QCM : Neurosciences et contrôle du mouvement (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel champ d’étude porte sur la structure et le fonctionnement du système nerveux, de l’échelle moléculaire à l’organisme entier ?

La neuroanatomie
Les neurosciences
La biomécanique
L’électrophysiologie

Les neurosciences

Explication

Les neurosciences étudient scientifiquement la structure et le fonctionnement du système nerveux à plusieurs échelles, jusqu’à l’organisme entier. La neuroanatomie se concentre sur la structure, la biomécanique sur les mouvements et l’électrophysiologie sur l’activité électrique.

2. À quelle période les neurosciences émergent-elles aux États-Unis, avec un intérêt marqué pour l’étude électrophysiologique du système nerveux ?

En Europe au début des années 1960
Au début des années 1960
Au début des années 1940
Au début des années 1980

Au début des années 1960

Explication

Les neurosciences émergent aux États-Unis au début des années 1960, notamment autour de l’étude électrophysiologique du système nerveux. Les années 1940 et 1980 déplacent la période, tandis que l’origine européenne contredit le lieu indiqué.

3. Lorsqu’une personne détecte un signal sonore puis l’achemine vers le système nerveux central, quel processus réalise-t-elle ?

La sensation
L’action
La perception
Le qualia

La sensation

Explication

La sensation détecte l’information sensorielle et l’achemine par voie afférente vers le système nerveux central. La perception désigne son interprétation, l’action correspond à une réponse et le qualia renvoie au ressenti subjectif.

4. Une information sensorielle est déjà parvenue au système nerveux central; celui-ci lui attribue une signification. Quel processus est en cours ?

Le qualia
La perception
La sensation
L’action

La perception

Explication

La perception est l’interprétation, par le système nerveux central, de l’information sensorielle reçue. La sensation concerne sa détection et son acheminement, l’action une réponse motrice, et le qualia l’écart lié au ressenti subjectif.

5. Deux personnes regardent le même objet éclairé et le nomment de la même couleur. Quelle explication rend compte de la formation de cette couleur perçue ?

Le cerveau construit la couleur en traitant un signal électrique issu du signal lumineux.
Le cortex traite directement le signal lumineux sans transformation électrique préalable.
La lumière transmet une couleur déjà formée que le cerveau reçoit telle quelle.
La rétine construit la couleur avant que le cerveau ne traite le signal lumineux.

Le cerveau construit la couleur en traitant un signal électrique issu du signal lumineux.

Explication

La couleur perçue est une interprétation construite par le cerveau à partir d’un signal lumineux transformé en signal électrique puis traité par le cortex. La lumière ne fournit pas une couleur déjà construite, la rétine seule n’en est pas l’interprète final et le signal lumineux subit une transformation électrique.

6. Une personne lit un panneau tout en remarquant inconsciemment un objet qui se déplace sur le côté. Quels mécanismes visuels contribuent respectivement à la lecture et à la détection du mouvement périphérique ?

La vision périphérique à bâtonnets pour les deux tâches, toutes deux inconscientes
La vision centrale à cônes pour les deux tâches, toutes deux conscientes
La vision centrale à cônes pour lire, et la vision périphérique à bâtonnets pour détecter le mouvement
La vision centrale à bâtonnets pour lire, et la vision périphérique à cônes pour détecter le mouvement

La vision centrale à cônes pour lire, et la vision périphérique à bâtonnets pour détecter le mouvement

Explication

La vision centrale repose sur les cônes et permet notamment l’identification et la lecture, tandis que la vision périphérique repose sur les bâtonnets et détecte notamment le mouvement de façon inconsciente. Attribuer la lecture aux bâtonnets inverse les récepteurs, et faire dépendre les deux tâches d’un seul champ visuel confond leurs fonctions.

7. Quels sont les cinq canaux sensoriels présentés, auxquels s’ajoute le système vestibulaire pour l’équilibre et le mouvement ?

Le goût, l’odorat, l’audition, la vision et le toucher
L’audition, l’odorat, la vision, le toucher et le système vestibulaire
Le goût, l’odorat, la vision, le toucher et le système vestibulaire
Le goût, l’audition, la vision, le toucher et le système vestibulaire

Le goût, l’odorat, l’audition, la vision et le toucher

Explication

Les cinq canaux sont le goût, l’odorat, l’audition, la vision et le toucher ; le système vestibulaire s’y ajoute pour contribuer à l’équilibre et au mouvement. Les autres listes remplacent à tort l’un des cinq canaux par le système vestibulaire.

8. Lors d’une rotation rapide de la tête, quel dispositif détecte l’accélération angulaire dans différentes directions ?

Les trois canaux semi-circulaires remplis d’endolymphe et disposés orthogonalement
Les fuseaux neuromusculaires situés dans les muscles
Les organes tendineux de Golgi situés dans les tendons
Le saccule et l’utricule contenant des otoconies

Les trois canaux semi-circulaires remplis d’endolymphe et disposés orthogonalement

Explication

Les trois canaux semi-circulaires, remplis d’endolymphe et orientés orthogonalement, détectent les accélérations angulaires de la tête. Le saccule et l’utricule sont associés aux accélérations linéaires, tandis que les récepteurs musculaires et tendineux renseignent sur le muscle.

9. Une personne se déplace en ligne droite dans un ascenseur qui accélère vers le haut. Quelle partie du système vestibulaire contribue à détecter cette accélération linéaire ?

Les organes tendineux de Golgi, qui signalent la force musculaire
Les fuseaux neuromusculaires, qui signalent la longueur du muscle
Les canaux semi-circulaires, qui détectent les accélérations angulaires
Le saccule et l’utricule, qui contiennent des otoconies

Le saccule et l’utricule, qui contiennent des otoconies

Explication

Le saccule et l’utricule contiennent des otoconies et participent à la détection des accélérations linéaires. Attribuer cette fonction aux canaux semi-circulaires confond l’accélération linéaire avec l’accélération angulaire ; les fuseaux et les organes de Golgi renseignent sur le muscle.

10. Lors d’un exercice, une équipe cherche à distinguer le récepteur qui informe sur l’allongement d’un muscle de celui qui renseigne sur la force qu’il développe. Quelle association est correcte ?

Les fuseaux renseignent sur la longueur et ses variations ; les organes de Golgi sur la force
Les otoconies renseignent sur la force ; les organes de Golgi sur la longueur
Les canaux semi-circulaires renseignent sur la longueur ; les fuseaux sur la force
Les fuseaux renseignent sur la force ; les organes de Golgi sur la longueur et ses variations

Les fuseaux renseignent sur la longueur et ses variations ; les organes de Golgi sur la force

Explication

Les fuseaux neuromusculaires renseignent sur la longueur du muscle et ses variations, tandis que les organes tendineux de Golgi sont sensibles à la force développée. L’inversion des deux récepteurs confond leurs rôles proprioceptifs distincts.

11. En touchant une cuisse tout en la regardant, une personne reçoit des informations visuelles et tactiles qui convergent vers le même résultat perceptif. Comment qualifier cette intégration ?

Une complémentarité sensorielle
Une succession sensorielle
Une intégration unimodale
Une redondance sensorielle

Une redondance sensorielle

Explication

La redondance sensorielle correspond à la convergence de plusieurs informations vers un même résultat. La complémentarité combine des informations différentes pour analyser une situation, l’intégration unimodale repose sur un seul sens et la succession désigne un ordre temporel.

12. Pendant une marche, une personne cherche à identifier ce que chaque canal sensoriel renseigne sur le mouvement. Quel canal lui indique les contacts alternés des pieds avec le sol ?

Le système vestibulaire
Le système musculo-articulaire
La vision périphérique
Le système cutané

Le système cutané

Explication

Pendant la marche, le système cutané renseigne sur les contacts alternés des pieds avec le sol. Le vestibule informe sur les mouvements de la tête, la vision périphérique sur le déplacement de l’environnement et le système musculo-articulaire sur les mouvements des jambes.

13. Quels éléments composent un arc réflexe complet ?

Un récepteur, une voie afférente, un centre d’intégration, une voie efférente et un interneurone
Un récepteur, une voie afférente, un centre d’intégration, une voie efférente et un effecteur
Un récepteur, une voie efférente, un centre d’intégration, une voie afférente et un effecteur
Un récepteur, une voie afférente, un effecteur, une voie efférente et un centre d’intégration

Un récepteur, une voie afférente, un centre d’intégration, une voie efférente et un effecteur

Explication

L’arc réflexe comprend un récepteur, un neurone sensitif afférent, un centre d’intégration, un neurone moteur efférent et un effecteur. L’inversion des voies confond afférence et efférence, tandis qu’un interneurone n’est pas un élément constitutif obligatoire de tout arc réflexe.

14. Un stimulus provoque une flexion réflexe qui mobilise plusieurs interneurones entre la voie afférente et la voie efférente. Quelle caractérisation distingue ce réflexe du réflexe myotatique ?

Le réflexe de flexion est polysynaptique, contrairement au réflexe myotatique monosynaptique
Le réflexe de flexion est monosynaptique, contrairement au réflexe myotatique polysynaptique
Les deux réflexes sont monosynaptiques, mais la flexion répond à un étirement
Les deux réflexes sont polysynaptiques, mais le myotatique implique des interneurones

Le réflexe de flexion est polysynaptique, contrairement au réflexe myotatique monosynaptique

Explication

Le réflexe de flexion est polysynaptique et fait intervenir des interneurones, tandis que le réflexe myotatique est monosynaptique et répond à l’étirement du fuseau neuromusculaire. Attribuer le caractère monosynaptique à la flexion inverse cette distinction.

15. Lors d’une forte tension tendineuse, les afférences Ib des organes tendineux de Golgi déclenchent le réflexe myotatique inverse. Quelle action médullaire en résulte ?

Les afférences du fuseau inhibent les motoneurones α et γ
Les afférences Ib activent directement les motoneurones α et γ
Un interneurone inhibe les motoneurones α et γ et régule la contraction
Un interneurone excite les motoneurones α et γ et renforce la contraction

Un interneurone inhibe les motoneurones α et γ et régule la contraction

Explication

Les afférences Ib des organes tendineux de Golgi activent un interneurone qui inhibe les motoneurones α et γ, contribuant ainsi à réguler la contraction. L’excitation des motoneurones inverse cet effet, tandis que les afférences du fuseau neuromusculaire relèvent d’un autre réflexe.

16. Lors d’un mouvement, l’activation de l’agoniste s’accompagne d’une baisse d’activité de son antagoniste. Quel effet décrit l’inhibition réciproque ?

Contraction des deux muscles par excitation simultanée
Relaxation de l’agoniste et contraction de l’antagoniste
Relaxation des deux muscles par inhibition simultanée
Contraction de l’agoniste et relaxation de l’antagoniste

Contraction de l’agoniste et relaxation de l’antagoniste

Explication

L’inhibition réciproque associe l’excitation de l’agoniste, qui entraîne sa contraction, à l’inhibition de l’antagoniste, qui entraîne sa relaxation. La contraction simultanée confond l’inhibition de l’antagoniste avec une excitation.

17. Lors d’un exercice, le muscle d’une personne s’allonge tout en restant sous tension. Quel type de contraction réalise-t-elle ?

Une contraction excentrique
Une contraction sans tension
Une contraction isométrique
Une contraction concentrique

Une contraction excentrique

Explication

Une contraction excentrique allonge le muscle sous tension. La contraction concentrique le raccourcit, tandis que la contraction isométrique ne modifie pas sa longueur.

18. Dans le modèle musculaire de Hill de 1951, quels éléments composent la composante contractile ?

Deux composantes élastiques et un générateur de force
Une composante élastique parallèle et un générateur de force
Un générateur de force et un amortisseur visqueux
Une composante élastique série et un amortisseur visqueux

Un générateur de force et un amortisseur visqueux

Explication

La composante contractile du modèle de Hill comprend un générateur de force et un amortisseur visqueux. Les composantes élastiques parallèle et série sont deux éléments distincts du modèle.

19. Pour estimer la tension d’un muscle activé à 0,50{,}5, de PCSA égale à 4 cm24\,\text{cm}^2 et de contrainte admissible égale à 35 N/cm235\,\text{N/cm}^2, quelle valeur obtient-on avec T=a×PCSA×ωmaxT = a \times PCSA \times \omega_{max} ?

700 N700\,\text{N}
39,5 N39{,}5\,\text{N}
140 N140\,\text{N}
70 N70\,\text{N}

$$70\,\text{N}$$

Explication

La formule donne T=0,5×4×35=70 NT=0{,}5\times4\times35=70\,\text{N}. La valeur de 140 N140\,\text{N} omet l’activation, tandis que 39,5 N39{,}5\,\text{N} résulte d’une addition des facteurs.

20. Quelle structure constitue la plus petite unité contrôlable du muscle ?

Une unité motrice comprenant un motoneurone, une jonction neuromusculaire et plusieurs fibres
Un sarcomère comprenant plusieurs motoneurones et une fibre musculaire
Un motoneurone comprenant plusieurs jonctions neuromusculaires et un sarcomère
Une jonction neuromusculaire comprenant plusieurs motoneurones et fibres

Une unité motrice comprenant un motoneurone, une jonction neuromusculaire et plusieurs fibres

Explication

L’unité motrice est la plus petite unité contrôlable et comprend un motoneurone, une jonction neuromusculaire et plusieurs fibres. Le sarcomère est l’unité fonctionnelle, et non l’unité contrôlable du muscle.

21. Pour augmenter progressivement la force produite par un muscle, le système nerveux active d’abord de petites unités motrices, puis des unités plus grandes. Quel mécanisme est utilisé ?

Le recrutement spatial selon le principe de taille
Le recrutement spatial selon un ordre décroissant de taille
Le recrutement temporel par hausse de fréquence
La relaxation musculaire entre les potentiels d’action

Le recrutement spatial selon le principe de taille

Explication

Le recrutement spatial augmente la force en activant davantage d’unités motrices, d’abord les petites, puis les plus grandes. La hausse de la fréquence des potentiels d’action relève du recrutement temporel.

22. Un muscle augmente sa force sans ajouter d’unités motrices actives, en envoyant plus fréquemment des potentiels d’action aux fibres déjà recrutées. Quel mécanisme explique cette hausse ?

Le recrutement temporel
La diminution des unités actives
Le recrutement spatial
La relaxation complète

Le recrutement temporel

Explication

Le recrutement temporel accroît la force en augmentant la fréquence des potentiels d’action envoyés aux fibres musculaires. L’activation d’unités motrices supplémentaires correspond au recrutement spatial.

23. Que cherche à étudier l’électromyographie par l’analyse du signal électrique musculaire ?

La fonction musculaire
La commande cérébrale
La fonction cardiaque
La force mécanique

La fonction musculaire

Explication

L’électromyographie étudie la fonction musculaire en analysant le signal électrique émis par le muscle. L’activité cardiaque relève de l’électrocardiographie, tandis que la commande cérébrale et la force mécanique ne sont pas ce que l’EMG analyse directement.

24. Pour évaluer de façon non invasive l’activité globale d’un muscle, quel type d’enregistrement convient le mieux ?

L’EMG de surface avec des électrodes posées sur la peau
L’EMG élémentaire avec des électrodes posées sur la peau
L’EMG élémentaire avec une aiguille dans le muscle
L’EMG de surface avec une aiguille dans le muscle

L’EMG de surface avec des électrodes posées sur la peau

Explication

L’EMG de surface utilise des électrodes non invasives et recueille une activité plus globale. L’aiguille correspond à l’EMG élémentaire, qui examine de façon invasive quelques unités motrices ; limiter la mesure à une unité ne caractérise pas l’EMG de surface.

25. Lorsqu’on interprète un signal EMG de surface, que représente principalement sa forme mesurée ?

Le potentiel d’action d’une seule unité motrice active
Une activité indépendante des paramètres physiologiques et techniques
L’addition positive des potentiels d’action des unités motrices actives
La somme algébrique des potentiels d’action des unités motrices actives

La somme algébrique des potentiels d’action des unités motrices actives

Explication

Le signal EMG de surface représente la somme algébrique des potentiels d’action des unités motrices actives et dépend de paramètres physiologiques et techniques. Le réduire à une unité ou à une addition toujours positive méconnaît la nature de cette somme.

26. Quelle est la fonction générale d’un neurone dans le système nerveux ?

Acheminer des informations sous forme d’impulsions électriques
Soutenir les fibres nerveuses sans transmettre d’information
Contracter les muscles en réponse à un stimulus
Produire des hormones pour réguler les organes

Acheminer des informations sous forme d’impulsions électriques

Explication

Le neurone est l’unité cellulaire du système nerveux qui achemine l’information sous forme d’impulsions électriques. La production hormonale, le soutien des fibres et la contraction musculaire correspondent à d’autres fonctions.

27. Dans un neurone qui reçoit des signaux sur ses dendrites et les transmet à un muscle, quel trajet décrit correctement l’information ?

Des dendrites vers l’axone, puis par le corps cellulaire vers le muscle
Du muscle vers l’axone, puis par le corps cellulaire vers les dendrites
Des dendrites vers le corps cellulaire, puis par l’axone vers le muscle
De l’axone vers le corps cellulaire, puis par les dendrites vers le muscle

Des dendrites vers le corps cellulaire, puis par l’axone vers le muscle

Explication

Les dendrites acheminent l’information vers le corps cellulaire, et l’axone la conduit vers une autre cellule, un muscle ou un organe sensoriel. Inverser le trajet des dendrites et de l’axone ou attribuer la conduction au corps cellulaire ne respecte pas leurs fonctions.

28. La sommation des signaux d’un neurone atteint −58 mV, alors que le seuil d’excitabilité est de −55 mV ; que se passe-t-il ?

Un potentiel d’action apparaît, mais l’axone ne relaie pas le message
Aucun potentiel d’action n’apparaît et l’axone ne relaie pas le message
Un potentiel d’action apparaît et l’axone relaie le message
Aucun potentiel d’action n’apparaît, mais l’axone relaie le message

Aucun potentiel d’action n’apparaît et l’axone ne relaie pas le message

Explication

Le seuil est atteint à −55 mV ; à −58 mV, la sommation reste en dessous et le message n’est pas relayé par l’axone. La confusion entre « plus négatif » et « seuil atteint » conduit à prédire à tort un potentiel d’action.

29. À une synapse, quel enchaînement permet à un neurone émetteur de transmettre un signal au neurone récepteur ?

L’émetteur transmet directement un courant à travers la fente, sans neurotransmetteur
L’émetteur lie d’abord le neurotransmetteur aux récepteurs, puis le libère dans la fente
L’émetteur libère un neurotransmetteur, qui diffuse puis se lie aux récepteurs du récepteur
Le récepteur libère un neurotransmetteur, qui diffuse puis se lie aux récepteurs de l’émetteur

L’émetteur libère un neurotransmetteur, qui diffuse puis se lie aux récepteurs du récepteur

Explication

À la synapse, le neurone émetteur libère un neurotransmetteur qui diffuse dans la fente synaptique avant de se lier aux récepteurs du neurone récepteur. La libération par le récepteur inverse les rôles, et une transmission directe sans neurotransmetteur ne décrit pas ce mécanisme.

30. Quelle description caractérise la locomotion selon Philippson ?

Des cycles alternant flexion-extension, transfert et propulsion sans phase d’appui
Une contraction continue des membres assurant le maintien de la posture
Une succession de réflexes sensoriels produisant le déplacement de l’animal
Des cycles alternant flexion-extension, appui et transfert pour propulser l’animal

Des cycles alternant flexion-extension, appui et transfert pour propulser l’animal

Explication

La locomotion consiste en des cycles de flexion et d’extension alternant appui et transfert, ce qui assure la propulsion. La contraction continue confond locomotion et posture, l’absence d’appui déforme les phases du cycle, et les réflexes sensoriels renvoient à la théorie périphériste.

31. Après une interruption des retours sensoriels, une activité rythmique motrice persiste ; quelle interprétation correspond à la théorie centraliste ?

L’étirement musculaire déclenche une chaîne de réflexes qui produit le rythme
Les retours sensoriels entretiennent le rythme en déclenchant les contractions
Les commandes descendantes produisent le rythme en remplaçant les retours sensoriels
Le système nerveux produit le rythme indépendamment des retours sensoriels

Le système nerveux produit le rythme indépendamment des retours sensoriels

Explication

La théorie centraliste de Brown attribue l’activité rythmique à une production du système nerveux indépendante des retours sensoriels. L’enchaînement des réflexes relève de Sherrington, la commande descendante n’est pas l’explication définissant cette théorie, et faire des retours sensoriels la source du rythme revient à une interprétation périphériste.

32. Dans quelle structure se trouve un générateur central de rythme, et quelle activité produit-il ?

Un réseau de neurones interconnectés dans la moelle épinière produit une activité rythmique organisée
Un réseau de neurones interconnectés dans la moelle épinière produit une activité sensorielle organisée
Un neurone isolé dans la moelle épinière produit une activité rythmique organisée
Un réseau de neurones interconnectés dans le cortex moteur produit une activité sensorielle organisée

Un réseau de neurones interconnectés dans la moelle épinière produit une activité rythmique organisée

Explication

Un générateur central de rythme est un réseau de neurones interconnectés localisé dans la moelle épinière, qui élabore une activité rythmique organisée. Le cortex moteur confond la localisation, l’activité sensorielle confond la fonction, et un neurone isolé ne constitue pas le réseau décrit.

33. Une personne doit saisir une poignée, vérifier son geste, puis progresser lors des essais suivants ; quelle séquence décrit la préparation de cette action ?

Analyser les informations sensorielles, choisir un programme moteur, déterminer une trajectoire, apprendre puis contrôler l’exactitude
Analyser les informations sensorielles et construire des repères, déterminer une trajectoire, choisir un programme moteur, contrôler l’exactitude puis adapter par apprentissage
Choisir un programme moteur, construire des repères, déterminer une trajectoire, adapter par apprentissage puis contrôler l’exactitude
Construire des repères, déterminer une trajectoire, apprendre, choisir un programme moteur puis contrôler l’exactitude

Analyser les informations sensorielles et construire des repères, déterminer une trajectoire, choisir un programme moteur, contrôler l’exactitude puis adapter par apprentissage

Explication

La préparation commence par l’analyse sensorielle et la construction de repères, puis détermine la trajectoire, choisit un programme moteur, contrôle son exactitude et permet l’adaptation par apprentissage. Choisir le programme d’emblée omet les étapes préalables, inverser trajectoire et programme modifie leur ordre, et apprendre avant le contrôle confond adaptation et vérification.

34. Un mouvement dure 80 ms et ne peut pas être corrigé pendant son exécution à partir des retours sensoriels ; quel mode de contrôle s’applique ?

Boucle ouverte, fondée sur la prédiction
Boucle fermée, fondée sur la prédiction
Boucle fermée, fondée sur la correction sensorielle
Boucle ouverte, fondée sur la correction sensorielle

Boucle ouverte, fondée sur la prédiction

Explication

Un mouvement de moins de 100 ms relève de la boucle ouverte, qui repose sur la prédiction ; la boucle fermée permet une correction à partir des retours sensoriels pour les mouvements de plus de 100 ms. La boucle fermée appliquée à 80 ms confond les seuils, et les réponses fondées sur la correction sensorielle attribuent à la boucle ouverte le mécanisme de la boucle fermée.

35. Une même posture de la main peut être obtenue avec plusieurs configurations des articulations du bras. De quel type de redondance s’agit-il ?

De redondance cinématique
De redondance dynamique
De redondance musculo-squelettique
De réduction des degrés de liberté

De redondance cinématique

Explication

La redondance cinématique désigne les multiples combinaisons articulaires qui permettent d’obtenir une même posture de l’effecteur. La redondance musculo-squelettique concerne les contractions musculaires, la redondance dynamique les forces résultantes, et la réduction des degrés de liberté est une stratégie de contrôle.

36. Pour maintenir un même angle au coude, une personne peut employer différentes combinaisons de contractions musculaires. Comment nomme-t-on cette redondance ?

Le gel des degrés de liberté
La redondance dynamique
La redondance cinématique
La redondance musculo-squelettique

La redondance musculo-squelettique

Explication

La redondance musculo-squelettique correspond aux différentes combinaisons de contractions musculaires produisant un même angle articulaire. La redondance cinématique porte sur les configurations articulaires, la redondance dynamique sur les forces, et le gel des degrés de liberté est une stratégie de simplification.

37. Quelle description définit le mieux la posture dans une situation où une personne ajuste son corps aux stimulations de son environnement et se prépare à agir ?

Le déplacement volontaire du corps d’un endroit vers un autre
L’immobilisation complète des segments corporels dans une position donnée
L’élaboration et le maintien actifs de la configuration des segments corporels dans l’espace
La mesure des forces exercées par le corps sur son support

L’élaboration et le maintien actifs de la configuration des segments corporels dans l’espace

Explication

La posture consiste à élaborer et maintenir activement la configuration des segments corporels dans l’espace, en réponse aux stimulations et en préparation à l’action. L’immobilité, la mesure des pressions et le déplacement volontaire ne définissent pas cette fonction.

38. Une personne debout oscille légèrement autour de ses chevilles dans le plan médian. Quel modèle mécanique décrit le mieux ce balancement ?

Un pendule à axe libre
Un pendule inversé
Un pendule simple
Un pendule en apesanteur

Un pendule inversé

Explication

Le balancement debout autour des chevilles est assimilé à un pendule inversé, qui tend à chuter après une petite perturbation. Le pendule simple tend vers sa position basse stable, tandis qu’un axe libre ou l’apesanteur ne caractérisent pas ce modèle postural.

39. Lors d’une évaluation, on veut distinguer le point résultant des forces exercées sous les pieds du point qui renseigne sur la posture à partir des segments corporels. Quelle association est correcte ?

Le centre de pression et le centre de gravité sont tous deux des barycentres des forces de pression
Le centre de gravité est le barycentre des forces de pression, et le centre de pression celui des centres segmentaires
Le centre de pression est le barycentre des centres segmentaires, et le centre de gravité celui des forces de pression
Le centre de pression est le barycentre des forces de pression, et le centre de gravité celui des centres segmentaires

Le centre de pression est le barycentre des forces de pression, et le centre de gravité celui des centres segmentaires

Explication

Le centre de pression correspond au barycentre des forces de pression, alors que le centre de gravité est le barycentre des centres segmentaires et renseigne sur la posture. L’inversion des deux notions et l’attribution croisée de leurs barycentres constituent les confusions visées.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Neurosciences et contrôle du mouvement.

Qu’étudient scientifiquement les neurosciences ?

La structure et le fonctionnement du système nerveux, de l’échelle moléculaire à l’organisme entier.

Qu’est-ce que la sensation ?

La détection d’une information sensorielle et son acheminement afférent vers le système nerveux central.

Qu’est-ce que la perception ?

L’interprétation par le système nerveux central de l’information sensorielle reçue.

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