutané de pression

Le fuseau neuromusculaire

Explication

Le fuseau neuromusculaire est encapsulé dans le muscle, parallèle aux fibres, et sensible à leur longueur ainsi qu’à ses changements. L’organe tendineux de Golgi renseigne plutôt sur la force exercée dans le tendon.

10. Une situation est analysée grâce à plusieurs canaux sensoriels, chacun apportant une information indispensable différente : comment cette intégration sensorielle est-elle qualifiée ?

Redondante, car plusieurs canaux produisent le même résultat
Unimodale, car elle repose sur une information dominante
Complémentaire, car plusieurs canaux sont nécessaires
Motrice, car elle déclenche une réponse musculaire

Complémentaire, car plusieurs canaux sont nécessaires

Explication

L’intégration est complémentaire lorsque plusieurs canaux sensoriels doivent être réunis pour obtenir une analyse complète de la situation. Elle serait redondante si plusieurs informations convergeaient vers un même résultat.

11. Quel enchaînement décrit correctement les éléments successifs d’un réflexe ?

Récepteur, voie efférente, centre d’intégration, voie afférente, effecteur
Récepteur, voie afférente, centre d’intégration, voie efférente, effecteur
Centre d’intégration, récepteur, voie afférente, effecteur, voie efférente
Effecteur, voie efférente, centre d’intégration, voie afférente, récepteur

Récepteur, voie afférente, centre d’intégration, voie efférente, effecteur

Explication

Un réflexe suit la chaîne allant du récepteur vers le centre par un neurone afférent, puis repart vers l’effecteur par un neurone efférent. La voie afférente apporte donc l’information au centre, tandis que la voie efférente transmet la commande.

12. Quelle distinction caractérise correctement le réflexe myotatique et le réflexe myotatique inverse ?

Le premier est polysynaptique avec des fibres Ib, le second monosynaptique avec des fibres Ia
Le premier est monosynaptique avec des fibres Ia, le second polysynaptique avec des fibres Ib
Le premier utilise des fibres Ib et facilite la relaxation, le second utilise des fibres Ia et renforce la contraction
Le premier et le second sont monosynaptiques, mais ils diffèrent par le muscle sollicité

Le premier est monosynaptique avec des fibres Ia, le second polysynaptique avec des fibres Ib

Explication

Le réflexe myotatique est monosynaptique et met en jeu les fibres Ia du fuseau neuromusculaire, tandis que le réflexe myotatique inverse est polysynaptique et utilise les fibres Ib de l’organe de Golgi. Cette différence s’accompagne d’effets opposés sur le muscle étiré : contraction pour le premier et relaxation favorisée pour le second.

13. Lors d’un mouvement, quel rôle joue l’inhibition réciproque ?

Elle déclenche la contraction simultanée de l’agoniste et de l’antagoniste
Elle transforme une information sensitive en force sans modifier l’activité musculaire
Elle inhibe le muscle moteur afin de renforcer l’activité de l’antagoniste
Elle facilite la contraction du muscle agoniste en inhibant son antagoniste

Elle facilite la contraction du muscle agoniste en inhibant son antagoniste

Explication

L’inhibition réciproque permet au muscle participant au mouvement de se contracter tandis que son antagoniste est inhibé, ce qui facilite le mouvement et contribue au maintien du tonus. La contraction simultanée des deux muscles ne correspond pas au mécanisme décrit.

14. Dans quelle structure les filaments d’actine et de myosine produisent-ils la force par glissement ?

Le muscle entier, unité contractile visible à l’échelle macroscopique
La jonction neuromusculaire, région où les filaments sont organisés
Le tendon, structure qui transforme directement l’influx nerveux en force
Le sarcomère, plus petite unité contractile de la cellule musculaire

Le sarcomère, plus petite unité contractile de la cellule musculaire

Explication

Le sarcomère est la plus petite unité contractile de la cellule musculaire et contient les filaments dont le glissement génère la force. Le muscle entier produit le mouvement à une échelle macroscopique, mais il est constitué de nombreuses unités contractiles.

15. Quelle caractéristique distingue un muscle isolé d’un muscle étudié in situ ?

Le muscle isolé reste associé au système nerveux, tandis que le muscle in situ en est séparé
Le muscle isolé et le muscle in situ diffèrent principalement par leur longueur au repos
Le muscle isolé est étudié séparément du système nerveux et de la vascularisation, contrairement au muscle in situ
Le muscle isolé conserve ses attaches et sa vascularisation, contrairement au muscle in situ

Le muscle isolé est étudié séparément du système nerveux et de la vascularisation, contrairement au muscle in situ

Explication

Un muscle isolé est examiné indépendamment du système nerveux et de la vascularisation, alors qu’un muscle in situ conserve ses attaches, son apport sanguin et son association au système nerveux. La conservation de ces liens fonctionnels caractérise donc l’étude in situ.

16. Quelle relation décrit correctement les contractions isométrique, concentrique et excentrique ?

La contraction isométrique conserve la longueur, la concentrique raccourcit le muscle et l’excentrique l’allonge.
La contraction isométrique allonge la longueur, la concentrique conserve le muscle et l’excentrique le raccourcit.
La contraction isométrique raccourcit la longueur, la concentrique allonge le muscle et l’excentrique le stabilise.
La contraction isométrique conserve la longueur, la concentrique allonge le muscle et l’excentrique le raccourcit.

La contraction isométrique conserve la longueur, la concentrique raccourcit le muscle et l’excentrique l’allonge.

Explication

Une contraction isométrique ne change pas la longueur musculaire, tandis qu’une contraction concentrique raccourcit le muscle et qu’une contraction excentrique l’allonge. La confusion fréquente consiste à inverser les effets des contractions concentrique et excentrique.

17. Lorsqu’un muscle réalise une contraction excentrique plutôt qu’isométrique, quelle combinaison caractérise généralement cette situation ?

Il supporte environ 40 % de charge supplémentaire, avec un risque accru de dommages musculaires.
Il supporte environ 40 % de charge en moins, avec une réduction des dommages musculaires.
Il produit une charge comparable, avec une diminution notable des dommages musculaires.
Il supporte une charge supplémentaire proche de 10 %, avec des dommages musculaires inchangés.

Il supporte environ 40 % de charge supplémentaire, avec un risque accru de dommages musculaires.

Explication

Une contraction excentrique permet au muscle de supporter une charge supérieure d’environ 40 % à celle d’une contraction isométrique, mais elle provoque davantage de dommages musculaires. Une charge réduite ne correspond donc pas à la caractéristique de la contraction excentrique.

18. Quelle comparaison entre les fibres musculaires de type I et de type II est correcte ?

Les fibres de type I résistent mieux à la fatigue, tandis que les fibres de type II produisent davantage de force rapidement.
Les fibres de type I et de type II produisent une force similaire, mais seules les premières se contractent rapidement.
Les fibres de type I se fatiguent rapidement, tandis que les fibres de type II fournissent une force modérée et durable.
Les fibres de type I produisent davantage de force rapidement, tandis que les fibres de type II résistent mieux à la fatigue.

Les fibres de type I résistent mieux à la fatigue, tandis que les fibres de type II produisent davantage de force rapidement.

Explication

Les fibres de type I sont lentes et résistantes à la fatigue, alors que les fibres de type II développent rapidement davantage de force mais sont plus fatigables. Attribuer l’endurance aux fibres de type II inverse les caractéristiques des deux types.

19. Que comprend une unité motrice ?

Une fibre musculaire et les motoneurones voisins qui commandent le muscle.
Un motoneurone et l’ensemble des fibres musculaires qu’il innerve.
Un tendon et les fibres musculaires attachées à ses deux extrémités.
Un groupe de muscles et les nerfs sensoriels qui transmettent leurs sensations.

Un motoneurone et l’ensemble des fibres musculaires qu’il innerve.

Explication

L’unité motrice est la plus petite unité contrôlable du muscle et associe un motoneurone à toutes les fibres musculaires qu’il innerve. Une fibre musculaire isolée ne constitue donc pas une unité motrice complète.

20. Que se produit-il après une stimulation unique d’un muscle ?

Une contraction prolongée apparaît sans période de latence ni phase de relaxation.
Une relaxation, une latence puis une contraction forment une contraction tétanique.
Une latence suivie d’une relaxation produit une secousse sans phase de contraction.
Une latence, une contraction puis une relaxation forment une secousse musculaire.

Une latence, une contraction puis une relaxation forment une secousse musculaire.

Explication

Une stimulation unique entraîne successivement une période de latence, une période de contraction et une relaxation; cet ensemble est appelé secousse musculaire ou twitch. Une contraction tétanique correspond à une autre situation, liée à des stimulations répétées.

21. Selon le principe de taille, comment le recrutement des unités motrices évolue-t-il lorsque la commande augmente ?

Les unités motrices sont recrutées dans un ordre aléatoire selon chaque contraction.
Les petites unités motrices sont recrutées d’abord, puis les plus grandes.
Toutes les unités motrices sont recrutées simultanément dès le début de la commande.
Les grandes unités motrices sont recrutées d’abord, puis les plus petites.

Les petites unités motrices sont recrutées d’abord, puis les plus grandes.

Explication

Le principe de taille indique que l’augmentation de la commande recrute d’abord les petites unités motrices, puis les unités plus grandes. Le recrutement initial des grandes unités ne correspond donc pas à cette règle.

22. Que mesure principalement l’électromyographie ?

La quantité d’oxygène consommée par le muscle afin d’estimer son métabolisme.
La force mécanique exercée par le muscle afin d’évaluer directement sa tension.
L’activité électrique produite par le muscle afin d’étudier sa fonction.
La longueur du muscle pendant son raccourcissement afin de calculer son déplacement.

L’activité électrique produite par le muscle afin d’étudier sa fonction.

Explication

L’électromyographie étudie la fonction musculaire en analysant le signal électrique produit par le muscle, comme l’ont décrit Basmajian et De Luca en 1985. Elle ne mesure pas directement la force mécanique, qui constitue une grandeur distincte.

23. Quelle distinction oppose correctement l’EMG élémentaire et l’EMG de surface ?

L’EMG élémentaire utilise des électrodes cutanées, tandis que l’EMG de surface repose sur des aiguilles insérées profondément.
L’EMG élémentaire analyse plusieurs muscles à distance, tandis que l’EMG de surface mesure un muscle avec une sonde implantée.
L’EMG élémentaire est invasif et localisé, tandis que l’EMG de surface est non invasif mais limité aux muscles accessibles.
L’EMG élémentaire est non invasif et global, tandis que l’EMG de surface nécessite des électrodes implantées dans le muscle.

L’EMG élémentaire est invasif et localisé, tandis que l’EMG de surface est non invasif mais limité aux muscles accessibles.

Explication

L’EMG élémentaire utilise des aiguilles ou des fils implantés dans le muscle, alors que l’EMG de surface emploie des électrodes adhésives placées sur la peau. La méthode de surface est donc non invasive, mais son accès est limité aux muscles accessibles.

24. Que représente le signal enregistré par l’électromyographie ?

La somme algébrique des potentiels d’action des unités motrices actives.
La fréquence cardiaque cumulée pendant l’activité des muscles enregistrés.
La longueur moyenne des fibres musculaires au cours de leur contraction.
La force mécanique totale produite par les fibres musculaires contractées.

La somme algébrique des potentiels d’action des unités motrices actives.

Explication

Le signal EMG correspond à la somme algébrique des potentiels d’action générés par les unités motrices actives. Il ne représente donc pas directement la force mécanique ni la longueur des fibres musculaires.

25. Un signal EMG présente une fréquence de 50 Hz50\ \text{Hz}. Quelle est sa période ?

50 s50\ \text{s}
100 s100\ \text{s}
0,05 s0,05\ \text{s}
0,02 s0,02\ \text{s}

$$0,02\ \text{s}$$

Explication

La période est l’inverse de la fréquence, donc T=150=0,02 sT=\frac{1}{50}=0,02\ \text{s}. Confondre la fréquence avec la période conduirait à retenir 50 s50\ \text{s}, alors que la fréquence indique un nombre de cycles par seconde.

26. Pour numériser un signal EMG dont la fréquence maximale est de 800 Hz800\ \text{Hz} sans aliasing, quelle fréquence d’échantillonnage faut-il choisir ?

Une fréquence égale à 1600 Hz1600\ \text{Hz}
Une fréquence inférieure à 400 Hz400\ \text{Hz}
Une fréquence proche de 800 Hz800\ \text{Hz}
Une fréquence supérieure à 1600 Hz1600\ \text{Hz}

Une fréquence supérieure à $$1600\ \text{Hz}$$

Explication

Le théorème de Nyquist-Shannon exige une fréquence d’échantillonnage supérieure au double de la fréquence maximale, soit ici plus de 1600 Hz1600\ \text{Hz}. Une fréquence égale à 1600 Hz1600\ \text{Hz} ne respecte pas la condition stricte de supériorité.

27. Pourquoi une fréquence d’échantillonnage minimale de 2000 Hz2000\ \text{Hz} est-elle retenue pour l’EMG de surface ?

Parce que la période moyenne vaut environ 2000 s2000\ \text{s}
Parce que l’activité utile commence autour de 25 Hz25\ \text{Hz}
Parce que les électrodes sont espacées de 2000 mm2000\ \text{mm}
Parce que l’activité utile atteint environ 1000 Hz1000\ \text{Hz}

Parce que l’activité utile atteint environ $$1000\ \text{Hz}$$

Explication

Environ 75 % de l’activité de l’EMG de surface se situe entre 2525 et 1000 Hz1000\ \text{Hz}, ce qui impose un échantillonnage au moins égal à deux fois la fréquence maximale. La bande utile décrit les fréquences du signal, tandis que la fréquence d’échantillonnage décrit la cadence de mesure.

28. Lors d’un enregistrement EMG, que désigne le cross-talk ?

La disparition du signal lorsque la fréquence d’échantillonnage est trop élevée
La variation de la période causée par une contraction prolongée
L’interférence d’un muscle dans le signal enregistré sur un autre muscle
La conversion d’un signal analogique en impulsions électriques

L’interférence d’un muscle dans le signal enregistré sur un autre muscle

Explication

Le cross-talk correspond à la détection d’une activité musculaire dans l’enregistrement destiné à un autre muscle, notamment selon la taille et l’espacement des électrodes. Il ne s’agit pas d’un phénomène de conversion numérique ni d’une modification de la période du signal.

29. Quelle fonction caractérise principalement un neurone dans le système nerveux ?

Isoler les fibres nerveuses et soutenir leur environnement
Acheminer l’information sous forme d’impulsions électriques
Filtrer les fréquences d’un signal musculaire
Produire une force mécanique dans les muscles

Acheminer l’information sous forme d’impulsions électriques

Explication

Le neurone est l’unité fonctionnelle de l’architecture nerveuse et transmet l’information sous forme d’impulsions électriques. L’isolation et le soutien relèvent notamment des cellules gliales, et non de la fonction principale du neurone.

30. Dans quel sens les principales prolongations d’un neurone conduisent-elles l’information ?

Le corps cellulaire vers les dendrites, puis l’axone vers le corps cellulaire
Les dendrites vers le corps cellulaire, puis l’axone vers une cible
L’axone vers le corps cellulaire, puis les dendrites vers une cible
Les dendrites vers une cible, puis l’axone vers le corps cellulaire

Les dendrites vers le corps cellulaire, puis l’axone vers une cible

Explication

Les dendrites acheminent principalement les informations vers le corps cellulaire, tandis que l’axone les conduit vers un autre neurone, un muscle ou un organe sensoriel. Inverser ces rôles constitue la confusion classique entre réception dendritique et émission axonale.

31. Quel mécanisme explique l’accélération de la conduction nerveuse par la myéline ?

La transmission directe du signal par les dendrites voisines
La conduction saltatoire entre les nœuds de Ranvier
La production de potentiels gradués dans les cellules gliales
La diffusion continue du potentiel sur toute la membrane

La conduction saltatoire entre les nœuds de Ranvier

Explication

La myéline accélère la conduction en permettant au potentiel d’action de progresser de nœud de Ranvier en nœud de Ranvier. La propagation n’est donc pas une diffusion uniforme sur toute la membrane axonale.

32. Un neurone reçoit plusieurs potentiels gradués, mais leur sommation atteint seulement −60 mV-60\ \text{mV}. Que se passe-t-il ?

Aucun potentiel d’action n’est déclenché, car le seuil d’environ −55 mV-55\ \text{mV} n’est pas atteint
La myéline transforme automatiquement ces potentiels gradués en potentiel d’action
Un potentiel d’action est déclenché, car toute sommation suffit à atteindre le seuil
Un potentiel d’action est déclenché, car −60 mV-60\ \text{mV} est supérieur à −55 mV-55\ \text{mV}

Aucun potentiel d’action n’est déclenché, car le seuil d’environ $$-55\ \text{mV}$$ n’est pas atteint

Explication

Le potentiel d’action apparaît lorsque la sommation des potentiels gradués dépasse le seuil d’excitabilité, situé autour de −55 mV-55\ \text{mV}. Une valeur de −60 mV-60\ \text{mV} reste sous ce seuil, même si elle s’en approche.

33. Quelle description correspond à un central pattern generator impliqué dans la locomotion ?

Un réseau médullaire produisant une activité rythmique organisée sans commande descendante ni retour sensoriel
Un muscle périphérique adaptant sa force à chaque variation de la charge externe
Un récepteur sensoriel transmettant exclusivement les informations de position au cerveau
Une voie descendante imposant chaque contraction musculaire au cours de la marche

Un réseau médullaire produisant une activité rythmique organisée sans commande descendante ni retour sensoriel

Explication

Un central pattern generator est un réseau de neurones interconnectés de la moelle épinière capable de générer une activité rythmique organisée sans ces influences externes. Cette conception a notamment été proposée par Brown en 1911, tandis qu’une voie descendante impose un contrôle différent.

34. Quelle organisation caractérise un cycle complet de marche ?

Un seul pas comprenant deux phases d’appui successives
Deux pas alternant une phase d’appui et une phase d’oscillation
Deux pas constitués exclusivement de phases d’oscillation
Quatre pas alternant deux phases d’appui et deux phases d’oscillation

Deux pas alternant une phase d’appui et une phase d’oscillation

Explication

Un cycle de marche comprend deux pas et alterne une phase d’appui avec une phase d’oscillation. Le cycle ne se définit donc ni par un seul pas ni par quatre pas.

35. Une correction fondée sur des informations sensorielles est nécessaire pendant un mouvement de 150 ms150\ \text{ms}. Quel mode de contrôle convient le mieux ?

La boucle fermée, qui concerne les mouvements plus courts que 100 ms100\ \text{ms}
La boucle ouverte, qui ajuste le mouvement grâce aux retours sensoriels
La boucle ouverte, qui prédit le mouvement sans correction sensorielle rapide
La boucle fermée, qui utilise le feedback sensoriel pour corriger le mouvement

La boucle fermée, qui utilise le feedback sensoriel pour corriger le mouvement

Explication

Pour un mouvement d’une durée supérieure à 100 ms100\ \text{ms}, la boucle fermée exploite les retours sensoriels afin de corriger l’action. La boucle ouverte correspond plutôt à une prédiction sans correction sensorielle rapide pour les mouvements très brefs.

36. Que signifie la redondance motrice dans le contrôle d’un mouvement ?

Plusieurs combinaisons de contractions peuvent produire la même position ou la même force résultante
Les informations sensorielles remplacent les commandes motrices pendant tout le mouvement
Les muscles produisent une force identique quelle que soit la position de l’articulation
Une seule combinaison musculaire détermine chaque position et chaque force résultante

Plusieurs combinaisons de contractions peuvent produire la même position ou la même force résultante

Explication

La redondance motrice signifie que différentes combinaisons de mouvements ou de contractions peuvent atteindre une même position ou une même force résultante. Elle ne signifie pas qu’une solution musculaire unique détermine chaque action.

37. Pourquoi la posture nécessite-t-elle une activité de contrôle même lorsqu’une personne semble immobile ?

Elle maintient activement la configuration des segments corporels et prépare l’organisme aux stimulations
Elle suspend les ajustements corporels afin de préserver une position parfaitement fixe
Elle réduit la configuration corporelle à l’orientation de la tête et du tronc
Elle correspond à une absence de mouvement provoquée par la suppression des stimulations extérieures

Elle maintient activement la configuration des segments corporels et prépare l’organisme aux stimulations

Explication

La posture consiste à élaborer et maintenir activement la configuration des segments corporels pour faire face aux stimulations et s’y préparer. L’immobilité apparente n’implique donc pas l’absence d’ajustements, contrairement à ce que suggère la deuxième proposition.

38. Quelle distinction décrit correctement le centre de gravité et le centre des pressions lors du maintien debout ?

Le centre de gravité dépend des masses segmentaires, tandis que le centre des pressions dépend des forces sous les pieds
Le centre de gravité dépend des forces sous les pieds, tandis que le centre des pressions dépend des masses segmentaires
Le centre de gravité est une grandeur contrôlable, tandis que le centre des pressions indique la répartition des masses
Le centre de gravité et le centre des pressions désignent deux mesures identiques de la position corporelle

Le centre de gravité dépend des masses segmentaires, tandis que le centre des pressions dépend des forces sous les pieds

Explication

Le centre de gravité est le barycentre des masses segmentaires, alors que le centre des pressions est le barycentre des forces exercées sous les pieds. Le centre des pressions est contrôlable, tandis que le centre de gravité constitue plutôt un indicateur de la posture, ce qui écarte notamment la troisième proposition.

39. Une personne debout corrige une légère oscillation en modifiant les forces exercées sous ses pieds : quel mécanisme d’équilibre met-elle en œuvre ?

Elle contrôle le centre des pressions afin d’agir indirectement sur le centre de gravité
Elle stabilise le corps en maintenant le centre des pressions indépendant du centre de gravité
Elle supprime les forces plantaires afin de rendre le centre de gravité immobile
Elle déplace directement les masses segmentaires afin de fixer le centre de gravité

Elle contrôle le centre des pressions afin d’agir indirectement sur le centre de gravité

Explication

La modification des forces sous les pieds permet de contrôler le centre des pressions, ce qui agit indirectement sur le centre de gravité pendant la station debout. Déplacer directement les masses segmentaires ne décrit pas le mécanisme ciblé par cette règle.

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Qu'étudient les neurosciences ?

Le système nerveux, sa structure et son fonctionnement.

À quelle échelle les neurosciences étudient-elles le système nerveux ?

À l’échelle moléculaire, des organes et de l’organisme entier.

Quand les neurosciences ont-elles émergé aux États-Unis ?

Dans les années 1960.

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