QCM : Microbiologie et hygiène hospitalière — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment Legionella se transmet-elle principalement et dans quelles conditions prolifère-t-elle ?

Elle prolifère dans l’intestin et se transmet par ingestion d’aliments contaminés.
Elle prolifère dans le rhinopharynx et se transmet par contact direct entre personnes.
Elle prolifère dans l’eau chaude sous 55 °C et se transmet par inhalation de gouttelettes contaminées.
Elle prolifère dans les plaies et se transmet par exposition à des surfaces souillées.

Elle prolifère dans l’eau chaude sous 55 °C et se transmet par inhalation de gouttelettes contaminées.

Explication

Legionella prolifère dans l’eau chaude à une température inférieure à 55 °C et atteint l’être humain par inhalation de gouttelettes contaminées. Sa transmission décrite ici ne repose pas sur une transmission interhumaine.

2. Quelle est la fonction principale d’une spore bactérienne ?

C’est un mode de reproduction permettant à une bactérie de produire rapidement plusieurs cellules filles.
C’est une forme de résistance permettant à certaines bactéries de supporter la chaleur, la pression et la déshydratation.
C’est une structure de déplacement favorisant la migration d’une bactérie dans les liquides.
C’est une enveloppe temporaire facilitant l’adhésion d’une bactérie aux muqueuses.

C’est une forme de résistance permettant à certaines bactéries de supporter la chaleur, la pression et la déshydratation.

Explication

La spore est une forme de résistance qui permet à certaines bactéries, notamment des anaérobies strictes, de survivre à des conditions défavorables. La production de cellules filles relève de la scissiparité, qui est un mode de reproduction bactérienne.

3. Dans quelles zones du corps les bactéries sont-elles particulièrement nombreuses chez une personne soignée ?

Sur les avant-bras et les jambes, davantage qu’aux orifices
Autour des orifices naturels et dans les plis cutanés
Dans les muscles profonds et les articulations mobiles
Sur le dos et le thorax, davantage que dans les plis

Autour des orifices naturels et dans les plis cutanés

Explication

Les régions proches de la bouche, du nez, des oreilles, de l’anus et du vagin, ainsi que les plis comme l’aisselle et l’aine, sont fortement colonisées. Le dos et le thorax sont au contraire relativement peu peuplés, ce qui rend cette proposition moins pertinente.

4. Quelle association décrit correctement des sites considérés comme stériles dans les conditions normales et un site normalement colonisé ?

Les alvéoles pulmonaires et la vessie sont stériles, tandis que le pharynx est colonisé
Les alvéoles pulmonaires et le pharynx sont stériles, tandis que la vessie est colonisée
La vésicule biliaire et le pharynx sont stériles, tandis que l’intestin est colonisé
La vessie et l’intestin sont stériles, tandis que les alvéoles pulmonaires sont colonisées

Les alvéoles pulmonaires et la vessie sont stériles, tandis que le pharynx est colonisé

Explication

Dans les conditions normales, les alvéoles pulmonaires et la vessie, comme la vésicule biliaire, sont considérées comme stériles, alors que le pharynx est colonisé. La confusion fréquente consiste à attribuer cette stérilité au pharynx, qui appartient aux sites colonisés.

5. Sur combien de moments clés repose la campagne de l’OMS consacrée à l’hygiène des mains ?

Cinq moments clés
Six moments clés
Trois moments clés
Quatre moments clés

Cinq moments clés

Explication

La campagne de l’OMS structure l’hygiène des mains autour de cinq moments clés, afin de repérer les situations de soins où cette mesure est nécessaire. Le nombre quatre correspond à une réduction incorrecte de ce cadre de référence.

6. Que désigne la résistance bactérienne à un antibiotique ?

Une disparition des bactéries commensales après un traitement antibiotique
Une réaction inflammatoire provoquée par l’antibiotique chez le patient
Une augmentation de la sensibilité bactérienne après exposition à l’antibiotique
Une diminution ou une perte d’activité de l’antibiotique sur une population bactérienne

Une diminution ou une perte d’activité de l’antibiotique sur une population bactérienne

Explication

La résistance bactérienne correspond à une diminution ou à une perte d’activité de l’antibiotique sur une population bactérienne résistante. Une réaction inflammatoire chez le patient relève d’un effet clinique et ne définit pas la résistance bactérienne.

7. Quelle affirmation situe correctement la théorie microbienne de Louis Pasteur ?

En 1847, Pasteur attribue les maladies infectieuses à des émanations malsaines de l’environnement
En 1865, Pasteur relie les maladies infectieuses à l’air vicié plutôt qu’à des agents vivants
En 1546, Pasteur propose que les maladies soient transmises par des spores présentes dans l’air
En 1865, Pasteur explique les maladies infectieuses par l’action de microorganismes

En 1865, Pasteur explique les maladies infectieuses par l’action de microorganismes

Explication

En 1865, Louis Pasteur développe la théorie des microbes, qui explique les maladies infectieuses par des microorganismes. La théorie des miasmes attribuait au contraire les maladies à des émanations malsaines.

8. Que signifie le terme SARM ou MRSA ?

Un Staphylococcus aureus responsable principalement d’infections respiratoires.
Un Staphylococcus aureus résistant à la méticilline ou à l’oxacilline.
Un Streptococcus agalactiae résistant aux pénicillines et aux macrolides.
Un Streptococcus pyogenes appartenant au groupe B des streptocoques.

Un Staphylococcus aureus résistant à la méticilline ou à l’oxacilline.

Explication

Le SARM, ou MRSA, désigne une souche de Staphylococcus aureus résistante à la méticilline ou à l’oxacilline. L’appartenance à un groupe de streptocoques et le site d’infection ne définissent pas ce sigle.

9. Quelle association entre Clostridium difficile et une situation clinique est correcte ?

Il est favorisé par une antibiothérapie et cause une grande majorité des colites pseudomembraneuses.
Il colonise le rhinopharynx et provoque surtout des méningites chez l’enfant.
Il se transmet par des gouttelettes pulmonaires et cause principalement la tuberculose.
Il est principalement associé au tétanos après une inoculation dans une plaie profonde.

Il est favorisé par une antibiothérapie et cause une grande majorité des colites pseudomembraneuses.

Explication

Clostridium difficile est un bacille Gram positif anaérobie sporulé favorisé par l’antibiothérapie et responsable de plus de 95 % des colites pseudomembraneuses. Le tétanos est principalement associé à Clostridium tetani, tandis que les deux autres situations concernent d’autres agents infectieux.

10. Quelle distinction oppose correctement la flore résidente à la flore transitoire ?

La flore résidente est durable et protectrice, tandis que la flore transitoire est acquise et éliminable
La flore résidente est acquise et éliminable, tandis que la flore transitoire est durable et protectrice
La flore résidente provoque les infections, tandis que la flore transitoire stimule les défenses immunitaires
La flore résidente se limite au côlon, tandis que la flore transitoire se trouve dans l’estomac

La flore résidente est durable et protectrice, tandis que la flore transitoire est acquise et éliminable

Explication

La flore résidente est naturellement présente, durable et contribue à empêcher la prolifération de bactéries étrangères tout en stimulant l’immunité. La flore transitoire est acquise et peut être éliminée, ce qui constitue la confusion la plus fréquente entre ces notions.

11. Quelle précaution respiratoire doit être prise avant d’entrer dans la chambre d’un patient atteint ou suspect de tuberculose pulmonaire ?

Porter une visière seule pendant les soins réalisés dans la chambre.
Porter un masque FFP2 avant l’entrée dans la chambre du patient.
Porter des gants sans protection respiratoire particulière avant l’entrée.
Porter un masque chirurgical après l’entrée dans la chambre du patient.

Porter un masque FFP2 avant l’entrée dans la chambre du patient.

Explication

En cas de tuberculose pulmonaire confirmée ou suspectée, le port du masque FFP2 est obligatoire avant l’entrée dans la chambre. Les gants, la visière ou le masque chirurgical ne remplacent pas cette protection respiratoire spécifique.

12. Quelle situation correspond à une infection chez l’être humain ?

La présence d’une bactérie sans atteinte de l’organisme
La réaction d’un organisme contre une substance inerte
Une agression de l’organisme par un agent infectieux
La multiplication d’une cellule humaine dans un tissu

Une agression de l’organisme par un agent infectieux

Explication

Une infection résulte de l’agression d’un organisme vivant par une bactérie, un virus, un champignon ou un parasite. La simple présence d’un microorganisme sans atteinte correspond plutôt à une colonisation.

13. Quel facteur favorise particulièrement l’augmentation de la résistance bactérienne en Europe ?

L’amélioration de l’hygiène alimentaire dans les élevages et les hôpitaux
L’utilisation massive des antibiotiques en médecine humaine et animale
La réduction de la circulation des bactéries entre les personnes et les animaux
La diminution des prescriptions antibiotiques dans les établissements de soins

L’utilisation massive des antibiotiques en médecine humaine et animale

Explication

L’emploi massif des antibiotiques en médecine humaine et animale exerce une pression qui favorise la sélection de bactéries résistantes. L’amélioration de l’hygiène peut réduire les infections, mais elle n’est pas le facteur décrit ici comme moteur principal de la résistance.

14. Quelle structure bactérienne rigide assure la forme de la cellule et contient du peptidoglycane ?

La membrane cytoplasmique
Le chromosome bactérien
La capsule polysaccharidique
La paroi bactérienne

La paroi bactérienne

Explication

La paroi bactérienne est l’enveloppe rigide qui maintient la forme et contient le peptidoglycane. La membrane cytoplasmique délimite la cellule, mais ne constitue pas sa structure rigide principale.

15. Quelle caractéristique décrit correctement Neisseria meningitidis ?

C’est une bactérie principalement animale qui colonise les plaies cutanées.
C’est une bactérie hydrophile qui se multiplie dans les réseaux d’eau.
C’est une bactérie strictement humaine qui colonise le rhinopharynx.
C’est une bactérie intestinale normale qui constitue une grande partie de la flore aérobie.

C’est une bactérie strictement humaine qui colonise le rhinopharynx.

Explication

Neisseria meningitidis est strictement humaine, colonise le rhinopharynx et se transmet par les sécrétions des voies aériennes supérieures. Le réservoir animal évoque plutôt Pasteurella, alors que les réseaux d’eau et l’intestin correspondent à d’autres bactéries.

16. Quelle infection fait partie des atteintes invasives pouvant être causées par Streptococcus pneumoniae ?

Un érysipèle lié à une infection cutanée superficielle.
Une méningite pouvant s’accompagner d’une mortalité de 10 à 30 %.
Une scarlatine généralement associée à une infection de la gorge.
Une colite pseudomembraneuse survenant après une antibiothérapie.

Une méningite pouvant s’accompagner d’une mortalité de 10 à 30 %.

Explication

Streptococcus pneumoniae peut provoquer des méningites et d’autres infections invasives, dont la mortalité est estimée entre 10 et 30 %. La scarlatine et l’érysipèle sont plutôt associés à Streptococcus pyogenes, tandis que la colite pseudomembraneuse est liée à Clostridium difficile.

17. Quelle mesure Semmelweis impose-t-il le 15 mai 1847 pour réduire la fièvre puerpérale ?

L’administration préventive d’un antibiotique à chaque femme avant l’accouchement
La désinfection des instruments avec de l’alcool après chaque examen obstétrical
Le lavage des mains avec de l’eau chlorée avant l’entrée en salle d’accouchement
Le port de gants stériles avant toute intervention dans la salle d’accouchement

Le lavage des mains avec de l’eau chlorée avant l’entrée en salle d’accouchement

Explication

Le 15 mai 1847, Semmelweis impose le lavage des mains avec de l’eau chlorée avant l’entrée en salle d’accouchement, puis la mortalité est divisée par dix en six mois. Les autres mesures ne correspondent pas à l’intervention historique décrite.

18. Quel ensemble associe correctement Streptococcus pyogenes à son groupe et à ses manifestations possibles ?

Pneumocoque, il peut provoquer des otites, des sinusites et des pneumonies.
Méningocoque, il peut provoquer des infections urinaires et des septicémies.
Streptocoque B, il peut provoquer des méningites néonatales et des septicémies.
Streptocoque A, il peut provoquer des angines, des érysipèles et des cellulites.

Streptocoque A, il peut provoquer des angines, des érysipèles et des cellulites.

Explication

Streptococcus pyogenes est le streptocoque A et peut causer notamment des angines, des infections cutanées, des érysipèles et des cellulites. Le streptocoque B correspond à Streptococcus agalactiae, tandis que le pneumocoque et le méningocoque sont d’autres espèces.

19. Un service souhaite réduire la transmission bactérienne entre les patients : quelle stratégie correspond aux principes de prévention en milieu de soins ?

Appliquer les mêmes précautions à chaque situation, sans tenir compte du mode de transmission
Renforcer les antiseptiques cutanés et réduire les mesures concernant l’environnement
Associer l’hygiène des mains, la maîtrise de l’environnement et des précautions adaptées
Privilégier le nettoyage des locaux et limiter les précautions aux patients infectés

Associer l’hygiène des mains, la maîtrise de l’environnement et des précautions adaptées

Explication

La prévention repose sur une combinaison de mesures comprenant l’hygiène des mains, la maîtrise de l’environnement et des précautions adaptées au mode de transmission. Une stratégie centrée sur une seule mesure ou appliquant des précautions identiques ne tient pas compte de cette approche combinée.

20. Quelle association distingue correctement les bactéries multirésistantes des bactéries hautement résistantes émergentes ?

Les BLSE et les ERV sont des BMR, tandis que le SARM et les EPC sont des BHRe
Le SARM et les BLSE sont des BMR, tandis que les EPC et les ERV sont des BHRe
Le SARM et les EPC sont des BMR, tandis que les BLSE et les ERV sont des BHRe
Les EPC et les ERV sont des BMR, tandis que le SARM et les BLSE sont des BHRe

Le SARM et les BLSE sont des BMR, tandis que les EPC et les ERV sont des BHRe

Explication

Le SARM et les entérobactéries productrices de BLSE appartiennent aux bactéries multirésistantes, tandis que les EPC et les entérocoques résistants à la vancomycine appartiennent aux BHRe. Confondre ces deux groupes inverse leur classification respective.

21. Que produit la scissiparité chez une bactérie ?

Une cellule fille contenant deux chromosomes maternels complets
Deux cellules filles dépourvues de matériel chromosomique
Une cellule bactérienne plus grande conservant deux membranes
Deux bactéries filles possédant chacune une copie du chromosome

Deux bactéries filles possédant chacune une copie du chromosome

Explication

La scissiparité divise une bactérie en deux cellules filles, chacune recevant une copie du matériel chromosomique maternel. Elle ne produit donc ni une cellule unique à deux chromosomes ni des cellules dépourvues de chromosome.

22. Quelle caractéristique décrit le mieux la répartition des bactéries dans le corps humain ?

Le corps contient environ 10¹⁵ bactéries, réparties de façon comparable dans tous les organes
Le corps contient environ 10¹⁵ bactéries, majoritairement localisées dans le tube digestif
Le corps contient environ 10¹⁴ bactéries, principalement fixées sur la peau et les muqueuses
Le corps contient environ 10¹⁴ bactéries, dont la majorité vit dans les voies respiratoires

Le corps contient environ 10¹⁵ bactéries, majoritairement localisées dans le tube digestif

Explication

L’organisme humain contient environ 10¹⁴ cellules et 10¹⁵ bactéries, dont la grande majorité se trouve dans le système digestif. La répartition bactérienne n’est donc pas homogène entre les différents organes.

23. Quelle conduite est adaptée pour un patient rapatrié après une hospitalisation à l’étranger ?

Organiser un isolement contact en chambre seule et réaliser un dépistage rectal des EPC
L’installer en chambre double après un passage systématique par les urgences générales
Attendre les résultats sanguins avant de mettre en place toute mesure de précaution
Prescrire un traitement antibiotique probabiliste sans organiser de dépistage spécifique

Organiser un isolement contact en chambre seule et réaliser un dépistage rectal des EPC

Explication

Le patient doit éviter le passage par les urgences, bénéficier d’un isolement contact en chambre seule et avoir un dépistage rectal des EPC. Un traitement probabiliste ne remplace pas ces mesures de prévention et de détection.

24. Quelle mesure est efficace pour détruire les spores de Clostridium difficile présentes sur une surface ?

L’utilisation d’eau de Javel diluée après le nettoyage approprié de la surface.
L’emploi d’un désinfectant de surface courant sans agent sporicide.
Le rinçage à l’eau froide, qui inactive rapidement les spores.
L’application d’alcool, auquel les spores sont particulièrement sensibles.

L’utilisation d’eau de Javel diluée après le nettoyage approprié de la surface.

Explication

Les spores de Clostridium difficile résistent à l’alcool et aux désinfectants de surface, mais elles sont détruites par l’eau de Javel diluée. Les autres mesures proposées ne possèdent pas l’efficacité sporicide décrite.

25. Quelle composition correspond approximativement à la flore du côlon ?

Environ 95 % d’entérobactéries, 5 % de bactéries anaérobies et 1 % de levures
Environ 95 % de bactéries anaérobies, 5 % d’entérobactéries et 1 % d’autres microorganismes
Environ 50 % de bactéries anaérobies, 40 % d’entérobactéries et 10 % de streptocoques
Environ 5 % de bactéries anaérobies, 95 % d’entérobactéries et une faible part de levures

Environ 95 % de bactéries anaérobies, 5 % d’entérobactéries et 1 % d’autres microorganismes

Explication

La flore colique comprend environ 95 % de bactéries anaérobies, 5 % d’entérobactéries et une faible proportion de levures, de streptocoques D et de salmonelles. Les autres répartitions inversent ou modifient fortement les proportions caractéristiques du côlon.

26. Quelle cible explique l’action de la pénicilline sur la bactérie ?

Les peptides du peptidoglycane pariétal
Les lipides de la membrane cytoplasmique
Les protéines des ribosomes bactériens
Les bases du chromosome bactérien

Les peptides du peptidoglycane pariétal

Explication

La pénicilline rompt les peptides du peptidoglycane de la paroi bactérienne. Les lipides membranaires et les ribosomes sont des cibles d’autres mécanismes antibiotiques, tandis que le chromosome n’est pas la cible indiquée ici.

27. Quelle fonction relève du microbiote intestinal ?

Fermenter des résidus non digestibles et synthétiser les vitamines K, B12 et B8
Déclencher directement toute la réponse immunitaire et produire les anticorps circulants
Remplacer les enzymes digestives humaines et assurer l’oxygénation des tissus
Éliminer les nutriments absorbés et empêcher la fermentation des fibres alimentaires

Fermenter des résidus non digestibles et synthétiser les vitamines K, B12 et B8

Explication

Le microbiote intestinal participe à la fermentation, à l’assimilation de nutriments, à l’hydrolyse de l’amidon et de la cellulose ainsi qu’à la synthèse de vitamines. La réponse immunitaire directe relève principalement du système immunitaire, même si le microbiote peut l’influencer.

28. Quelles sont les trois formes morphologiques fondamentales des bactéries ?

Spiralée, aplatie et polygonale
Sphérique, triangulaire et ramifiée
Cylindrique, cubique et étoilée
Sphérique, cylindrique et spiralée

Sphérique, cylindrique et spiralée

Explication

Les bactéries présentent principalement une forme sphérique ou coque, une forme cylindrique ou bacille, et une forme spiralée. Les autres ensembles proposés introduisent des formes qui ne constituent pas les trois catégories fondamentales.

29. Quelle caractéristique distingue principalement une bactérie Gram positive d’une bactérie Gram négative après la coloration de Gram ?

La bactérie Gram positive possède une paroi épaisse de peptidoglycane et reste violette.
La bactérie Gram positive possède une membrane externe épaisse et devient rouge pâle.
La bactérie Gram positive possède une paroi fine perméable à l’alcool et devient rouge pâle.
La bactérie Gram positive ne possède pas de peptidoglycane et reste incolore.

La bactérie Gram positive possède une paroi épaisse de peptidoglycane et reste violette.

Explication

Les bactéries Gram positives retiennent le colorant grâce à leur paroi épaisse de peptidoglycane et apparaissent violettes. La paroi fine perméable à l’alcool et la coloration rouge pâle caractérisent les bactéries Gram négatives.

30. Quelle organisation bactérienne correspond à un biofilm ?

Des bactéries adhérant à une surface et entourées d’un polymère organique
Des bactéries détruites après exposition à un agent colorant
Des bactéries réunies dans une colonie dépourvue de matrice organique
Des bactéries isolées nageant librement dans un liquide nutritif

Des bactéries adhérant à une surface et entourées d’un polymère organique

Explication

Un biofilm regroupe des bactéries qui adhèrent à une surface, s’associent et s’entourent d’un polymère organique. Une population libre ou une colonie sans matrice ne possède pas cette organisation caractéristique.

31. Quelle distinction décrit correctement un milieu sélectif et un milieu discriminant ?

Le sélectif change de couleur, tandis que le discriminant élimine les espèces concurrentes
Le sélectif mesure la taille cellulaire, tandis que le discriminant observe la forme bactérienne
Le sélectif identifie le spectre protéique, tandis que le discriminant colore le chromosome
Le sélectif favorise une espèce, tandis que le discriminant révèle une activité par sa couleur

Le sélectif favorise une espèce, tandis que le discriminant révèle une activité par sa couleur

Explication

Un milieu sélectif favorise artificiellement la croissance d’une espèce par rapport aux autres, tandis qu’un milieu discriminant met en évidence une activité métabolique par un changement de couleur. Les autres propositions attribuent à ces milieux des fonctions relevant d’autres méthodes ou observations.

32. Quelle explication John Snow défendait-il pour la propagation du choléra ?

Le choléra apparaissait après une exposition aux bactéries de la flore résidente
Le choléra se propageait par l’eau contaminée plutôt que par l’air vicié
Le choléra résultait d’une transmission directe entre médecins et patientes infectées
Le choléra se propageait par des spores aériennes plutôt que par l’eau contaminée

Le choléra se propageait par l’eau contaminée plutôt que par l’air vicié

Explication

John Snow reliait la propagation du choléra à la consommation d’eau contaminée. Cette interprétation s’opposait à la théorie des miasmes, qui invoquait l’air vicié ou des émanations malsaines.

33. Lors d’une coloration de Gram, quelle apparence prennent les bactéries Gram− après décoloration puis recoloration ?

Elles deviennent noires après l’alcool-acétone
Elles restent incolores après la recoloration
Elles restent violettes après le lugol
Elles deviennent rouge pâle après la fuchsine

Elles deviennent rouge pâle après la fuchsine

Explication

Les bactéries Gram− sont décolorées par l’alcool-acétone puis prennent une teinte rouge pâle avec la fuchsine. Les bactéries Gram+ conservent, quant à elles, la coloration violette.

34. Quelle observation Ignaz Semmelweis réalise-t-il en 1847 dans les maternités qu’il compare ?

La mortalité par fièvre puerpérale atteint 13 à 30 % chez les médecins contre 2 % chez les sages-femmes
La mortalité disparaît dans les deux maternités après l’emploi d’un antibiotique préventif
La mortalité par fièvre puerpérale atteint 2 % chez les médecins contre 13 à 30 % chez les sages-femmes
La mortalité est identique dans les deux maternités, avec environ 15 % de décès dans chacune

La mortalité par fièvre puerpérale atteint 13 à 30 % chez les médecins contre 2 % chez les sages-femmes

Explication

Semmelweis observe en 1847 une mortalité de 13 à 30 % dans la maternité de médecins, contre 2 % dans celle des sages-femmes. Cette différence entre les deux services constitue l’observation rapportée, sans intervention antibiotique.

35. Quel rôle Escherichia coli joue-t-il normalement dans l’organisme humain ?

Il constitue un hôte normal de l’intestin et représente environ 80 % de la flore aérobie intestinale.
Il colonise principalement le rhinopharynx et représente une grande partie de la flore respiratoire.
Il se multiplie dans l’eau chaude et se transmet par des gouttelettes inhalées.
Il vit surtout dans les réseaux d’eau et provoque des infections nosocomiales graves.

Il constitue un hôte normal de l’intestin et représente environ 80 % de la flore aérobie intestinale.

Explication

Escherichia coli est un hôte normal de l’intestin et représente environ 80 % de la flore aérobie intestinale. Le rhinopharynx, les réseaux d’eau et l’eau chaude renvoient respectivement à d’autres bactéries décrites dans ces situations.

36. Quelle situation définit un contact nécessitant une attention particulière après l’exposition à un cas de méningocoque ?

Une présence dans le même bâtiment plusieurs jours auparavant, sans contact rapproché avec le patient.
Une exposition directe aux sécrétions rhinopharyngées dans les dix jours précédents, lors d’un face-à-face à moins d’un mètre.
Une conversation téléphonique avec le patient pendant la période précédant son hospitalisation.
Une visite dans le même quartier sans exposition aux sécrétions respiratoires du patient.

Une exposition directe aux sécrétions rhinopharyngées dans les dix jours précédents, lors d’un face-à-face à moins d’un mètre.

Explication

Le contact à risque correspond à une exposition directe aux sécrétions rhinopharyngées dans les dix jours précédant l’hospitalisation, notamment lors d’un face-à-face rapproché. La simple fréquentation d’un même lieu sans exposition directe ne suffit pas à caractériser ce contact.

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Qu'est-ce que l'infection en microbiologie ?

L'infection est l'agression d'un organisme vivant par des micro-organismes.

Qui sont les pères fondateurs de la microbiologie ?

Louis Pasteur et Robert Koch.

Comment s'écrit le nom d'une bactérie selon la règle scientifique ?

Le nom associe un genre avec majuscule et une espèce en minuscule, en italique.

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