QCM : Cancer colorectal (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle tumeur maligne représente environ 95 % des cancers colorectaux ?

Le polype adénomateux
Le lymphome colorectal
La tumeur carcinoïde
L’adénocarcinome

L’adénocarcinome

Explication

L’adénocarcinome est la tumeur maligne colorectale la plus fréquente et représente 95 % des cas. Le polype adénomateux est une lésion précancéreuse bénigne, tandis que les tumeurs carcinoïdes et les lymphomes sont plus rares.

2. En France, quel rang le cancer colorectal occupait-il parmi les cancers les plus fréquents en 2024, avec plus de 47 000 nouveaux cas ?

Le troisième rang
Le premier rang
Le quatrième rang
Le deuxième rang

Le troisième rang

Explication

Le cancer colorectal était le troisième cancer le plus fréquent en France, avec plus de 47 000 nouveaux cas en 2024. Le deuxième rang concerne sa place parmi les causes de décès par cancer ; les premier et quatrième rangs ne correspondent pas à cette donnée.

3. Une lésion formée par une prolifération anormale de cellules issues de la muqueuse et située dans la lumière du côlon est identifiée lors d’une coloscopie. De quelle lésion s’agit-il ?

D’un polype adénomateux
D’une métastase colorectale
D’un cancer colorectal de stade III
D’un adénocarcinome invasif

D’un polype adénomateux

Explication

Le polype adénomateux est une prolifération anormale issue de la muqueuse et située dans la lumière colique ; il peut constituer une lésion bénigne précancéreuse. L’adénocarcinome est malin, le stade III implique des ganglions drainants atteints et une métastase correspond à une extension à distance.

4. Un adénome est détecté et le processus évolue selon le délai habituel de cancérisation. Dans quelle durée approximative peut-il devenir une tumeur cancéreuse ?

Environ 30 à 40 ans
Environ 7 à 10 mois
Environ 1 an
Environ 7 à 10 ans

Environ 7 à 10 ans

Explication

L’évolution d’un adénome vers une tumeur cancéreuse prend environ 7 à 10 ans. Une durée de quelques mois ou d’un an est trop courte, tandis que plusieurs décennies dépassent le délai décrit.

5. Dans une série de 100 cancers colorectaux, combien environ se sont développés à partir d’un adénome si l’on applique la proportion habituelle ?

Environ 95 cancers
Entre 2 et 3 cancers
Entre 60 et 80 cancers
Entre 40 et 50 cancers

Entre 60 et 80 cancers

Explication

Entre 60 et 80 % des cancers colorectaux se développent à partir d’un adénome ; sur 100 cas, cela correspond donc à 60 à 80 cancers. La proportion de 95 % concerne les adénocarcinomes, tandis que 2 à 3 % désigne le risque de cancérisation d’un adénome.

6. Une tumeur colorectale a atteint les ganglions lymphatiques qui drainent la région, sans métastase à distance. À quel stade correspond-elle ?

Au stade II
Au stade IV
Au stade 0
Au stade III

Au stade III

Explication

Le stade III correspond à l’atteinte des ganglions lymphatiques drainants ; les métastases à distance caractérisent le stade IV. Le stade II décrit une extension au-delà de la musculeuse, et le stade 0 reste limité à la muqueuse.

7. Quel ensemble regroupe des facteurs de risque colorectaux cités ?

Âge, tabac, alcool, alimentation riche en viande et en graisses
Activité physique, fibres, fruits et légumes, céréales complètes
Antécédents familiaux, activité physique, légumes secs et fibres
Surpoids, céréales complètes, légumes secs et consommation de fruits

Âge, tabac, alcool, alimentation riche en viande et en graisses

Explication

L’âge, le tabac, l’alcool et une alimentation riche en viande et en graisses figurent parmi les facteurs de risque colorectaux. L’activité physique, les fibres et les végétaux sont des facteurs protecteurs ; les autres propositions mélangent ou inversent ces catégories.

8. Une personne de 62 ans, sans symptôme ni antécédent personnel ou histoire familiale de cancer colorectal, relève de quelle démarche de dépistage ?

Aucune démarche de dépistage en l’absence de symptômes
Le dépistage organisé destiné au risque moyen
Une coloscopie en raison d’un risque élevé
Une coloscopie en raison d’un risque très élevé

Le dépistage organisé destiné au risque moyen

Explication

Le dépistage organisé vise les personnes asymptomatiques de 50 à 74 ans sans antécédent personnel de cancer colorectal ni histoire familiale. La coloscopie correspond aux groupes à risque élevé ou très élevé, et l’absence de symptômes n’écarte pas le dépistage organisé.

9. Une personne de 58 ans, sans facteur de risque élevé connu, reçoit un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles : quel parcours s’applique si le résultat est positif ?

Répéter le test à domicile quelques semaines plus tard
Réaliser une coloscopie après le résultat positif
Interrompre le dépistage puisque le test a été effectué
Répéter le test deux ans plus tard avant toute suite

Réaliser une coloscopie après le résultat positif

Explication

Le dépistage organisé utilise un test immunologique réalisé à domicile ; un résultat positif conduit à une coloscopie. La répétition tous les deux ans concerne un résultat négatif, et non un résultat positif.

10. Une personne est porteuse du syndrome de Lynch et ne présente aucun symptôme colorectal : quelle démarche correspond à son niveau de risque ?

Une coloscopie en raison d’un risque très élevé
Une surveillance sans coloscopie parce qu’elle est asymptomatique
Un test immunologique organisé en raison d’un risque moyen
Un dépistage différé jusqu’à l’apparition de symptômes

Une coloscopie en raison d’un risque très élevé

Explication

Le syndrome de Lynch définit un risque très élevé et justifie une coloscopie. Le test immunologique du dépistage organisé vise le risque moyen ; l’absence de symptômes ne modifie pas l’indication liée à ce risque héréditaire.

11. Quel tableau peut être associé au cancer colorectal, souvent asymptomatique ?

Toux, essoufflement, douleur thoracique et expectoration
Modification récente du transit, rectorragies, fatigue et perte de poids
Surpoids, alimentation riche en graisses, tabagisme et alcool
Réaction au produit injecté, douleur au point de ponction et ecchymose

Modification récente du transit, rectorragies, fatigue et perte de poids

Explication

Le cancer colorectal est souvent asymptomatique, mais il peut notamment entraîner une modification récente du transit, des rectorragies, de la fatigue ou une perte de poids. Le surpoids et les habitudes de vie sont des facteurs de risque, tandis que les autres tableaux ne correspondent pas aux signes cliniques listés.

12. Chez une personne présentant des symptômes évocateurs, quel examen permet d’établir le diagnostic en prélevant des tissus ?

Une IRM pelvienne sans prélèvement
Une coloscopie avec biopsies
Un examen clinique avec toucher rectal
Un scanner thoraco-abdomino-pelvien injecté

Une coloscopie avec biopsies

Explication

Le diagnostic repose sur une coloscopie avec biopsies, associée à l’examen clinique et éventuellement au toucher rectal. Le scanner et l’IRM servent au bilan d’extension, tandis que l’examen clinique seul ne fournit pas les biopsies diagnostiques.

13. Une personne a un cancer du moyen rectum confirmé, et l’on doit préciser son extension : quelle combinaison d’examens correspond au bilan indiqué ?

Coloscopie avec biopsies et TEP-FDG systématique
Scanner thoraco-abdomino-pelvien non injecté et IRM hépatique d’emblée
IRM hépatique et toucher rectal sans imagerie pelvienne
Scanner thoraco-abdomino-pelvien injecté, écho-endoscopie et IRM pelvienne

Scanner thoraco-abdomino-pelvien injecté, écho-endoscopie et IRM pelvienne

Explication

Le bilan d’extension comprend un scanner thoraco-abdomino-pelvien injecté ; pour un cancer du moyen ou bas rectum, il comprend aussi une écho-endoscopie et une IRM pelvienne. L’IRM hépatique est réservée à un doute sur des métastases, et la TEP-FDG n’est pas indiquée systématiquement.

14. Lors d’une réunion pluridisciplinaire, l’équipe doit choisir un traitement pour une personne atteinte d’un cancer colorectal. Quels éléments doivent guider cette stratégie ?

L’état général et la localisation de la tumeur seuls
Le stade, l’état général, l’âge et les résultats histologiques
Les résultats d’imagerie et le marqueur tumoral seuls
L’âge et les préférences du chirurgien

Le stade, l’état général, l’âge et les résultats histologiques

Explication

La stratégie est déterminée en tenant compte du stade, de l’état général, de l’âge et des résultats histologiques, puis discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire. Se fonder sur l’âge seul, l’imagerie seule ou écarter l’histologie laisse de côté des éléments déterminants.

15. Quelle place la chirurgie occupe-t-elle dans le traitement du cancer colorectal ?

Le traitement de référence et le seul traitement curatif
Un traitement palliatif, sans visée curative
Un traitement complémentaire, après la chimiothérapie
Un traitement de référence, au même titre que la chimiothérapie curative

Le traitement de référence et le seul traitement curatif

Explication

La chirurgie est le traitement de référence et le seul traitement curatif indiqué pour le cancer colorectal. La chimiothérapie peut notamment être palliative, et son rôle adjuvant ne la rend pas curative au sens de cette distinction.

16. Une personne doit subir une résection chirurgicale d’une tumeur colique. Quelle intervention correspond aux principes opératoires décrits ?

Résection de la zone malade avec une marge de 2 cm et curage ganglionnaire
Colectomie totale avec curage ganglionnaire, quelle que soit la localisation
Résection de la zone malade avec une marge d’au moins 5 cm et curage ganglionnaire
Résection de la zone malade avec une marge d’au moins 5 cm, sans curage ganglionnaire

Résection de la zone malade avec une marge d’au moins 5 cm et curage ganglionnaire

Explication

La chirurgie comprend la résection de la zone malade avec une marge de sécurité d’au moins 5 cm et un curage ganglionnaire. Une marge plus courte, l’omission du curage ou le recours systématique à la colectomie totale ne correspondent pas à ces principes.

17. Une personne présente un cancer colorectal métastatique. Quel rôle la chimiothérapie doit-elle avoir dans sa prise en charge ?

Être envisagée comme une option, sans caractère systématique en situation métastatique
Être limitée à une chimiothérapie néoadjuvante avant chirurgie
Être systématiquement intégrée, avec un rôle néoadjuvant, adjuvant ou palliatif selon le cas
Être réservée aux cancers in situ, avant toute intervention

Être systématiquement intégrée, avec un rôle néoadjuvant, adjuvant ou palliatif selon le cas

Explication

La chimiothérapie peut être néoadjuvante, adjuvante ou palliative; elle est systématique dans les cancers colorectaux métastatiques et n’est pas utilisée pour les cancers in situ. La réserver au stade in situ, la rendre facultative en situation métastatique ou la limiter au rôle néoadjuvant confond ces indications.

18. Une personne a un cancer colorectal métastatique dont les métastases sont résécables. Quel projet thérapeutique peut être proposé ?

Un projet curatif avec chimiothérapie adjuvante avant toute chirurgie
Un projet palliatif sans discussion d’une chirurgie des métastases
Un projet curatif avec chirurgie décidée sans discussion en RCP
Un projet curatif avec chimiothérapie première, discussion opératoire en RCP et chimiothérapie adjuvante possible

Un projet curatif avec chimiothérapie première, discussion opératoire en RCP et chimiothérapie adjuvante possible

Explication

Des métastases résécables peuvent relever d’un projet curatif comprenant une chimiothérapie première, une discussion en RCP des modalités opératoires hépatiques, coliques ou combinées, puis une chimiothérapie adjuvante. Considérer cette situation comme nécessairement palliative, supprimer la discussion en RCP ou placer l’adjuvant avant la chirurgie traduit une confusion sur les étapes du projet.

19. Deux patients présentent respectivement une maladie localisée et une maladie métastasée. Quelles survies à cinq ans ou plus correspondent à ces deux situations, dans cet ordre ?

91 % et 60 %
91 % et 11 %
11 % et 91 %
60 % et 11 %

91 % et 11 %

Explication

La survie à cinq ans ou plus est de 91 % lorsque la maladie est localisée et de 11 % lorsqu’elle est métastasée. Inverser les valeurs confond les stades, tandis que 60 % correspond à la survie moyenne tous stades confondus.

20. Quelle est la survie moyenne rapportée lorsque tous les stades de la maladie sont regroupés ?

60 %
11 %
91 %
51 %

60 %

Explication

La survie moyenne tous stades confondus est de 60 %. Les valeurs de 91 % et de 11 % concernent respectivement les maladies localisées et métastasées, et 51 % est leur moyenne arithmétique, non la moyenne rapportée.

21. Après un traitement curatif, une équipe organise le suivi d’un patient : quelle durée minimale doit-elle prévoir et quelle période concentre la majorité des récidives ?

Au moins cinq ans de suivi, avec 50 % des récidives durant les trois premières années
Trois ans de suivi, avec 80 % des récidives durant les cinq premières années
Au moins cinq ans de suivi, avec 80 % des récidives durant les deux premières années
Au moins cinq ans de suivi, avec 80 % des récidives durant les trois premières années

Au moins cinq ans de suivi, avec 80 % des récidives durant les trois premières années

Explication

La surveillance après traitement curatif dure au moins cinq ans, tandis que 80 % des récidives surviennent durant les trois premières années. Trois ans confond la période de concentration des récidives avec la durée minimale du suivi; deux ans ou 50 % modifient les données rapportées.

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Quelle est la tumeur maligne colorectale la plus fréquente ?

L’adénocarcinome.

Quel rang occupe le cancer colorectal parmi les cancers les plus fréquents en France ?

Le troisième rang.

Qu’est-ce qu’un polype adénomateux ?

Une prolifération anormale issue de la muqueuse, située dans la lumière du côlon et pouvant être une tumeur bénigne précancéreuse.

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